| � Dans le silence de la p�nombre, Quand la folie du jour est apais�e, Celle de la nuit sort de son ombre, Soul�ve les gouttes qui furent ros�e. S'unissant en ouate humectante, Transportant odeurs de d�go�ts, S'osmosant toujours plus envahissantes, Comment rester debout. D�j� trop tass�e, une seule id�e la hante, La mienne se fait pesante, Fluide, ne pouvant s'accrocher, Elle tombe sur le plancher s'�craser. C'est d�j� demain. Rien n'a chang�. Admirez la ros�e. |
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| Regardez-l� vous qui n'�tes pas goutte. Admirez le reflet de la lumi�re renvoy�e par sa couverture polie du mauvais temps. Riez en la voyant courber le bout d'une feuille avant d'�tre d�form�e pour avoir l�ch�. Projet�e violemment sur un to�t de fer, berc�e par les coups de tonerre, bouscul�e par les rafales envo�t�es du vent d'hiver pendant que vous r�viez, elle vous est maintenant expos�e. Prenez-en une image, aidez-l� � tomber, elle est l� pour �a, pour vous. Et puis elles sont des milliers. je ne suis pas goutte. Je lui cherche sa nature... Ai-je les tords... |
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Plus beau qu'une flamme morte, celle qui vacille, qui tremble et s'ach�ve. Je m'�teinds, regardez. |
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| Pass�e par les �go�ts, la goutte d�goutte. | |||||||||||||||||||||||||||||||||||
�tre seule. Une affinit�, �a chatouille comme une fl�che bien aiguis�e. Mes yeux sont cern�s, mon coeur irr�gulier. Quelle sorte de pas ai-je mis de l'autre c�t� ? Je m'en vais. � tout-�-l'heure est mon malheur. |
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L'encre coule moins bien que le sang, l'encre ne s�che pas. Le plomb n'a aucun aplomb et se laisse effacer, se laisse manipuler. |
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| Gens de rue Amuseurs, gens que j'ai connus, sous vos pas, ma peur nait. Ce jour en est un que m�me votre air tendre m'effraie. Je n'ai confiance qu'� vous fuir. Et hier pourtant, j'allais vous aborder, vous �couter, sourire, ouvrir et partager. Aujourd'hui est tout autre. C'est la cache derri�re la rassurance... Gens de rue, que seule l'ombre me contacte et je serai l'huile qui vous glissera des mains, fuyant ces masques �peurants, ces masques du public. |
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| Jean Derue �tre au flanoir un �tre au flanc noir, � l'�cume perdue dans le mouvant de Jean. Jean Derue. L'homme qui passe me trouble, trouble ma peur du cadre, de l'ic�ne nu. Jean Derue qui pense � mon insue, Jean qui pourrait m'aimer ou me coucher et me border, juste apr�s le temps... Jean Derue que j'aime profond�ment et que j'ai envie de lire, tu oublies trop que ce n'est qu'ensemble que nous co-naissons. Et non qu'en-bon-nous-semble. Pourquoi oublier le sol sur lequel nous formons nos accords ? Pourquoi ne pas quelques fois faire f�t de cette couche tach�e et abolir � jamais son �pingle ? Gamme de Jean Derue. Jean qui te fais la main, moi qui te crainds. Je suis oblig�e de t'entendre Jean Derue et d'�tre l'�tre qui marche dans mes souliers, li�es sous un pacte de vie, soulign�e par mon incarnation. Mais tu sais, malgr� l'illusoire proximit� qui nous s�pare, je te voix... Marchons plut�t. |
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| Elle se d�couvre au fil des secondes et change sur nos branches saisonni�res. Elle n'est que sac rempli de ce qu'elle �tait, tricottant notre agilit� � agir ce qu'elle est et sollicitant l'audace de la tourmente de ce qu'elle sera... Il en est qui se trompent en cherchant ce qu'est la vie... |
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