| .Faut-il apprendre à dire je
t'aime...
Toute femme abrite en elle un
guerrier
Tout guerrier porte en lui, un coeur tendre.
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Faut-il
La froideur d'un regard, le figé d'un sourire
Nous laisse désarmé; au point de ne plus croire
Que l'on a droit d'aimer et de l'être en retour,
Allant jusqu' à douter même de notre amour.
On se sent amoindri, gauche, parfois futile
Car on aime en secret quelqu'un qui se dérobe.
À quoi revient la faute ? Souvent à n'oser dire
Qu'on aime ou qu'on désire, de peur de se tromper...
Alors on garde en soi, cette énergie intense
Porteuse de lumière et de douceur de vivre.
Un blocage se crée, plus puissant qu'une digue,
Maintenant tout échange dans un flot d'interdits.
Est-ce une économie indispensable, utile ?
Dans sa cage l'oiseau se meurt bien lentement.
Et la question se pose alors tout simplement,
Faut-il apprendre à dire Je t'aime ?
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Aucun poème pour
convaincre
Je ne saurais te dire ami,
Quelles sont les paroles
Qui pourraient convaincre celle que tu chéris.
Il faudrait peut-être bien des formules magiques
Pour attirer l'élue de ton cur dans les bras de ta vie.
T'apprendre comment t'y prendre, n'est hélas, pas de mon fait,
Cela relève d'une science qui nous échappe encore.
Tu peux me demander
Comment peindre le ciel certes, je le ferai ;
Tu peux me demander pourquoi les hirondelles
Reviennent chaque printemps, je saurai te le dire,
Mais je ne puis prétendre savoir mieux que quiconque,
Écrire quelques sonnets pour éveiller l'amour
Qui dort dans le cur de ta belle.
Mon ami, ce que je puis te dire
C'est que ces choses là
Relèvent d'un talent qui nous est personnel.
Au-delà des paroles sirupeuses, frelatées,
Je sais qu'il faut des actes
Car, que peuvent servir les mots, s'ils flottent dans le vide ?
Sans doute faut-il de la patience,
De l'écoute et de la gentillesse,
Quelques traits généreux s'ajoutant à tes charmes ?
De la sensualité ainsi que de l'humour,
Car femme qui s'ennuie, s'en va chercher ailleurs,
De quoi se divertir !
Et nous qui écrivons, en unissant souvent
Quelques verbes aux pieds,
Ne faisant que rimer amour avec humour,
Nous ne savons guère mieux que donner des paroles
Qui peuvent émouvoir ou faire aussi sourire.
Il faut tant d'ingrédients pour nouer les contacts
Tout en alimentant la flamme, pour qu'elle ne meurt,
Or il se doit autant d'être deux, sans conteste,
D'un bel accord parfait et mutuel à la fois
Afin que corps et âme s'unissent dans l'amour,
Pour un lapse de temps, un peu plus, peut-être...
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Monstre sacré
Nombreux sont, hommes et femmes
Refusant d'être aimés.
Allez savoir pourquoi ?
S'ils en connaissent la raison,
Certes, ne vous la livreront pas.
Et vous pourrez trouver les plus beaux mots du monde,
Ça ne changera rien.
Et vous pourrez pleurer tout seul dans votre coin,
S'ils ne veulent rien savoir,
Vous serez planté là
Au milieu de vos doutes, vos peines, vos chagrins,
Ils n'accepteront rien.
Ni caresses, ni tendresse,
Ni moments échangés heureux, en tête à tête.
Vous pourrez leur offrir tous les fruits de la terre,
Ils se détourneront avec entêtement.
Allez leur faire comprendre
Combien vous êtes prêt à ouvrir votre cur,
À vous offrir entier, du mieux que vous pouvez...
Leur ego sera fier, fortifié, glorifié,
Ils seront très contents, de savoir que pour eux,
Quelqu'un soupire ou pleure, jusqu'à penser mourir.
Ils vous gratifieront de leur pesante absence
Vous amenant peut-être même à les haïr.
Y a-t-il de par la terre,
Un seul poème écrit
Qui puisse ouvrir un peu
Les portes de leur âme ?
Y a-t-il une attitude ou plus, à leur égard,
Qui puisse un seul instant,
Les faire Vous regarder ?
Comment convaincre un mur de daigner vous connaître,
Rien que quelques secondes,
Si vous ne répondez à aucun des critères
Qu'ils se seront fixés sur le parfait amour ?
Et il y a ce physique qui peut être un atout
Mais ne suffisant pas pour s'aliéner à vous.
Alors, s'ils vous accordent un moment de partage
Estimez vous heureux, ce sera mieux que rien.
Que ce soit IL ou Elle, cet être de passage
Qui se dérobe, est sur son quant à soi,
Souvent incorrigible ou pire, incorruptible.
Vous passerez la nuit dans le plus grand bonheur
Mais au matin venu, il n'y aura plus personne
Pour vous dire bonjour.
L'oiseau sera parti vers d'autres paradis,
Libre de vos ébats
Et n'y revenez pas !
Vous pourrez remercier toutes les divinités
Pour ce cadeau suprême que la vie vous offrit.
Déjà il sera loin le temps où dans ses bras
Vous embrassiez son cou, caressiez ses cheveux.
Il sera loin l'amour,
Voguant dessus les flots de son indifférence,
Effeuillant les " Je t'aime " éphémères,
Sur d'autres connaissances.
Il volera sans fin, par delà les orages,
Allant de coups d'éclairs en coup de foudre,
Courir les nouveaux goûts sucrés de baisers fous,
S'affolant sur les corps torrides, divaguant dans l'ivresse,
Chevauchant les vallées, ondoyant en liesse !
Et vous serez tout seul, planté là,
Comme un arbre mourant,
Vos rêves en souvenirs,
Au cur, l'ennui d'aimer l'absence de ce monstre
Que vous avez sacré :
Amour !
LP
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