11 octobre 2000
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Une nouvelle étude soulève des questions sur les programmes scolaires de nutrition

Victoria - Les programmes scolaires de nutrition n’arrivent pas à résoudre le problème de la faim et de la mauvaise nutrition chez les enfants, selon un rapport d’étude publié aujourd’hui par Information Partnership, une société de recherche sociale basée à Victoria.

Le rapport Programmes scolaires de nutrition : un bon choix pour les enfants? par David Hay, s’appuie sur des interviews auprès de 28 experts en santé infantile et en programmes scolaires de nutrition à travers tout le Canada et sur un examen détaillé de la recherche existante sur le sujet au Canada. Le projet a été financé par Santé Canada.

«Si nous voulons vraiment trouver une solution à la faim chez les enfants, nous devons développer une réponse d’une envergure beaucoup plus grande que les programmes scolaires de nutrition» déclare M. Hay.

Parmi certains des problèmes relevés par les experts interrogés pour cette étude, on cite que les programmes ne nourrissent les enfants qu’environ la moitié de l’année, puisqu’ils ne sont pas offerts pendant les fins de semaine ou les congés scolaires. Ils n’apportent pas non plus d’aide aux familles pauvres pour leur permettre d’acheter une alimentation adéquate pour leurs enfants. De plus, la qualité nutritive des aliments distribués dans les écoles n’a pas été très bien étudiée.

Tandis que les experts ont aussi reconnu quelques résultats positifs des programmes scolaires de nutrition, comme une amélioration de la présence à l’école, des expériences sociales positives et une réduction du stress lié au manque de temps dans les familles, ils s’inquiètent toutefois qu’on n’a pas été en mesure de démontrer une réduction de la faim ni une meilleure nutrition à cause de ces programmes. Les experts ont également remarqué que les programmes scolaires de nutrition peuvent augmenter la dépendance et la stigmatisation chez les enfants et les familles qui y ont recours.

«Le jury ne s’est pas encore prononcé sur l’efficacité des programmes de repas scolaires. On n’a simplement pas effectué suffisamment de recherche pour pouvoir évaluer dans quelle mesure ces programmes répondent aux besoins des enfants qui n’ont pas une bonne alimentation à la maison. Avant d’investir davantage dans ce type de programmes, il serait recommandable de mener une recherche plus approfondie. Cela nous aiderait, par exemple, à savoir à quel point ces programmes remplissent les besoins nutritifs des enfants» explique David Hay.

Pour d’autres informations, veuillez contacter David Hay au (250) 370-7566

Information Partnership est une société indépendante de recherche, d’évaluation et de systèmes d’information basée à Victoria, en Colombie-Britannique.

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Updated Oct. 11 - 2000

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