| Si la crise se passe mal... On rencontre � l�occasion de la naissance d'un deuxi�me enfant deux sortes de probl�mes chez les a�n�s : - Certains ne manifestent aucune r�action n�gative et se conduisent m�me d�une fa�on spectaculairement positive. Les parents d�clarent en g�n�ral : il (ou elle) adore son petit fr�re (ou sa petite s�ur) et ils s�en montrent ravis. ILS ONT TORT. Ce calme de l�a�n� est des plus suspects et annonce des orages qui �clateront plus tard et plus fort. La "crise" � l'arriv�e d�un plus jeune est en effet normale et positive et elle fait partie des �tapes que tout enfant doit franchir. Quand elle n'est pas perceptible, c'est souvent parce que l'enfant a peur de l'exprimer : peur de sa violence, peur de d�plaire � ses parents. Il risque alors de garder en lui son ressentiment et de l'�vacuer ensuite comme il la pourra soit en "s��crasant" lui-m�me (en inhibant ses capacit�s intellectuelles ou relationnelles), soit en "�crasant" la plus jeune par exemple sous le poids d'une sollicitude permanente destin�e, sous couvert de l'aider, � le maintenir ad vitam aeternam dans un �tat de d�pendance infantilisante. - D�autres enfants au contraire entrent dans la crise mais s�y enlisent et ne parviennent pas � s�en sortir. Ils restent agressifs, jaloux, malheureux ou revendiquent sans fin une place qui n'est pas la leur. Si cette situation menace de s'�terniser, il est n�cessaire d'y mettre un terme en allant avec l'enfant consulter car il serait stupide de le laisser dans une souffrance dont il peut faire l��conomie si on l�aide � remettre les choses � leur place. |