Plovdiv
est la deuxième
ville de Bulgarie. Fondée par le père d’Alexandre le
Grand – le roi Philippe au 4e siècle av.JC, elle a gardé
son importance à travers les âges. Son ancien centre
compte parmi les plus belles villes de l’époque du Réveil
National. L’impressionnant théâtre romain, construit au
1er siècle av. JC offre toujours sa scène à des
concerts et des représentations d’opéra. Il y a aussi
l'ancien amphithéâtre romain, en marbre, situé
près de l'entrée sud de la forteresse, construit par
Marc-Aurèle au 2e s, très bien
préservé. La ville regorge de boutiques
d’artisanat, de bars et de restaurants, où il est
agréable de prendre un verre sous une treille de vigne ou un
arbre centenaire. Deuxième ville de Bulgarie après Sofia,
Plovdiv occupe une position clé dans la plaine thrace.
Déjà habitée à l'époque
préhistorique, elle fut conquise par Philippe II de
Macédoine qui lui donna le nom de Philippopolis. Les empereurs
romains Claude (46 de notre ère), puis Marc-Aurèle
(161-180) s'en emparèrent. Ce dernier entoura de remparts les
trois collines de la ville et lui donna le nom de Trimontium (Dzhambaz
Tepe, Taxim Tepe et Nebet Tepe). La prospérité qu'elle
connut grâce aux Romains fut anéantie par l'invasion des
Goths, puis des Huns. Reconstruite par l'empereur Justinien, elle fut
revendiquée avec acharnement par les Byzantins et les Bulgares,
et changea onze fois de mains avant d'être prise par les Turcs,
en 1364, qui ne l'évacuèrent qu'après la guerre de
Libération. Vous visiterez dans la ville neuve: l'église
Svéta-Marina pour ses décorations de bois et les
icônes de Stanislav Dospevski; la Tour de l'horloge, l'une des
plus anciennes d'Europe; la Galerie d'art qui possède un
très bel ensemble de peintures bulgares; l'imposante
mosquée Djoumaïa; le Musée archéologique (1,
Saedinenie Sq., tel.: 032 224339), qui possède l'étonnant
trésor thrace de Panagyourichté; la mosquée Imaret
du XVème siècle. Mais il faut aussi circuler à
pied dans le vieux Plovdiv pour voir ses remparts, l'église de
la Vierge (1844) de Saint-Constantin-et-Sainte-Hélène
(1832), et de St-Marina (1856), intéressante pour ses boiseries,
et les maisons anciennes: la maison de Nèdkovitch et celle de
Dantchov, la maison de Georgiadi qui abrite le musée de la
Libération (1, Tsanko Lavrenov, fermée le dimanche), la
maison de Lamartine (appelée aussi de Georgi Mavridi, 19 Knyaz
Tseretelev), qui accueillit le poète en 1833 et qui maintenant
est le siège de la Fondation des écrivains bulgares,
(19, le Musée ethnographique, très
intéressant, qui est aménagé dans une belle
demeure construite en 1847 par le maître Hadzhi Georgi (2, Dr.
Chomarov, fermée lundi et vendredi am), la maison Argir
Koyumdzhiouglu, de Hadzhi Dragan (32, P.R. Slaveikov), de Artin Gidikov
(15, 4th January), de Birdas (45, Suborna), de Veren Stambolyan (15,
Cyril Nektariev), abritant la Fondation des artistes bulgares, et bien
d'autres encore! Six ponts traversent la rivière Maritsa. Voir
photos du centre ville sur
thybo.net 1,
thybo.net
2
et
abvg
. Pour des vues panoramiques de Plovdiv, cliquer
abvg 2
et les
monuments
à y voir. Abvg nous offre aussi une série de 295 photos
sur Plovdiv
ici.
Belles photos, aussi, sur
smarthotelbulgaria,
à faire rêver et soupirer...! D'autres encore sur
csne_bulgaria
Asenovgrad - Voir 2 superbes
photos
ici:
ce sont celles de l'église Sveta Bogoroditsa. Voir aussi un
texte (anglais) avec plusieurs photos sur
plov.info Et... on y
produit et vend du
vin!! Autres
photos de la forteresse médiévale Assenova krepost sur
abvg. et
csne_bulagria (ici,
y suivre les instructions pour agrandir la photo).
