DE GERGOVIE À
ALÉSIA
La situation
au printemps 52 avant Jésus-Christ:
Deux divisions
romaines sont cantonnées à Agediucum
(Sens) avec les bagages de toute l'armée [BG 7.10] Duabus
Agedinci legionibus atque imedimentis totius exer citus
relictis ad Boios proficiscitur.
Labiénus à la tête de quatre légions se bat dans la vallée de
Les réserves de
l’armée et le butin de guerre de Jules César sont entreposées à Noviodunum (Nevers) [BG 7.55] noviodunum erat oppidum Aeduorum
ad ripas Ligeris opportuno
loco positum. Huc Caesar omnes obsides Galliae,
frumentum, pecuniam publicam, suorum atque exercitus impedimentorum magnam partem contulerat; huc magnum numerum equorum huius belli causa in Italia atque Hispania
coemptum miserat...
Jules César avec
ses six légions assiége Vercingétorix dans Gergovie [BG 7.36 et suivants].
Déroulement
des évènements tels qu’ils se sont produits:
Jules César
songe à se retirer du siège de Gergovie, à rassembler toutes les légions
romaines et à quitter
Finalement,
Jules Césars lève le siège de Gergovie, traverse l’Allier et se replie
(direction nord voir carte) vers le pays des Éduens [BG 7.53] Ne tum quidem insecutis
hostibus tertio die ad flumen
Elaver venit; pontem refecit exercitumque traduxit.
Éporédorix et Viridomare, deux chefs éduens, encouragés par
les nouvelles en provenance de Gergovie, et attirés par l’appât du gain,
s’empressent de prendre Nevers, massacre la garnison et les marchands
romains, s'emparent des réserves de l'armée et du butin de Jules César et
incendie la ville [BG 7.55] Eo cum Eporedorix Viridomarusque... Itaque interfectis Novioduni custodibus quique eo negotiandi
causa convenerant pecuniam atque equos inter se partiti sunt;
Les légions démoralisés
de Jules César traversent avec difficulté
Pendant ce
temps, en difficulté avec les Bellovaques et les Aulerques, Labienus se replie sur Sens [BG 7.59] Bellovaci autem defectione Aeduorum cognita... sed ut incolumem exercitum Agedincum reduceret, cogibat.
Ses légions
réunies, Labiénus et son armée quite
Sens avec les bagages au grand complet pour rejoindre l'armée de césar [BG
7.62] Hoc negtio confecto
Labienus revertitur Agedincum,
ubi impedimenta totius exercitus relicta erant: inde cum omnibus copiis ad
Caesarem pervenit..
Apprenant la
défection des Éduens jusqu'alors alliés des Romains,
Lorsque Jules
César est parti pour le pays des Sénons, c'était pour aller chez les Lingons
via Auxerre, par affaires pour négocier des cavaliers germains (Ubiens ...) afin de renforcer la partie faible de son armée
[BG 7.65] Caesar, quod hostes
equitatu superiores esse intellegebat et interclusis
omnibus itineribus nulla re ex provincia atque Italia sublevari
poterat, trans Rhenum in Germaniam mittit ad eas civitates
quas superioribus annis pacaverat, equitesque ab his arcessit et levis armaturae pedites, qui inter eos proeliari consuerant...
Lors du pillage de Nevers, Jules César a été privé de ses chevaux de réserve,
et avec la défection des Éduens, il se voyait privé de la cavalerie qu’il
avait demandé à la réunion sénatoriale de Decize.
Lorsque
l’armée de Labiélus, les cavaliers germains et
Jules lui même ont tous rejoint les légions de César (provisoirement
stationnées à l’est de Nevers ou au nord de Decize), l’armée
romaine est prête à quitter
Les colonnes
romaines, en formation de repli, se mettent en marche pour faire route vers
Vercingétorix
est décidé d’en finir une fois pour toute avec Jules César. Il prévoit
attaquer l’armée romaine “dans l’embarras de sa marche”
c’est à dire aussitôt que les colonnes auront amorcé leur mouvement de repli
(en direction sud vers
La bataille d’Alésia:
Vercingétorix
réunit les cavaliers venus de toute
Dès le
lendemain, Il lance trois corps de cavalerie contre l’armée romaine sans
faire intervenir le gros des troupes qui resteront “plantées” en
avant de leur camp à moins de 10 000 pas devant l’armée romaine [BG 7.66]
... circiter milia passuum decem ab Romanis trinis castris Vercingetorix...
L’issue du
combat était prévisible; que peuvent faire trois corps de cavalerie contre
l’armée romaine au grand complet? Devant la tournure des évènements,
Vercingétorix lève le camp et se réfugie dans Alésia [BG 7.68] Fugato omni equitatu Vercingetorix copias, ut
pro castris collocaverat, reduxit protinusque Alesiam, quod est oppidum Mandubiorum...
Dès le lendemain
matin, Jules César fait entreprendre la contrevallation du site, puis une
circonvallation afin de se protéger d’éventuels renforts venus de
l’extérieur car Bibracte n'est qu'à quelques lieues gauloises. Prisonniers
dans leur camp, et mourant de faim, Vercingétorix et ses troupes attendent
désespérément du secours. Alors qu’il y a urgence, les renforts
s’organisent tranquillement et se rassemblent en pays éduen. On passe en
revue les nouvelles troupes, on nomme et renomme des chefs, on forme un conseil
chargé de décider de la conduite de la guerre!... Bien qu’on soit à
Bibracte en cet automne de l’année 52 avant Jésus-Christ, on pourrait se
croire à Vichy en 1940!
Finalement,
après plus d’un mois de tergiversations, Éporédorix
et Viridomare iront à Alésia, distante
d’à peine dix lieues gauloises de Bibracte, pour tenter de délivrer
Vercingétorix. Mais l’ardeur pour secourir leur ennemi héréditaire
assiégé est bien moins grande que l’énergie déployée pendant la prise de
Nevers.
suite: Luzy aujourd'hui.
lien : un peu de logique.
lien: plan
d'Alésia.
autre site: Bellum Gallicum.
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