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«Le problème que nous vivons est un problème de
valeurs d'une société qui est passée d'un extrême à l'autre, c'est-à-dire du
Moyen-Âge religieux d'avant les années 1960 à la Révolution tranquille qui,
elle, a été d'une brutalité incroyable sur le plan affectif. Le déraillement
qu'a connu l'institution maritale, pendant cette grande période de changements,
a entraîné dans son sillage celle de la famille. On peut maintenant parler
d’égarement de la famille.
À ce propos, l’humaniste considère qu’une
distinction essentielle doit être mise de l’avant, dans la loi, entre
l’engagement parental et l’engagement conjugal. Il soutient qu’être parent est
le choix de toute une vie alors qu’être en couple est une décision réversible.
M.
Maurice Champagne, écrivain et humaniste
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« La famille est l'élément naturel et
fondamental de la société et a droit à la protection de la société et de l'État ».
La genèse de cet article ne laisse aucun doute sur la signification que les
rédacteurs et les signataires de la Déclaration (ONU) entendaient donner au mot
« famille ». Dans cet article, il est bel et bien question de la
famille traditionnelle, hétérosexuelle et monogamique. C'est ce que confirme et
illustre l'exégèse des autres articles de la Déclaration, où il est aussi
question de la famille.
Or, certaines organisations d’auditoire
important, (dont l’ONU qui trahit son option de départ) s'ingénient à employer le mot famille pour
désigner toute sorte d'unions consensuelles: unions homosexuelles, lesbiennes,
"familles" recomposées, "familles" monoparentales masculine
ou féminine, en attendant les unions pédophiliques (déjà prônées par certains)
ou même incestueuses.
Nous sommes ici en présence d'un détournement
du sens du mot famille. Le mot famille est désormais équivoque; ses
significations fluctuent au gré des convenances et des intérêts en cause.
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La famille
québécoise gravement perturbée
La famille québécoise se cherche. Elle est disloquée. Elle
souffre. Souvent on n’y retrouve plus ce ciment affectif qui, autrefois,
faisait la joie de ses membres, dans la réussite ou dans l’adversité. Les
membres de la famille riaient ou pleuraient, ensemble. Elle n’est plus ce
refuge dans lequel les enfants trouvaient la sécurité, l’amour et le bonheur ;
ces conditions quasi-indispensables à une éducation solide et équilibrée et à
la réussite dans la vie.
Environ
50 % des mariages se terminent par une
séparation ou un divorce. C’est une constatation pénible. Si certains divorces sont souhaitables et
même nécessaires, force nous est de constater que beaucoup sont le résultat de
l’intolérance, du caprice et de l’égoïsme. Il ne faut pas s’étonner de
retrouver aujourd’hui tant de personnes seules, qui, sans réfléchir, ont
détruit une union qu’un peu de dialogue et de tolérance auraient sauvée. Le résultat est navrant : solitude,
insécurité et misère pour bien des parents divorcés, et, peur, repli sur soi,
tristesse et dépression pour les enfants sans véritable famille et parfois,
laissés à eux-mêmes. Avec une famille si mal en point, il ne faut pas se
surprendre de tant de suicides chez les jeunes. Même en présence de
signes de désaccords profonds entre le père et la mère, il est très rare que
l’enfant souhaite la séparation de ses parents. Pour un enfant, lorsque la
famille se défait, c’est son univers qui vient de basculer.
Les enfants réussissent presque toujours à s’adapter aux
conditions de vie affective qu’on leur impose : ballottage entre parents
séparés, relations difficiles de la famille reconstituée, monoparentalité,
etc., cela est vrai. Mais rien ne pourra jamais remplacer la famille nucléaire
et hétéroparentale, c'est-à-dire celle de la condition idéale qu’assure la
triangulation père, mère, enfants.
En cette période de vieillissement rapide de notre population, où
la relève est cruciale pour le développement normal de notre société, il faut
encourager le relèvement du taux de natalité au Québec, l’un des plus bas en
Occident. Selon l’Affirmation nationale, l’État devrait, dans un premier temps,
accorder des subsides généreux aux familles, en fonction du nombre d’enfants.
D’autre part, il prendra les dispositions nécessaires pour offrir aux parents
ayant pourvu à l’éducation et aux besoins de leur famille, une retraite
avantageuse. Ce qui est offert actuellement, incluant les allocations
familiales, est nettement insuffisant.
Le soutien financier et l’offre de services spécialisés
(garderies, congés parentaux, etc.) ne sauraient suffire pour accroître
véritablement le taux de natalité. Il faut plus. Il faut revaloriser le rôle de
parents, l’ennoblir et lui conférer le plus haut respect. Il faut, en utilisant nos puissants médias
écrits et électroniques, informer la population du danger qui nous guette si
notre taux de natalité demeure aussi bas, et par la même occasion, amener cette
même population à réfléchir sur la grandeur et la noblesse du rôle de parents.
Ce dont le Québec a le plus besoin présentement, c’est davantage
d’enfants. Il est normal d’y consacrer une bonne partie de nos ressources.
Certaines personnes croient que l’immigration pourrait compenser pour notre
faible taux de natalité. Cela n’est que partiellement vrai, car l’immigration
ne sera toujours qu’un ersatz, quoiqu’on en dise.
L’Affirmation nationale se penchera très sérieusement sur le
grave problème que pose l’état actuel de la famille québécoise. Sans revenir à
la famille nucléaire traditionnelle, il faut trouver les moyens de convaincre
bien des parents de temporiser sur les exigences de la carrière et d’accorder
plus d’attention aux responsabilités familiales. Notre bien le plus précieux se
sont nos enfants. Il faut leur donner ce qu’il y a de mieux : une famile
unie et heureuse.