Bachkovo - Le monastère
Bachkovski, le 2e plus populaire (éviter le dimanche!). -
29 km au sud de Plovdiv, 11 km au sud de Asenovgrad dans la
vallée de la rivière Chaya aux pieds des Rhodopes. Dans
cette région, beaucoup d'églises, de chapelles et de
monastères. Celui de Bachovski a été fondé
au 3e s par les frères géorgiens Abbassi Bakouriani.
Détruit par les Turcs au 15e s, et restauré au
début du 17e s. Bibliothèque monastique
intéressante. Grande variété de produits
artisanaux locaux à vendre. Déguster le café
kebapche, et les BBQ, les poissons frais. Restaurant "The waterfall"
recommandé. On peut coucher au monastère pour 10 leva,
salles de bain partagées et pas d'eau chaude. Pas
nécessaire de réserver.
Le Monastère
(voir d'abord la superbe photo d'Alan Grant
ici.) -
Considéré par beaucoup comme le fleuron des
monastères du Rhodope, Batchkovski manastir se situe dans le
défilé de l'Assénitsa, à environ 2 km du
village de Batchkovo. Après avoir parcouru une petite
route (à gauche, en sortant du village), au fond d'une
vallée boisée, on débouche sur une
clairière dominée par les sommets Momina skala et
Tchervénata sténa. Là se dresse le
monastère, vaste édifice de deux étages,
bâti sur un plan quadrangulaire. Près de celui-ci, le
torrent Klovia qui se jette dans l'Assénitsa et dont une partie
des eaux est amenée au monastère pour former un jeu
gracieux de fontaines. Si l'extérieur du bâtiment, avec
ses murs épais entièrement en pierre, donne une
impression sévère, celle-ci disparaît dès
que - passé l'imposant portail - on pénètre dans
la cour intérieure, entourée d'élégantes
galeries de bois. Au milieu de celle-ci, l'église de
l'Assomption construite en 1604. Eglise monumentale (12 x 22
mètres), de forme cruciforme, à trois absides, une
coupole et un narthex spacieux, elle se révèle la seule
de ce type à avoir été bâtie sur les terres
bulgares durant la période du joug turc. Ses murs
extérieurs sont revêtus de marbre et sa coupole
s'élève sur un tympan polyédrique.
Décorée de fresques en 1643, il n'en reste -
hélas! - que celles du narthex: représentation
monumentale du Christ Pantokrator, images d'anges et de saints hommes,
composition de la Dormition de la Vierge. Parmi les peintures, on
notera particulièrement les portraits des donateurs -
représentés à gauche de la porte d'entrée
de l'église - qui, par la sévérité, le
schématisme et les attitudes figées des personnages, sont
très éloignés des tendances artistiques de
l'époque. En sortant, à gauche, on remarquera aussi
l'icône miraculeuse de la Vierge qui date de 1310 et est une
petite merveille artistique, d'origine géorgienne, censée
guérir les femmes stériles. A proximité,
s'élève aussi l'église Saints-Archanges dont il
semblerait qu'elle pourrait être la plus ancienne du
monastère. Le lieu cultuel est situé à
l'étage (soutenu par six colonnes massives en maçonnerie)
et on y accède par un petit escalier en bois. Sa partie
inférieure a la forme d'un exonarthex et fut
décorée par Zacharie Zographe - en 1840 - de peintures
murales. Dirigeons-nous, à présent, vers la partie sud de
la cour: nous y trouvons l'église Saint-Nicolas. L'histoire de
celle-ci commence en 1837, alors que le monastère - devenant de
plus en plus riche - ne parvient plus à caser, dans ses deux
églises intérieures, les fidèles venus des
environs les jours de fête patronale. On en construit donc une
nouvelle qui sera, toujours en 1840, également ornementée
de fresques par Zacharie Zographe. Excellent choix d'artiste, qui fera
entrer le monastère de Batchkovo comme un lieu incontournable
dans l'histoire de l'art bulgare. En effet, ces fresques sont les
premières compositions de genre, témoignent de la
conscience nationale de leur auteur et sont agrémentées
de paysages d'un réalisme surprenant. Ainsi, le Jugement dernier
- qui fit scandale en son temps - montre lles contemporains de Zographe,
paysans et bourgeois, en costumes traditionnels. Petit clin d'œil du
maître, motivé par le fait que les notables de Plovdiv
s'étaient opposés à l'ouverture d'une école
bulgare dans leur ville: on pouvait reconnaître les
épouses de ceux-ci dans le groupe de pécheurs
livrés aux flammes de l'enfer, tourmentées par des
diablotins grimaçants. On peut remarquer aussi, parmi les
personnages peints, un autoportrait de l'artiste. Quittons
l'église et, après être passés au
musée et à la bibliothèque, rendons-nous au
réfectoire, qui occupe une partie du premier étage de
l'aile méridionale des bâtiments d'habitation. Le coloris
des peintures (dont la plupart furent exécutées en 1643),
les sujets variés, la richesse des images y produisent un effet
extraordinaire. La voûte est recouverte de portraits
d'écrivains et de philosophes de l'antiquité, tandis que
sur les murs longitudinaux se suivent des images et des
événements bibliques. On y trouve également la
représentation - très rare dans l'art bulgare - des
conciles ecclésiastiques, et ce, dans leur totalité et
par ordre chronologique. Du côté nord, une vaste
composition d'Alexis Athanassov (seconde moitié du XIXème
siècle): la Procession de l'icône miraculeuse.
