BULGARIE - SEPTEMBRE 2005

Villes et endroits à visiter


Étape 3: le centre de la Bulgarie et... mourir à Veliko Tàrnovo!!!


Koprivshtitsa - Une des plus charmantes petites villes de Bulgarie, à 110 km à l'est de Sofia, dans les montagnes Sredna Gora . Déclarée ville-musée en 1952. Surtout de la Renaissance. 383 maisons et monuments, la plupart restaurés dans leur apparence originale. Collection unique de trésors ethnographiques et d'objets d'art, dont des bijoux typiquement bulgares, des vêtements nationaux. Des ponts de pierre au-dessus de la Topolnitsa (ou Topolka?) et des abreuvoirs. Belles maisons avec clôtures de fer. La maison Oslekov, aux plafonds et murs sculptés,  des mosaiques et le mobilier. La maison Kableshkov (exposition sur les activités de ce jeune révolutionnaire qui a organisé la rébellion dans la ville), la maison de Georgi Benkovski, de Lyuben Karavelov, de Dimcho Debelyanov (poète) et la maison Lyutov présentant une exposition sur les trésors du génie constructif bulgare. Les maisons datant de la seconde moitié du 19e s ont des façades peintes. Style symétrique de Plovdiv. On parle de "la petite Istambul". Voir aussi la pierre  "Apriltsi Mausoleum",  le monument à Todor Kableshkov, Le mémorial de Georgi Benkovski, la tombe de Dimcho Debelyanov, monument appelé "Mère attendant le retour de son fils", oeuvre du sculpteur Prof. Ivan Lazarov, l'église Uspenie Borgorodichno (Assomption (1817) aux icones intéressantes de Zakhari Zograph et Ioan Samokovli (1837-1838). - Voir texte (anglais) et photos sur csne_bulgaria 

Plovdiv est la deuxième ville de Bulgarie. Fondée par le père d’Alexandre le Grand – le roi Philippe au 4e siècle av.JC, elle a gardé son importance à travers les âges. Son ancien centre compte parmi les plus belles villes de l’époque du Réveil National. L’impressionnant théâtre romain, construit au 1er siècle av. JC offre toujours sa scène à des concerts et des représentations d’opéra. Il y a aussi l'ancien amphithéâtre romain, en marbre, situé près de l'entrée sud de la forteresse, construit par Marc-Aurèle au 2e s, très bien préservé.  La ville regorge de boutiques d’artisanat, de bars et de restaurants, où il est agréable de prendre un verre sous une treille de vigne ou un arbre centenaire. Deuxième ville de Bulgarie après Sofia, Plovdiv occupe une position clé dans la plaine thrace. Déjà habitée à l'époque préhistorique, elle fut conquise par Philippe II de Macédoine qui lui donna le nom de Philippopolis. Les empereurs romains Claude (46 de notre ère), puis Marc-Aurèle (161-180) s'en emparèrent. Ce dernier entoura de remparts les trois collines de la ville et lui donna le nom de Trimontium (Dzhambaz Tepe, Taxim Tepe et Nebet Tepe). La prospérité qu'elle connut grâce aux Romains fut anéantie par l'invasion des Goths, puis des Huns. Reconstruite par l'empereur Justinien, elle fut revendiquée avec acharnement par les Byzantins et les Bulgares, et changea onze fois de mains avant d'être prise par les Turcs, en 1364, qui ne l'évacuèrent qu'après la guerre de Libération. Vous visiterez dans la ville neuve: l'église Svéta-Marina pour ses décorations de bois et les icônes de Stanislav Dospevski; la Tour de l'horloge, l'une des plus anciennes d'Europe; la Galerie d'art qui possède un très bel ensemble de peintures bulgares; l'imposante mosquée Djoumaïa; le Musée archéologique (1, Saedinenie Sq., tel.: 032 224339), qui possède l'étonnant trésor thrace de Panagyourichté; la mosquée Imaret du XVème siècle. Mais il faut aussi circuler à pied dans le vieux Plovdiv pour voir ses remparts, l'église de la Vierge (1844) de Saint-Constantin-et-Sainte-Hélène (1832), et de St-Marina (1856), intéressante pour ses boiseries, et les maisons anciennes: la maison de Nèdkovitch et celle de Dantchov, la maison de Georgiadi qui abrite le musée de la Libération (1, Tsanko Lavrenov, fermée le dimanche), la maison de Lamartine (appelée aussi de Georgi Mavridi, 19 Knyaz Tseretelev), qui accueillit le poète en 1833 et qui maintenant est le siège de la Fondation des écrivains bulgares, (19,  le Musée ethnographique, très intéressant, qui est aménagé dans une belle demeure construite en 1847 par le maître Hadzhi Georgi (2, Dr. Chomarov, fermée lundi et vendredi am), la maison Argir Koyumdzhiouglu, de Hadzhi Dragan (32, P.R. Slaveikov), de Artin Gidikov (15, 4th January), de Birdas (45, Suborna), de Veren Stambolyan (15, Cyril Nektariev), abritant la Fondation des artistes bulgares, et bien d'autres encore! Six ponts traversent la rivière Maritsa. Voir photos du centre ville sur thybo.net 1thybo.net 2 et abvg . Pour des vues panoramiques de Plovdiv, cliquer abvg 2 et  les monuments à y voir. Abvg nous offre aussi une série de 295 photos sur Plovdiv ici. Belles photos, aussi, sur smarthotelbulgaria, à faire rêver et soupirer...! D'autres encore sur csne_bulgaria  

