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Yaound�, le 15 Juillet 2002: Trois principaux centres d’int�r�t ont retenu l’attention de la presse cette semaine. Il s’agit du d�pouillement � la commission nationale de recensement g�n�ral des votes (CNRGV), du paiement des titres par le tr�sor public et de la naissance de l’Union africaine. Municipales et les L�gislatives 2002: vers la proclamation des r�sultats d�finitifs Si les d�lais sont respect�s, la commission pr�sid�e par le magistrat Cl�ment Atangana remet sa copie � la Cour supr�me ce lundi pour la publication des r�sultats des l�gislatives le 20 juillet. La CNRGV, rappelons-le, est charg�e de v�rifier les! op�rations �lectorales au vu des proc�s verbaux et des pi�ces annexes transmis par les commissions d�partementales et surtout de redresser les erreurs mat�rielles. Selon l’expression consacr�e du Messager, cette commission �arrondit les chiffres�. Le journal L’Action note que le d�compte avance en d�pit de quelques difficult�s r�sultant de l’arriv�e tardive des proc�s verbaux (PV) et des informations incompl�tes transmises par les commissions d�partementales. �Dans les secrets de la commission Atangana� Dikalo affirme que des cas d’irr�gularit�s ont �t� recens�s dans le Haut Nkam (province de l’Ouest) et le Mefou-Akono (province du Centre). A ce sujet, les commissaires proposent � la Cour supr�me d’annuler les �lections dans ces deux circonscriptions. A regarder de pr�s, cette recommandation se fonde entre autres sur �l’inexistence des bulletins de vote des! partis de l’opposition dans les bureaux de vote, le d�mant�lement des r�seaux de mineurs ayant vot�, des surcharges sur le PV d�partemental…�. Le reportage que propose le quotidien Mutations sur la question d�bouche sur des r�actions de quelques hommes politiques. Il est clairement indiqu� que tout peut arriver � l’issue des travaux. Les nombreuses irr�gularit�s identifi�es peuvent conduire l’infirmation de certains r�sultats. Ce qui est davantage important, c’est le climat qui r�gne au sein de la CNRGV. Le pr�sident de cette commission pr�cise � propos que: �Chacun d�fend ses positions, mais nous nous sentons tous responsables devant les compatriotes et devant l’histoire�. Pour le satirique le Messager Popoli, il n’y a �rien � attendre de cette commission qui ne peut que tripatouiller � sa mani�re les r�sultats faute de n’avoir pas assez de hauteur pour expliquer le raz-de-mar�e enivrant du Rdpc�. Le parti de John Fru Ndi a accept� d’�lire les maires dans les circonscriptions qui lui sont acquises. C’est le fruit des n�gociations tenues � Bamenda. En milieu de semaine d�j�, des signes annonciateurs avaient fait �tat des dissensions au sein de l’opposition camerounaise. Certains leaders d’opinion r�unis � Yaound� mercredi dernier n’ont pas d�pos� leur m�morandum au minist�re de l’administration territoriale. D’apr�s The Herald, le RDPC, l’UPC , l’UDC ont �lu les maires et leurs adjoints, mardi dernier, sur toute l’�tendue du territoire malgr� les 120 p�titions. S! eul le SDF est rest� fid�le � sa d�cision. La menace de boycott des conseillers municipaux et de l’Assembl�e nationale n’a cependant pas dur�. De ce point de vue, Le Messager a t�t fait de dire que �l’opposition se l�zarde…Les uns et les autres se suspectent de n�gocier avec le pouvoir�. Pour Aurore plus, l’�chec du plan d’action adopt� � Bamenda est r�v�lateur des difficult�s que rencontre l’opposition. Une opposition d�sormais au pied du mur et finalement comme le d�veloppe La Nouvelle Presse �victime des appetits personnels de ses leaders et captive de la fibre tribale�. En effet, �crit Jacques Blaise Mvi�, �le pr�sident de l’UNDP s’est montr� incapable de r�concilier les pr�tentions contradictoires de ses lieutenants�. Ailleurs, �dans certaines r�gions traditionnellement acquises au SDF comme � l’Ouest et au Littoral, beaucoup d’hommes politiques n’! ont pas que la seule virulence du discours politique, abondamment empreinte d’une certaine dose de candeur strat�gique, ne peut plus produire le m�me effet qu’en 1991�. En clair, en ce moment, estime The Star Headlines, �l’�lectorat est dans le doute et l’expectative apr�s le scrutin du 30 juin�. Sauf changement de derni�re minute, le SDF n’a plus que cette semaine pour �lire les maires. Ce pas franchi, l’on pourra alors pr�voir la suite � r�server aux nouvelles alliances qui vont na�tre entre les formations politiques. La plupart des publications sont revenues sur le paiem! ent des titres et le budget transitoire de l’Etat pour la p�riode allant du 1er juillet au 31 d�cembre 2002. Pour