
Docteur Lazare LOCO

Mission � Harar� RPM 28

Hermine TCHATCHOUANG
ASSISTANTE ADMINISTRATEUR
Ang�le AHOSSI


Sous la supervision directe du Repr�sentant de l'OMS et en �troite collaboration avec le DCP Afro, le titulaire devra :
JOURN�ES MONDIALES
Lydia AHOUANGBO BOSSOU

Hamidou SANOUSSI
Le Conseiller MPN poursuit l'objectif g�n�ral suivant :
Am�lioration de l'�tat de sant� de la population par le d�veloppement de la couverture sanitaire nationale et le renforcement des capacit�s � g�rer le syst�me de sant�.
- Poursuivre les objectifs;
- S'atteler aux m�mes t�ches;
- Produire les rapports cons�quents.


Edouard Comlan COMLANVI


Dina GBENOU
INTRODUCTION
Depuis Juillet 1997, 21 pays d�Afrique au sud du Sahara ont b�n�fici� d�un appui intensif en mati�re de lutte contre le paludisme. Cet appui a consist� en�:
La mise � disposition du Programme National de lutte contre le paludisme d�un consultant local OMS pour la lutte contre le paludisme au B�nin. C�est le Docteur St�phane A. TOHON qui a �t� recrut� et a jou� ce r�le de point focal du paludisme � la Repr�sentation de l�O.M.S. au B�nin.
Un important appui financier de $ 321.000 US pour le d�veloppement d�activit�s essentielles pour la r�duction de la morbidit� et la mortalit� dans les localit�s cibl�es.
METHODE DE TRAVAIL
Choix d�axes d�interventions pr�cis�: Am�lioration de la prise en charge des cas Promotion de la lutte anti vectorielle s�lective Mobilisation sociale et I.E.C. Am�lioration du syst�me de coordination et de suivi
En prenant ses fonctions en juillet 1998, le Dr Gro Harlem BRUNDTLAND, nouveau Directeur g�n�ral de l'Organisation mondiale de la Sant� (OMS), a d�cid� de faire du paludisme l'une des grandes priorit�s de l'OMS).
L'initiative "Faire reculer le paludisme" donne la possibilit� de vaincre une maladie d�vastatrice mais aussi de d�velopper les syst�mes de sant� dans les pays d'end�mie et d'�tablir de nouveaux moyens pour venir � bout des pr�occupations mondiales en mati�re de sant�.
L'initiative "Faire reculer le paludisme" a pour objectifs:
Objectif g�n�ral:
R�duire l'impact mondial du paludisme par des interventions adapt�es aux besoins locaux et un renforcement du secteur de la sant�.
Objectifs sp�cifiques:
Renforcer l'aide aux pays d'end�mie pour qu'ils d�veloppent leurs syst�mes nationaux de sant� au titre de la strat�gie principale pour lutter contre le paludisme;
Appuyer les efforts en vue de d�velopper un secteur de la sant� plus large (c'est - � dire tous les prestataires de soins de sant� pour la communaut�: le syst�me public, la soci�t� civile, les organisations non gouvernementales, le secteur priv� ( y compris les revendeurs de m�dicaments, les tradipraticiens et d'autres);
Stimuler les investissements humains et financiers n�cessaires, au niveau national et international, pour le d�veloppement du syst�me sanitaire.
La mise en �uvre de FRP/RBM au niveau des pays donnera des indications sur l'efficacit� des syst�mes de sanitaires, tandis que le programme servira �galement de mod�le � l'OMS pour �laborer � la fois d'autres initiatives mondiales sur le d�veloppement et la sant� et de nouvelles m�thodes de lutte contre les maladies infectieuses.
RESUME
1. Le paludisme est une des principales causes de maladie, de pauvret� et de sous-d�veloppement en Afrique. Il tue environ un million de personnes chaque ann�e. Ajout� � d'autres maladies, il sape le d�veloppement �conomique des pays. Les tentatives faites au niveau mondial pour �radiquer le paludisme dans les ann�es 60 ont �chou� m�me si l'impact de la maladie a �t� amoindri par les mesures de lutte.