Asenovgrad - Voir 2 superbes photos ici:  ce sont celles de l'église Sveta Bogoroditsa. Voir aussi un texte (anglais) avec plusieurs photos sur plov.info  Et... on y produit et vend du vin!! Autres photos de la forteresse médiévale Assenova krepost sur abvg. et csne_bulagria (ici, y suivre les instructions pour agrandir la photo).

Bachkovo - Le monastère Bachkovski, le 2e plus populaire (éviter le dimanche!). -  29 km au sud de Plovdiv, 11 km au sud de  Asenovgrad dans la vallée de la rivière Chaya aux pieds des Rhodopes. Dans cette région, beaucoup d'églises, de chapelles et de monastères. Celui de Bachovski a été fondé au 3e s par les frères géorgiens Abbassi Bakouriani. Détruit par les Turcs au 15e s, et restauré au début du 17e s. Bibliothèque monastique intéressante. Grande variété de produits artisanaux locaux à vendre. Déguster le café kebapche, et les BBQ, les poissons frais. Restaurant "The waterfall" recommandé. On peut coucher au monastère pour 10 leva, salles de bain partagées et pas d'eau chaude. Pas nécessaire de réserver.
Le Monastère  (voir d'abord la superbe photo d'Alan Grant ici.) - Considéré par beaucoup comme le fleuron des monastères du Rhodope, Batchkovski manastir se situe dans le défilé de l'Assénitsa, à environ 2 km du village de Batchkovo.  Après avoir parcouru une petite route (à gauche, en sortant du village), au fond d'une vallée boisée, on débouche sur une clairière dominée par les sommets Momina skala et Tchervénata sténa. Là se dresse le monastère, vaste édifice de deux étages, bâti sur un plan quadrangulaire. Près de celui-ci, le torrent Klovia qui se jette dans l'Assénitsa et dont une partie des eaux est amenée au monastère pour former un jeu gracieux de fontaines. Si l'extérieur du bâtiment, avec ses murs épais entièrement en pierre, donne une impression sévère, celle-ci disparaît dès que - passé l'imposant portail - on pénètre dans la cour intérieure, entourée d'élégantes galeries de bois. Au milieu de celle-ci, l'église de l'Assomption construite en 1604. Eglise monumentale (12 x 22 mètres), de forme cruciforme, à trois absides, une coupole et un narthex spacieux, elle se révèle la seule de ce type à avoir été bâtie sur les terres bulgares durant la période du joug turc. Ses murs extérieurs sont revêtus de marbre et sa coupole s'élève sur un tympan polyédrique. Décorée de fresques en 1643, il n'en reste - hélas! - que celles du narthex: représentation monumentale du Christ Pantokrator, images d'anges et de saints hommes, composition de la Dormition de la Vierge. Parmi les peintures, on notera particulièrement les portraits des donateurs - représentés à gauche de la porte d'entrée de l'église - qui, par la sévérité, le schématisme et les attitudes figées des personnages, sont très éloignés des tendances artistiques de l'époque. En sortant, à gauche, on remarquera aussi l'icône miraculeuse de la Vierge qui date de 1310 et est une petite merveille artistique, d'origine géorgienne, censée guérir les femmes stériles. A proximité, s'élève aussi l'église Saints-Archanges dont il semblerait qu'elle pourrait être la plus ancienne du monastère. Le lieu cultuel est situé à l'étage (soutenu par six colonnes massives en maçonnerie) et on y accède par un petit escalier en bois. Sa partie inférieure a la forme d'un exonarthex et fut décorée par Zacharie Zographe - en 1840 - de peintures murales. Dirigeons-nous, à présent, vers la partie sud de la cour: nous y trouvons l'église Saint-Nicolas. L'histoire de celle-ci commence en 1837, alors que le monastère - devenant de plus en plus riche - ne parvient plus à caser, dans ses deux églises intérieures, les fidèles venus des environs les jours de fête patronale. On en construit donc une nouvelle qui sera, toujours en 1840, également ornementée de fresques par