| -Le jury- Lorsqu'une affaire g�n�re un grand degr� de controverse et de publicit�, on d�localise le jury afin de s'assurer que son jugement n'ait pas �t� biais� par les informations d�j� re�ues. Or, d'approximativement 80 personnes candidates au jury, toutes sauf 7 ont admis �tre famili�res � la couverture m�diatique des �v�nements. Le jury s�lectionn� (incluant 4 rempla�ants) �tait compos� de 2 Noirs et de 14 Blancs, alors qu'� l'�poque, la population de la ville �tait form�e � 40% d'Afro-Am�ricains. Un jury repr�sentatif de la communaut� aurait donc d� comprendre au moins 5 Africains-Am�ricains. Sur 15 personnes retir�es du jury par le procureur, 11 �taient noires. Une jur�e noire s�lectionn�e par Mumia se vit refuser une demande d'autorisation d'absence. Cependant, lorsqu'un homme blanc demanda une autorisation d'absence, la permission lui fut accord�e. La femme fut remplac�e par un homme blanc qui, durant la s�lection du jury, avait d�clar� � 5 reprises �tre incapable de mettre Mumia et Faulkner sur un m�me pied d'�galit�. De plus, le jur� #11 �tait le bon ami d'un policier qui fut abattu en service et avait admis ouvertement qu'il serait incapable d'�tre impartial. Finalement, la jur�e #15 (une rempla�ante) �tait l'�pouse d'un policier. -L'accusation- L'accusation s'appuyait sur 3 �l�ments: la pr�tendue confession d'Abu-Jamal � l'h�pital, le t�moignage de 3 t�moins oculaires et la pr�sence de l'arme d'Abu-Jamal sur les lieux du crime. --la "confession"-- Lors du proc�s, le jury entendit les t�moignages de l'agente de s�curit� de l'h�pital, Priscilla Durham et du policier Gary Bell (Priscilla �tait une connaissance de Faulkner et Bell le co�quipier et bon ami du d�funt). D'apr�s ces deux personnes, Mumia, alors qu'il attendait d'�tre soign�, aurait cri�: "I shot the motherfucker and I hope the motherfucker dies". (traduction: "J'ai tir� sur le salaud et j'esp�re que le salaud va crever"). En 1995, lors d'une audience en cour d'appel, le policier Gary Wakshul d�clara avoir lui aussi entendu la confession. Pourtant, Wakshul, qui �tait dans l'auto de police ayant amen� Mumia � l'h�pital, avait �crit dans son rapport qu'il �tait rest� avec Mumia jusqu'� ce qu'il soit relev� de ses fonctions et que pendant tout ce temps, le "negro" n'avait fait aucun commentaire. Aucun des nombreux autres policiers alors pr�sents � l'int�rieur et � l'ext�rieur de la chambre de Mumia ont d�clar� avoir entendu la confession que Mumia aurait pourtant cri�e. Les m�decins ayant soign� Mumia ont d�clar� dans leurs t�moignages qu'ils avaient �t� aupr�s de lui � partir du moment o� il �tait arriv� et qu'il �tait alors "faible...tout pr�s de s'�vanouir" et qu'ils ne l'avaient entendu faire aucune confession. Aucun des 3 t�moins de la suppos�e confession n'ont rapport� ce qu'ils ont entendu jusqu'en f�vrier 1982, soit plus de deux mois apr�s la fusillade. Wakshul a dit que ce d�lai �tait d� au "choc �motionnel" caus� par le meurtre de Faulkner. Les deux autres ont d�clar� ne pas avoir pens� que l'incident m�ritait d'�tre rapport� � la police. Toutefois, lors de son t�moignage au proc�s, Priscilla d�clara qu'elle avait rapport� la confession � son superviseur un jour apr�s qu'elle ait eu lieu et qu'ils avaient alors pr�par� une note manuscrite. Or, l'officier envoy� � l'h�pital pour tenter de retrouver le rapport de Priscilla revint avec une note �crite � la machine et non-sign�e que Priscilla nia d'avoir d�j� vue. Pour sa part, Gary Wakshul ne t�moigna pas lors du proc�s. Quand l'avocat de la d�fense tenta de le rejoindre, on lui r�pondit qu'il �tait en vacances. Le jury n'a donc jamais �t� inform� de l'existence de son rapport �crit qui est en opposition avec la suppos�e confession de Mumia. |
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