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ouvrez les yeux n°8 printemps 2006 |
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Il y a les murs et les portes tagués
qu'on trouve sales
Moi, je n'aime pas le gris et les couleurs unies Moi je l'appelle de l'impressionnisme Expression du peuple ou provocation Réalisme de ceux qui dénoncent Des noms de gangs qui s'affirment Des dessins gigantesques chez des voisins grotesques Des revendications burlesques sur de malhonnêtes firmes Tags, qui permettent de retrouver son chemin Dans les dédales de rues de villes Je confirme, c'est la vie Les graffitis ne sont pas d’aujourd’hui Et seront encore demain. Je vous aime, artistes des rues, vous distrayez ma vue Combien coûte le nettoyage, En énergie et en argent, pour plaire aux gens ? Isa
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LES CONSÉQUENCES D’UNE VEXATION
J'étais
à un week end de solidarité des ‘Sans Abris’. Étant
en situation précaire, j’étais donc solidaire. Il y
avait à boire et à manger. Je sirotais ma troisième
bière. J’étais relax en conversation animée
avec un participant. Soudain, un SDF vient m'interrompre pour me
dire : « Je n'aime pas les femmes qui boivent ! »…
alors que lui-même buvait une
bière ! Moi-même, peu fière de boire,
ai été blessée par ces paroles. Je me suis dit :
‘Solidarité, tu repasseras !’.
Depuis, j'ai une dent contre les SDF
qui sont la plupart du temps rassemblés entre hommes.
Je renvoie l';ascenseur : « Je
n'aime pas les hommes qui boivent ! ».
Je sais que je généralise
mais c'est plus fort que tout. Ça m’a coupé la chique.
À parole blessante, réaction irrationnelle !
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