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. "Le Canada, une histoire populaire" 2i�me partie LES LOYALISTES Dans l'ouvrage ou la t�l�s�rie en titre, la seule mention que l'on fasse de Haldimand, est lorsqu'il doit ex�cuter un soi-disant ordre de son pr�d�cesseur Carleton, relativement � l'accueil des Loyalistes (page 155). Aussi pour combler cette lacune pour cette partie oubli�e de l'histoire, la p�riode se d�roulant sous le mandat de Haldimand, soit celle entre 1778 et 1784, nous ferons le r�cit des �v�nements qui s'y sont d�roul�s. Voici une biographie de Frederick Haldimand: Il est n� le 11 ao�t 1718, � Yverdon, Suisse. Il fit carri�re dans le r�giment du Margrave appartenant � l'arm�e prussienne. Il y fit son entr�e en 1740, comme officier, et devint commandant avec le grade de lieutenant-colonel en 1750. Il passa � l'arm�e britannique en mars 1756. Il joignit le r�giment Royal American en mars 1756, avec le grade de lieutenant colonel. Par la suite, Haldimand remplit une s�rie de fonctions occupant diff�rents postes de la Floride � New-York, gravissant les �chelons passant de colonel en titre � celui g�n�ral. En 1778, il est nomm� gouverneur de la "Province de Qu�bec" en remplacement de Guy Carleton. Il occupa ce poste jusqu'en 1784, remplac� par Guy Carleton revenu sous le nom de Lord Dorchester. Dans la t�l�s�rie, la p�riode de la guerre d'Ind�pendance am�ricaine se
D�s son arriv�e en fonction, Haldimand suite � l'afflux des r�fugi�s loyalistes en provenance des �tats "rebelles" dut s'occuper de les loger. � cet effet des camps furent �rig�s et des corv�es furent apppel�es pour les travaux de construction. C'est d� � l'initiative du seigneur Conrad Gugy qui sugg�ra au gouverneur
Haldimand l'am�nagement de camps sur sa seigneurie pour recevoir les
Loyalistes. Conrad Gugy, ancien subalterne de Haldimand, juge de paix, membre du conseil l�gislatif, seigneur de Yamachiche, �tait demeur� sur les lieux lors du passage de l'arm�e am�ricaine venue � Trois-Rivi�res � l'invitation des notables de la place. Elle �tait en route pour Qu�bec. La milice pro-am�ricaine s'empressa de cueillir Gugy et de le traduire devant le colonel James Livingston. Il �tait accus� d'avoir menac� de fouet des partisans de la cause am�ricaine, en majorit� dans la r�gion. On ignorait semble-t-il que Gugy et le colonel Livingston sont associ�s dans le commerce de c�r�ales destin�es au march� de la Nouvelle-Angleterre. � tout �v�nement, Gugy fut rel�ch� muni d'un encombrant sauf-conduit �crit et sign� de la main du colonel Livingston. Un sauf-conduit que Gugy eut l'imprudence de d�poser au greffe du notaire Benoit Leroy. Le premier contingent de r�fugi�s arriv�s sur place � l'automne 1778, est compos� de 110 enfants, 47 femmes et 32 hommes. La pr�sence de nombreux enfants dans le camp a d� mettre � l'�preuve la patience des cultivateurs oeuvrant aux environs de ce camp. Ces enfant on eu droit quand m�me � une �cole pay�e par la couronne, un privil�ge que n'avait pas la population locale. Quant au comportement de ces r�gugi�s, de ceux qui allaient suivre, il ressort de la correspondance entre Gugy et Haldimand, que l'attitude de ces r�fugi�s est qualifi�e par le Colonel Mathiews, responsable de ces camps, d'insolente et ceux-ci sont jug�s peu enclins au travail. Haldimand de rench�rir en affirmant que la source de leur malheur est leur paresse. On refusait entre autres d'assumer les corv�es relativement � l'approvisionnement du camp et � l'entretien des lieux. Au d�but de mai 1784, au grand soulagement de la population, des arrangements furent pris pour diriger les loyalistes sur des terres situ�es dans la Baie des Chaleurs, et surtout � Cataraqoui (Kingston), sur des terres qu'on dit avoir achet� des Indiens. Comme on �tait encore dans la "Province de Qu�bec, on a cr�� � cet endroit un district autonome, pour les soustraire � l'application des lois fran�aises dont ils avaient horreur. Le d�m�nagement des derniers contingents prit rapidement l'allure d'une expulsion comme en t�moigne le document suivant: Le 6 mai 1784: Document d'archives: B.63, page 464 -Colonel Mathiews � Conrad Gugy: "Avis devra �tre donn� aux loyalistes � Machiche de s'embarquer � une minute d'avis, et l'on avertira ceux qui ne d�sirent pas prendre ces terres que la distribution des provisions cessera aux d�part des colons." Dans les prochains articles, parmi les sujets trait�s:il sera question de: --H�bergement des soldats prussiens chez l'habitant, �ACCUEIL� ��CAPITULATION DE TROIS-RIVIERES�� R�f�rences: "Dictionnaire biographique du Canada"
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