| Altercation entre un habitant et des soldats prussiens. (suite) |
| �� mon retour, je le fis chercher dans l'intention de le me- ner devant le capitaine de milice, pour en avoir satisfaction, mais le capitaine de milice, � St-Roc �tait son beau-p�re et me fit dire par le caporal, qu'il �tait all� � Qu�bec, et me fit voir des voir des larmes aux yeux de ne pas faire de rap- port de l'impertinence que son fils m'avait faite dans le cours de son voyage.� |
| Fait � Pointe L�vy, le 30i�me d'ao�t 1780 sign�: Lieutenant C .Horn. |
| Dernier paragraphe. |
| FAC-SIMIL� |
| Rapport du Lieutenant C. de Horn du Corps des Chasseurs Hesse-Hanau |
| Malgr� le caract�re loufoque que peut para�tre cette sc�ne, elle illustre bien les relations difficiles parfois entre les mili- ces canadiennes et les troupes allemandes. Les miliciens n'en- tendaient pas se faire conduire � la prussienne, c'est-�-dire � coups de sabre plats. Ces activit�s avaient lieu dans le ca- cadre de la guerre d'ind�pendance am�ricaine. |
| Donnons cr�dit au gouverneur Haldimand qui a toujours cher- cher � prot�ger la population contre les exactions possibles des troupes britanniques et allemandes . Haldimand, citoyen suisse, lui-m�me est un ancien officier de l'arm�e prussien- ne. (1740-1750) |
| C'est la raison du rapport demand� au colonel Greuzbourg en rapport avec cet incident: �J'ai l'honneur de vous envoyer le rapport touchant les trois d�serteurs que l'officier de mon corps a pris � St- Charles, comme aussi la r�ponse � la plainte du capitaine Morin de St-Roc. Votre excellence verra par la derni�re que les choses ont �t� particuli�rement exag�r�es par le capitaine de milice qui n'�coutait que son Beaufils.� Monsieur, Votre tr�s ob�issant serviteur, Greutzbourg. La Pointe de L�vy, le 1er septembre 1780. |