GEOFACTO.COM

La Compréhension du Monde grace au Web

 

    |  Geofacto  Nous Partenaires | Evénements | Conférences |  E-Learning  | Livres  |  Emploi  |  Géopolitique  | 

  © ® 2001-2004

Jean-Marie Gabriac

GeoFacto.com

 

 

MENU GENERAL

Acceuil

Stratégie

Contre-pouvoirs

Traversantes

Puissances

Pays d'enjeux

Geo-économie

Geo-énergie

Opinions

 

La Chine

La Chine, à la même latitude que la Méditerranée, couvrirait toute l'Afrique du Nord jusqu'à l'Egypte, l'Espagne, la moitié de la France, de l'Italie et toutes les côtes du nord de la Méditerranée ; la Mandchourie s'étalerait sur la Mer Noire et une bonne partie de la Russie jusqu'à l'Oural. Territoire immense. Population : 22% de l'humanité. Les démographes sinologues estiment que la population chinoise ne pourra être stabilisée en-dessous de 1,5 milliard d'habitants au milieu du siècle prochain. Par rapport à de vastes nations comme les Etats-Unis, la Russie, l'Australie, etc... , la Chine est le seul pays dont la construction remonte à l'antiquité, les autres sont de construction beaucoup plus récente. Un régime impérial autoritaire, despotique fut nécessaire, pendant 2000 ans, pour réunir un aussi vaste territoire. La Chine est divisée en 30 provinces et régions autonomes. Décrivons les cinq cercles concentriques de la Chine.

Les cinq cercles

Le premier cercle est la Chine de l'est (un tiers du territoire chinois) où se situe la plus grande concentration de la population. A telle enseigne que nous ne pouvons différencier la zone rurale de la zone urbaine. Cette zone est peuplée par l'ethnie "Han" soit 95% de la population chinoise (ou 1,1 milliard d'habitants).

Le deuxième cercle est constitué par la périphérie du territoire chinois et est égale en superficie au premier cercle, avec 120 millions d'habitants, en majorité non-Han; des Tibérains, des Turcs blonds et aux yeux bleus, des Mongols, etc.... Dans son histoire, la Chine a développé une civilisation en autarcie, sans frontières précises et entra en contact avec l'Occident au XIXème siècle. Durant des siècles, la Chine a considéré qu'il n'y avait qu'un seul Etat sur la planète, le sien. En dehors de la Chine, le reste était peuplé de barbares. L'empereur chinois se considérait comme le maître de l'univers terrestre. Cela façonna le caractère chinois, qui n'accepte pas ou admet difficilement les frontières de son pays, aujourd'hui. Il n'y a pas encore, actuellement, de traités précisant les frontières de la Chine avec tous les pays voisins.

Le troisième cercle, à l'extérieur du territoire chinois, la Chine d'outre-mer ou la diaspora chinoise, s'étend sur la péninsule indochinoise, Singapour (75% de Chinois), l'Indonésie, la Malaisie (34% de Chinois), les Philippines, comprenant des fortes minorités chinoises (25 à 30 millions au total). Il faut ajouter Hong-Kong (6 millions) et Taïwan (21 millions). Ces minorités chinoises de la diaspora, unies culturellement, rompues aux techniques modernes, dynamiques sur le plan économique, aident la mère-patrie dans son boom économique. En outre, il y a 1 million de Chinois aux Etats-Unis et 2 à 3 millions en Europe et dans d'autres pays.