Zacharie Zographe. Excellent choix d'artiste, qui fera entrer le monastère de Batchkovo comme un lieu incontournable dans l'histoire de l'art bulgare. En effet, ces fresques sont les premières compositions de genre, témoignent de la conscience nationale de leur auteur et sont agrémentées de paysages d'un réalisme surprenant. Ainsi, le Jugement dernier - qui fit scandale en son temps - montre lles contemporains de Zographe, paysans et bourgeois, en costumes traditionnels. Petit clin d'œil du maître, motivé par le fait que les notables de Plovdiv s'étaient opposés à l'ouverture d'une école bulgare dans leur ville: on pouvait reconnaître les épouses de ceux-ci dans le groupe de pécheurs livrés aux flammes de l'enfer, tourmentées par des diablotins grimaçants. On peut remarquer aussi, parmi les personnages peints, un autoportrait de l'artiste. Quittons l'église et, après être passés au musée et à la bibliothèque, rendons-nous au réfectoire, qui occupe une partie du premier étage de l'aile méridionale des bâtiments d'habitation. Le coloris des peintures (dont la plupart furent exécutées en 1643), les sujets variés, la richesse des images y produisent un effet extraordinaire. La voûte est recouverte de portraits d'écrivains et de philosophes de l'antiquité, tandis que sur les murs longitudinaux se suivent des images et des événements bibliques. On y trouve également la représentation - très rare dans l'art bulgare - des conciles ecclésiastiques, et ce, dans leur totalité et par ordre chronologique. Du côté nord, une vaste composition d'Alexis Athanassov (seconde moitié du XIXème siècle): la Procession de l'icône miraculeuse. Basée sur le modèle d'une plaque de cuivre de 1807, servant à l'impression d'estampes du village de Batchkovo et de ses environs, elle représente - avec ses pélerins vêtus selon la mode de l'époque - un véritable tableau de mœurs. Abandonnons, à présent, le monastère (non sans admirer, au passage, le grand nombre de colonnades et les tchardatsis spacieux qui diversifient les bâtiments d'habitation!). Ouf! La visite est finie. Ben, non! Car il nous reste à voir la petite église Sainte-Trinité à 300 mètres de là. On y accède par un chemin partant à l'est. En fait, il s'agit du seul bâtiment préservé du monastère médiéval, détruit au XVIème siècle lorsque le flot du fanatisme musulman submergea les terres bulgares. Son intérêt architectural est certain: construit sur deux étages (l'église, de 18 m sur 7, surmontant une crypte) avec plusieurs narthex, on y note certaines influences étrangères (d'origines syrienne, arménienne, géorgienne) et, cependant, la maçonnerie (briques et pierres alternées) est typique de la construction de Pliska et de Preslav. Mais ce qui fait de l'ossuaire un monument exceptionnel de la culture bulgare, c'est son ornementation picturale. Ainsi, des fresques datant les unes de la fin du XIème et du début du XIIème siècle, les autres du XIVème, y ont été conservées. Les premières - documents précieux illustrant une époque qui ne nous a laissé que peu de témoignages artistiques - appartiennent à un art aulique: le dessin accusé et puissant de personnages aux visages sévères et contemplatifs, les coloris éclatants soulignent l'épanouissement du système théocratique sur lequel était fondé le pouvoir impérial byzantin. Parmi les peintures murales du XIVème siècle, on notera particulièrement les portraits, grandeur nature, du tsar Ivan-Alexandre et de la famille impériale. Bien que fortement endommagés, ils présentent un intérêt historique certain et attestent de la sollicitude des souverains bulgares du second Empire envers le monastère. - Voir texte sur belgaria (cliquer sur Batchkovo) et photos sur pbase 1pbase 2 et pbase 3, texte (anglais) et superbes photos sur abvg. et photos sur smarthotelbulgaria