2. Par l'interm�diaire de l'OUA, les dirigeants africains ont demand� que l'on redouble d'efforts au niveau international pour r�duire le fardeau du paludisme en Afrique. Une r�solution adopt�e lors du Sommet de Harare en 1997 a incit� l'Organisation mondiale de la Sant� (par l'interm�diaire de ses bureaux r�gionaux de l'Afrique et de la M�diterran�e orientale) � lancer l'initiative africaine pour la lutte antipaludique en 1998. La Banque mondiale et plusieurs organismes de donateurs bilat�raux ont offert leur appui. Le Directeur g�n�ral de l'OMS a dit en mai 1998 que cette initiative devait �tre le fer de lance des tentatives faites au niveau mondial pour faire reculer le paludisme. Le Directeur r�gional de l'OMS pour l'Afrique a indiqu� que l'intitul� �tait d�sormais ''Faire reculer le paludisme en Afrique''.
3. L'utilisation g�n�ralis�e des instruments de lutte antipaludique existants permettrait de faire baisser consid�rablement le nombre des d�c�s et les souffrances li�s au paludisme. L'accent est mis sur les �l�ments suivants :
Les m�nages savent ce qu'il faut faire si un enfant ou un adulte a de la fi�vre, connaissent un traitement efficace pour les cas l�gers de paludisme pr�sum� soit au domicile soit pr�s de ce dernier, et peuvent facilement faire traiter les cas graves - de pr�f�rence dans un rayon inf�rieur � deux heures de voyage.
Il faut emp�cher toutes les femmes enceintes expos�es au risque du paludisme de contracter un paludisme grave (en g�n�ral au moyen d'un d'un traitement intermittent par des antipaludiques).
Les membres du m�nage - et notamment les enfants - doivent utiliser des moustiquaires et autres tissus impr�gn�s d'un traitement insecticide pour se prot�ger contre les moustiques. Il faut prendre des mesures sur le plan �cologique, le cas �ch�ant, pour contr�ler la population de moustiques.
Lorsque la transmission est instable, c'est-�-dire souvent impr�visible :
le secteur de la sant� doit pouvoir lancer l'alerte rapidement au sujet de l'�pid�mie et fournir les instruments propres � en r�duire l'impact;
Les membres du m�nage qui ont de la fi�vre doivent pouvoir avoir rapidement acc�s � un traitement antipaludique; et
Les autorit�s locales doivent pouvoir contenir les flamb�es de paludisme en utilisant correctement les insecticides et en adoptant les mesures voulues.
Toutefois, si l'on n'utilise pas correctement les instruments de lutte antipaludique, ces derniers cessent rapidement d'�tre utiles car le parasite comme le moustique acqui�rent une r�sistance � leur �gard.
4. Faire reculer le paludisme en Afrique est une tentative importante faite au niveau international pour promouvoir ces interventions au domicile m�me des gens gr�ce � une action communautaire.
5. Les autorit�s nationales �laborent des strat�gies pour faire reculer le paludisme et se mettent d'accord � leur sujet avec les partenaires pour le d�veloppement. Ces strat�gies comprennent g�n�ralement des mesures visant � d�velopper le secteur de la sant� afin qu'il puisse appuyer les actions destin�es � donner suite aux interventions.
6. On fait appel � divers particuliers et organisations des secteurs public, volontaire et priv�. Les autorit�s nationales les encouragent � travailler ensemble pour faire reculer le paludisme au sein d'un "mouvement social". Ils conservent toutefois leur autonomie et leur autorit�.
7. Des mouvements pour faire reculer le paludisme font actuellement l'objet d'une promotion au niveau mondial, national et local, au moyen d'activit�s de mobilisation qui envoient des messages clairs, font appel � toute la gamme des organisations int�ress�es ainsi qu'aux groupes influents. Ces campagnes ont une large audience et tirent le meilleur parti de l'ensemble des moyens de communication.
8. Ces mouvements refl�tent les priorit�s nationales pour le secteur de la sant�, la communaut�, le d�veloppement humain et �conomique; on les incite � tenir compte des int�r�ts des femmes, des enfants des pauvres et des groupes marginalis�s.
