Rubrique nécrologique


BEAUCHAMP, René

A St-Jérôme, le 7 octobre 2012 est décédé à l’âge de 89 ans M. René Beauchamp époux en premières noces de feu Pierrette Rollin et en deuxième noces de feu Cécile Croteau.

Il était le père de feu Marguerite et laisse dans le deuil ses enfants : Monique (Jean-Marc Ducasse), Serge (Lynda Côté), Diane (François Messier), Louise (Robert Longpré), Colette (Denis Morneau). Il quitte également ses huit petits-enfants, son arrière-petite-fille, son frère, ses sœurs, beaux-frères, belles-sœurs, ses autres parents et amis.

Les funérailles seront célébrées le samedi 13 octobre à 14 heures en l’église de St-Hippolyte. La famille reçoit vos condoléances le vendredi 12 octobre de 14 à 17 heures et de 19 à 22 heures ainsi que samedi, jour des funérailles à compter de midi au salon de la
Maison funéraire Trudel Inc.
400 Labelle
St-Jérôme
www.maisontrudel.com

René Beauchamp n’est plus

Le 7 octobre 2012, à l’âge de 89 ans, décédait mon père René Beauchamp, né à Saint-Hippolyte en 1922 et y a toujours vécu.

Beaucoup d’entre vous l’ont connu à travers le journal Le Sentier, car il y a collaboré, à sa façon, en racontant comment était la vie au lac de l’Achigan durant sa jeunesse.

Peu le savent, mais il était un écrivain dans l’âme, non pas pour écrire des romans, mais plutôt l’histoire de son environnement, sa famille et son travail. Il était un conteur. Nous avons retrouvé plusieurs de ses écrits dans ses boites à souvenirs et heureusement pour nous, ses enfants, nous avons, grâce à lui, accès à l’histoire de notre famille. Il était aussi connu dans les années 1960, 1970 par les touristes qui lui achetaient du bois de chauffage, des arbres de Noël et qui l’engageaient pour des travaux de menuiserie. Papa était très travaillant.

Ses études en agriculture jusqu’au camp Weredale

Après avoir étudié au séminaire de Sainte-Thérèse en agriculture, il s’est adonné à toutes sortes d’emplois. Longtemps avec ses frères, il partait en train pour aller travailler dans des camps de bûcherons. Il a aussi été chauffeur de camion pour un pomiculteur à Rougemont et il a aidé son père, Thomas, dans différentes tâches. Une de ses tâches, lorsqu’il était adolescent, consistait à lui donner un coup de main à construire de nouvelles maisons au nouveau camp Weredale qui s’établissait au bout du lac de l’Achigan. Petit à petit, il a démontré au directeur du camp de l’époque, monsieur McAdam, sa fiabilité, son ardeur au travail et son ingéniosité devant tous les petits et les gros problèmes qui surgissaient durant l’été à l’intérieur d’un camp qui accueillait jusqu’à 144 garçons. Il est donc devenu l’homme responsable de l’entretien. Tout au long des années, il a voué une affection particulière à cette institution qui avait pour but de donner un foyer à des jeunes anglophones issus de familles dysfonctionnelles. Le camp d’été permettait à ces mêmes jeunes de vivre des expériences exceptionnelles à la campagne : canot, voile, natation, pêche, camping, sports, etc..

Ski acrobatique

Papa était un skieur hors pair. Il a d’abord utilisé les skis comme moyen de transport pour aller à l’école pour vite y prendre plaisir et il a participé avec d’autres jeunes de Saint-Hippolyte, à des concours de ski acrobatique. Il ne se gênait pas non plus pour participer à des compétitions de plongeon à la plage de l’Hirondelle au lac de l’Achigan. Il était un homme de plein air et jusqu’au début de ses quatre-vingts ans, il partait seul dans la forêt pour explorer des lieux déjà connus en skis, en raquettes ou à pied.

Des remerciements

Après une vie bien remplie par la famille, le travail et ses passe-temps préférés, il poursuit maintenant son voyage ailleurs. La famille tenait à remercier toutes les personnes qui ont manifesté leur sympathie lors du décès de notre père, soit en pensée, par leur présence ou leurs bons mots.
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Monique Beauchamp, Le Sentier, décembre 2012


Au Camp Weredale
Retraite de René Beauchamp après 40 ans de service


René Beauchamp a pris sa retraite le 4 juillet dernier, après plus de 40 années de service dévoué. Ce sera un repos bien mérité. Des milliers d'enfants se souviendront de lui comme celui qui était sans cesse occupé à réparer les escaliers menant aux cabines ou remplacer des planches brisées sur le quai. Des problèmes avec les chaloupes ou les canoës? Il s'en occupait.

Les directeurs de la Fondation Weredale ont toujours vu en René, l'homme de confiance pour l'entretien du camp toute l'année durant. En hiver, lorsque les toits étaient submergés de neige, René, après s'être rendu jusqu'au camp en ski de fond et ayant fait le tour des bâtiments, donnait un coup de pelle pour alléger la pression exercée sur les toits. Durant l'été, il était toujours disponible pour toute situation d'urgence aussi bien pour un congélateur ayant cessé de fonctionner que pour un arbre couché dans le chemin par un orage. Il n'y a aucun endroit au Camp Weredale qui ne lui soit inconnu.

Le séjour au Camp Weredale a été pour plusieurs enfants et adolescents, une période privilégiée de leur vie, Tous ceux qui ont fait un séjour au Camp Weredale aiment le camp et connaissent l'importance du travail de René pour le maintien de cette atmosphère.
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Par Howard Martin, Le Sentier, août 1992