Chirpan - (20,468 habitants), située dans la partie centrale du Gornotrakiiska (haute Thrace), le long de la Tekirska, à 51 km au nord-est de Plovdiv et à 39 km de Stara Zagora. Lieu de naissance du poète Peyo Yavorov. Musée d'histoire et d'archéologie. Maison-musée de Yavorov (22, Kracholovi, au centre-ville). La maison de G. Danchov (où on offre de la cuisine bulgare) est un bel exemple de l'art du Renouveau bulgare. Les maisons de Tyankov et Manchev sont remarquables pour leur architecture du siècle dernier; ce sont maintenant des restaurants avec un intérieur authentiquement 19e. A 25 km au nord-ouest et à 2 km du village de Medovo, il y a un phénomène naturel de pierre, la Kamenna Svatba. (Mais malheureusement trop loin pour nous...) - Voir texte (anglais) sur  get.info.bg  et sur chirpan.net (armez-vous de patience, le site est très long à télécharger!)

Kazanlàk - (54 021 habitants) - Capitale de la Rose, cette ville située dans la Vallée de la Rose est surtout connue pour le magnifique tombeau thrace, découvert en 1944 et classé au patrimoine mondial de l'humanité par l'U.N.E.S.C.O.  Avant d'étudier celui-ci dans les détails, voyons cependant les autres sites touristiques de la ville. Le Centre d'études expérimentales sur la culture et la distillation de la rose (49 rue Osvobojdénié; tèl. 0431/22.039 ou 23.170) abrite - à l'époque de la floraison - plus de 200 variétés de roses oléifères (qui ne sont pas les plus jolies) mais, aussi, près de 2000 sortes de roses décoratives. Le musée mondial de la Rose (8.30 am-5 pm tous les jours) mérite également une petite visite: différents documents, photos, flacons, anciens appareils de distillation, outils et instruments y sont présentés à la curiosité du public.  Sur la place du Vieux Marché - près de la gare - une vieille mosquée, quelques antiques boutiques et tavernes rappellent le caractère oriental qu'avait la ville au siècle dernier. D'autres endroits valent aussi le déplacement. Ainsi, la splendide iconostase de l'église Ouspénié Bogoroditchno ravira les amateurs d'art, tandis que le Foyer de lecture Iskra enthousiasmera les rats (bulgarophones) de bibliothèques. En effet, cet endroit - fondé en 1873 - comprend aujourd'hui plus de 50.000 ouvrages et se place, en ce qui concerne le volume des échanges effectués, dans les tous premiers rangs des bibliothèques bulgares. Un musée et une salle de théâtre y sont annexés. Sur la colline Dyoulbeto, un mausolée turc (qui contiendrait les restes de soldats ottomans) commémore les âpres combats qui se sont déroulés - au XIVème siècle - dans les environs et, près du tombeau thrace, s'élèvent les ruines d'une construction à coupole en brique: il s'agirait des vestiges de la sépulture de Saradja Pacha, chef militaire turc qui aurait fondé la ville actuelle. Avant de terminer la visite de Kazanlak - si vous vous y trouvez le premier dimancche de juin - ne manquez pas le Festival de la Rose: commencé tôt le matin - dans les champs, près du Centre d'études expérimentales sur la culture et la distillation de la rose - par la cérémonie de la cueillette, suivie de chants et de danses folkloriques, il se continue par un cortège carnavalesque qui s'achemine vers la ville. Conduit par Baï Ganiou (personnage caricatural, représentant un commerçant parvenu, goujat et sans-gêne qui parcourt le monde afin de vendre son essence de rose!), le défilé se clôture par le char du roi et de la reine des roses... non sans avoir, au passage, aspergé les spectateurs d'une pluie d'eau de roses et en avoir ceint quelques-uns d'un collier parfumé, composé de ces fleurs. L'église St-Jean-le-Précurseur, construite en 1844. En 1877, la plus grande partie des fresques ont été détruites, mais restaurées en 1936 par  Stefan Ivanov, Nikola Marinov et Dechko Uzunov. On y trouve aussi 2 médaillons, peints par Choudomir et Mara Chorbadzhiiska. L'église de la Ste-Trinité (1834), de  St. Iliya le Prophète (1866), où les ossements de 200 citoyens qui s'y étaient réfugiés en 1877 sont exposés dans le cimetière. Quelques photos folkloriques sur csne_bulgaria  