Le quatrième cercle est le monde sinisé, c'est-à-dire des pays (Corée, Viêt-nam, Japon, etc...) dans lesquels la civilisation chinoise laissa une forte empreinte (écriture, modèles sociaux, etc....). Il y a sous-jacent entre les Chinois et ces populations sinisées des compréhensions, des comportements communs, des habitudes communes que les Occidentaux ne comprennent que difficilement. Il faut noter l'importance des idéogrammes (les Vietnamiens les conservèrent jusqu'au 18ème siècle et l'écriture japonaise est à moitié constituée par les idéogrammes). L'assimilation des idéogrammes est longue et facilite l'émergence d'une élite du savoir. L'écriture par idéogrammes évolue peu, alors que les langues alphabétisées évoluent rapidement. Les idéogrammes permettent de rendre lisibles et compréhensibles des textes anciens. Un intellectuel chinois est capable de lire en partie un texte qui date de 3.000 ans, donc d'avoir accès plus facilement à des textes de la haute-antiquité. Son respect du passé est plus profond que celui d'un occidental au sien.

Enfin le cinquième cercle est l'Asie-Pacifique. La Chine s'intègre dans le monde, sur le plan diplomatique depuis 25 ans et sur le plan économique depuis 15 ans. Dans l'espace du Pacifique il y eut de nombreuses associations non-gouvernementales, aussi bien du côté de l'Asie que du côté de l'Amérique. Aujourd'hui, des liens humains et commerciaux se sont organisés dans des associations comme, par exemple, l'APEC (Asia Pacific Economic Cooperation). L'APEC comprend 18 Etats dont les chefs d'état et de gouvernement se réunirent en novembre 1995, au Japon, à Osaka. Des réunions spécialisées avec des ministres concernés se déroulent également. Des flux économiques et des flux commerciaux se forment. L'Europe en est exclue. L'APEC s'est assignée un but pragmatique : organiser une zone de libre-échange, un marché préférentiel du pourtour du Pacifique. Mais des intérêts divergents perturbent quelque peu cette association. Nous avons d'un côté les USA, le Canada et l'Australie, et de l'autre, la Chine et les pays du Sud-est asiatique. Les seconds veulent une plus protection forte de leur industrie naissante et une plus grande pénétration de leurs produits dans les marchés. L'APEC à elle seule fait la moitié du PNB mondial et, en surface, la moitié de la planète.

Les cataclysmes en Chine

La Chine subit des cataclysmes de grande envergure. Un tremblement de terre par siècle fait 1 million de morts. La dernière fois en 1976, 800 000 de morts. A cause de la masse du continent asiatique et la masse de l'Océan Pacifique, la Chine a un climat à vents dominants, 6 mois dans un sens, secs et froids, et, 6 mois dans l'autre sens, humides et chauds. Ce climat de moussons cause traditionnellement des sécheresses et des inondations sur des vastes surfaces.

Une plaine grande comme quatre fois la France, au Nord de la Chine, avec plusieurs centaines de millions d'habitants, connaît des inondations, une année sur deux, étendues sur une surface comme la moitié de la France. Des sécheresses catastrophiques sévissent une année sur deux. La Chine subit, comme beaucoup de pays asiatiques, des typhons qui ravagent des régions entières, amenant ruines et désolations. Ces cataclysmes furent à l'origine du confucianisme, philosophie qui imprègne la culture chinoise. Cinq siècles avant J-C, le philosophe chinois Confucius bâtit sa pensée en se posant la question: "Comment maîtriser les cataclysmes cosmiques et humains ?"

Un retard et ses causes

La Chine fut en avance sur l'Europe sur le plan des sciences appliquées, des techniques, de la gestion économique, ceci jusqu'au 15ème siècle. Les innovations chinoises sont nombreuses : l'imprimerie (8 siècles avant Gutemberg), le papier monnaie (alors que l'Europe utilisait le troc), la boussole, les fusées, etc... . Et puis du 15ème au 18ème siècle, la Chine se pétrifia, pendant que l'Europe décollait et prenait la fête des nations sur le plan des inventions et des innovations (la Renaissance, puis la Révolution industrielle). Sur le plan économique, la Chine s'effondra au cours du 19ème siècle, simultanément l'Europe dominant économiquement durant le 19ème et le 20ème siècle.

Trois explications à ce renversement de situation.

