| Je vole quelques heures � mes nuits pour ce qui vole les jours de ma vie. Je souffle sur la feuille et soul�ve l'oubli. Si la plume pouvait se mouvoir et le plomb �tait de vie, pauvres amis, je n'y serais, ni moi ni tant d'autres. Je me meurs en soubresauts de vie, je profane chacun de mes coups pour un cri, je me berce sous cette artillerie. � la lueur du violoncelle, mon dos se plie. Une goutte, un flocon, une larme affaiblie. Je me plie mais ne casse et tu me dis que �a va si... C'est un pari, ce qui me tient ici. |
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| Ombre (fin 1992) Alors que la lumi�re s'endort, Que le drap couvre le r�pis D'un songe de jour artifice, Elle se r�veille, t�m�raire et crue. Pourtant elle ne doit pas m'avoir, Elle ne doit pas poser sa patte si douce soit-elle, sur mon �paule basse, courb�e, fatigu�e. L'autre se l�ve � son tour. Sa voix doit dominer et R�pendre son souffle rythm�, Dans cette grottre fuie par l'espoir Et tach�e de lave. Les carillons r�sonnent. Il sera trop tard. Mon oeil est couvert; berceau d'une ombre Venue s'y laisser choir. La triomphante rit le malheur, Arbore sa toge et me laisse. Pas apr�s pas je dois avance, Aveugl�e, tromp�e. |
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| Le Masque Atabl�e au non-espoir face � l'envers du masque Pendue � sa corde Cherchant les trous-guides Trous amend�s Coeur saignant La vie entre les mains Le regard sur les doigts Unises du temps Arbitres des choix Couleurs de lentilles Amour n�vros� De ce qui retient S'assume G�nuflexion de mon coeur � cet art, ce travail Qui fait chanter mes paroles On me joue, j'existerais ? |
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| Confession Si j'avais � �crire, ce que je gribouillerais ferait poids plume en face de la lourdeur du papier, du contenu. Confusion r�gnant � tord et � travers dans un bain de pens�es, d'id�es que la facult� imaginative de l'enc�phale est capable de cr�er chez moi, humaine humaine. D'avoir trop beurr� mon discours, de m'�tre permise inconsciemment notons d'entretenir de moi a fait basculer la proue qui d�j� renvoie la balle � son homologue, la pourpe. Je tangage � m'aimer. Je ne tiens que tu vide qui balance mon souffle, qui remplit mon aura frileuse. Au poids de mes paupi�res, j'ai soudaine, fort peu soudaine, envie de c�der. La lutte ? Comment se portent mes troupes arnaqu�es de tous bords par la r�flexion d'un chemin qui veut pointer ? J'en pousse une goutte � brouiller et calmer l'oeil chercheur. Une lunette d'approche qui s'�loigne de son centre � force forte de chercher du dehors ce qu'il y a chez. Une plume qui glisse dans mon dos, brusqu�e par le souvenir de l'appel. Une personne attend un appel. Elle ne veut pas me parler. Je ne veux plus parler. simple. simple. je succombe. Mes membres l�chent la plume et son �lan. Je vous dis aurevoir. Au revoir. |
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