| Une percée purement québécoise! Ce n'est
que tout récemment (les années 80) que la viticulture québécoise a vraiment fait un
pas en avant et a passé son stade embryonnaire. Effectivement, ce n'est que dans ces
années que les premiers professionnels ont créé la viticulture commerciale. En 1985,
cinq vignerons réussissent de peine et de misère à obtenir un droit de vente de leur
production. Deux obstacles majeurs s'opposaient à ces 5 pionniers et leurs successeurs:
l'un au niveau climatique et l'autre au niveau administratif.
En effet, pour le 1er cas, les Québécois doivent redoubler d'efforts
pour cultiver le fameux raisin car ils ne disposent que de 6 mois pour accomplir ce que
l'on peut étendre, dans les pays chauds sur une période de 11 à 12 mois. Ce n'est
qu'après le débuttage que commence les travaux (taille,etc..) et, à cause du froid, il
faut effectuer une opération de renchaussage en novembre suivi de déchaussage à la fin
avril. C'est pourquoi la viticulture québécoise exige la sélection de variétés de
vignes à période de croissance très courte ou courte, combinée à une résistance au
froid non négligeable.
Pour ce qui est du 2e obstacle, il a causé un retardement au
développement de la culture des vignes au Québec. Mais grâce à la persévérance des
pionniers du domaine, la viticulture a réussi à se frayer un chemin dans l'immensité du
monopole du vin de l'état. Ainsi, en 1985, le permis de vente de vin artisanal au Québec
naquit. De plus, quelques vins des vignerons du Québec commencent à être vendus à la SAQ (société des alcools du Québec) et parfois
dans certains marchés publics.
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