MAL: MALARIA



Moustique

RESPONSABLE : Dina GBENOU



ACTIVITE

INTRODUCTION

Depuis Juillet 1997, 21 pays d’Afrique au sud du Sahara ont bénéficié d’un appui intensif en matière de lutte contre le paludisme. Cet appui a consisté en :

La mise à disposition du Programme National de lutte contre le paludisme d’un consultant local OMS pour la lutte contre le paludisme au Bénin. C’est le Docteur Stéphane A. TOHON qui a été recruté et a joué ce rôle de point focal du paludisme à la Représentation de l’O.M.S. au Bénin.

Un important appui financier de $ 321.000 US pour le développement d’activités essentielles pour la réduction de la morbidité et la mortalité dans les localités ciblées.

METHODE DE TRAVAIL

Choix d’axes d’interventions précis : Amélioration de la prise en charge des cas Promotion de la lutte anti vectorielle sélective Mobilisation sociale et I.E.C. Amélioration du système de coordination et de suivi

DEPUIS LE 15 MAI 1998 DOCTEUR GRO HARLEM BRUNDTLAND A LANCE L’INITIATIVE MONDIALE POUR FAIRE RECULER LE PALUDISME

En prenant ses fonctions en juillet 1998, le Dr Gro Harlem BRUNDTLAND, nouveau Directeur général de l'Organisation mondiale de la Santé (OMS), a décidé de faire du paludisme l'une des grandes priorités de l'OMS).

L'initiative "Faire reculer le paludisme" donne la possibilité de vaincre une maladie dévastatrice mais aussi de développer les systèmes de santé dans les pays d'endémie et d'établir de nouveaux moyens pour venir à bout des préoccupations mondiales en matière de santé.

L'initiative "Faire reculer le paludisme" a pour objectifs:

Objectif général:

Réduire l'impact mondial du paludisme par des interventions adaptées aux besoins locaux et un renforcement du secteur de la santé.

Objectifs spécifiques:

Renforcer l'aide aux pays d'endémie pour qu'ils développent leurs systèmes nationaux de santé au titre de la stratégie principale pour lutter contre le paludisme;

Appuyer les efforts en vue de développer un secteur de la santé plus large (c'est - à dire tous les prestataires de soins de santé pour la communauté: le système public, la société civile, les organisations non gouvernementales, le secteur privé ( y compris les revendeurs de médicaments, les tradipraticiens et d'autres);

Stimuler les investissements humains et financiers nécessaires, au niveau national et international, pour le développement du système sanitaire.

La mise en œuvre de FRP/RBM au niveau des pays donnera des indications sur l'efficacité des systèmes de sanitaires, tandis que le programme servira également de modèle à l'OMS pour élaborer à la fois d'autres initiatives mondiales sur le développement et la santé et de nouvelles méthodes de lutte contre les maladies infectieuses.

FAIRE RECULER LE PALUDISME EN AFRIQUE

Le Caire, 12 - 15 mai 1999

RESUME

1. Le paludisme est une des principales causes de maladie, de pauvreté et de sous-développement en Afrique. Il tue environ un million de personnes chaque année. Ajouté à d'autres maladies, il sape le développement économique des pays. Les tentatives faites au niveau mondial pour éradiquer le paludisme dans les années 60 ont échoué même si l'impact de la maladie a été amoindri par les mesures de lutte.

2. Par l'intermédiaire de l'OUA, les dirigeants africains ont demandé que l'on redouble d'efforts au niveau international pour réduire le fardeau du paludisme en Afrique. Une résolution adoptée lors du Sommet de Harare en 1997 a incité l'Organisation mondiale de la Santé (par l'intermédiaire de ses bureaux régionaux de l'Afrique et de la Méditerranée orientale) à lancer l'initiative africaine pour la lutte antipaludique en 1998. La Banque mondiale et plusieurs organismes de donateurs bilatéraux ont offert leur appui. Le Directeur général de l'OMS a dit en mai 1998 que cette initiative devait être le fer de lance des tentatives faites au niveau mondial pour faire reculer le paludisme. Le Directeur régional de l'OMS pour l'Afrique a indiqué que l'intitulé était désormais ''Faire reculer le paludisme en Afrique''.

3. L'utilisation généralisée des instruments de lutte antipaludique existants permettrait de faire baisser considérablement le nombre des décès et les souffrances liés au paludisme. L'accent est mis sur les éléments suivants :

Les ménages savent ce qu'il faut faire si un enfant ou un adulte a de la fièvre, connaissent un traitement efficace pour les cas légers de paludisme présumé soit au domicile soit près de ce dernier, et peuvent facilement faire traiter les cas graves - de préférence dans un rayon inférieur à deux heures de voyage.

Il faut empêcher toutes les femmes enceintes exposées au risque du paludisme de contracter un paludisme grave (en général au moyen d'un d'un traitement intermittent par des antipaludiques).

