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Les spiritueux du Québec
ne possèdent pas un long historique, comparativement à d'autres régions du monde.
Jusqu'à tout récemment, on importait les spiritueux (ainsi que les vins) de pays
d'Europe. Nous produisions des spiritueux et de l'eau de vie en quantité minime
depuis un bon moment, rien de comparable avec l'industrie d'aujourd'hui.
 
En effet, l'eau de vie servait aux
colons de "monnaie d'échange" lors de troc avec les Amérindiens. Les
Amérindiens appréciaient énormément cette substance nouvellement arrivée et inconnue,
les colons en ont donc profité pour se procurer des fourrures chassées par les
Indigènes. Évidemment, l'alcool n'a pas amélioré la qualité de vie des
autochtones. Au contraire, l'alcool est l'un des facteurs qui a amené énormément
de mortalité chez les Amérindiens. Donc, durant la colonisation allant
jusqu'au début du régime anglais, l'eau de vie était très populaire auprès de la
population. Ensuite, le rhum devint très convoité et, par la suite, ce fut le
tour du whisky et du gin d'être en demande.

Entre temps, la première
distillerie du Québec a vu le jour, celle de Thomas Molson, en 1821. Puis, pendant
environ 100 ans (jusque dans les années 1920), la prohibition des boissons alcoolisées
au Canada et aux États-Unis ralentit et fit régresser l'industrie des spiritueux.
Heureusement, celles-ci connurent un essor remarquable et devinrent rapidement
compétitives sur les marchés mondiaux. Depuis, suite à une vague d'initiés par
les vétérans de la seconde guerre mondiale et à l'ouverture de nouvelles succursales
libre-service (vers les années 70) les québécois semblent redécouvrir les
spiritueux. Par exemple, des statistiques de 1994 démontrent l'accroissement
continu de la popularité des spiritueux. |