PPI Concombre
(Cucumis sativus,)
A Kinshasa
| Les insectes | Les champignons |
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Les methodes de lutte |
| Le tableau | Matériel végétal | Au niveau du champ |
Résistance, tolérance variétale , moindre sensibilité
Variété résistante : Poinsett, Ashley ; variété tolérante : concombres chinois ou thailandais ; variété peu sensible : vert long maraîcher
Eviter le voisinage de plantes sensibles aux mêmes ennemis
Les planches ne doivent pas être installée à proximité d’une culture de cucurbitacées afin d’éviter que les mouches des fruits et d’autres insectes ou maladies communs qui pourrait si trouver ne se déplacent sur la nouvelle planche. De même on évitera toute culture fortement sensible à Aphis gossypii (gombo, concombre, melon, aubergine…) et à Liriomyza trifolii (tomate, haricot, aubergine…).
Un terrain bien ventilé permettra de sécher plus rapidement les feuille des plantes après une pluie, une rosée ou un arrosage. Le mildiou et la cercosporiose ne trouveront pas les conditions idéales pour leur développement (feuilles mouillées).
Les planches trop ombragées restent plus longtemps humides et des champignons tels que le mildiou s’y développent plus facilement.
Dans les zones à forte rosée, les risques de développement du mildiou et de la cercosporiose sont plus importants.
Utilisation de plantes pièges attractives en association comme Indigofera tinctoria, Cajanus cajan (Pois d’Angole) ou le maïs permettent de limiter les populations de punaises sur la culture.
Culture sous toiture contre la pluie
Une toiture contre la pluie au dessus de la culture permettra de garder les feuilles des plantes au sec et d’empêcher ainsi que la cercosporiose et le mildiou ne trouvent les conditions idéales pour leur développement (feuilles mouillées). Ceci peut être intéressant pour une culture conduite sur tuteur. Par contre des ravageurs tels que les pucerons peuvent être favorisées par ce mode de culture car il n’y a plus d’effet de lessivage des pucerons par la pluie.
Paillage
q Un paillage de couleur argentée ou blanc mat a un effet répulsif sur les pucerons. Il permet d’éviter que ces insectes ne s’approchent de la culture.
q Un paillage de plastique noir désoriente les pucerons qui se poseront moins facilement sur les plantes.
q Un paillage en plastique empêche que les larves de mineuse des feuilles et de mouche des fruits n’aillent se nymphoser dans le sol.
Binage
Cette opération rend les conditions de développement des larves de chrysomèle plus difficiles dans le sol et favorise la prédation des auxiliaires sur les pupes de mineuse des feuilles et de mouche des fruits.
Désherbage régulier
Il est important de désherber régulièrement la parcelle entière et les bordures sur environ 20 m.
q Il est important de supprimer et détruire dans le champ et autour du champ toutes les cucurbitacées (Monmordica, Lagenaria, Comelina…) qui peuvent abriter des ennemis spécifiques aux cucurbitacées tels que la mouche des fruits et le mildiou des cucurbitacées.
q L’élimination des mauvaise herbes permettra également d’éviter les sources de contamination d’ennemis très polyphage tels que la mineuse des feuilles et les pucerons (Aphis gossypii)
q Il est très important de maintenir la propreté de la parcelle jusqu’à l’arrachage complet des plants cultivés.
Eviter de laisser les feuilles mouillées trop longtemps
q On peut éviter que la cercosporiose et le mildiou ne trouvent les conditions idéales pour son développement en arrosant de façon à laisser les feuilles mouillées le moins longtemps possible. Il faut éviter l’arrosage le soir car l’absence de soleil laissera les feuilles mouillées longtemps. Le matin, l’arrosage se fera quelques heures après disparition de la rosée ou très tôt le matin avant la levée du soleil.
q En n’arrosant au pieds des plantes on peut éviter les éclaboussures et de mouiller les feuilles et empêcher que la cercosporiose et le mildiou ne trouvent les conditions idéales pour son développement.
Destruction des plantes fortement attaquées
Afin d’empêcher la diffusion des ennemis dans la culture, il faudra éliminer et détruire tous les plants présentant des symptômes sévères de mineuse des feuilles ou de mildiou.
Elimination des parties végétales atteintes
Dans certains cas, la suppression de la plante entière ne se justifie pas car les dégâts sont faibles. Il est alors conseillé de ne supprimer que les parties atteintes par la mineuse des feuilles par la mouche des fruits, le mildiou ou les pucerons qui risquent de contaminer les organes sains.
Arrachage et destruction des plantes en fin de récolte
Il est conseillé d’arracher le plus tôt possible les plants arrivés en fin de récolte (brûler, enterrer en dehors de la parcelle ou composter de manière correcte). Par exemple au cours de chaque récolte il peut être demandé aux récolteurs d’arracher les plants qui ne seront plus productifs. C’est une mesure sanitaire élémentaire, même dans le cas où les maladies sont restés absentes mais qui est malheureusement très rarement appliquée. Les plants qui ne sont pas arrachés peuvent parfois survivre longtemps même sans irrigation et continuent à abriter des ennemis qui peuvent s’y multiplier et se propager sur les cultures voisines ou successives.
Effeuillage
La suppression des vielles feuilles permet également de réduire le potentiel de réinfestation à partir des organismes nuisibles se trouvant sur celles-ci et n’est pas préjudiciable au bon développement de la plante. Les feuilles coupées doivent être ensuite détruites en dehors du champ.
Collecte manuelle des ravageurs
Les punaises et chrysomèle peuvent être collectés à la main.
Traitements phytosanitaires
Contre les altises ont peut utiliser des insecticides chimiques mais l’application de produits naturels répulsifs est généralement suffisante. Par exemple : épandre des cendres de bois aux pieds des plants contre la ponte des adultes et le développement des larves. Appliquer des produits préparés à base de plantes telles que l’ail, l’oignon, les tagètes, le piment… La préparation suivante est réputée efficace contre la chrysomèle. ½ tasse de cendre de bois, ½ tasse de chaux dans quatre litres d’eau. Mélanger, laisser reposer et filtrer. Appliquer la solution sur les feuilles.
Les fongicides ne seront utilisés que si les méthodes de lutte précédentes ne donne pas satisfaction ou ne sont pas applicables dans le contexte local. Ils pourront être utilisés surtout contre le mildiou. Le manèbe, mancozèbe, produits à base de cuivre et chlorothalonil sont généralement utilisés le bicarbonate de soude serait également efficace à la dose de 10 g par litre d’eau additionnée de savon. Les traitements ont lieu dès l’apparition des premiers symptômes ensuite chaque semaine en répétant après une pluie.
L’application d’insecticides ou insectifuges peut-être nécessaire contre les pucerons.
La lutte insecticide contre les mineuses des feuilles et les mouches des fruits est difficile.