Les problèmes de
l’environnement dans les secteurs 21 et 22 de la ville de Bobo-Dioulasso
La ville de Bobo-Dioulasso a
un relief vallonné, caractérisé par une alternance
d’élévations moyennes et de dépressions qui
correspondent à des rivières jadis permanentes. Parmi ces
cours d’eau, on en retient quatre principaux devenus de nos jours les collecteurs
naturels des eaux pluviales, des eaux usées industrielles et domestiques
de la villes. Il s’agit de :
• La rivière de Kibi à l’entrée
Est de la ville et située entre les secteurs 15 et 24. Sa direction
d’écoulement est le Sud Nord
• La rivière le Houet, avec ses deux affluents
, le Sagnon à l’Ouest côté Mosquée de Dioulassoba
et le Kounounko à l’Est ; on le traverse par la rue Vicens de Koko
à 50 kilomètres de la pharmacie Niougou.
• La rivière le Bingbélé,
au Nord Ouest , qui reçoit les eaux usées du canal «
Brakina » avec pour point de connexion la piste périmétrale
qui sépare la F.C de Denderesso et le cimétière du
secteur 21. Le Bengbélé traverse la forêt classée
et rejoint ensuite le Kou.
• La rivière le Kodéni avec
ses affluents amont qui prennent naissance dans la zone industrielle aux
alentours des usines Jossira, Saphyto, la plateforme SNTB et l’unité
de délestage Sofitex Bobo III .
La topographie et la géostructure
de Bobo rendent la ville sensible à toute source de pollution.
Notre exposé nous donne l’opportunité
d’appréhender un tant soit peu les menaces de pollutionqui pèsent
sur les ressources en eaux de surface et souterraines de la région
de Bobo, bien que réputée abriter les plus importantes réserves
d’eaux souterraines de la sous région ouest africaine. Pour ce faire,
quelques sites ont été identifiées et semblent être
assez significatifs pour illustrer les thèmes d’exposé.
Zones de rejets d’eaux usées
industrielles et l’impact sur les eaux de surface
Le canal « Brakina »
Le cana l dit « Brakina » prend naissance
à quelques dizaines de mètres de la lagune «
SN Citec ». Il draine les eaux entre les rails et l’arrière
cours Est des unités SN Citec, Sonabhy, Sofib et Brakina dans le
centre Sud Nord.
C’est un ravin crée par les eaux de pluies,
élargi et quelques fois curé manuellement par les unités
citées plus haut et qui y rejettent leurs eaux usées. Il
reçoit également les eaux de la lagune en cas de débordement.
Long d’environ 12 kilomètres, il traverse le dépôt
Sitarail, les secteurs 9 et 11 et se jette ensuite dans le bengbélé,
affluent du Kou. Toute l’année, le canal « Brakina »
draine les eaux usées. Il est la cause de diverses nuisances parmi
lesquelles on peut citer :
• La prolifération de moustiques et de
mouches vecteurs de maladies ;
• Les inondations fréquentes des cours
riveraines pendant l’hivernage ;
• La poluution de l’air par le dégagement
quasi permanent d’odeurs nauséabondes ;
• Au niveau de la forêt classée,
ces eaux usée ont entraîné la mort des anacardiers.
La lagune « SN Citec »
Ancienne carrière de briques latéritiques
à l’origine, la SN Citec et la Sofib feront d’elle leur bassin de
rétention d’eaux usées respectivement en 1973 et 1987. Elle
a connu plusieurs aménagements pour éviter les débordements
et la rupture des digues .
La lagune couvre environ 3 hectares de superficie
et constitue « une mine » pour certaines femmes qui mènent
des activités de fabrication de savons. Depuis 1999 avec l’unité
de retraitement de retraitement des eaux usées par la SN Citec et
la réalisation d’une cuve de rétention par la Sofib, les
rejets à la lagune ont considérablement diminué..
Cependant, semble avoir des effets indésirables
sur les voisinages immédiats, notamment sur les puits de certaines
familles. L’exercice pratique d’analyse de ces puits nous permettra peut-être
d’apprécier cette situation, bien que les paramètres analysés
ne pourront pas couvrir toutes les substances respectées.
Les sources de Kodéni
Kodéni est la rivière située
à la sortie Sud de la ville de Bobo sur l’axe Bobo- Banfora. Le
village de Kodéni doit son nom à la rivière. Jadis
permanente, en 1983 l’eau coulait toujours sous le pont situé à
300 mètres du Bar Dancing Siguin Voussé. Actuellement l’eau
n’apparaît dans le lit qu’à un kilomètre en aval du
pont. Quatre rigoles issues de la zone industrielle par fusion successive
vont donner naissance à l’affluent Nord de Kodéni.
Au confluent, point de jonction des deux, le débit
d’eau devient plus important. Cette intersection peut être considérée
comme étant le vrai début de Kodéni actuellement.
E n effet, à partir de ce point à
quelques mètres en amont sur chacun des bras il y a des points de
sortie d’eau à savoir des sources.
Les conséquences des eaux
usées
Les eaux usées polluent l’air et contiennent
des produits toxiques qui sont mauvais pour la santé et l’odeur
de ces eaux donnent des maux de ventre, le cancer de foie….
Elles contiennent de l’huile qui déversée
dans la forêt empêche les herbes de pousser et tue parfois
des arbres. Elles produisent également des milliers d’insectes dont
on peut citer les moustiques qui nuisent aux habitants qui n’arrivent pas
souvent à respirer dans leur cours et il leur est difficile également
de manger et même souvent s’asseoir devant leur maison.
Cependant on constate qu’il y a un de ces moustiques
sur les abords du canal, qui par conséquent peut être vecteur
de choléra.
Ces problèmes dans ces secteurs prennent
de l’ampleur en saison pluvieuse, car le canal étant bouché
par les ordures, l’eau déborde souvent à la tombée
d’une grande pluie. Ce qui entraîne la dégradation des voies
qui sont impraticables.
De petites cultures et élevages traditionnelles
favorisent le développement des moustiques.
N.B : la composition chimique de ces eaux usées
est : graisse, potassium, carbonate, chrome, nickel.
Conclusion
Le problème de la pollution à Bobo
est une réalité. De nos jours, la plupart des unités
industrielles mènent leurs activités sans observer des mesures
conséquentes de protection de l’environnement et de réduction
des nuisances. Les eaux usées sont orientées dans la nature
ou dans les bassins de décantation. Il en est de même des
eaux usées domestiques rejetées dans les caniveaux d’eau
pluviale et dans le Houet. Elles posent un grave problème de santé
publique. Des démarches de mobilisation de fonds sont en cours pour
le financement d’un vaste programme d’assainissement de la ville. Ce plan
est le PSAB( ou Plan Stratégique d’Assainissement de Bobo).Une enveloppe
de sept milliards six cent mille est disponible et permettra de prendre
en compte l’assainissement autonome, collectif, scolaire et communautaire.
Pour l’heure les espoirs reposent sur l’aboutissement et la mise en ouvre
de ce projet.
Cet exposé à été
présenté par le groupe II de la classe de seconde AC2 :
DAO Siaka
CAMARA Mohamed
DABRE Ismaël
DAHO Nestor
COULIBALY Mamadou
COULIBALY Ousmane
COULIBALY Amidou
DAVOU Hélène
COMPAORE Léa
YIRA Boulaye