Bataille de Londres et Nuit des longs couteaux

 

Je travaillais au ministère des Relations internationales au

moment du rapatriement de la constitution canadienne. On sentait bien que
quelque chose n’allait pas et que parmi les objectifs de ce rapatriement, il y
avait celui de la réduction des pouvoirs des provinces. Elles ont alors fait
alliance avec le Québec qui, plus que ses compagnes, réalisait les conséquences
de la réduction des pouvoirs provinciaux, et les conséquences davantage néfastes pour les siens propres. L’alliance s’est maintenue jusqu’à la nuit des LONGS COUTEAUX, c'est-à-dire jusqu’à la trahison des autres provinces qui abandonnèrent le Québec.

 

Pour les autres provinces, plus près politiquement, linguistiquement et culturellement du fédéral, la perte de pouvoirs pouvait facilement être compensée par quelques « préférences ou faveurs» du gouvernement fédéral et de sa Cour suprême !

 

Merci Frédéric Bastien de jeter un peu de lumière sur ce passage douloureux de notre histoire. La Bataille de Londres, un livre à lire, un grand document !


On peut maintenant se questionner sur le parti pris de la Cour suprême. Son
objectivité et son impartialité sont entachées à jamais. On peut se demander,
combien de lois, depuis et même avant 1982, ont été façonnées au moule partial
de la Cour suprême. ?

 

Que s’est-il passé véritablement quand est venu le temps de débattre du bien fondé de la loi sur “La clarté référendaire” Quelles ont été les tractations entre le gouvernement fédéral et la Cour suprême à ce moment-là.? La loi sur la clarté référendaire est devenue possible grâce au rapatriement (et à la modification) de la constitution de 1982 effectuée dans la controverse pour ne pas dire le mensonge et la trahison.

 

Il faut être bien naïf pour croire que le rapatriement de 1982 fut sans conséquences pour le Québec. Quand le gouvernement se fait remplacer par une Cour suprême complaisante et collaboratrice, tout peut arriver !

 

Duplessis disait que la Cour suprême est comme la tour de Pise : elle penche toujours du même bord ! Obligation nous est maintenant imposée de dire qu’il avait raison !

 

Il faut prendre tous les moyens pour que la lumière se fasse. Recourir aux tribunaux n'est peut-être pas la meilleure formule quand on pense ce dont la Cour suprême est capable.

 

Claude Lalande

Mai 2013-05-25

 

 

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