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La biere au Quebec Que ce soit Molson, Labatt, Unibroue ou les Brasseurs du Nord, les grands et petits brasseurs du Québec sont et resteront toujours une partie intégrante de la vie des québécois et québécoises. Effectivement, l'art du brassage de la bière au Québec a été transmise de génération en génération pour préserver un meme bon goût et qualité des brasseurs professionnels. L'histoire de la bière au Canada dans les années 1500 à 1786 contient encore quelques ombres et confusions. D'une part, on rapporte un enthousiasme débordant de la part de centaines de colons décrivant, dans des lettres à leur famille restée en France, les nombreuses possibilités de brassage qu'on retrouve au "Nouveau-Monde". D'autre part, les archéologues ne découvrent que des preuves d'échecs et de frustrations: des caves abandonnées, des bouilloires converties en marmites, des bouteilles portant des étiquettes inconnues ou, comme le disait Monseigneur Henri-Marie Dubreuil de Pontbriand, évêque de Québec, vers 1760,: "Il faut observer, qu'en Canada il n'y a point d'autre boisson que le vin". Comment expliquer la déficience des premières brasseries au Québec? On peut supposer que les rigueurs de la vie, une orge de mauvaise qualité ou des connaissances insuffisantes sont à la source du problème. C'est dans ce contexte que, voyant et "sentant" le potentiel du marché de la bière au Canada, le 28 juillet 1786, à Montréal,John Molson, un jeune homme de 22 ans, déterminé et visionnaire, originaire du Lincolnshire, ouvre sa brasserie. "Faire ma bière à la perfection", disait-il. En 1786, on retrouve déjà 115 000 colons dans le Canada. Montréal, centre du commerce florissant de la fourrure et ville en pleine expansion, commence à pencher du côté de la bière, plutôt que les vins et spiritueux. Ce phénomène se voit plus concret lorsque la Nouvelle-France devient le Haut et le Bas-Canada. De plus, des buveurs de bières viennent s'y installer, et ils n'arrivent plus seulement d'Angleterre. Les loyalistes de l'Empire Uni arrivent aussi à Montréal, venant de la toute nouvelle république du sud. Et tout le monde a soif. Quand le prix du porto d'Angleterre dépasse le prix du rhum importé, il devient évident pour plusieurs, dont Molson, que leur avenir se trouvait dans le brassage de la bière. Cependant, la culture de l'orge au Canada n'est pas très populaire et de basse qualité. Donc, John Molson décide de retourner en Angleterre pour rapporter des semences de qualité afin de les redistribuer, gratuitement, à des cultivateurs qui acceptent de faire pousser le malt. Un autre problème s'interpose: à l'époque, la levure européenne est reconnue pour être la meilleure au monde et le stratagème de Molson (importation de l'Europe) ne peut fonctionner car les levures, étant des organismes vivants, ne pouvaient survivre au long voyage à travers l'Atlantique. Donc, les premiers brassins étaient constitués de levures nord-americaines, une première dans le domaine. Et ce, jusqu'à ce que l'on puisse gagner la "course contre le temps". Par le suite, les brasseurs ont fait leur bout de chemin et d'autres ont vu le jour... John Sleeman qui ouvre une brasserie en Ontario en 1834 ou John Labatt qui, en 1847, ouvre, lui aussi, une brasserie a london, en Ontario. Puis en découle pleins de micro-brasseries, dont les plus populaires sont Unibroue, fondé en 1990 par Andre Dion et Serge Racine, les Brasseurs du Nord, entreprise 100% québécoise qui a vu le jour en 1987, McAuslan, Cheval Blanc et la Barberie.
Finalement, la bière au Québec est une tradition et fait partie de notre culture ainsi que de l'histoire québécoise. "La bière est la plus scientifique de toutes les boissons alcoolisées", a dit le Docteur Edouard de Pomiane, vers 1850 et c'est encore vrai, autant que pour notre Belle Province que pour le monde entier. Nous pouvons être fier de nos brasseurs d'ici et, comme a dit Emil Sick de Sick's Breweries; "Nos maîtres-brasseurs ne pensent pas à la façon la plus économique de faire la bière, mais plutôt à la meilleure façon de la rendre exquise". |