9. Au cours des prochaines ann�es, ces mouvements permettront � des millions de femmes, d'enfants et d'hommes de pouvoirs mieux profiter de toute une palette d'interventions antipaludiques efficaces. On esp�re que l'on diminuera ainsi de moiti� le fardeau mondial du paludisme d'ici 2010 et que cela se poursuivra au cours des ann�e suivantes.
10. Les organismes de d�veloppement - y compris le PNUD, la Banque mondiale et la Banque africaine de d�veloppement, l'UNICEF et les donateurs unilat�raux - s'engagent � travailler en partenariat �troit avec les autorit�s nationales pour soutenir les mouvements nationaux visant � faire reculer le paludisme. L'initiative de recherche multilat�rale sur le paludisme en Afrique fait partie int�grante de l'initiative visant � faire reculer le paludisme.
11. L' OMS soutiendra ces partenaires et les gouvernements nationaux en veillant � ce que les mesures prises pour faire reculer le paludisme s'appuient sur les meilleurs �l�ments techniques disponibles, en entreprenant des campagnes mondiales et r�gionales si n�cessaire, en diffusant les progr�s r�alis�s dans les r�gions et les pays, en stimulant l'investissement et en mobilisant les ressources financi�res et autres.
12. L' OMS a mis en place le projet de Cabinet Faire reculer le paludisme qui fait appel aux diverses comp�tences et approches dont dispose l'ensemble de l'Organisation afin de l'aider � offrir un appui optimum aux mouvements nationaux destin�s � faire reculer le paludisme.
MESURES A PRENDRE PAR LES MINISTRES
13. Les ministres sont invit�s � v�rifier la mesure dans laquelle l'initiative Faire reculer le paludisme en Afrique r�pond aux requ�tes que les chefs d'Etats de l' OUA ont �mises � Harare en 1998 et si elle refl�te correctement l'esprit de la r�union de Ouagadougou de 1998.
14. Ils sont invit�s � examiner le concept et l'approche Faire reculer le paludisme. S'ils sont satisfaits, il se peut qu'ils veuillent �tudier comment les adapter au mieux et les appliquer rapidement dans diff�rentes nations africaines.
15. Les ministres sont encourag�s � identifier les messages cl�s � faire passer aupr�s des chefs d'Etat, des minist�res des finances et autres, lorsqu'ils se pr�pareront pour le sommet qui doit avoir lieu cette ann�e � Alger.
� DANS SA LUTTE CONTRE LA MALADIE EN GENERAL ET CONTRE LE PALUDISME EN PARTICULIER
Les pages qui suivent vous donnent des informations dans ce sens. Il s�agit d�une approche institutionnelle ne prenant pas en compte des pr�occupations d�ordre acad�mique (recherche bibliographique)
Les Premi�res Journ�es Scientifiques sur le paludisme se sont tenues du 29 au 31 octobre 2002 � l�Institut R�gional de Sant� Publique (IRSP) Alfred COMLAN QUENUM � Ouidah au B�nin. Elles ont �t� initi�es par le Programme National de Lutte contre le Paludisme (PNLP) du Minist�re de la Sant� Publique (MSP) en collaboration avec le Bureau de la Repr�sentation de l�Organisation Mondiale de la Sant� (OMS) au B�nin. Les laboratoires SANOFI-SYNTHELABO, ADVENTIS, MEPHA et l�ONG PSI avec l�Association B�ninoise de Marketing Social (ABMS) ont apport� un appui technique et financier � l�organisation de ces importantes rencontres.
L�objectif g�n�ral de ces Premi�res Journ�es Scientifiques �tait le suivant : Accro�tre les capacit�s de recherche dans le cadre de l�Initiative � Faire Reculer le Paludisme � au B�nin. Il s�agissait pour les chercheurs, m�decins de sant� publique, cliniciens, entomologistes, sociologues, anthropologues et r�presentants de la m�decine traditionnelle de :
1) Faire le point des recherches effectu�es sur le paludisme au B�nin ;
2) Elaborer des r�solutions et recommandations sur la lutte antipaludique au B�nin ;
3) Mettre en place un r�seau de recherche sur le paludisme.
