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COMMUNIQUE DE PRESSE

Communiqué OMSBEN/30
30 octobre 2001

ERADICATION DE LA DRACUNCULOSE EN AFRIQUE : UNE CENTAINE DE COORDONNATEURS DE PROGRAMMES NATIONAUX REUNIS A COTONOU ETUDIENT LES STRATEGIES POUR METTRE FIN A CETTE ENDEMIE

LA 7è REVUE DES PROGRAMMES NATIONAUX D’ERADICATION DE LA DRACUNCULOSE S’EST OUVERTE SOUS LA PRESIDENCE DU MINISTRE BENINOIS DE LA SANTE PUBLIQUE EN PRESENCE DU GENERAL AMADOU TOUMANI TOURE

La dracunculose est une maladie parasitaire invalidante. Elle occasionne l’absentéisme, le retard ou l’échec scolaire chez les élèves et entraîne la baisse de la production agricole car elle survient généralement pendant la période des récoltes. Dans certaines contrées africaines, la dracunculose est appelée « la maladie du grenier vide » Elle se contracte en buvant de l’eau stagnante de surface contenant des crustacés appelés cyclopes c’est à dire des puces d’eau douce infestés par les larves du parasite. Les cyclopes ou crustacés s’infestent en ingérant des larves du ver libérées dans l’eau quand un malade y pénètre. En effet, le contact entre la plaie du malade et l’eau provoque la ponte ou la libération de milliers de larves dans l’eau. Les larves ainsi libérées sont avalées par les cyclopes à l’intérieur desquels elles vont se développer pendant 10 à 14 jours. La dracunculose est un véritable problème de Santé Publique puisqu’elle touche la plupart des pays francophones d’Afrique représentés à la réunion de Cotonou à savoir : le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire, le Centrafrique, le Mali, la Mauritanie, le Niger, le Tchad et le Bénin. En l’an 2000, l’ensemble de ces pays a notifié 4.894 cas dans environ 782 villages d’endémie sur les 20. 321 cas recensés dans la Région africaine de l’Organisation Mondiale de la Santé. Au Bénin, une enquête réalisée il y a dix ans a recensé 37.414 personnes victimes de la dracunculose. Aujourd’hui, des progrès importants ont été faits par les acteurs chargés de la lutte contre cette maladie puisque au 31 décembre 2000, 186 nouveaux cas ont été notifiés et de janvier à septembre 2001, seuls 49 nouveaux cas sont enregistrés. Malgré les efforts fournis dans la plupart des pays, il est indispensable de renforcer les stratégies déployées pour pourchasser et traquer les cas rebelles de dracunculose jusque dans leurs derniers retranchements. C’est l’un des buts visés par la réunion de Cotonou ouverte le lundi 29 octobre 2001 par le Dr Céline Yvette Kandissounon Seignon, Ministre de la Santé Publique en présence du Général Amadou Toumani Touré, Ancien Président du Mali et Président du Groupe Intersectoriel d’Eradication de la Dracunculose, Madame Esther Guluma, Représentante de l’UNICEF, le Dr Lazare Loco, Représentant de l’OMS, Donald Hopkins, Représentant le Centre Carter et Global 2000. L’ensemble des allocutions prononcées à l’ouverture de la réunion de Cotonou a mis l’accent sur la nécessité pour chacun des participants de : - Faire le point de la situation épidémiologique de la dracunculose dans son pays ; - Offrir la possibilité d’identifier les goulots d’étranglement spécifique à chacun des pays participants ; - Chercher les solutions aux entraves afin de gagner la bataille de l’éradication de la dracunculose dans un avenir proche ; - Passer en revue, les stratégies communes utilisées dans tous les pays et les réadapter au niveau actuel de l’évolution des programmes nationaux d’éradication de la dracunculose dans les pays. Le Ministre de la Santé Publique a invité les partenaires à poursuivre leur appui aux gouvernements dans la lutte contre la dracunculose surtout pour rechercher les cas les plus difficiles nécessitant plus d’efforts et de moyens. Le Général Amadou Toumani Touré a expliqué l’urgence d’isoler et de détruire rapidement, le dernier carré de ver à l’origine de la dracunculose. Nous devons, a-t-il indiqué, unir nos forces dans la Région africaine dans l’ultime but de vaincre cette redoutable maladie. Madame Esther Guluma, la Représentante de l’UNICEF a appelé les participants à contribuer à l’examen approfondi des progrès accomplis et des difficultés rencontrées au cours de l’année dernière et formuler des recommandations pertinentes pour assurer une progression durable. Dans cette optique, le Dr Lazare Loco, le Représentant de l’OMS a souligné les résultats positifs enregistrés ces dernières années par les programmes nationaux. Il a indiqué que la réduction de plus de 98% de l’incidence annuelle de la dracunculose et l’interruption de sa transmission dans 4 pays de la Région sont une preuve du succès des programmes nationaux d’éradication de la dracunculose. Si aujourd’hui, l’ennemi se fait rare a poursuivi, le Représentant de l’OMS et que les populations crient déjà victoire, quelle stratégie utiliser à présent pour d’une part, maintenir la vigilance des communautés et de l’autre, traquer les derniers soldats ? Selon le Dr Lazare Loco, l’une des réponses à cette situation est l’intensification des activités de surveillance épidémiologique, d’information et de communication et de plaidoyer en faveur de l’approvisionnement en eau potable au profit des populations. Par ailleurs, le message du Représentant de Global 2000 a appuyé celui du Dr Lazare Loco. Citation : « A la présente allure de réduction du nombre de cas, il nous faudra dix autres années pour éradiquer la dracunculose, a fait remarquer M. Donald Kopkins. Pour le moment, a-t-il poursuivi, cette année, tous les pays d’endémie cumulés ont réduit le nombre de cas de 39% Ce n’est pas suffisant. Seuls, le Bénin et le Niger avec des taux de réduction de 64% et 68% respectivement sont sur la bonne voie d’éradiquer bientôt la maladie » fin de citation. En effet, la 7è réunion de revue annuelle des programmes nationaux d’éradication de la dracunculose pour les pays d’endémie francophones s’est fixée les objectifs principaux suivants : · Examiner pays par pays, les programmes nationaux à travers les progrès réalisés et les contraintes enregistrées dans la mise en œuvre des activités en 2001 ; · Réviser si nécessaire, les plans nationaux 2001-2002 et discuter avec les partenaires de leur financement ; · Formuler des recommandations pertinentes en vue d’accélérer le processus d’interruption de la transmission de la dracunculose. La réunion de Cotonou qui s’achève le mercredi 31 octobre 2001 a été précédée la veille, d’un point de presse conduit par les organisateurs sous la direction du Dr Alhousséiny Maïga, Conseiller Régional chargé de l’éradication de la dracunculose au Bureau régional de l’OMS pour l’Afrique en présence des Docteurs Ernesto, Représentant de l’ONG Global 2000, Dorothée Yèvidé, Directrice Nationale de la Protection Sanitaire, Chakirou Paraïso, Coordonnateur du Programme béninois d’éradication de la dracunculose appuyé par son équipe et de Comlanvi Comlan, Conseiller DPC chargé de la lutte contre la maladie au sein de l’Equipe OMS au Bénin.


Pour plus d'informations, veuillez communiquer avec François Agossou, Conseiller chargé de l'Information et de la Promotion de la Santé ([email protected]) ou au Centre de documentation ([email protected]).Téléphone : (229) 30.19.07. Télécopie : (229) 30.42.08. Adresse : B.P. 918, Cotonou, Bénin.


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