la Nouvelle Presse qui consacre une page enti�re � l’actualit� �conomique, le budget transitoire s’�l�ve � 728,3 milliards de F CFA. Sur la foi des d�clarations des experts, cet hebdomadaire reconna�t que le temps r�duit de 6 mois doit mettre en �preuve la capacit� du Cameroun � honorer ses engagements financiers et surtout sa capacit� � couvrir les divers secteurs de l’�conomie. Mais, pr�vient l’auteur du dossier, il y a fort � craindre les manœuvres des sp�culateurs, dans la mesure o� la p�riode du court terme correspond � une p�riode d’intenses activit�s dans tous les secteurs. Le bihebdomadaire L’Action balaie du revers de la main toute l’affabulation qui, � un moment donn�, a laiss� croire que l’op�ration de �titrisation� n’�tait que de la poudre aux yeux. �L’Etat pa! ie en toute s�r�nit� les arri�r�s de salaires depuis lundi � la satisfaction des fonctionnaires et des agents publics�. Cette opinion se trouve � un p�le diam�tralement oppos� � la lecture que propose Babissakana dans les colonnes de la Nouvelle Expression. Pour cet ing�nieur financier, le diagnostic g�n�ral du march� des titres publics �tablit en r�alit� des lacunes et des insuffisances. �L’on observe l’inexistence d’un bulletin officiel cr�dible et � large diffusion sur le march�, l’inexistence d’un site Internet facilitant la diffusion des informations essentielles sur les secteurs du march�, les valeurs mobili�res de l’Etat. L’on note aussi une absence regrettable d’un dispositif de contr�le et de supervision efficace qui veille sur le respect des proc�dures�. De fa�on d�tach�e, non seulement il passe au scanner le budget transitoire, le Messager aborde dans son cahier �conomique la p�nurie ! de gaz SCTM � Yaound�. Un �probl�me r�current� auquel la direction g�n�rale de la soci�t� SCTM ne donne aucune explication aux consommateurs. Mutations s’est int�ress� � la r�forme du syst�me de passation des march�s publics. D�sormais, �crit le quotidien de Haman Mana, �les anciennes commissions minist�rielles et commissions internes font place aux commissions de passation de march� qui h�ritent de tous les pouvoirs �tendus. Elles sont seules comp�tentes pour les march�s de 5 millions de F jusqu’� un milliard pour ce qui est des travaux�. Le Premier ministre a commenc� � d�signer les nouveaux �donneurs� de march�s pour une p�riode de 2 ans renouvelable une seule fois. La transparence, l’efficacit� et la c�l�rit� dans la distribution des march�s publics d�pendront bien �videmment de la capacit� des hommes appel�s � g�rer ces commissions. Dikalo est porteur d’une bonne nouvelle. La nouv! elle compagnie des chemins de fer CAMRAIL va b�n�ficier dans les jours qui viennent d’une subvention de la Banque mondiale pour la r�duction du tarif voyageur. Cette �subvention a une soci�t� privatis�e vise la r�duction de la pauvret��. L’Union africaine (UA) est n�e mardi dernier au sommet de Durban, en Afrique du Sud Pour La Nouvelle Expression, l’UA est une institution calqu�e sur le mod�le de l’Union europ�enne. Et pass�e l’euphorie, le moment est venu de poser des actes et de mettre en valeur tous les atouts de la structure panafricaine ainsi cr��e. C’est �le plus! dur qui commence�, mentionne Dikalo. Le premier dossier � g�rer par l’UA a �t� la crise � Madagascar. Un d�saccord frontal a oppos� les participants au sommet. Les uns souhaitaient la pr�sence du pr�sident malgache, les autres r�cusaient du fait d’une �lection pas totalement achev�e. L’Action reproduit d’ailleurs de larges extraits des �changes � suffisance violents entre les pr�sidents Wade du S�n�gal et Obassanjo du Nig�ria. �A foison, conclut cette publication, les exemples ne manquent pas pour d�noncer le caract�re faisand� de la cuisine interne de lOUA. Il faut craindre qu’un tel �tat d’esprit fasse aussi son lit � l’UA�. En tout cas, Le Messager pense que l’UA est une �union � probl�me� dans la mesure o� le colonel Khadafi tient � marquer sa pr�sence sur le continent. La preuve, la Libye veut le parlement et d’autres institutions parmi l! es 17 que compte lUA. Le chef d’Etat a obtenu son int�gration au sein du comit� directeur du Nepad (nouveau partenariat pour le d�veloppement de l’Afrique). Aurore plus propose de laisser le temps agir. Seul l’avenir r�v�lera si les bonnes intentions des p�res fondateurs s’incarnent dans le r�el. Le r�ve est permis. �Il faut simplement nourrir la jeune plante d’une ? claire et pure�. Voil� ! Bonne semaine � toutes et � tous. A lundi prochain pour une nouvelle revue de la presse nationale. S�verin ALEGA MBELE |
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