Le Papillon

papillon
Danaus
plexippus
Le monarque est papillon de l'asclépiade : ses larves se nourrissent
exclusivement de cette plante. Les populations de l'est hivernent en Floride, au
Texas le long du golfe, et au Mexique, puis elles regagnent le nord au
printemps. Le monarque dépose ses oeufs sous les feuilles d'asclépiade et ils
mettent de trois à 12 jours à éclore, selon la température. Les larves
grignotent les feuilles durant deux semaines; elles deviennent ensuite des
chenilles dodues mesurant environ 5 cm de longueur. S'étant accrochées
la tête en bas à une ramille convenable, elles muent, puis en quelques heures
se métamorphosent en chrysalides. À cette phase, l'insecte s'est enfermé dans
un coco cireux ayant l'aspect du jade. Bien emmitouflé, l'insecte complète le
cycle miraculeux des métamorphoses et renaît enfin au bout de deux semaines,
transformé en papillon adulte. Émergeant enfin de son cocon transparent, le
monarque n'attend que l'assèchement et le raffermissement de ses ailes pour
s'envoler et perpétuer l'espèce. Le monarque n'a jamais besoin de camouflage,
ni à la phase de chenille, ni à celle d'imago, car sans qu'on sache pourquoi,
il n'est guère victime de parasites ni de prédateurs.
Au
printemps, la femelle du monarque
pond ses œufs,
un à un, sur le revers des feuilles de l'asclépiade, sa plante hôte. Dans de
bonnes conditions, la femelle peut pondre plusieurs centaines d'œufs blancs
verdâtre ou crème, de la taille d'une tête d'épingle. Trois à douze jours
après la ponte, une minuscule chenille sort de l'œuf. Elle mesure environ 2 mm
de long et pèse autour de 55 mg. Elle mange d'abord une partie de sa coquille
puis se nourrit de feuilles de l'asclépiade. Elle s'alimente ainsi durant deux
semaines.
Plusieurs
personnes croient à tort que le monarque
est l'insecte emblème du Québec. Notre emblème entomologique est en fait l'amiral.
Par contre, le monarque,
grand migrateur célèbre à travers toute l'Amérique du Nord et connu presque
partout dans le monde, a été adopté comme emblème par l'Insectarium de Montréal.
Une partie de l'exposition permanente du musée lui est consacrée et on peut
l'observer chaque été dans la volière extérieure, en compagnie d'autres
papillons indigènes.