LE TUMULUS THRACE-  Situé dans le secteur nord-est de la ville, dans le Parc Tyulbeto, on y arrive en prenant la direction de Bourgas. 7,5 m de haut, pour un diamètre de 36,5 m, destiné à la dépouille mortelle d'un souverain. Découvert par le plus grand des hasards, ce tombeau - du début du IIIème siècle avant notre ère (ou, peut-être, de la fin du IVème) - est unique en son genre parmi les sépultures thraces étudiées à ce jour (plus de 400 tumuli - dont certains sont attribués aux Celtes - sont répertoriés en Bulgarie, à peine quelques-uns ont été examinés de près jusqu'à présent!). En effet, contrairement aux autres tombes (toutes en blocs de pierre), il est l'unique exemple où la brique est utilisée comme matériau de construction. De plus, avec le tombeau de Maglige, il est le seul décoré de fresques murales. De dimensions réduites - comparé, par exemple, au tombeau de Mézek - il se compose d'un vestibule à ciel ouvert et d'un étroit corridor (dromos) - couvert d'une toiture à deux pans - qui conduit, deux mètres plus loin, à une chambre funéraire en forme de ruche (2,65 m de diamètre, pour une hauteur maximale de 3,20 m sous la coupole). Cette coupole a la forme d'un dôme tronqué et est recouverte d'une dalle de granit. La base des murs est enduite de stuc et les orthostates du dromos sont noirs, entourés de rangées de blocs blancs. Dans la chambre funéraire, cette disposition est inversée: orthostates blancs, entourés de blocs noirs. Les peintures, les motifs décoratifs qui recouvrent la voûte et les murs de la sépulture sont un des chefs-d'oeuvre de l'art antique et tout porte à croire - aux dires des archéologues - qu'un grand maître hellène a travaillé ici... certains avancent même qu'il fut un élève d'Apelle, portraitiste d'Alexandre le Grand. D'origine minérale (oxyde de cuivre, ocres divers, craies), toutes les teintes connues à l'époque sont présentes: le rouge, surtout, prédominant en tons multiples selon l'usage; le noir, le blanc et le jaune, puis les couleurs brune, rose, bleue, verte. La douceur des coloris pastels, la légèreté, la finesse des lignes et de la composition, en pleine harmonie avec l'architecture, nous portent - une fois encore par-delà les siècles - témoignage du bon goût artistique des anciens. Avant de décrire les peintures, imprégnons-nous - avec Hérodote - de l'atmosphère qui présidait aux rites du trépas chez les Thraces: "Les Thraces ont leur cadavre exposé pendant trois jours; après de multiples sacrifices d'animaux et diverses offrandes, on prépare des banquets, dernières réjouissances de départ, puis on pleure le défunt avant de l'incinérer ou de le mettre simplement en terre. Ultime libération? On fait ensuite ériger un tumulus et organiser des compétitions" (Rappelons aussi qu'avec le mort, on enterrait également sa femme préférée et ses meilleurs chevaux, sacrifiés après le décès).  Dans le tombeau de Kazanlak, la première série de fresques est exécutée dans le corridor. Composée d'ornements inspirés par le règne animal, la frise inférieure se mélange avec des motifs architecturaux décoratifs. La frise supérieure, elle, est relative aux faits d'armes du défunt: les fantassins et cavaliers thraces y font face à des ennemis, reconnaissables à leurs armes - tels ce poignard incurvé d'un fantassin oriental ou ce bouclier oval d'un guerrier celte - ou à leur aspect physique - tels ces visages basanés des mercenaires d'Alexandre le Grand. Mais ce sont surtout les fresques de la chambre mortuaire qui étonnent. Face à l'entrée, le mort - visage grave - et son épouse - figure pathétique posant une mainn délicate sur le bras bronzé et musclé de son mari - sont représentés dans une scène de banquet funéraire. A la droite de l'homme, une femme portant un plateau chargé de grenades et de pommes est suivie d'un échanson offrant une coupe. Derrière, deux musiciennes jouent des trompettes du trépas. Sur la table basse, du pain coupé se mêle à d'autres mets et, tandis qu'à l'arrière de l'épouse deux servantes lui tendent l'une deux coffrets, l'autre une chlamyde bleu-clair, un quadrige - aux chevaux énergiquement retenus par un jeune palefrenier - termine cette partie de la fresque. La frise supérieure, décorant la coupole, est consacrée aux divertissements qui devront charmer le défunt dans l'au-delà: trois chars aux chevaux piaffants y tournoient dans une course folle.  Bon! Maintenant que nous vous avons mis l'eau à la bouche, annonçons la mauvaise nouvelle (avant la bonne): pour la préservation de cette petite merveille, et afin d'y maintenir la température nécessaire à la conservation des fresques (15 à 18°, et une humidité de l'air ambiant de 65 à 70%), le tombeau n'est pas accessible au public. Pourtant, comme à Lascaux, une parfaite réplique - à 50 mètres de l'original - peut être visitée.  (8 am-6 pm, du lundi au vendredi). Voir texte sur belgaria (cliquer Kazanlak dans la lite), texte (allemand) et photos sur  smarthotelbulgaria 