Affirmation nationale du Québec
(Lecture pertinente)
La famille et la vie
dans les conférences internationales (extraits)
(...) D'une famille à
l'autre? Depuis la
Conférence de Pékin (1995), l'ONU s'ingénie à employer le mot famille pour
désigner toute sorte d'unions consensuelles: unions homosexuelles, lesbiennes,
"familles" recomposées, "familles" monoparentales masculine
ou féminine, en attendant les unions pédophiliques (déjà prônées par certains)
ou même incestueuses. Nous sommes ici en présence d'un détournement du sens
du mot famille. Le mot famille est désormais équivoque; ses significations
fluctuent au gré des convenances et des intérêts en cause.
Une anthropologie
individualiste. Ces
multiples significations que l'on décide d'attribuer au mot famille sont la
conséquence directe d'une anthropologie strictement individualiste, confortée
par le climat néo-libéral ambiant. En donnant sa caution à cette
anthropologie, l'ONU piège l'institution familiale traditionnelle, naturelle et
antérieure à toute organisation juridique. (...) La famille est lieu de
solidarité, d'interdépendance consentie, de fidélité. Lorsque l'ONU revendique
que le même statut soit réservé à un couple d'homosexuels et à la famille, elle
entérine les vouloirs individuels des membres du couple homosexuel.(...) La
famille traditionnelle, hétérosexuelle et monogamique, est déforcée du fait
qu’elle est réduite à n'être qu'un modèle parmi d'autres d'unions purement
contractuelles, entre deux individus. (...) Puisque la famille ne procède que
d'un contrat privé passé entre individus, son existence même est suspendue à la
durée de ce contrat. Sa stabilité et sa durée dans le temps sont
hypothéquées. Quant aux enfants, s'il y en a, ils perdront cette famille,
précaire dès son origine, dès que les parties contractantes estimeront avoir
intérêt à renoncer à leur contrat.
Le déferlement de
l'idéologie du "gender" et la lutte des classes revisitée (quelques
aberrations !) L'idéologie
du "gender" reprend l'interprétation que donne Friedrich Engels de la
lutte des classes (marxisme). Pour Engels, cette lutte est d'abord celle qui
oppose l'homme -le maître, et la femme -son esclave. La famille hétérosexuelle
et monogamique serait le lieu par excellence où la femme est exploitée et
opprimée par l'homme. La libération de la femme passe donc par la
destruction de la famille. Une fois "libérée" du joug marital
et du fardeau des maternités, la femme pourra occuper sa place dans la société
de production. (...) Cette nouvelle culture considère que les
différences de rôles entre les sexes n'ont aucun fondement naturel ; elles sont apparues à une certaine époque
de l'histoire et le moment est venu qu'elles disparaissent, car cet épisode de
l'odyssée humaine est révolu. En réalité - assurent les idéologues du
"gender" - les différences de rôles entre l'homme et la femme sont
d'origine purement historique ou culturelle : elles sont le produit d'une
culture en voie d'extinction. (...) Le sentiment maternel est né au XVIIIème
siècle, mais la nouvelle culture "dématernisera" la femme. Cette
nouvelle culture devra abolir toutes les distinctions, relents anachroniques de
l'âge de "l'oppression de la femme par l'homme" et souvenir
insoutenable du temps des inégalités entre eux. Dès lors cette nouvelle
culture, exige la destruction de la famille (...) Portant, la famille est la conséquence
naturelle du comportement hétérosexuel de l'homme et de la femme. La nouvelle
culture, quant à elle, nie toute importance à la différenciation génitale de
l'homme et de la femme.
Quand l'éthique
chasse la morale ! (...) Le droit à la liberté sexuelle des individus doit être proclamé; il ne
doit être assorti d'aucune contrainte, d'aucune limitation (...) l'idéologie
du "gender" est désastreuse parce qu'elle entend propulser de
"nouveaux droits" de l'homme qui menacent non seulement l'existence
de la famille, mais la vie de l'enfant non né qui est le maillon le plus faible
de la chaîne familiale.
La spirale
contraceptive (...)
du reste, les usagers de la contraception attendent de celle-ci une efficacité
totale. Le "droit à la contraception" implique donc le "droit à
l'avortement" de rattrapage. Il s'ensuit que, dans l'union conjugale,
le plaisir est perçu comme le bien à rechercher et l'enfant comme le risque à
éviter. En rejetant la première finalité du mariage, la procréation, c'est la
famille que l'on met radicalement en péril.
Où sont
mes frères? La
conséquence la plus dramatique des programmes anti-famille de l'ONU est la
chute de la fécondité et le vieillissement, que l'on observe partout dans le
monde. Ce double phénomène frappe l'Europe (et le Québec) de façon dramatique,
puisque l'indice de fécondité y est de l'ordre de 1,5 enfants par femme en âge
de fécondité, alors qu'il en faudrait au moins 2,1 pour que les générations se
renouvellent. Dès lors, les enfants clairsemés, rescapés de la contraception et
de l'avortement, n'auront guère de frères ni de sœurs, ni de beaux-frères ni de
belles-sœurs, ni de neveux ni de nièces, ni d'oncles ni de tantes, ni de
cousins ni de cousines. Adieu, parents bien-aimés! La famille n'est pas
seulement en crise; elle est en train de s'étioler par manque d'effectifs.
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La famille idéale est
hétéroparentale
Pour une politique
familiale au Québec
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