Autorité politique mondiale onusienne

 

 

La violence militaire dont fait montre actuellement Israël sur Gaza n’a été que trop tolérée par la communauté internationale.  Nul pays ne devrait avoir le droit de se faire justice lui-même. Se protéger contre un ennemie bien identifié, soit. Mais agir sans réflexion suffisante dans le but de se venger et de faire peur, donc de faire régner une certaine terreur ?  Non, non, non !

 

L’idées n’est pas de retirer aux pays victimes d’agressions terroristes le droit de se protéger  par des moyens qui leur sont propres, mais plutôt d’encadrer d’éventuelles ripostes, lesquelles devraient être justifiées et bien ciblées. Par contre, intervenir  à chaud et de façon radicale dans les heures qui suivent un attentat, aussi meurtrier fut-il, comme Israël vient de le faire sur la Syrie, comporte des risques énormes de frapper au mauvais endroit, de cibler un groupe mal identifié et par voie de conséquence faire de nombreuses victimes innocentes. De plus, un tel comportement, est de nature à susciter l’escalade de la violence et de la vengeance. Depuis tout le temps que le gouvernement d’Israël utilise la loi du talion pour justifier ses interventions militaires sur son territoire et à l’étranger avec comme résultat l’escalade de la violence et la dégradation de sa sécurité, il aurait dû comprendre que la voie empruntée depuis des années n’est pas propice à la détente et à la paix et ne fait qu’empirer la situation. Et, en conséquence, envisager d’autres avenues pour tenter de mettre fin à la terreur que le peuple israélien subit  presque quotidiennement depuis des années. Quelle voie choisir alors ? À n’en pas douter, elle doit passer par l’ONU. 

 

Il serait approprié, me semble-t-il, qu’un processus dans lequel l’ONU aurait une rôle majeur à jouer puisse être établi afin d’encadrer toute riposte à des actes terroristes dont le ou les auteurs auront auparavant été bien identifiés et ciblés.

 

L’ONU doit donc, dans un premier temps chercher à convaincre les États victimes de terrorisme, de faire appel à ses services pour identifier le véritable groupe ou organisation responsable d’un attentat. Ce qui signifie qu’il lui faudra, auparavant,  se doter des ressources et des moyens nécessaires pour agir rapidement et bien analyser la situation en collaboration avec le pays agressé  et celui ou le milieu d’où proviendrait l’agresseur. Israël gagnerait beaucoup à favoriser un  processus de recours à la force (en cas de nécessité) qui passerait par l’ONU. Ses ripostes, alors, seraient probablement mieux ciblés,  causant la mort de moins de victimes innocentes et n’auraient  plus le goût amer et détestable de la vengeance. L’idéal, bien sûr, serait que l’ONU se dote d’une force militaire capable d’intervenir rapidement en représailles aux attentats terroristes.  Mais, compte tenu des difficultés à convaincre suffisamment d’États technologiquement avancés de participer à une force dotée d’un mandat qui aille au delà du maintien de la paix (casques bleu) , il reste encore beaucoup de chemin à parcourir. Demain n’est pas la veille !

 

On parle de plus en plus de repenser le rôle l’ONU pour tenir compte  de la conjoncture internationale nouvelle confrontée au problème du terrorisme et aux États qui le soutiennent.  Participer à l’identification des réseaux terroristes et à l’évaluation de la gravité des gestes que ses membres posent, en plus d’agir en modérateur en cas de riposte, pourraient faire partie du nouveau rôle de l’ONU.

 

Claude Lalande

 

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