Introduction

 

 

L’Affirmation nationale est un mouvement politique préoccupé par la hausse des normes sociales régissant la société québécoise. Soit par la création de nouveaux standards ou par la redécouverte de plusieurs de ceux qu’elle a mise de coté trop facilement au cours des dernières décennies. L’Affirmation nationale propose de redonner aux valeurs de l’esprit la place qui leur revient dans toute société véritablement évoluée. Elle travaillera aussi à la restauration du pouvoir politique du gouvernement du Québec face à celui d’Ottawa.

 

Il ne saurait être question pour une nation ou un peuple de s’affirmer avec succès s’il ne possède pas les prérequis qualitatifs nécessaires. Pour être couronné de succès, l'effort <affirmationiste> d’une société comme la nôtre doit viser le rehaussement de la qualité des incontournables que sont l’éducation de base, l’éthique et les valeurs morales, la santé, le développement économique équilibré, la culture et la langue,  la famille comme cellule de base par excellence de la société, l’accès à la justice, etc. La formation d’un groupe ou d’un parti politique favorisant une évolution modérée et réfléchie du Québec est devenue nécessaire.

 

Une formation qui, aussi, redonnera une voix aux plus âgés de notre société, ceux et celles qui ont accumulé un capital extraordinaire de savoir-faire et d’expérience, et qui ont passé l’âge de « tripper » sur tout ce qui est nouveau. Actuellement, on les écoute peu ou pas. Silencieux au foyer d’accueil, frugaux dans leurs demandes et soumis dans leur comportement, voilà comment nos dirigeants actuels aiment le mieux nos aînés.

 

Nos dirigeants n’ont d’oreille que pour les jeunes. C’est une erreur. Parce que le recours trop insistant à la jeunesse, à sa vitalité, à sa force, cache  souvent le mépris de la sagesse/patience et trop peu de considération pour ce qui est achevé, terminé, réussi.

 

La classe moyenne de la population, celle qui est modérée, posée et réfléchie, celle qui est prête à coopérer en toute circonstance valable, celle qui demande poliment, celle qui accepte le consensus sans arrière pensée, celle qui paie le plus d’impôts et de taxes, est largement laissée pour compte. Les coffres sont vides pour elle. Il y a quelque chose de malsain et de révoltant dans la gouvernance actuelle de l’État québécois, qui n’a d’oreille que pour les groupes organisés, puissants financièrement, bruyants et toujours prêts à monter aux barricades pour obtenir ce qu’ils veulent.

 

Nos partis politiques actuels sont subjugués par le désir de garder le pouvoir, même par des moyens plus que douteux. Résultats : les politiciens sont régulièrement objets de méfiance, de mépris et de colère de la part de la population, au point d’occuper  un des derniers rangs sur l’échelle de la respectabilité des professions. Il doit y avoir de bonnes raisons à cela.

 

Le Québec n’avance plus. Il tourne en rond. Son gouvernement ne parvient plus à défendre l’autonomie constitutionnelle du Québec. Le gouvernement fédéral l’assaille de toute part et notre gouvernement québécois, financièrement peu pourvu et faible du peu de crédibilité qu’il lui reste face aux gouvernements fédéral et des autres provinces, n’a pas les moyens de s’opposer efficacement aux ingérences outre-outaouaises. Ses énergies et moyens financiers sont presque entièrement mobilisés par l’exercice de ses fonctions de gouvernement provincial. Le peu qu’il lui reste sert à assurer ses intérêts politiques partisans, à se soumettre aux demandes des groupes de pression à large auditoire électoral, particulièrement s’ils sont bruyants, et à collaborer outrancièrement avec le pouvoir financier. La population est devenue méfiante. Lorsque vient le temps d’appeler les gens du Québec à la cohésion nationale ou de stimuler le nationalisme nécessaire à la défense de l’autonomie de notre nation, le gouvernement est dépourvu de moyens financiers et de crédibilité. Le gouvernement actuel du Québec est incapable de se donner une stratégie gagnante face aux forces fédéralistes.

 

Cette situation ne peut durer encore longtemps sans risquer de voir le Québec s’affaiblir au point de perdre ce qui a pu être gagné au cours des dernières décennies. Le Québec doit retrouver rapidement sa cohésion et sa crédibilité afin de se donner les moyens de discuter d’égal à égal avec Ottawa. Qu’il est triste le spectacle actuel d’un gouvernement qui s’active nerveusement devant le vrai pouvoir pour réclamer des brindilles qu’il n’obtiendra probablement pas !

 

Le mouvement politique AFFIRMATION NATIONALE invite tous les gens du Québec à un effort collectif pour renforcer le pouvoir de son gouvernement sur tous les plans, face au gouvernement du Canada. La population est conviée d’agir, là où le déploiement d’une stratégie efficace de préservation de nos droits est requis d’urgence, et où une gestion mieux équilibrée de la chose publique gouvernementale est devenue un impératif prioritaire.

 

Il est impératif à la nation québécoise de s’affirmer et de …s’en donner les moyens !

 

ClaudeLalande

2007

 

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