- VII -

Joseph CRÊTE

Jeanne VINCENT

Joseph Crête & Jeanne Vincent

naissance 7 nov 1899 à St-Chrysostôme,
décès 27 jan 1986 à Montréal, âge : 86 ans


Père :  Narcisse CRÊTE
Mère : Lucie-Anna LABERGE


Voir l'album des photos de famille Crête

naissance 5 avr 1905 à St-Chrysostôme
décès 18 aoû 1964 à Montréal, âge : 59 ans


Père :  Élie II VINCENT
Mère : Élisa (Élisabeth) GIRARD

Marié(e) 1 sep 1924 à St-Chrysostôme

4 enfants :

1.1. Juliette CRÊTE , naissance 27 mai 1925. Marié(e) 8 oct 1949 à Montréal, Paul LECLAIR, naissance 31 aoû 1923 à Acton Vale, décès 8 oct 2007 à Montréal, âge : 84 ans. 4 enfants et 5 petits-enfants.


1.2. Fernande Marie Lucie-Cuma, Idola CRÊTE, naissance 14 avr 1926 à 15h00, Montréal, baptême 15. Marié(e) 14 jul 1951 à Montréal, André BLAIS, naissance 6 jul 1924 à St-Chrysostôme, décès 30 mar 2008 à la Cité de la Santé, Laval, âge : 83 ans, funérailles 5 avr à l'église St-Jean-Baptiste-de-Lasalle, Montréal (nécrologie). 3 filles.

1.2.1. Ginette BLAIS, naissance 21 aoû 1957 à Montréal. Marié(e) oct 1976/1977, Richard PAQUIN. Une fille.

1.2.2. Lucie BLAIS, naissance 24 avr 1960 à Montréal. Marié(e) 1979, Daniel POMERLEAU. Une fille.

1.2.3. Sylvie BLAIS, naissance 24 avr 1960 à Montréal, décès 1960 à Montréal.


1.3. Mariette CRÊTE, naissance 14 mai 1927, décès 15 mai 1977 à 50 ans. Marié(e) 16 mai 1970 à Montréal, Arthur COUILLARD. Sans postérité.


1.4. Roland CRÊTE, naissance 16 mai 1928, décès 23 fév 2008 âge : 79 ans. Marié(e) 16 sep 1950 à Ville St-Pierre, Thérèse GERVAIS. Sans postérité.


Portrait de Jeanne Vincent

Jeanne Vincent Jeanne Vincent était la deuxième des dix enfants survivants de nos grands-parents Vincent et jusqu’à son mariage, elle habitait la ferme de ses parents à St-Chrysostôme. Très jeune, elle eut de grandes responsabilités car après sa naissance, sa mère fut enceinte tous les ans jusqu’en 1922. Elle nous disait qu’à six ans, une fois la semaine, dès son retour du couvent, elle devait, avec ses sœurs, peler d’énormes quantités d’oignons pour aider son grand-père à faire le boudin et la saucisse. À l’âge de 14 ans, elle boulangeait pour la maisonnée et elle apprit très tôt à faire la cuisine. À 16 ans, elle servait les clients à la boucherie de son père et levait des quartiers de bœuf sur ses épaules.

Dotée d’une bonne constitution, elle était en très bonne santé, mais le travail épuisant et excessif minait lentement ses forces, à son insu. Il va sans dire qu’il lui a été impossible de poursuivre de longues études et à 16 ans, elle abandonna l’école pour aider à la maison. Même si sa mère utilisait les services de quelques bonnes et d’une couturière, le travail ne manquait pas et Jeanne prit son rôle à cœur, car l’aînée de la famille, Simone, étudiait au couvent pour devenir religieuse.

Jeanne Vincent était très belle et les deux fossettes sur ses joues rendaient son sourire irrésistible. Elle avait un caractère jovial et riait facilement aux bonnes blagues. Elle nous racontait volontiers comment elle aimait jouer des tours aux élèves à l’école et comment elle se faisait toujours prendre. Et puis, à 18 ans, elle rencontra l’amour en la personne de Joseph Crête.

