| 1 an apr�s mon premier marathon, ici meme � Berlin (3h06�), 1 mois apr�s le Tour d�Europe en train et en roller, 3 semaines apr�s le semi-marathon de Chamb�ry (1ier dans la cat�gorie Espoir), voici le marathon de Berlin 2001. |
| Des conditions non optimales, une pr�paration non recommendable, des objectifs limit�s, mon 4�me marathon sera abord� differemment : Je suis fatigu� par les efforts du Tour d�Europe, mal pr�par� musculairement, diminu� par les kilos perdus pendant ce voyage, mais tr�s motiv� par la perspective de revivre des sensations fortes, rares, souvent intraduisibles. |
| La magie du marathon apparait lorsque le plaisir de l�esprit devient sup�rieur � la souffrance physique. La magie du marathon, c�est de courir 42 km dans le vent, le froid ou sous la chaleur, de souffrir pendant 3 heures, de ne plus pouvoir marcher les heures ou les jours qui suivent, mais d�attendre avec impatience le prochain marathon. La magie du marathon, c�est de pouvoir dire que l�on a couru avec les champions (du moins derri�re eux). C�est en effet le seul sport, ou les amateurs peuvent courir dans les memes conditions et surtout avec les champions. Ils peuvent alors ressentir les memes sensations. Ils sont en effet consid�r�s, attendus et applaudis avec la meme intensit� que les champions et ... plus longtemps encore. |
| Samedi 23H00 : nous quittons la chambre de Nicolas, ou nous venons de d�guster un repas aussi d�licieux et convivial pour une soir�e entre amis que peu recommand� pour un marathon : une raclette. L�esprit du marathon est pos� : ce sera un marathon � convivial �, avant tout pour retrouver ou donner le gout de courir et de se faire plaisir, differemment, simplement. J�ai en effet convi� Chrystelle et Nicolas � courir avec moi, les premiers kilom�tres qui nous m�nent � la porte de Brandenburg. C�cile ne pouvait pas, � son grand regret, � cause d�une cheville mal en point. Dimanche 06H30 : le r�veil sonne. Une raclette et 6 heures de sommeil, d�cidemment la pr�paration est optimale ! Chrystelle, C�cile, Nicolas et moi mangeons en �quipe nos quelques 150 grammes de pates. C�cile ne court pas mais les mange aussi, l�esprit est l�, c�est important. |
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| 07H29 : ne souhaitant pas nous fatiguer tout de suite, nous d�cidons de prendre le bus et de garder des forces pr�cieuses. On a de grosses ambitions en effet. 7H40 : nous montons dans le S-Bahn. Nous n�avons jamais vu un S-Bahn aussi rempli un dimanche matin � cette heure-ci. Des dizaines de participants (et adversaires, par d�finition) sont l�. Ils sont calmes, concentr�s, d�j� dans la course. Bref, ils sont pr�par�s, eux. Nous, on est encore en pantalon de velours ou d�j� en short, fatigu�s et pas �chauff�s. On n�a pas de dossarts et je n�ai meme pas de ticket pour le m�tro ! On d�cide de jouer tactique (d�j�) en bluffant : on fait quelques �ttiremments plus psychologiques qu�efficaces puis nous changeons de S-Bahn. Le prochain est moins rempli. C�est mieux pour notre pr�paration ! |
| BERLIN MARATHON 30 Septembre 2001 |
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