Basée sur le modèle d'une plaque de cuivre de 1807,
servant à l'impression d'estampes du village de Batchkovo et de
ses environs, elle représente - avec ses pélerins
vêtus selon la mode de l'époque - un véritable
tableau de mœurs. Abandonnons, à présent, le
monastère (non sans admirer, au passage, le grand nombre de
colonnades et les tchardatsis spacieux qui diversifient les
bâtiments d'habitation!). Ouf! La visite est finie. Ben, non! Car
il nous reste à voir la petite église
Sainte-Trinité à 300 mètres de là. On y
accède par un chemin partant à l'est. En fait, il s'agit
du seul bâtiment préservé du monastère
médiéval, détruit au XVIème siècle
lorsque le flot du fanatisme musulman submergea les terres bulgares.
Son intérêt architectural est certain: construit sur deux
étages (l'église, de 18 m sur 7, surmontant une crypte)
avec plusieurs narthex, on y note certaines influences
étrangères (d'origines syrienne, arménienne,
géorgienne) et, cependant, la maçonnerie (briques et
pierres alternées) est typique de la construction de Pliska et
de Preslav. Mais ce qui fait de l'ossuaire un monument exceptionnel de
la culture bulgare, c'est son ornementation picturale. Ainsi, des
fresques datant les unes de la fin du XIème et du début
du XIIème siècle, les autres du XIVème, y ont
été conservées. Les premières - documents
précieux illustrant une époque qui ne nous a
laissé que peu de témoignages artistiques - appartiennent
à un art aulique: le dessin accusé et puissant de
personnages aux visages sévères et contemplatifs, les
coloris éclatants soulignent l'épanouissement du
système théocratique sur lequel était fondé
le pouvoir impérial byzantin. Parmi les peintures murales du
XIVème siècle, on notera particulièrement les
portraits, grandeur nature, du tsar Ivan-Alexandre et de la famille
impériale. Bien que fortement endommagés, ils
présentent un intérêt historique certain et
attestent de la sollicitude des souverains bulgares du second Empire
envers le monastère. - Voir texte sur
belgaria (cliquer sur
Batchkovo) et photos sur
pbase 1,
pbase 2 et
pbase 3,
texte (anglais) et superbes photos sur
abvg.
et photos sur
smarthotelbulgaria
Chirpan - (20,468 habitants),
située dans la partie centrale du Gornotrakiiska (haute Thrace),
le long de la Tekirska, à 51 km au nord-est de Plovdiv et
à 39 km de Stara Zagora. Lieu de naissance du poète Peyo
Yavorov. Musée d'histoire et d'archéologie.
Maison-musée de Yavorov (22, Kracholovi, au centre-ville). La
maison de G. Danchov (où on offre de la cuisine bulgare) est un
bel exemple de l'art du Renouveau bulgare. Les maisons de Tyankov et
Manchev sont remarquables pour leur architecture du siècle
dernier; ce sont maintenant des restaurants avec un intérieur
authentiquement 19e. A 25 km au nord-ouest et à 2 km du village
de Medovo, il y a un phénomène naturel de pierre, la
Kamenna Svatba. (Mais malheureusement trop loin pour nous...) - Voir
texte (anglais) sur
get.info.bg
et sur
chirpan.net (armez-vous de
patience, le site est très long à
télécharger!)