Les membres du ménage - et notamment les enfants - doivent utiliser des moustiquaires et autres tissus imprégnés d'un traitement insecticide pour se protéger contre les moustiques. Il faut prendre des mesures sur le plan écologique, le cas échéant, pour contrôler la population de moustiques.

Lorsque la transmission est instable, c'est-à-dire souvent imprévisible :

le secteur de la santé doit pouvoir lancer l'alerte rapidement au sujet de l'épidémie et fournir les instruments propres à en réduire l'impact;

Les membres du ménage qui ont de la fièvre doivent pouvoir avoir rapidement accès à un traitement antipaludique; et

Les autorités locales doivent pouvoir contenir les flambées de paludisme en utilisant correctement les insecticides et en adoptant les mesures voulues.

Toutefois, si l'on n'utilise pas correctement les instruments de lutte antipaludique, ces derniers cessent rapidement d'être utiles car le parasite comme le moustique acquièrent une résistance à leur égard.

4. Faire reculer le paludisme en Afrique est une tentative importante faite au niveau international pour promouvoir ces interventions au domicile même des gens grâce à une action communautaire.

5. Les autorités nationales élaborent des stratégies pour faire reculer le paludisme et se mettent d'accord à leur sujet avec les partenaires pour le développement. Ces stratégies comprennent généralement des mesures visant à développer le secteur de la santé afin qu'il puisse appuyer les actions destinées à donner suite aux interventions.

6. On fait appel à divers particuliers et organisations des secteurs public, volontaire et privé. Les autorités nationales les encouragent à travailler ensemble pour faire reculer le paludisme au sein d'un "mouvement social". Ils conservent toutefois leur autonomie et leur autorité.

7. Des mouvements pour faire reculer le paludisme font actuellement l'objet d'une promotion au niveau mondial, national et local, au moyen d'activités de mobilisation qui envoient des messages clairs, font appel à toute la gamme des organisations intéressées ainsi qu'aux groupes influents. Ces campagnes ont une large audience et tirent le meilleur parti de l'ensemble des moyens de communication.

8. Ces mouvements reflètent les priorités nationales pour le secteur de la santé, la communauté, le développement humain et économique; on les incite à tenir compte des intérêts des femmes, des enfants des pauvres et des groupes marginalisés.

9. Au cours des prochaines années, ces mouvements permettront à des millions de femmes, d'enfants et d'hommes de pouvoirs mieux profiter de toute une palette d'interventions antipaludiques efficaces. On espère que l'on diminuera ainsi de moitié le fardeau mondial du paludisme d'ici 2010 et que cela se poursuivra au cours des année suivantes.

10. Les organismes de développement - y compris le PNUD, la Banque mondiale et la Banque africaine de développement, l'UNICEF et les donateurs unilatéraux - s'engagent à travailler en partenariat étroit avec les autorités nationales pour soutenir les mouvements nationaux visant à faire reculer le paludisme. L'initiative de recherche multilatérale sur le paludisme en Afrique fait partie intégrante de l'initiative visant à faire reculer le paludisme.

11. L' OMS soutiendra ces partenaires et les gouvernements nationaux en veillant à ce que les mesures prises pour faire reculer le paludisme s'appuient sur les meilleurs éléments techniques disponibles, en entreprenant des campagnes mondiales et régionales si nécessaire, en diffusant les progrès réalisés dans les régions et les pays, en stimulant l'investissement et en mobilisant les ressources financières et autres.

12. L' OMS a mis en place le projet de Cabinet Faire reculer le paludisme qui fait appel aux diverses compétences et approches dont dispose l'ensemble de l'Organisation afin de l'aider à offrir un appui optimum aux mouvements nationaux destinés à faire reculer le paludisme.

MESURES A PRENDRE PAR LES MINISTRES

13. Les ministres sont invités à vérifier la mesure dans laquelle l'initiative Faire reculer le paludisme en Afrique répond aux requêtes que les chefs d'Etats de l' OUA ont émises à Harare en 1998 et si elle reflète correctement l'esprit de la réunion de Ouagadougou de 1998.

14. Ils sont invités à examiner le concept et l'approche Faire reculer le paludisme. S'ils sont satisfaits, il se peut qu'ils veuillent étudier comment les adapter au mieux et les appliquer rapidement dans différentes nations africaines.

15. Les ministres sont encouragés à identifier les messages clés à faire passer auprès des chefs d'Etat, des ministères des finances et autres, lorsqu'ils se prépareront pour le sommet qui doit avoir lieu cette année à Alger.

… DANS SA LUTTE CONTRE LA MALADIE EN GENERAL ET CONTRE LE PALUDISME EN PARTICULIER

Les pages qui suivent vous donnent des informations dans ce sens. Il s’agit d’une approche institutionnelle ne prenant pas en compte des préoccupations d’ordre académique (recherche bibliographique)

Bonne lecture!

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