Shipka -  Nom de la Passe à travers les monts balkans sur la route entre Rousse, Stara Zagora et Edirne en Turquie, à 1,330 m d'altitude. Une des plus grandes batailles russo-turques (1877-1878) y a eu lieu. Un Corps de Volontaires bulgares a été formé comme partie de l'armée russe. Tenue par les Turcs, elle a été prise par surprise par une garnison russe en juillet 1877. En riposte, les troupes turques attaquent Shirpa en août.  Les forces russes, incluant 7,500 volontaires bulgares, ont combattu contre 30,000 Turcs et ont dû se rendre. Après la capitulation de la Turquie en décembre, les Russes commencèrent une avance généralisée et, en janvier 1878, ils ont ré-attaqué les Turcs à la Passe de Shirpa. Le 9 janvier, les Turcs se rendent.  Sur le Pic de Shirpa se trouve le Monument de la liberté (31,5 m de haut) en l'honneur des soldats russes et bulgares qui ont combattu farouchement. On y accède en montant 894 marches. On y trouve aussi un lion de bronze à l'entrée, un ensemble de monuments et de répliques des positions stratégiques, ainsi qu'une fosse commune. Il se trouve sur le mont Stoletov au sud de la Passe de Shirpa. (visites tous les jours de 9h am à 5h pm, guides sur demande.) - Tout près, un autre endroit historique de bataille se trouve au mont Orlovo Gnezdo, siège d'une décisive et dramatique bataille pour la Passe, qui a eu lieu du 21 au 23 août 1877 et qui a inspiré le poète  Ivan Vazov pour écrire son immortel poème  “Opalchenzite na Shipka” (Les ééfenseurs de Shipka). -  (Il y a un autre mémorial de la Liberté sur le Mont Shipka, à 26 km au nord-ouest de Kazanlàk, et au village de Sheinovo, en forme d'épée de 15.6 m de haut, avec les noms de tous les soldats morts au champ de bataille. Le Monument de la Victoire (peut-être le même) se trouve près du village de Sheinovo (3 km au sud de la ville de Shipka). Près de l'historique Mt. Buzludzha se trouve le Mémorial d'Hadzhi Dimitur et ses volontaires, érigé sur une petite prairie sur le versant nord du pic, où tous ont trouvé la mort le 2 aout 1868. Dans le parc-musée national de Shipka-Bouzludzha, fondé en 1956, l'église mémoriale de la Naissance du Christ (monastère de Sipka, 1902), à 12 km au nord de Kazanlàk, dans les environs de Shipka, construite par des Bulgares en l'honneur des héros de la guerre de Libération russo-turque de 1877-1878, dans le style architectural clérical russe du 17e s. Dômes plaqués or et très belle façade, entrée à 3 arcs et un impressionnant beffroi. Les noms des morts sont inscrits sur 34 plaques de marbre. Dans l'église, on peut entendre de la musique religieuse slave et voir une exposition permanente d'icones et d'objets religieux. Vistites: tous les jours de 8 am à 5h30 pm, guides sur demande. - La région de Shirpa est renommée pour son "Bivolsko mylako", un yogourt. - Voir les belles photos de mimipet et celles de smarthotelbulgaria  (mais je n'ai pas obtenu les images de cette page), csne_bulgaria 