Kazanlàk - (54 021
habitants) - Capitale de la Rose, cette ville située dans la
Vallée de la Rose est surtout connue pour le magnifique tombeau
thrace, découvert en 1944 et classé au patrimoine mondial
de l'humanité par l'U.N.E.S.C.O. Avant d'étudier
celui-ci dans les détails, voyons cependant les autres sites
touristiques de la ville. Le Centre d'études
expérimentales sur la culture et la distillation de la rose (49
rue Osvobojdénié; tèl. 0431/22.039 ou 23.170)
abrite - à l'époque de la floraison - plus de 200
variétés de roses oléifères (qui ne sont
pas les plus jolies) mais, aussi, près de 2000 sortes de roses
décoratives. Le musée mondial de la Rose (8.30 am-5 pm
tous les jours) mérite également une petite visite:
différents documents, photos, flacons, anciens appareils de
distillation, outils et instruments y sont présentés
à la curiosité du public. Sur la place du Vieux
Marché - près de la gare - une vieille mosquée,
quelques antiques boutiques et tavernes rappellent le caractère
oriental qu'avait la ville au siècle dernier. D'autres endroits
valent aussi le déplacement. Ainsi, la splendide iconostase de
l'église Ouspénié Bogoroditchno ravira les
amateurs d'art, tandis que le Foyer de lecture Iskra enthousiasmera les
rats (bulgarophones) de bibliothèques. En effet, cet endroit -
fondé en 1873 - comprend aujourd'hui plus de 50.000 ouvrages et
se place, en ce qui concerne le volume des échanges
effectués, dans les tous premiers rangs des bibliothèques
bulgares. Un musée et une salle de théâtre y sont
annexés. Sur la colline Dyoulbeto, un mausolée turc (qui
contiendrait les restes de soldats ottomans) commémore les
âpres combats qui se sont déroulés - au
XIVème siècle - dans les environs et, près du
tombeau thrace, s'élèvent les ruines d'une construction
à coupole en brique: il s'agirait des vestiges de la
sépulture de Saradja Pacha, chef militaire turc qui aurait
fondé la ville actuelle. Avant de terminer la visite de Kazanlak
- si vous vous y trouvez le premier dimancche de juin - ne manquez pas
le Festival de la Rose: commencé tôt le matin - dans les
champs, près du Centre d'études expérimentales sur
la culture et la distillation de la rose - par la
cérémonie de la cueillette, suivie de chants et de danses
folkloriques, il se continue par un cortège carnavalesque qui
s'achemine vers la ville. Conduit par Baï Ganiou (personnage
caricatural, représentant un commerçant parvenu, goujat
et sans-gêne qui parcourt le monde afin de vendre son essence de
rose!), le défilé se clôture par le char du roi et
de la reine des roses... non sans avoir, au passage, aspergé les
spectateurs d'une pluie d'eau de roses et en avoir ceint quelques-uns
d'un collier parfumé, composé de ces fleurs.
L'église St-Jean-le-Précurseur, construite en 1844. En
1877, la plus grande partie des fresques ont été
détruites, mais restaurées en 1936 par Stefan
Ivanov, Nikola Marinov et Dechko Uzunov. On y trouve aussi 2
médaillons, peints par Choudomir et Mara Chorbadzhiiska.
L'église de la Ste-Trinité (1834), de St. Iliya le
Prophète (1866), où les ossements de 200 citoyens qui s'y
étaient réfugiés en 1877 sont exposés dans
le cimetière. Quelques photos folkloriques sur
csne_bulgaria
LE TUMULUS THRACE- Situé dans le secteur nord-est de la
ville, dans le Parc Tyulbeto, on y arrive en prenant la direction de
Bourgas. 7,5 m de haut, pour un diamètre de 36,5 m,
destiné à la dépouille mortelle d'un souverain.