Au cours des trois (03) jours de travail assidu, 160 participants ont d�battu des questions relatives � l��valuation de la performance des agents de sant�, la prise en charge du paludisme, la situation de la r�sistance aux antipaludiques, la sensibilit� des vecteurs du paludisme, la mise au point d�un nouvel outil de la lutte antivectorielle (la moustiquaire bitrait�e) et l�am�lioration de la participation communautaire � la lutte contre le paludisme.
Ils ont partag� de riches exp�riences dans le domaine de la mise en �uvre des nouvelles strat�gies de promotion des moustiquaires impr�gn�es, surtout celles li�es � l�am�lioration de leur accessibilit� financi�re et leur utilisation correcte. Une trentaine de communications ont �t� pr�sent�es aux participants.
Les Professeurs Honorat AGUESSY, sociologue, Achille MASSOUGBODJI, parasitologue, Blaise AYIVI, p�diatre, Martin AKOGBETO, entomologiste et le Docteur Doroth�e Kind� GAZARD, coordonnatrice du PNLP ont assur� l�encadrement.
Les premi�res journ�es scientifiques sur le paludisme s�inscrivent en ligne droite du renforcement des connaissances et des capacit�s de recherche sur le paludisme au B�nin. En effet, face aux strat�gies de l�Initiative � Faire Reculer le Paludisme �, aux d�fis identifi�s au sommet des Chefs d�Etats et de Gouvernements tenu � Abuja en 2000, il appara�t urgent pour les pays, d��laborer de nouvelles approches de lutte contre le paludisme.
C�est ce qu�a d�clar� en substance, le Dr C�line Yvette SEIGNON KANDISSOUNON, Ministre de la Sant� Publique (MSP) � l�ouverture officielle des travaux, le 29 octobre 2002 entour�e de son coll�gue des Enseignements Primaire et Secondaire (MEPS), Jean BIO OROU et du Dr Lazare LOCO, Repr�sentant de l�OMS au B�nin.
Selon le MSP, � Ce n�est pas un hasard si les Premi�res Journ�es Scientifiques se tiennent quatre jours apr�s le lancement officiel de l�Initiative � Faire Reculer le Paludisme � au B�nin, le 25 octobre 2002 � Gu�zin au Mono. C�est la preuve a-t-elle pr�cis� que le Gouvernement b�ninois accorde une grande importance � la lutte antipaludique. Par cons�quent, les pr�sentes journ�es doivent contribuer selon elle, � renforcer les connaissances sur les nouveaux produits et m�dicaments n�cessaires pour mieux cerner les contours de cette maladie d�vastatrice �
Le Dr C�line Yvette SEIGNON KANDISSOUNON a soulign� que le paludisme est la premi�re des six raisons principales de consultation dans nos formations sanitaires publiques. En l�an 2000, l�incidence du paludisme au B�nin �tait de 118 pour 1000 habitants chez les adultes et 459 pour 1000 enfants de 1 � 4 ans.
A son tour, le Ministre des Enseignements Primaire et Secondaire (MEPS) a mis l�accent sur les efforts fournis par les chercheurs b�ninois et �trangers dans le domaine du paludisme qui ont permis de mieux conna�tre la maladie et de proposer les strat�gies n�cessaires pour y faire face. M. Jean BIO OROU s�est d�clar� pr�t � induire l��lan n�cessaire dans les �coles et coll�ges susceptibles de contribuer � la victoire sur le paludisme.
Enfin, le Dr Lazare LOCO, Repr�sentant de l�OMS au B�nin a indiqu� que : � Les pr�sentes Journ�es scientifiques viennent � point nomm� pour donner une nouvelle dimension � la lutte antipaludique � En effet, a-t-il poursuivi, apr�s le sommet d�Abuja, les pays africains en g�n�ral et le B�nin en particulier doivent trouver les voies et moyens capables de renforcer les connaissances th�oriques et pratiques sur la maladie, am�liorer les approches de lutte et d�finir les strat�gies pour op�rationnaliser ces approches.
Le Dr Lazare LOCO a estim� que les Premi�res Journ�es Scientifiques sur le paludisme ont marqu� un pas important dans le cadre de la r�alisation progressive de l�un des axes d�intervention du Plan Strat�gique pour � Faire Reculer le Paludisme � au B�nin 2001-2005 : le renforcement des capacit�s de recherche et la promotion de celle-ci dans le cadre de la m�decine traditionnelle.

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