LE QUÉBEC PENDANT LA GUERRE D'iNDÉPENDANCE AMÉRICAINE:
DÉSERTIONS CHEZ LES SOLDATS PRUSSIENS.

Bonjour à tous,

Tel que mentionné dans un document précédent, au contact de la population et de l'atmosphère ambiant, en plus de l'ennui et de l'implacable routine militaire, les vertus intitiales des troupes se sont passablement effritées avec le temps. Une situation qui amenait Haldimand à vouloir sortir les militaires allemands de chez l'Habitant pour les consigner dans les casernes. Une chose qui s'est avérée impossible. (Voir le chapitre portant sur "l'Hébergement des soldats."

Les soldats étant pour la plupart des conscrits, sentent que cette guerre après tout ne les concerne pas, de sorte qu'un grand nombre d'entre eux sont tentés de prendre la clé des champs. Dans leur quartier d'hiver les récits des jeunes gens "coureurs des bois" de retour dans leur foyer racontant leurs aventures dans les profondeurs de cette Amérique mystérieuse, ne sont pas sans les rendre songeurs.

Cependant, pour déserter en aussi grand nombre, malgré les sanctions très sévères. il leur fallait rencontrer une certaine sympathie dans le population, ce qui n'a pas manqué, semble-t-il.

Pourtant, ces désertions en aussi grand nombre ne pouvaient être tous provenir d'initiatives individuelles. Il nous apparaît évident, qu'il y avait un mouvement structuré d'activistes pro-américains pour favoriser ces désertions. Il fallait les planquer, leur fournir des vivre, des vêtements, etc. Le but des ces activistes était de paralyser l'action des troupes allemandes, en leur privant de bons éléments.

La situation était telle qu'en 1782, le Général Major Riedesel, émit un ordre général destiné aux troupes de Brunswic, menaçant des pires sanctions les déserteurs, allant jusqu'à la peine de mort, dont voici un extrait:

"Le Général Major Riedesel a eu la mortification de voir par les fréquents Rapports, et par le grand nombre d'interrogatoires, que malgré les châtiments corporels tant exemplaires que sévères, et même par des punitions de la vie, il n'a pas pu jusqu'ici déraciner une Esprit criminel et déshonnête de Désertion, qui a empoisonné nombre de Soldats du Corps de Troupes confiés à lui, au contraire, il voit avec chagrin, que le nombre de ces indignes et parjures Soldats augmentent, et se manifeste encore plus de jour en jour, par des Désertions délibérées, tant particulières, qu'en Complots.."

ET son ordre du jour se termine ainsi:
"Si néannmoins, après la Publication de cet ordre un Déserteur qualifié à cette prompte punition, sera rattrapé, le Général Major Riedesel, après lee Rapport fait à lui, et le STAND REICHT, a tenu, ordonnera de faire "arquebuser" le Criminel."

Donné à Sorel, ce 18 mai 1782.

Quant aux désertions et l'assistance procurée par la population, voici un extrait du rapport du Colonel Speth adressé à Haldimand, daté di 12 janvier 1780. (de Berthier)

"que par l'inquisition contre un déserteur, on a découvert que encore une fois, divers habitants sont complices de leurs désertions parce qu'ils les ont assités de diverses façon, leur fournissant des habillements canadiens et des vivres les cachant chez eux, ou en quelque autre partie." Il conclut en demandant des sanctions contre ces habitants trop hospitaliers.

Voici un extrait d'un rapport portant sur les sanctions arrêtées pour un groupe de 16 déserteurs.

"La Cession du Tribunal de Guerre a condamné ces déserteurs à la punition suivante:

==Le Soldat Metzdorf comme auteur du complot condamné à mort:
--Le Soldat Petersdorf comme associé de son crime et puisque qu'il a pareillement débauché quelques uns: à 7200 coups de baguettes.
--Les Soldats Heper, Funck, Ronvcholer et Muller, chacun 4500 coups de Baguettes.

Pour les autres soldats les sanctions de 2400 à 3600 coups de baguettes
ont été appliquées.

Finalement, un dernier soldat pour avoir eu connaissance du complot, mais
ne l'ayant pas rapporté devait recevoir 1200 coups de baguettes, même s'il
n'avait pas déserté. Berthier, le 18 octobre 1780.

Il est inutile de chercher ce chapitre dans le "Canada, une histoire populaire."

Voir aussi le LIEN;

Sources:
"Les Annales du Csnada 1887-1888"
"La Collection Haldimand Université Laval"
"Les Mercenaires allemands au Québec en 1776-1783)
par Jean-Pierre Wilhelmy

LE QUÉBEC PENDANT LA RÉVOLUTION AMÉRICAINE

«DOCUMENT No-1»» <.
Hosted by www.Geocities.ws

1