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Des ouvrages miniers romains inondés et remplis de boue ont été identifiés au-dessus de la galerie principale «La Sainte Croix» du massif Orlea; en 1971 et 1972, ceux-ci, à la suite de complexes travaux, ont été mis en valeur de façon touristique et scientifique. Après le programme d'aménagement ayant eu lieu entre les années 1973 et 1975, les ouvrages romains sont devenus accessibles au public dans l'enciente du musée.
Données techniques:
La galerie romaine se trouve à la cote +725m; elle a été initialement soutenue en bois; au bout d'un certain temps, elle s'est écroulée et, à présent, elle est maçonnée sur des voussoirs. Vers l'est, sur une longueur de 40m, elle a une section de creusement presque constante: 1800mm - le plafond, 1400mm - l'âtre, et 1800mm en hauteur. Les suivants 60m de galerie sont dirigés vers le nord et ils ont été creusés en différents profils. C'est avec cette galerie que se sont entrecroisés plusieurs filons aurifères, marqués sur les murs de celle-ci par de petits creux.
Les bocards en bois, grandeur nature et accompagnés de tous les éléments constituants, ont été reconstruits entre 1970 et 1979. Du point de vue constructif et fonctionnel, la différence entre les deux bocards consiste seulement dans le nombre de flèches.
Un bocard pouvait être construit par n'importe quelle personne qui héritait de ou achetait (sur la foi d'un contrat) un âtre de bocard. Le minerai était à l'aide du bocard par les hommes ou femmes de la famille, ou par des gens embauchés sur la base d'un salaire hebomandaire, nommés bocardeurs.
Les bocards étaient chaque année mis en fonction le 18 mars et ils travaillaient jusqu'au 15 novembre; le temps leur permettait rarement de travailler toute l'année.
Pendant la semaine, les bocards fonctionnaient à partir de mardi à midi jusqu'à samedi matin. Dans la périodes de sécheresse (août, septembre), on les faisait fonctionner de mercredi ou même jeudi et toujours jusqu'à samedi.
En général, les bocards étaient emplacés en cascade, sur des âtres de bocards le long des vallées, afin d'utiliser la différence de niveau pour l'écoulement de l'eau qui était indispensable à broyer, séparer et concentrer l'or.
L'alimentation du bocard en minerai était faite à l'aide de l'auge et des paniers. Sur l'âtre il y avait le «vãlãu» et la «hurca» avec lequels on faisait concentrer et séparer l'or de la mouture.
Les bocards de type «californien»
Les bocards à flèches en fer de type «californien» représentent le niveau technique atteint en Europe à la fin de XIXe siècle. Ce type de bocards a été utilisé à Rosia Montanã pendant l'entre-deux-guerres et ultérieurement jusqu'à leur remplacement par des moulins à billes. L'exemplaire du musée a été exécuté par la société «Fraser et Chalmers» d'Angleterre; il est du type 102-A, mais l'on ne connaît pas son année de construction. Ce type de bocards était mis en marche à l'aide d'un moteur, d'habitude électrique, qui actionnait l'arbre central. Le mouvement de rotation se transmettait aux rondelles placées sur l'arbre porte-cames lequel soulevait, respectivement, laissait tomber les flèches qui broyaient le minerai.
Des parties importantes de ce type de bocards, nous citons:
La cabane est une maison en bois (poutres ou sapines) couverte d'échandoles. C'était l'endroit où vivait le bocardeur et où l'on gardait les suivants outils de travail:
L'installation pour préparer le minerai par flottation
Parties composantes:
Il s'agit d'une installation pour obtenir le minerai aurifère concentré par des moyens techniques plus avancés.
Le processus englobe les phases suivantes:
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