Kalofer - 45 km au nord de Plovdiv et 38 km à l'ouest de Kazanluk. Environ 4,000 hab. Ville de la dentelle. Origine du nom et histoire: Le nom de "Kalofer" fut donné à la ville en l'honneur de Kalifèr-voïvode, le brave héros bulgare. Une légende datant du début du joug ottoman nous raconte la fondation de la ville. Les pouvoirs turcs permirent à Kalifèr et à ses guerriers de choisir un endroit où habiter. Un site pittoresque au plus épais de la forêt sur les rives de la Toundja plut au voïvode. Et les gaillards se mirent à l'oeuvre, et sous peu, un nouveau village apparût sur la terre bulgare. Mais qu'est-ce que la vie sans familles, sans enfants? Kalifèr décida donc de venir à Sopot, la ville était célébrée cette époque-là par ses belles jeunes filles courageuses. Le deuxième jour de Pâques, les habitants de Sopot festoyaient sur la plus grande place de la ville. Les gaillards dansaient, s'amusaient, et sur le signe de Kalifèr, ils saisirent chacun la jeune fille choisie, sautèrent sur leurs chevaux rapides et partirent à fond de train. Ainsi, il y a plus de 500 ans, fut fondée la ville de Kalofèr par les braves Bulgares du détachement de Kalifèr-voïvode.  Un autre nom héroïque est lié à cette ville. C'est ici qu'en 1848 naquit le grand poète et révolutionnaire bulgare Christo Botev. C'est à sa plume qu'appartient: "Celui qui succombe pour la liberté ne meurt pas!" "Le 1er juin 1876, en fin de la journée, meurt en héros dans la montagne de Vratza comme voïvode, à la tête de deux cents bénévoles, venus dans leur Patrie pour lutter contre l'oppression et mourir. On trouve aujourd'hui dans la ville le musée du poète et son monument. L'église de la "Sainte Vierge" fut construite l'année de la naissance de Botev (c'est dans sa cour que se trouve la maison de la famille Botev). Ce qui attire aussi de nombreux touristes à Kalofèr, c'est la nature d'une beauté éclatante, coins de paradis de Stara Planina (Balkan): Raïa et Djéndéma, le plus haut mont de Balkan Botev (2376m), Koupénité, monastère de Kalofèr, Panitzité; l'achitecture des maisons du XIXe s. qui sont transformées en hôtels familiaux; le yaourt de brebis, les repas rustiques, le lait frais, ainsi que des itinéraires intéressants. Il y a 3-4 ans, l'idée est venue aux habitants de Kalofèr de développer le tourisme écologique. Actuellement existent deux projets du parc national "Balkan Central" pour cette région: défense de la diversité biologique et progrès économique; transformation de Kalofer dans le centre du tourisme écologique. Restaurateurs, hôteliers, artisans, producteurs de lait et de fromage se sont unis dans un but commun: la prospérité de leur ville natale. Ponts de pierre bien conservés. Centre culturel près du monument de Botev. Il y a un monastère (transformé en hôtel), à quelques km au nord de Kalofer, à l'entrée de la Réserve  Dzenjema, où on peut loger (Il est mieux de réserver assez longtemps à l'avance). Beaucoup de lacs dans la région et possibilités de marche en montagne. La chute de  Raiskoto Praskalo, 125 metres, la plus haute de Bulgarie, près de "Rai Chalet" (mais vérifier si on peut s'y rendre autrement qu'à pied: 4h de marche en partant du Panitsite Resort.  Aussi, le monument de Botyo Petkov (enseignant), et celui de Kalifer Voivoda, situé au nord-ouest de la ville, et la distillerie de roses. On peut aller voir le monastère "Kalofer Maiden", sur la rive droite de la Byala Reka, à environ 6 km au nord-ouest de la ville. Fondé en 1640, incendié 2 fois, en 1799 et 1804, par les "kurdzhalii" (brigands turcs), reconstruit en 1819 avec une grande église monacale. Pillé et réduit en cendres durant la Guerre de Libération, l'église a été reconstruite en 1880 sur les fondations de l'ancienne. On peut loger au monastère. - Voir le site (anglais et bulgare) de l'association d'écotourisme du centre des Balkans comprenant une page sur l'hébergement dans cette ville.

