| Philosophie et raison : commentaires divers sur des notions de base 1) Le philosophe : Le philosophe incarne la volont� de savoir, de comprendre et de se rapprocher de la v�rit� absolue. 2) La pens�e philosophique : Au fur et � mesure que nos connaissances grandissent, on prend de l�assurance et l�on se dit que notre jugement tend plus vers la v�rit� que celui des personnes moins instruites. L�erreur arrive lorsque l�on prend trop d�assurance en n�gligeant de prendre en compte tous les facteurs intervenant et que notre raisonnement perd de son int�grit� en se basant, non plus sur le bon sens, l�analyse et la rationalit�, mais sur l�intuition apport�e par les connaissances ant�rieures. La raison peut s�orienter de diff�rentes fa�ons. Le surplus de raison peut affaiblir les capacit�s de concentration, d�analyse et de logique du cerveau et mener � des erreurs. Penser trop intensivement ou de mani�re trop complexe fatigue le corps et donc le cerveau. La fatigue fait perdre ses capacit�s au plus intelligent des hommes. Le philosophe doit donc �tre vigilant face aux erreurs qu�elle peut engendrer. En partant de l�hypoth�se que la science actuelle est la v�rit�, en ce sens o�, par rapport � la pr�cision de la technologie et aux r�ponses rationnelles que nous attendons de la science, les mod�les de repr�sentations (th�ories) dont nous disposons actuellement sont suffisants pour r�pondre � notre besoin de v�rit�. L�apparition de nouvelles questions pourra entra�ner une modification des mod�les scientifiques afin de mieux se conformer � nos attentes envers la science. En rempla�ant une th�orie par une autre, nous ne nous rapprochons pas d�une v�rit� plus absolue ; nous ne lui donnons qu�une autre forme qui puisse s�accorder avec le nouvel �tat de connaissances et la nouvelle repr�sentation du monde que notre pens�e se fait. Nous devons r�aliser qu�un mod�le scientifique n�est jamais quelque chose d�absolu � par rapport � la mati�re, � l�univers, mais qu�une repr�sentation de l�esprit humain et, devrais-je dire, se rapportant m�me � un (type d�)humain particulier, impr�gn� d�une certaine culture et de certaines connaissances. Nous pouvons donc penser, consid�rant que la science actuelle est la v�rit� par rapport � l�homme rationnel actuel, qu�il y aurait dans l��volution des connaissances, par rapport � la disposition physique du cerveau humain, une ligne de conduite menant vers toujours plus de v�rit� par rapport � l��volution de compr�hension du cerveau humain. L��volution de compr�hension se fait par rapport aux connaissances que l�on a et, donc, supposant par hypoth�se que ces connaissances sont justes. Il faut faire la part de deux choses dans la repr�sentation de la pens�e : il y a, d�une part, les hypoth�ses �videntes et ind�montrables qui constituent la base du bon sens. Ce sont des faits ou des concepts tels quels dont l�existence ne peut �tre ni�e (par exemple : 1+1=2 ; ce qui est carr� n�est pas rond ; etc.). C�est la nature, le monde sensible. Pour que la communication soit possible, nous avons d� d�finir un langage et �tablir des conventions. Ainsi un arbre est quelque chose de bien particulier que nous pouvons distinguer, mais un pommier n�est pas un cerisier. De m�me, chaque cerisier est diff�rent en soi, mais l�on peut quand m�me les regrouper en sous cat�gorie de cerisiers en g�n�ral, suivant la vari�t� des cerises. Ajoutons � cela que, pour deux cerisiers de la m�me vari�t�, l�un sera plus r�sistant que l�autre ou sera g�n�tiquement plus apte � porter plus de fruits. Pour deux cerisiers g�n�tiquement identiques (clone), l�un aura mieux pouss� que l�autre en raison de l�environnement plus favorable ou peut-�tre auront-ils �t� plant�s des ann�es diff�rentes et m�me dans le cas th�orique ou les deux cerisiers eurent pouss� dans des environnements exactement identiques, ils seraient encore diff�rents, l�un n��tant pas l�autre. Le langage est par cons�quent suffisamment pr�cis pour que l�on se fasse une id�e de ce que le mot � arbre � ou � cerisier � repr�sente, mais trop impr�cis que pour savoir du quel il s�agit. |