Les méthodes possibles sont : 

1. Adoption à l'international , malheureusement cette option exige que nous cachions notre homosexualité.

2. Insémination avec du sperme congelé , en lien avec les banques de sperme. Cette option est très coûteuse et quasi impensable. À la banque de sperme de Montréal, il paraît qu'il faut cacher son homosexualité et qu'il faudrait aller à Toronto si on veut en parler ouvertement. Si vous pouvez imaginer que ça prends 2 inséminations par ovulation, et que ça prends "en moyenne" un an avec que ça fonctionne c'est débile. Sans pensé à tous les voyages à Toronto que ça implique!

3. Insémination avec du sperme frais, c'est à dire, trouver un homme à qui on fait confiance et que serait près à se déplacer 2 fois par ovulation pour faire sa donation.

4. Famille d'accueil, au Québec, les couples de même sexe ont droit d'être famille d'accueil. Il y a toujours une possibilité d'adoption, cependant ce n'est pas tout de suite qu'il te donne le droit d'adopter l'enfant. Ça peut prendre des années, et en plus les parents naturels peuvent revenir chercher l'enfant après 3 ou 4 ans. 

5. La virée d'un soir, sortir dans les bars hétéro, et aller coucher avec le premier qui nous tombe dessus. A-t-il le sida? ou bien Est-ce que j'ovule ce soir? Et la question à 100 piastres... Est-ce que je veux faire l'amour avec un homme pour concevoir notre enfant à moi et à Ginette...

6. La liaison hétéro, nous avons reçu un courriel nous disant que nous avions oublié une méthode! Hé oui, sortir avec un homme, avoir des enfants et le sacrer là! Nous n'avions pas mis cette opportunité, car elle n'a même pas effleurée notre esprit. Et je ne crois pas qu'il n'y ait pas beaucoup de couple lesbien qui ferait ça.

La troisième option est celle qui nous colle le plus à la peau. Nous voulions, en plus de trouver un "donneur", trouver un papa pour notre enfant. Un père présent. C'est ce nous voulions au fond de nous sans même s'en avoir parlé. Sommes-nous marginales dans notre marginalité? Nous voulions trouver quelqu'un qui pourrait assumer le fait d'être père. Voir l'enfant à l'occasion, lui inculquer ses valeurs. De pouvoir répondre à notre enfant, oui tu en as un père. Comme si nous étions divorcés et en très bon terme. Maintenant, il fallait trouver un gars qui voudrait embarquer dans cette belle aventure avec nous.  Je dois vous avouer que nous avons eu qu'un téléphone à faire, deux rencontres pour discuter des implications et Hop! ça y était, nous avions trouvé notre papa!

Pour en savoir plus sur lui, cliquez sur le lien "Le papa".

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Dernière mise à jour 2002-01-14

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