Oreshak - Faire un détour, il faut y aller pour l'Exposition des artistes et artisans nationaux, qui sont sur place. Ouverte 365 jours par année. Voir get.info.bg

Trojan - Ville située sur la Beli Osum, à 35 km au sud de Lovech. Centre thérapeutique pour les maladies pulmonaires. Altitude de 450 m. 25,000 hab. De juin à septembre, la Foire d'Artisanat Traditionnel dans le village de Oreshak, à 7 km à l'est de la ville, particulièrement la poterie trojane. Se promener dans les rues.  Le monastère de Troyan (belle architecture et belles fresques) se trouve à  7-10 km au sud-est de la ville. La fondation du monastère serait de 1600,  mais seule une dalle du trône de l'église est conservée. Vers le milieu du XVIIIème siècle, des lettrés s'y établirent et une école fut ouverte, annonçant la mission patriotique qu'il assumera. En 1872, Vassil Levski y fonda un comité révolutionnaire clandestin dont le premier président fut l'archimandrite Makari. Devenu un des militants du comité révolutionnaire régional, le prieur mit le monastère à la disposition de l'état-major des chefs de l'insurrection d'Avril 1876.  Le monastère est devenu une citadelle pour le soulèvement d'avril 1876 contre les Turcs. Plus particulièrement connu grâce aux peintures de Zacharie Zographe qui ornent l'intérieur et l'extérieur de l'église conventuelle (construite en 1835), pratique rare pour l'époque. Les bâtiments du monastère sont un exemple de l'influence de l'architecture de l'habitat sur la construction d'édifices religieux. Zacharie Zographe répète ici ses "expériences" sociales et morales en peinture religieuse (les compositions du Jugement dernier et de la Roue de la Vie), peint une deuxième fois son autoportrait, signe ses ouvrages et représente - avec une assurance inhabituelle à cette époque de servitude - les images de saints bulgares et russes. Par ailleurs, il décore le réfectoire d'une scène absolument peu courante: un portrait en groupe des moines de la communauté. De très beaux ouvrages d'art bulgare et du Réveil national y sont conservés et parmi eux deux chefs-d'œuvre de la sculpture en bois: l'iconostase de l'église conventuelle, sculptée en 1839, et les portes du maïtre-autel de la chapelle Saint-Nicolas, réalisées en 1794. Les icônes sont l'œuvre d'artistes de Samokov, Dimitre Zographe et Nicolas Obrazopissov, ou de Triavna, comme Siméon Tsoniov et Docio Koiouv, Koiou Tséniouv et Téodosi Vitanov. De tous les manuscrits et livres imprimés, le Damascène dit de Troïan (XVIIème siècle) est sans conteste le plus précieux. L'atelier des estampes était célèbre. On y imprimait de belles gravures repésentant notamment des paysages. Voir photos (extérieur et intérieur) sur abvg. et perso.wanadoo et smarthotelbulgaria 

Lovech - (44,262 habitants) - 35 km au nord de Troyan et 86 km de Tàrnovo. Centre administratif de la région. Située sur la rivière Osam. Fondée au M-A comme forteresse sur les ruines d'une station routière romaine. Une des plus vieilles et plus intéressantes villes de Bulgarie (elle ressemble un peu à Veliko Tàrnovo). Voir le vieux quartier Varosha, sur la rive droite de la Osum, comprend plus de 160 maisons de style renaissance et restaurées, dont les plus frappantes sont celles qui longe la rue menant au parc Stratesh. Dans celui-ci, des monuments dédiés aux libérateurs russes de Lovech et les vestiges d'une forteresse bulgare médiévale. Il est aussi appelé "le parc des lilas" parce qu'il y en a beaucoup. Voir, le long de la rivière, le monument de Todor Kirkov, un révolutionnaire de Lovech pendu par les Turcs en 1876. Au sud de la ville, le monument de Vassil Levski. L'ancienne église de la Ste-Vierge et le Pont couvert construit par Kolyo Ficheto en 1874, relie Varosha avec la partie principale de la ville. Pont piétonnier avec des boutiques des 2 côtés. Voir photos sur perso.wanadoo 

Veliko Tàrnovo -  Voir superbes photos sur abvg et  smarthotelbulgaria 


Suite, étape 4


Hosted by www.Geocities.ws

1