Découvert par le plus grand des hasards, ce tombeau - du
début du IIIème siècle avant notre ère (ou,
peut-être, de la fin du IVème) - est unique en son genre
parmi les sépultures thraces étudiées à ce
jour (plus de 400 tumuli - dont certains sont attribués aux
Celtes - sont répertoriés en Bulgarie, à peine
quelques-uns ont été examinés de près
jusqu'à présent!). En effet, contrairement aux autres
tombes (toutes en blocs de pierre), il est l'unique exemple où
la brique est utilisée comme matériau de construction. De
plus, avec le tombeau de Maglige, il est le seul décoré
de fresques murales. De dimensions réduites - comparé,
par exemple, au tombeau de Mézek - il se compose d'un vestibule
à ciel ouvert et d'un étroit corridor (dromos) - couvert
d'une toiture à deux pans - qui conduit, deux mètres plus
loin, à une chambre funéraire en forme de ruche (2,65 m
de diamètre, pour une hauteur maximale de 3,20 m sous la
coupole). Cette coupole a la forme d'un dôme tronqué et
est recouverte d'une dalle de granit. La base des murs est enduite de
stuc et les orthostates du dromos sont noirs, entourés de
rangées de blocs blancs. Dans la chambre funéraire, cette
disposition est inversée: orthostates blancs, entourés de
blocs noirs. Les peintures, les motifs décoratifs qui recouvrent
la voûte et les murs de la sépulture sont un des
chefs-d'oeuvre de l'art antique et tout porte à croire - aux
dires des archéologues - qu'un grand maître hellène
a travaillé ici... certains avancent même qu'il fut un
élève d'Apelle, portraitiste d'Alexandre le Grand.
D'origine minérale (oxyde de cuivre, ocres divers, craies),
toutes les teintes connues à l'époque sont
présentes: le rouge, surtout, prédominant en tons
multiples selon l'usage; le noir, le blanc et le jaune, puis les
couleurs brune, rose, bleue, verte. La douceur des coloris pastels, la
légèreté, la finesse des lignes et de la
composition, en pleine harmonie avec l'architecture, nous portent - une
fois encore par-delà les siècles - témoignage du
bon goût artistique des anciens. Avant de décrire les
peintures, imprégnons-nous - avec Hérodote - de
l'atmosphère qui présidait aux rites du trépas
chez les Thraces: "Les Thraces ont leur cadavre exposé pendant
trois jours; après de multiples sacrifices d'animaux et diverses
offrandes, on prépare des banquets, dernières
réjouissances de départ, puis on pleure le défunt
avant de l'incinérer ou de le mettre simplement en terre. Ultime
libération? On fait ensuite ériger un tumulus et
organiser des compétitions" (Rappelons aussi qu'avec le mort, on
enterrait également sa femme préférée et
ses meilleurs chevaux, sacrifiés après le
décès). Dans le tombeau de Kazanlak, la
première série de fresques est exécutée
dans le corridor. Composée d'ornements inspirés par le
règne animal, la frise inférieure se mélange avec
des motifs architecturaux décoratifs. La frise
supérieure, elle, est relative aux faits d'armes du
défunt: les fantassins et cavaliers thraces y font face à
des ennemis, reconnaissables à leurs armes - tels ce poignard
incurvé d'un fantassin oriental ou ce bouclier oval d'un
guerrier celte - ou à leur aspect physique - tels ces visages
basanés des mercenaires d'Alexandre le Grand. Mais ce sont
surtout les fresques de la chambre mortuaire qui étonnent. Face
à l'entrée, le mort - visage grave - et son épouse
- figure pathétique posant une mainn délicate sur le bras
bronzé et musclé de son mari - sont
représentés dans une scène de banquet
funéraire. A la droite de l'homme, une femme portant un plateau
chargé de grenades et de pommes est suivie d'un échanson
offrant une coupe. Derrière, deux musiciennes jouent des
trompettes du trépas. Sur la table basse, du pain coupé
se mêle à d'autres mets et, tandis qu'à
l'arrière de l'épouse deux servantes lui tendent l'une
deux coffrets, l'autre une chlamyde bleu-clair, un quadrige - aux
chevaux énergiquement retenus par un jeune palefrenier - termine
cette partie de la fresque. La frise supérieure, décorant
la coupole, est consacrée aux divertissements qui devront
charmer le défunt dans l'au-delà: trois chars aux chevaux
piaffants y tournoient dans une course folle. Bon! Maintenant que
nous vous avons mis l'eau à la bouche, annonçons la