Jeanne était bonne et généreuse. Elle aimait recevoir et la table était toujours bien garnie car elle était une cuisinière hors pair. Elle trouvait toujours quelque chose à faire et s’est même lancée dans la fabrication d’épingles et de boucles d’oreilles, après les mariages consécutifs de ses enfants.

Elle fut très engagée dans la paroisse avec les Dames de Ste-Anne et le Grenier des pauvres. Pour relaxer, elle aimait lire en se berçant avec une bonne tasse de thé. Elle est malheureusement partie très jeune, à 59 ans, et son sourire est gravé dans nos cœurs.


Portrait de Joseph Crête

Joseph Crête Joseph Crête aussi était natif de St-Chrysostôme, mais il habitait le « Rang de la Californie » (ce nom n’existe plus aujourd’hui). Il était l’aîné d’une famille de six enfants. La mère de Joseph s’appelait Lucie-Anna Laberge et elle mourut le 1er septembre 1908 alors qu’il n’avait que 9 ans. Son père était fermier tout comme le père de Jeanne Vincent et, très jeune, Joseph Crête aidait aux travaux de la ferme. Il n’a jamais été très bavard sur son enfance, mais il nous a dit que son père s’était remarié à Odessa Dagenais. C’était une petite femme jolie et douce, et selon lui, elle avait été très bonne et les avait bien élevés. Le père de Joseph Crête mourut le 13 septembre 1918 ; Joseph avait 19 ans. Nous n’avons donc jamais connu nos grand-parents Crête. Cependant, sa belle-mère se remaria et resta en contact avec sa belle-famille.

Nous n’oublierons jamais le jour où Madame Dagenais vint nous visiter à Montréal, alors que nous étions jeunes, et qu’elle nous offrit du chocolat qui goûtait la « boule à mites ». Ce fut d’ailleurs la seule fois où nous l’avons vue. Elle mourut à Montréal, le 10 mars 1940 à l’âge de 76 ans.

Joseph Crête
Après la mort de son père, Joseph Crête travailla sur la terre de son oncle Olivier avec ses cousins. Il était doué pour l’étude et il fut toujours premier de classe. Il avait conservé ses notes qu’il nous montra un jour, de même que les nombreux prix qu’il avait mérités (livres reliés en or, etc.). Sans prendre de leçons de musique, il apprit par lui-même à jouer du violon. Il était ce qu’on appelle un « violoneux », mais nous aimions entendre les  rigodons enlevants et la musique du folklore.

Et puis, il rencontra Jeanne Vincent et le 1er septembre 1924, ils unirent leurs destinées. Jeanne avait 19 ans et Joseph, 24 ans. Il nous a toujours dit qu’il avait épousé la plus belle fille du village et c’était vrai. Il faut dire qu’il n’était pas lui-même dépourvu de charme.

Joseph Crête
Joseph Crête
"chauffeur de tramway"

Après leur mariage, ils se sont installés à Montréal où Joseph fut embauché par la « Montreal Tramways » comme conducteur et ce, pendant une quinzaine d’années. Il fut ensuite commis de bureau et par la suite transféré au Grand Bureau de Montréal, alors connu sous le nom de CTCUM (devenu aujourd’hui STCUM) où il a travaillé jusqu’à sa retraite. Homme impliqué dans sa paroisse, il fut tour à tour Président de la Ligue du Sacré Coeur, Président de la Société St-Jean-Baptiste, marguiller et l’un des 7 fondateurs de la Caisse Populaire de Ville-Émard. Il était droit et intègre. Peu enclin à rire ouvertement, il était d’un caractère plutôt sévère et strict, mais généreux et bon.




Recherche, textes et photos par Chantal Leclair, de Shawinigan

Mise à jour le 6 mars 2008 par Paul Meilleur, de Ste-Adèle
Mise à jour le 22 mars 2008 par Chantal Leclair,  de Shawinigan

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