| ALTERCATION ENTRE UN HABITANT ET DES SOLDATS PRUSSIENS. |
| Nous sommes en 1780, � l'�poque de la guerre d'ind�pendance am�ricaine. La Grande Bretagne manquant de soldats, fit ap- pel � des mercenaires allemands pour mater l'insurrection am�ricaine. 30000 soldats prussiens ou allemands furent en- voy�s � la rescousse dont quelque 10000 ou 12000 s�jour- n�rent dans la "Province de Qu�bec" |
| Voici le texte int�gal du rapport du lieutenant C.Horn du Corps des Chasseurs Hesse-Hanau: �Je fus command� le 17i�me du mois d'ao�t, d'aller avec deux bas-officiers et 21 Chasseurs, jusqu'� Yamaska pour attraper des d�serteurs des troupes de Brunswic.� �Pour faire ce chemin, avec d'autant plus de promptitude, et � cause de la chaleur, je marchais la nuit, et me fit commander par le capitaine de milice � St-Roc, une charrette, pour trans- porter le bagage et la provision qui me suivait de loin, jusqu'� Ste-Anne. L'habitant qui menait �tait tellement enivr� qu'il versait deux fois la charrette, ce qui perdre de g�ter la pro- vision des troupes.� |
| �Le gourmander lui reprochant sa n�gligence et le mena- �ant s'il n'�tait pas pr�voyant � l'avenir, mais l'habitant r�pli- qua insolemment: "Vous ne m'avez rien � commander, je me fous aussi bien de votre officier que de vous. Je fais ce qui me pla�t."� |
| �Le Chasseur Land, se trouvera offens� et par un homme � qui la boisson faisant parler, continuaient tranquillement leur chemin, et lorsqu'ils arriv�rent � St-Roc, ils lui di- saient de mener le bagage devant la maison o� je voulais passer le reste de la nuit, quoique cette maison �tait bien proche, l'habitant refusait nettement de passer la porte du capitaine de milice, et recommen�ait d'insulter les Chas- seurs, la dessus un des Chasseurs lui donna une coup du plat de couteau de chasse, mais l'habitant prit un b�ton de la charrette, et en frappa la t�te de ce Chasseur.� |
| �Alors les autres Chasseurs, pour le mettre � la raison et pour leur propre d�fense, lui donnaient quelques coups de sabre plat. L'habitant ayant quitt� la charrette, me rencontra en chemin pouvant � peine se faire entendre, qu'il avait �t� maltrai- t� . Je t�chai de le tranquilliser, en lui disant de punir sur le champ ces Chasseurs, ce que je fis aussi en donnant � chacun quelques coups de sabre plat; mais l'habitant non content de cel�, commen�a � m'insulter moi-m�me, en di- sant: " Je me fous de vous"� |
| Un jour, il s'est produit un incident dans lequel un habi- tant du nom de Morin qui tardait semble-t-il � d�griser, eut maille � partir avec des soldats prussiens, o� plut�t l'in- verse selon le rapport du lieutenant Horn du Corps des Chas- seurs Hesse-Hanau. |
| �Voyant, que la boisson l'avait priv� de la raison, je le chas- sais en lui disant seulement,, qu'il avait bien m�rit� d'�- tre maltrait� par les Chasseurs � cause de sa mauvaise conduite, et je fis renvoy� la charrette avec son cheval par le sergent de milice de Ste-Anne.� |
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