PPI Concombre


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(Cucumis sativus,)

 A Kinshasa

Principales techniques culturales et exigences

 

Les ravageurs animaux et les maladies

Les insectes   Les champignons    
 

Les methodes de lutte

Le tableau Matériel végétal En pépinière Au niveau du champ

 

Les ravageurs animaux et les maladies du concombre

1.     Les insectes

 

La mouche des fruits                                                                                  Didacus sp.

Les asticots sont jaunâtres de 6 à 10 mm de long. Le vers sort du fruit pour se transformer en pupe dans le sol.

Dégâts Dès leur sortie de l’œuf, pondu sous l’épiderme des fruits à peine noués, les asticots dévorent l’intérieur, creusant des galeries en tous sens. Les endroits situés autour des zones de ponte se ramollissent et brunissent. Le fruit attaqué se déforme.

Principes de lutte

q       Eviter que les adultes ne puissent pondre sur les fruits : Par exemple par ensachage des jeunes fruits avec sachets en papier.

q       Eviter que les adultes n’émergent des fruits attaqués : Par exemple en détruisant les fruits attaqués

q       Eviter les sources d’infestation : Par exemple en détruisant les cucurbitacées sauvages sur le terrain

Les mineuses des feuilles                                               Liriomyza sp. dont L. trifolii

Ce sont des diptères (mouches) de très petite taille. La larve à une coloration jaune orangée en fin de développement. La pupe a la même couleur. La larve sort de la feuille pour se transformer en pupe dans le sol.

Dégâts Ces mouches sont des phytophages. Les larves s’installent dans l’épaisseur des tissus végétaux dans lesquels elles creusent des galeries. Certaines espèces sont très nuisibles quand elles pullulent.

Conditions favorables  Les infestations sont plus importantes dans les parties du champ ombragées et dans les parcelles bien abritées des vents.

Auxiliaires  Plusieurs micro-hyménoptères parasites, des chrysopes et des araignées.

Principes de lutte

q       Eviter que les adultes n’émergent des feuilles attaquées : Par exemple en détruisant les feuilles très  attaquées

 

q       Il faut permettre à la plante d’acquérir une vigueur maximale en lui apportant les éléments nutritifs nécessaires pour son plein développement. Elle aura ainsi une résistance suffisante pour résister aux infestations.

q       L’utilisation de produits phytosanitaires se fera de préférence sur seuil d’intervention. L’utilisation répétée de produits qui tuent les auxiliaires engendre souvent une augmentation rapide des populations de mineuse. Des produits naturels ont une certaine efficacité.

La punaise noire                                                                     Anoplocnemis curvipes

Il s’agit d’une grosse punaise noire pouvant atteindre 30 mm de long et 8 mm de large. Le corps est recouvert d’une fine pubescence dorée. Les œufs de 3 mm, semi-cylindriques et tronqués aux extrémités, sont pondus en files régulières. Elles sont très polyphages (niébé, arachide, mil, sorgho, manguier, Citrus, cotonnier, concombre, aubergine, tomate…).

Dégâts Les larves et les adultes piquent les feuilles et les pétioles et sucent la sève, provoquant le flétrissement et le dépérissement des organes atteints. Les fleurs sont également piquées, elles avortent et tombent. Les fruits attaqués sont déformés et ne grossissent pas. Ces insectes sont souvent nauséabonds.

Principes de lutte

q       Utilisation de plantes pièges attractives en association.

q       Capture le matin tôt (petite surface et main d’œuvre disponible).

q       Traitements avec  insecticides, dont les pyréthrinoides

Le puceron du cotonnier                                                                     Aphis gossypii

Ce puceron a une coloration variable, jaune, vert ou brun à noir. Sa forme ailée a la tête et le thorax noirs, et l’abdomen vert à jaune. Sous les tropiques, sa reproduction est continuellement parthénogénétique (sans fécondation) et vivipare (sans œuf). Une femelle donne de 20 à 140 jeunes.

Dégâts Ces pucerons suceurs affaiblissent la plante et provoquent une déformation (enroulement) des feuilles quand ils sont en grand nombre. Ils produisent un miellat sur lequel un champignon  saprophyte se développe. Cette moisissure noire empêche une bonne photosynthèse.

Conditions favorables Un temps sec est favorable.

Auxiliaires  Les  pucerons ont de nombreux prédateurs. Ceux-ci seront considérés dans l’application des autres méthodes de lutte, dont l’utilisation des pesticides. Les principaux prédateurs sont des coccinelles et des syrphes. Il existe également des parasites micro-hyménoptères (Aphelinidae).

Principes de lutte

q       Les produits phytosanitaires peuvent être appliqués en tenant compte de l’importance des populations du puceron et des prédateurs naturels. Plusieurs substances naturelles sont efficaces pour empêcher ou gêner le développement de colonies de ce puceron : cendre de bois, ail, savon…

q       Eviter les sources d’infestation par les désherbages réguliers

q       Eloigner les pucerons par exemple par un paillage réfléchissant

Le coléoptère jaune                                                                    Aulacophora indica

C’est un coléoptère de la famille des chrysomelidae. Les adultes ont une longueur de 6 à 10 mm. Les parties dorsales sont de couleur orangé à orangé rouge. Les yeux et les mandibules sont noirs ainsi que partie ventrale. La nymphose à lieu dans le sol, dans une petite coque de terre.

Dégâts L’insecte dévore les pétales des fleurs et les feuilles. Les larves pénètrent dans le collet et ensuite dans la racine principale. Ce sont surtout les adultes qui sont dommageables quand ils sont nombreux sur les jeunes plants.

Principes de lutte

q       Traiter avec insecticides ou insectifuges sur les stades jeunes de la plante quand les attaques sont sévères.

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2. Les champignons

 

Le mildiou                                                       Pseudoperonospora cubensis

Symptômes et dégâts. Sur le feuillage, taches chlorotiques à jaunâtres de 2 à 6 mm et anguleuses. Ensuite sur la tache le parenchyme se nécrose et se dessèche. Les feuilles atteintes depuis longtemps présentent une mosaïque de taches anguleuses vert pâle, jaunes et grises. Les feuilles fortement atteintes se dessèchent mais ne tombent pas. La maladie du bas de la plante vers le haut. Les fleurs peuvent avorter et couler. Les fruits sont petits et mal formés.

Mode de conservation. Plantes hôtes intermédiaires (Momordica, Lagenaria…)

Propagation par l’air par la pluie

Conditions favorables. Saison fraîche et humide. Pluie et rosées nocturnes. Conditions optimales sont : température de 18-25 °C et hygrométrie de 80 à 90 %. Irrigation par aspersion le matin qui prolonge l’humidité de la rosée.

Principes de lutte

q       En condition favorable l’application de fongicide est généralement incontournable si on n’utilise pas de variétés résistantes, tolérantes ou moins sensibles.

La cercosporiose                                                                    Cercospora citrullina

Symptômes et dégâts Grandes taches foliaires, brunes arrondies, de 1 à 2 cm, confluentes. La nécrose peut s’étendre à l’ensemble de la feuille. Lorsque l’attaque est importante, la production de fruits est réduite.

Conservation. Débris de culture

Propagation aérienne

Conditions favorables saison sèche avec rosées nocturnes. Température optimale de 27°C.

Principes de lutte

Il faut éditer les conditions favorables. La lutte chimique n’est généralement pas nécessaire


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