mauvaise nouvelle (avant la bonne): pour la préservation de
cette petite merveille, et afin d'y maintenir la température
nécessaire à la conservation des fresques (15 à
18°, et une humidité de l'air ambiant de 65 à 70%),
le tombeau n'est pas accessible au public. Pourtant, comme à
Lascaux, une parfaite réplique - à 50 mètres de
l'original - peut être visitée. (8 am-6 pm, du lundi
au vendredi). Voir texte sur
belgaria (cliquer Kazanlak dans la lite), texte (allemand) et
photos sur
smarthotelbulgaria
Shipka - Nom de la Passe
à travers les monts balkans sur la route entre Rousse, Stara
Zagora et Edirne en Turquie, à 1,330 m d'altitude. Une des plus
grandes batailles russo-turques (1877-1878) y a eu lieu. Un Corps de
Volontaires bulgares a été formé comme partie de
l'armée russe. Tenue par les Turcs, elle a été
prise par surprise par une garnison russe en juillet 1877. En riposte,
les troupes turques attaquent Shirpa en août. Les forces
russes, incluant 7,500 volontaires bulgares, ont combattu contre 30,000
Turcs et ont dû se rendre. Après la capitulation de la
Turquie en décembre, les Russes commencèrent une avance
généralisée et, en janvier 1878, ils ont
ré-attaqué les Turcs à la Passe de Shirpa. Le 9
janvier, les Turcs se rendent. Sur le Pic de Shirpa se trouve le
Monument de la liberté (31,5 m de haut) en l'honneur des soldats
russes et bulgares qui ont combattu farouchement. On y accède en
montant 894 marches. On y trouve aussi un lion de bronze à
l'entrée, un ensemble de monuments et de répliques des
positions stratégiques, ainsi qu'une fosse commune. Il se trouve
sur le mont Stoletov au sud de la Passe de Shirpa. (visites tous les
jours de 9h am à 5h pm, guides sur demande.) - Tout près,
un autre endroit historique de bataille se trouve au mont Orlovo
Gnezdo, siège d'une décisive et dramatique bataille pour
la Passe, qui a eu lieu du 21 au 23 août 1877 et qui a
inspiré le poète Ivan Vazov pour écrire son
immortel poème “Opalchenzite na Shipka” (Les
ééfenseurs de Shipka). - (Il y a un autre
mémorial de la Liberté sur le Mont Shipka, à 26 km
au nord-ouest de Kazanlàk, et au village de Sheinovo, en forme
d'épée de 15.6 m de haut, avec les noms de tous les
soldats morts au champ de bataille. Le Monument de la Victoire
(peut-être le même) se trouve près du village de
Sheinovo (3 km au sud de la ville de Shipka). Près de
l'historique Mt. Buzludzha se trouve le Mémorial d'Hadzhi
Dimitur et ses volontaires, érigé sur une petite prairie
sur le versant nord du pic, où tous ont trouvé la mort le
2 aout 1868. Dans le parc-musée national de Shipka-Bouzludzha,
fondé en 1956, l'église mémoriale de la Naissance
du Christ (monastère de Sipka, 1902), à 12 km au nord de
Kazanlàk, dans les environs de Shipka, construite par des
Bulgares en l'honneur des héros de la guerre de
Libération russo-turque de 1877-1878, dans le style
architectural clérical russe du 17e s. Dômes
plaqués or et très belle façade, entrée
à 3 arcs et un impressionnant beffroi. Les noms des morts sont
inscrits sur 34 plaques de marbre. Dans l'église, on peut
entendre de la musique religieuse slave et voir une exposition
permanente d'icones et d'objets religieux. Vistites: tous les jours de
8 am à 5h30 pm, guides sur demande. - La région de Shirpa
est renommée pour son "Bivolsko mylako", un yogourt. - Voir les
belles photos de
mimipet
et celles de
smarthotelbulgaria
(mais je n'ai pas obtenu les images de cette page),
csne_bulgaria
Kalofer - 45 km au nord de
Plovdiv et 38 km à l'ouest de Kazanluk. Environ 4,000 hab. Ville
de la dentelle. Origine du nom et histoire: Le nom de "Kalofer" fut
donné à la ville en l'honneur de
Kalifèr-voïvode, le brave héros bulgare. Une
légende datant du début du joug ottoman nous raconte la
fondation de la ville. Les pouvoirs turcs permirent à
Kalifèr et à ses guerriers de choisir un endroit
où habiter. Un site pittoresque au plus épais de la
forêt sur les rives de la Toundja plut au voïvode. Et les
gaillards se mirent à l'oeuvre, et sous peu, un nouveau village
apparût sur la terre bulgare. Mais qu'est-ce que la vie sans
familles, sans enfants? Kalifèr décida donc de venir
à Sopot, la ville était célébrée
cette époque-là par ses belles jeunes filles courageuses.
