La capitulation de Trois-Rivières en 1775


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--LA CAPITULATION DE TROIS RIVIERES.

À la mi-novembre 1775, un groupe de notables de Trois-Rivières, ayant à leur tête le notaire Jean-Baptiste Badeaux, délèguent celui-ci à Montéral, avec mission de présenter une pétition au général Mongomery, le priant en des termes non-équivoques de s'amener avec son armée aux Trois-Rivières.

C'est ainsi que de fin novembre 1775 au début de mai 1776, Trois-Rivières et sa région furent sous le contrôle du régiment canadien au service de l'honorable Congrès, commandé par le colonel James Livingston, une figure bien connue dans la région, et cousin du général Richard Mongomery.

Au début de mai 1776, après l'échec des armées de Montgomery et de Benedict Arnold devant Québec, et l'arrivée en renforts de régiments anglais et allemands, les Américains se retirent.

Devant la tournure des évènements, le groupe qui avait sollicité Mongomery de se rendre à Trois-Rivières, exerce maintenant son aplat-ventrisme devant l'autre camp

Néanmoins, le brave notaire Badeaux produisit un compte à l'intention du groupe, réclamant ses dépenses pour les déplacements à Montréal. Une note dont il attend toujours le règlement.

--Arrestation du seigneur Conrad Gugy.

Lorsque l'armée américaine s'amena aux Trois-Rivières à la fin de novembre 1775, des membres de la milice pro-américaine sous la conduite de François Guillot dit Larose allèrent cueillir le seigneur Conrad Gugy, juge de paix, membre du Conseil Législatif et seigneur de Yamachiche. Il l'accusaient d'avoir menacé de fouet des partisans de la cause américaine, en majorité dans la région.

Conrad Gugy, un citoyen suisse appartenait au Royal American de l'armée britannique. Il avait le grade de lieutenant et combattit sous les ordres de Wolfe en 1759. Par la suite, en 1764, il acquit aux enchères deux seigneuries à Yamachiche. Son frère Barthélémy Gugy faisait partie alors de la garde suisse de Louis XVI.

Guillot dit Larose et son groupe firent donc comparaître Gugy devant le commandant américain,le colonel James Livingston.

Ce qu'ils ignoraient semble-t-il, était que Conrad Gugy est un ami et une relation d'affaires du colonel Livingston. Ce dernier visiblement contrarié, ordonnait le relàchement du Sieur Gugy lui octroyant même un sauf-conduit en bonne et due forme, mais qui allait s'avérer encombrant dans l'avenir.

Il n'en reste pas moins que Conrad Gugy, selon toute vraisemblance a dû s'expliquer au gouverneur Carleton, comment lui un important personnage du gouvernement ait pu s'en tirer aussi facilement face aux "rebels" américains. surtout en possession d'un pareil sauf-conduit, de surcroît déposé au greffe du notaire Benoit Leroy de Yamachiche.

Il a dû sûrement expliqué la raison pour laquelle, connaissant la venue imminente de l'armée américaine, il était resté sur place dans son manoir, à Yamachiche

Conrad Gugy, Suisse d'origine, personnage coloré, fut néanmoins considéré comme un agent de développement fort apprécié dans la région.

Certaines initiatives comme la mise sur pied conjointment avec James Livingston (plus tard colonel) dès l'année 1770 d'expéditions de foins et de céréales en Nouvelle-Angleterre, assurèrent la prospérité pour plusieurs générations d'agriculteurs de la région. Ces activités ont perduré jusqu'au début de la dépression des années 1930.

Quant au colonel James Livingston, il est le cousin de Robert E. Livingston, ambassadeur des États-Unis en France. Ce dernier a initié les négociations avec Napoléon pour la cession de la Louisiane aux États-Unis.

«La lettre du colonel Livingston.»

«ACCUEIL»

««HÉBERGEMENT DES SOLDATS»».

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