Aurore de nos us et coutumes,
Proche de la mer et de ses écumes,
Tu es géniteur de mon paraître.
Perdu au coeur de la verdure équatoriale
Et de la végétation sempervirente de ces lieux,
Tu as engendré tant d'hommes valeureux
Qui, aujourd'hui, font ta fierté régionale.
Ce halo, tu le dois à ta population dynamique
Qui, dès l'aube, et comme un légitime reflexe,
S'apprête hystériquement à suer sans complexe
Sous le soleil brûlant dans sa propension sadique.
Le soir venu, autour du feu revigorant,
Tu connais des flambées et des bouffées de joie;
Une joie telle un paisible océan où se noient
Les meurtrissures accumulées et subies au soleil couchant.
La nuit est longue, cette nuit conseillère
Et réparatrice qui fortifie les corps,
Cette nuit qui voit la réconciliation singulière
De quelque ménage en séparation de corps.
Le matin venu, c'est l'ultime affront,
Un affront séculaire, millénaire et éternel
Entre l'Homme en quête du bonheur profond
Et le sadisme de son destin cruel.
Travail, repos, scènes de ménage,
Danse et joie au rythme des tam-tams en harmonie;
Fait du hasard ou de l'harmonie préétablie,
Telle est la routine que connaît le peuple de ce village.
Guy Philippe MFEGUE |
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| Yaoundé, Mai 1993. |