  1. La première. Vingt-quatre dynasties se succédèrent sur le trône impérial. Toutes ont évolué dans un cycle en trois phases : 1. un paysan ou un semi-nomade s'empare du trône impérial et met fin à des désordres politiques et des famines - phase dynamique. 2. suit une longue période de maturité et d'équilibre entre la population et les ressources. 3. puis vient la phase de déclin avec un déséquilibre grandissant de la poussée démographique et des ressources qui occasionnent disettes, perturbations sociales et politiques, etc... Durant cette troisième phase, nous constatons un développement et un enrichissement culturel, intellectuel et artistique, car l'autorité despotique s'affaiblit et perd le contrôle des événements et des hommes. La liberté suscite le dynamisme culturel. La dernière dynastie fut mandchoue (d'origine étrangère) accèdant au pouvoir en 1644. Elle annexa le Tibet à la Chine en 1720. Le déclin de la dynastie mandchoue coïncida avec l'arrivée des étrangers, dont les Français, en Chine en 1840 (guerre de l'opium). L'autorité centrale, la monarchie universelle disparurent en 1911. Les Japonais, au cours des 1ère et 2ème guerres mondiales occupèrent et brutalisèrent la Chine.
  2. La deuxième explication est la forte poussée démographique durant les 300 dernières années qui contribua à créer une masse importante pauvre et mal éduquée. le développement souffre d'une masse humaine trop grande. La population passe d'environ 150 millions vers 1650 à 1,3 milliard en l'an 2.000.
  3. La troisième explication est la pénétration des 0ccidentaux à l'intérieur de la Chine, au XIXème siècle. D'abord des marchands-aventuriers qui se taillèrent de petits empires économiques, parfois brutalement. Ensuite les missionnaires, notamment les jésuites, qui s'évertuèrent à convertir les Chinois "par le haut". Or la civilisation chinoise a développé des sagesses et des rites plutôt que des religions. Ce fut un choc considérable dans l'esprit chinois. Car soumettre la morale, les pensées et les comportements en fonction de qui s'est passé hors du territoire (les prophètes de l'Ancien Testament et le Nouveau Testament avec Jésus-Christ) est traumatisant pour le Chinois qui, souvent, veut bien ajouter une croyance "utile" aux siennes, mais sans renoncer à celles-ci. Le facteur explicatif le plus important est l'explosion démographique.

De Mao à Deng

En 1949, Mao s'empara du pouvoir en y instaurant une dictature puissante. Faute de marine et d'aviation, il ne put intégrer l'île de Formose (Taïwan). Pendant les années 50, Mao tenta de modéliser son régime selon la référence stalinienne. Mais estimant la Chine trop dépendante de l'URSS, il change de cap. Il lança le "Grand Bond en Avant', vers la fin des années 50. Puis, après quelques avatars, il impulsa la "Révolution Culturelle" de 1966 à 1976. Période d'idéologies utopiques, d'isolement international.. Echec total. Mao tempèra. Il rétablit les relations diplomatiques avec l'extérieur. Il disparut en 1976.

De 1978 à 1995, Deng Xiao Ping est le nouvel homme fort du régime. Il accentue l'ouverture vers l'extérieur sur le plan économique et technique. Il instaure une forme d'économie de marché, spécifiquement chinoise. Le régime chinois actuel est une dictature de type léniniste avec une économie capitaliste. Les dirigeants chinois ne cachent pas les ambitions pour leur pays : une économie prospère, une Chine en avance sur la plan technologique et une puissance militaire très forte et moderne.

La Chine connaît un boom économique. Cela ne va pas sans déséquilibres. Une petite minorité (50 millions de personnes) s'enrichit côtoyant une immense masse de Chinois (1 milliard et 100 millions), avec un revenu par tête et par an de 2500 Frs, soit le RMI français divisé par 12, et, environ 100 millions de personnes qui connaissent les affres de la faim. Les fossés sociaux sont considérables. Les universités chinoises dispensent toujours des cours de politique marxiste-léniniste, corrigés Mao et réajustés Deng. Cours inadaptés à la société chinoise. Les débats publics sont interdits.

