
...La tournée triomphale aux USA, en particulier à New-York en fait la coqueluche des Américains, après avoir investi le
Carnegie Hall où le public l’acclame et l’adopte. Une pluie de propositions, après ce show à l’américaine qu’elle a présenté
tambour battant, l’attendent et elle ne sait plus où donner de la tête. Dalida semble avoir retrouvé son dynamisme. Elle se
lance dans le disco avec sa frénésie coutumière. Elle danse et fait danser toutes les discothèques en Amérique; d’abord puis,
en Europe. Et bien entendu pour “l’innamorata” les idylles reprennent, se succèdent et son nom brille de plus en plus haut au
firmament des étoiles. Consacrée grande chanteuse, que nul des nouveaux venus dans le show-biz ne peut concurrencer, on
considère, et sur cela l’opinion publique et ses fans sont d’accord, que Dalida a finalement retrouvé son équilibre. C’est un
retour aux sources inattendu qu’elle réalise en revenant en Egypte tourner pour Youssef Chahine “Le 6ème Jour” et un
véritable triomphe que lui réserve le Caire.
Le personnage de cette femme accablée qu’elle incarne, a-t-il rejailli sur son ego?
Sur sa personnalité? Pellicules extra-sensible - le défaut de la cuirasse de Dalida. Ce plongeon dans le passé l’a ébranlée.
Réinstallée à Paris, elle se déclare déphasée, incapable de se réadapter à la vie trépidante et mondaine de la grande
métropole. Et le 3 mai 1987, on découvre son corps déjà froid à son domicile de la Butte Montmartre: Dalida avait avalé un
cocktail de barbituriques comptant cette fois sur l’isolement du long week-end du 1er mai pour REUSSIR SA SORTIE! Les
140 pages de ce round-up détaillent le conte de fée d’une petite fille devenue une étoile adulée, magnifiée et fragile, mais
toujours grande dame. Du quartier de Choubra au Caire, à Montmartre, en traversant les acclamations de tant de pays et de
tant de gens, elle a bu, sans qu’elle le sut, l’ivresse de tous les alcools qui vous mettent en route pour “l’ailleurs”, ce pays de
rêve que l’on croit entrevoir à certains moments dans la vie et où l’on n’arrive jamais! Quelle oraison funèbre plus belle que
celle de Frédéric Mitterrand pouvait-on faire en hommage à cette reine de la chanson qui disparaissait si brutalement: “Il
paraît qu’au “sixième jour” des malheurs de l’Egypte, les hommes qui ont beaucoup lutté trouvent un regain de force pour
affronter une vie nouvelle. Nul ne saura jamais si Dalida s’est finalement endormie avant qu’il ne survienne ou si, au contraire,
elle l’a suivi, là où elle voulait qu’il la conduise: vers la paix qu’elle souhaitait pour les hommes qu’elle aimait, celle qu’elle n’a
jamais connue - en la méritant toujours, et qu’elle nous laisse en des millions de chansons, sans rien demander en retour -
comme d’habitude!” ...
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