Le deuxième jour de Pâques, les habitants de Sopot
festoyaient sur la plus grande place de la ville. Les gaillards
dansaient, s'amusaient, et sur le signe de Kalifèr, ils
saisirent chacun la jeune fille choisie, sautèrent sur leurs
chevaux rapides et partirent à fond de train. Ainsi, il y a plus
de 500 ans, fut fondée la ville de Kalofèr par les braves
Bulgares du détachement de Kalifèr-voïvode. Un
autre nom héroïque est lié à cette ville.
C'est ici qu'en 1848 naquit le grand poète et
révolutionnaire bulgare Christo Botev. C'est à sa plume
qu'appartient: "Celui qui succombe pour la liberté ne meurt
pas!" "Le 1er juin 1876, en fin de la journée, meurt en
héros dans la montagne de Vratza comme voïvode, à la
tête de deux cents bénévoles, venus dans leur
Patrie pour lutter contre l'oppression et mourir. On trouve aujourd'hui
dans la ville le musée du poète et son monument.
L'église de la "Sainte Vierge" fut construite l'année de
la naissance de Botev (c'est dans sa cour que se trouve la maison de la
famille Botev). Ce qui attire aussi de nombreux touristes à
Kalofèr, c'est la nature d'une beauté éclatante,
coins de paradis de Stara Planina (Balkan): Raïa et
Djéndéma, le plus haut mont de Balkan Botev (2376m),
Koupénité, monastère de Kalofèr,
Panitzité; l'achitecture des maisons du XIXe s. qui sont
transformées en hôtels familiaux; le yaourt de brebis, les
repas rustiques, le lait frais, ainsi que des itinéraires
intéressants. Il y a 3-4 ans, l'idée est venue aux
habitants de Kalofèr de développer le tourisme
écologique. Actuellement existent deux projets du parc national
"Balkan Central" pour cette région: défense de la
diversité biologique et progrès économique;
transformation de Kalofer dans le centre du tourisme écologique.
Restaurateurs, hôteliers, artisans, producteurs de lait et de
fromage se sont unis dans un but commun: la prospérité de
leur ville natale. Ponts de pierre bien conservés. Centre
culturel près du monument de Botev. Il y a un monastère
(transformé en hôtel), à quelques km au nord de
Kalofer, à l'entrée de la Réserve Dzenjema,
où on peut loger (Il est mieux de réserver assez
longtemps à l'avance). Beaucoup de lacs dans la région et
possibilités de marche en montagne. La chute de Raiskoto
Praskalo, 125 metres, la plus haute de Bulgarie, près de "Rai
Chalet" (mais vérifier si on peut s'y rendre autrement
qu'à pied: 4h de marche en partant du Panitsite Resort.
Aussi, le monument de Botyo Petkov (enseignant), et celui de Kalifer
Voivoda, situé au nord-ouest de la ville, et la distillerie de
roses. On peut aller voir le monastère "Kalofer Maiden", sur la
rive droite de la Byala Reka, à environ 6 km au nord-ouest de la
ville. Fondé en 1640, incendié 2 fois, en 1799 et 1804,
par les "kurdzhalii" (brigands turcs), reconstruit en 1819 avec une
grande église monacale. Pillé et réduit en cendres
durant la Guerre de Libération, l'église a
été reconstruite en 1880 sur les fondations de
l'ancienne. On peut loger au monastère. - Voir le site (anglais
et bulgare) de
l'association d'écotourisme du centre des Balkans comprenant
une page sur
l'hébergement
dans cette ville.
