

... ...Dalida portait-elle malheur? Aussi, les détracteurs ne
manquaient-ils pas comme les adorateurs, il faut le reconnaître. Et lorsqu’en mars 1967 la nouvelle de sa tentative de suicide
éclate comme une bombe, on se perd en conjectures.
Mais un homme est en mesure à présent d’élucider le mystère qui
pesait sur ce douloureux épisode justifiant la version selon laquelle l’acte de désespoir de Dalida était prémédité. Cet homme
s’appelle Christian de la Mazière et cela s’est passé le 16 février 1967 lors de la projection en privé du film “Palmarès des
Chansons de Dalida”. Une fois la séance terminée, Dalida s’était penchée sur lui en murmurant: “Je sors très contente d’une
telle émission. Je laisse un bon souvenir”.
A ce moment-là, son interlocuteur n’avait pas fait attention à la nature de cette
réflexion, inaperçue dans le brouhaha de la soirée... Quoique la veille ou la surveille, on avait constaté à la télévision qu’elle
avait maigri et avait beaucoup insisté pour chanter “Ciao amore, ciao...” la chanson fatale! Elle rentre alors à Paris après avoir
embrassé les siens et les amis, s’inscrit au “Prince de Galles” sous son nom de jeune fille et, une fois dans sa chambre, elle
met sur la porte l’écriteau “Prière ne pas déranger”. On connaît la suite... Mais cette femme avait des ressources
insoupçonnées. Imprévisible; étonnante Dalida! Et on assiste à un nouveau départ en flèche pour retrouver la gloire qui lui est
devenue si familière et de nouveau se couvrir de bravos, comme d’un bouclier contre ses démons intérieurs - après qu’elle les
eût conjurés, du moins le croyait-elle - suite à son long périple en Inde. Et c’est Dalida retrouvée...
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