Jungle et goulag

L'absence de valeurs communes caractérise la société chinoise. Le confucianisme mit la hiérarchie comme principe premier, c'est-à-dire l'empereur. Ce qui tient lieu de règle est la consigne émise par la hiérarchie. Actuellement, la consigne est : enrichissez-vous. C'est la jungle. Les fonctionnaires font payer leurs services, les commerçants évoluent vers le gangstérisme et les triades se développent. Inquiétude des gouvernants chinois qui ont recours à un remède : appuyer le nationalisme le plus chauvin et l'hostilité envers l'étranger. Ce qui rétablit un peu la cohésion sociale. Il importe de savoir qu’aujourd’hui environ 2 à 6 millions de Chinois souffrent dans le "goulag".

En conclusion, la civilisation chinoise s'est développée durant 3000 ans, sans racines judéo chrétiennes. La Chine s'est ouverte à l'extérieur au siècle dernier. La mentalité chinoise ne peut pas changer significativement en 150 ans. Le pays de Mao connaît actuellement une dynamique économique et un renforcement de ses armées, surtout sa marine, son aviation, son aéronavale et sa force nucléaire. Il y a deux cents ans, Napoléon 1er énonça ; "...quand la Chine s'éveillera, le monde tremblera...".

 

 

L’avenir n’est pas écrit d’avance. Même les meilleurs experts peuvent se tromper. Les industriels français signent pourtant aujourd’hui des contrats pour fournir pendant quarante ans de l’eau potable à des villes chinoises : comment le faire sans avoir une idée à long terme du pays ? Chacun a ainsi des vues plus ou moins rationnelles sur cet avenir. Encore faut-il l’éclairer.

Le tournant 1997

1997 marque un double tournant pour la Chine : dans sa vie politique et dans le cours de son économie. C’est une année faste avec le retour de Hong-Kong sous souveraineté chinoise, l’arrivée au sommet du pouvoir de Jiang Zemin, tout à la fois secrétaire général du PCC, chef de l’Etat et Président de la Commission militaire centrale. La période de rivalités et de surenchères, ouverte à la fin de la vie de Deng Xiaoping , s’achève. Le nouveau n°1 a toutes les cartes en main. Il est reçu aux Etats-Unis, accueille Clinton en Chine , il y gagne une reconnaissance internationale. Une certaine détente de la rigidité politique antérieure se manifeste dans le pays. Sur le plan économique, la situation est bien différente. La marche forcée vers la croissance par l’économie de marché déclenchée par Deng dès 1992, au lendemain de l’effacement de l’URSS, avait provoqué une accélération phénoménale, avec des taux de 12% à 13% pendant plusieurs années, des années de vaches grasses, attirant les investisseurs étrangers. L’inflation menace. Quelques-uns s’enrichissent, mais des centaines de millions de Chinois ont à peine de quoi manger tous les jours. La crise asiatique se déclenche, à partir de la Thaïlande en juillet 1997. La Chine doit réagir. Ses 300 000 entreprises d’Etat (plus de cent millions de salariés) sont lourdement déficitaires, à bout de souffle, destabilisant les banques contraintes de faire des prêts irrécupérables. Pour faire face à la tourmente, les dirigeants chinois amorcent une nouvelle politique économique. Il s’agit de défendre la monnaie, le yuan, encore presque inconvertible. Il s’agit de donner du travail à des millions de Chinois. Si les statistiques officielles dénombrent seulement six milions de chômeurs, Henri Eyraud a calculé, à partir de diverses sources, elles aussi officielles, que 25% de la population en âge de travailler soit 220 à 230 millions de personnes restent sans travail ou avec un travail très précaire.

