Outre ce probl�me de g�n�ralisation (les mod�les), nous devons de toute fa�on admettre que ce que nous percevons par nos sens est valable (pour nous) et que nous pouvons nous fier � notre cerveau sans quoi, nous ne pourrions pr�tendre � la moindre exactitude, du moins, tant que nous restons critiques et raisonn�s envers ce que nous percevons. Il faut oublier cette vaine tentative de penser dans un soi-disant absolu, mais penser par rapport � soi-m�me, car la compr�hension et la connaissance se rapportent � nous-m�mes et pas � un quelconque absolu.

On peut maintenant faire la distinction entre, d�une part, le niveau d�ach�vement de la pens�e par rapport � un certain niveau de connaissances et, d�autre part, le niveau de v�rit� atteint, dans l��volution des connaissances et de compr�hension par rapport aux capacit�s maximales du cerveau humain (d�un homme actuel bien d�termin�).  Par exemple, Platon et Aristote avaient un haut niveau d�ach�vement de la pens�e par rapport aux connaissances de leur �poque, mais un faible niveau de v�rit� par rapport � la science actuelle.

Mon explication des erreurs de raisonnement de Platon par rapport � la r�alit� scientifique actuelle est la suivante :
Platon est l�illustration m�me du penseur confondant d�sir et r�alit�. Il avait comme obsession la g�om�trie, au point qu�il refusait tout enseignement � celui ne ma�trisant pas cet art. La c�l�bre repr�sentation de la caverne �nonc� dans La R�publique montre l�influence que le th��tre, notamment celui de marionnette, a eu sur lui. Le th��tre �tant tr�s pris� chez les Ath�niens et le d�veloppement r�cent de la g�om�trie ont fait de ces deux disciplines les bases de v�rit� � id�ales � pour Platon. Son plus haut fantasme �tait que le monde soit purement g�om�trique et ainsi, parfait d�un point de vue esth�tique.
Il se repr�senta le monde comme �tant deux (influence de Socrates ?) et s�imagina son monde esth�tique parfait, g�om�triquement exact (en fait, simplifi� en fonction de la pr�cision humaine). Pour l�expliquer, il reprit l�all�gorie des marionnettes � les ombres sur la paroi de la caverne, dont on entend la voix et que l�on croit �tre la leur parce qu�on ne voit pas les personnes r�elles. Platon n�a donc fait qu�une synth�se de ses connaissances qu�il pensait �tre les plus porteuses de v�rit� et dont la r�sultante devait �tre la plus grande repr�sentation philosophique qui devait exister (pour lui).
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