Oreshak - Faire un
détour, il faut y aller pour l'Exposition des artistes et
artisans nationaux, qui sont sur place. Ouverte 365 jours par
année. Voir
get.info.bg
Trojan - Ville située
sur la Beli Osum, à 35 km au sud de
Lovech. Centre thérapeutique pour les maladies pulmonaires.
Altitude de 450 m. 25,000 hab. De juin à septembre, la Foire
d'Artisanat Traditionnel dans le village de Oreshak, à 7 km
à l'est de la ville, particulièrement la poterie trojane.
Se promener dans les rues. Le monastère de Troyan (belle
architecture et belles fresques) se trouve à 7-10 km au
sud-est de la ville. La fondation du monastère serait de
1600, mais seule une dalle du trône de l'église est
conservée. Vers le milieu du XVIIIème siècle, des
lettrés s'y établirent et une école fut ouverte,
annonçant la mission patriotique qu'il assumera. En 1872, Vassil
Levski y fonda un comité révolutionnaire clandestin dont
le premier président fut l'archimandrite Makari. Devenu un des
militants du comité révolutionnaire régional, le
prieur mit le monastère à la disposition de
l'état-major des chefs de l'insurrection d'Avril 1876. Le
monastère est devenu une citadelle pour le soulèvement
d'avril 1876 contre les Turcs. Plus particulièrement connu
grâce aux peintures de Zacharie Zographe qui ornent
l'intérieur et l'extérieur de l'église
conventuelle (construite en 1835), pratique rare pour l'époque.
Les bâtiments du monastère sont un exemple de l'influence
de l'architecture de l'habitat sur la construction d'édifices
religieux. Zacharie Zographe répète ici ses
"expériences" sociales et morales en peinture religieuse (les
compositions du Jugement dernier et de la Roue de la Vie), peint une
deuxième fois son autoportrait, signe ses ouvrages et
représente - avec une assurance inhabituelle à cette
époque de servitude - les images de saints bulgares et russes.
Par ailleurs, il décore le réfectoire d'une scène
absolument peu courante: un portrait en groupe des moines de la
communauté. De très beaux ouvrages d'art bulgare et du
Réveil national y sont conservés et parmi eux deux
chefs-d'œuvre de la sculpture en bois: l'iconostase de l'église
conventuelle, sculptée en 1839, et les portes du
maïtre-autel de la chapelle Saint-Nicolas, réalisées
en 1794. Les icônes sont l'œuvre d'artistes de Samokov, Dimitre
Zographe et Nicolas Obrazopissov, ou de Triavna, comme Siméon
Tsoniov et Docio Koiouv, Koiou Tséniouv et Téodosi
Vitanov. De tous les manuscrits et livres imprimés, le
Damascène dit de Troïan (XVIIème siècle) est
sans conteste le plus précieux. L'atelier des estampes
était célèbre. On y imprimait de belles gravures
repésentant notamment des paysages. Voir photos
(extérieur et intérieur) sur
abvg.
et
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et
smarthotelbulgaria
Lovech - (44,262 habitants) -
35 km au nord de Troyan et 86 km de Tàrnovo. Centre
administratif de la région. Située sur la rivière
Osam. Fondée au M-A comme forteresse sur les ruines d'une
station routière romaine. Une des plus vieilles et plus
intéressantes villes de Bulgarie (elle ressemble un peu à
Veliko Tàrnovo). Voir le vieux quartier Varosha, sur la rive
droite de la Osum, comprend plus de 160 maisons de style renaissance et
restaurées, dont les plus frappantes sont celles qui longe la
rue menant au parc Stratesh. Dans celui-ci, des monuments
dédiés aux libérateurs russes de Lovech et les
vestiges d'une forteresse bulgare médiévale. Il est aussi
appelé "le parc des lilas" parce qu'il y en a beaucoup. Voir, le
long de la rivière, le monument de Todor Kirkov, un
révolutionnaire de Lovech pendu par les Turcs en 1876. Au sud de
la ville, le monument de Vassil Levski. L'ancienne église de la
Ste-Vierge et le Pont couvert construit par Kolyo Ficheto en 1874,
relie Varosha avec la partie principale de la ville. Pont
piétonnier avec des boutiques des 2 côtés. Voir
photos sur
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Veliko Tàrnovo -
Voir superbes photos sur
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et
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