Nouvelles priorités

Pour faire face à cette situation explosive, Jiang Zemin peut s’appuyer sur le Vice-Premier ministre qui avait jugulé l’inflation, promu Premier Ministre en mars 1998, Zhu Rongji, homme énergique, autoritaire et compétent. Il a reçu le feu vert pour lancer des réformes qu’il avait longtemps, en vain, préconisées (il avait été exclu du Parti pendant vingt ans). Il s’engage à réaliser en trois ans, quelques réformes fondamentales : celle de l’Etat, en divisant par deux le nombre de fonctionnaires du gouvernement réduit de huit à quatre millions ; celle des entreprises d’Etat, en en sauvant un petit nombre, en semi-privatisant le plus grand nombre, remis aux collectivités locales et aux personnels ; réforme des banques, déjà engagée ; réforme des logements : la Chine construit peu et n’entretient pas. Il s’agit de desengager l’Etat du logement des trois cent millions de

citadins, en maniant la carotte (des crédits) et le bâton (la menace d’expulsion). Des réformes ambitieuses. Une gageure. Ce n’est pas en trois ans qu’elles pourront être réalisées. Il y faudra cinq à dix ans. Dès l’été 1998, on constate l’enlisement de ces réformes qui n’en manifestent pas moins un changement dans les priorités.

La Chine change en fait son modèle de développement. Pour relancer la croissance, elle en revient à une économie plus centralisée, planifiée. Pour agir dans l’urgence, l’argent public est investi dans les routes, les ponts, les chemins de fer, les centrales, les logements. Toutes les autorités, à tous les échelons sont sollicitées, mais l’Etat redevient l’acteur principal d’un plan central. La libéralisation est mise sous le boisseau. La perspective d’une entrée de la Chine dans l’Organisation mondiale du Commerce est reportée, « cela n’intéresse plus », constate H. Eyraud, alors que le boom économique précédent était tiré par les exportations et les importations. Autre priorité : sauver le yuan et accessoirement le dollar de Hong-Kong attaqué à plusieurs reprises et défendus par une réelle volonté.

Manifestations, émeutes éclatent ici et là. Le gouvernement réagit en demandant aux banques de faire des avances, avec un mélange de fermeté et de compromis pour éviter les drames. Mais face aux risques sociaux le n°1 a demandé au Premier ministre de se calmer. Cette temporisation a été entérinée à la mi-octobre 1998, au Plenum du Comité central du P.C.C. L’intégration de l’économie chinoise dans l’économie mondiale stagne ou régresse. Dans les cinq ans à venir, et peut être avant, la Chine peut connaître une crise politique, économique, sociale, majeure. L’intérêt du monde entier est d’aider les dirigeants chinois à l’éviter.

Les lignes de continuité

Le raisonnement est différent lorsqu’il s’agit du long terme. Nous observons que tous les pays évoluent selon des lignes de continuité, avec des ruptures de nature imprévisible. Il énumère quelques-unes des continuités chinoises : la peur du chaos dans le souvenir de quarante ans de guerre et de cent ans de déclin sous domination étrangère ; l’aspiration à l’autonomie du petit groupe familial ou amical, l’aspiration à la prospérité ; la reconnaissance de la hiérarchie dans la société, issu du confucianisme, « il n’y a pas d’égalité entre les individus »  et pas de mot pour écrire « frère », en chinois d’où la difficulté de faire comprendre aux Chinois la démocratie à l’occidentale ; la tradition bureaucratique, qui est millénaire..... Quant aux ruptures, ce seront des surprises. Il y en a eu beaucoup ces dernières années : le grand bond en avant de 1958, la révolution culturelle de 1966, le choix de l’économie de marché en 1992.

Nous pouvons proposer pas moins quatre scénarios pour le long terme : le scénario de la continuité ; celui de l’assainissement ; le scénario de l’enlisement et celui de l’éclatement sous une forme soit douce soit brutale. Ayant établi des scénarios semblables en 1994, il a pu observer dans l’actualité des éléments de chacun de ces scénarios... Pour scruter l’avenir, on sort ainsi de la seule intuition ou de la trop simple et aléatoire prolongation des courbes du passé.

 

 

Hosted by www.Geocities.ws

1