| Navigating the Lower Saint Lawrence in the 19th Century. | ||
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Métis-sur-Mer, 7 juillet 2002. J'ai été approché par l'organisme du "Salon de la Littérature de Mont Joli" dans le cadre de "Québec Maritime" pour donner une conférence ayant rapport avec notre vrai histoire maritime, ceci bénévolement, étant donné leur manque de moyen financier disponible. Je me suis dit alors comme J.F. Kennedy: "Ne demande pas ce que ton pays peut faire pour toi, mais demande toi ce que tu peux faire pour ton pays". J'ai accepté avec réticence parce que le "Salon de la Littérature" m'avait fait parvenir une invitation pour l'ouverture du dit "Salon de la Littérature" ce printemps; je n'ai reçu la dite "invitation" que le lendemain de l'événement, mettant en doute, par le fait même, la compétence de l'organisation. Mettant mes réticentes de côté sur le compte d'un oubli involontaire, je me suis donc mis à la tâche, pour ressortir des faits typiquement et exclusifs à notre coin de pays, c'est-à-dire la Métis, qui n'apparaît nul part dans les livres littéraires, ni aux bibliothèques locales. C'était un défis de taille, mais pour une région riche en patrimoine qui gagne a être connue et reconnue, j'ai accepté. L'aspect patrimonial que j'ai voulu partager avec un plus grand nombre de personnes possible a été un voyage sur une mer houleuse "par gros temps". Il m'a été impossible d'avoir l'ordre du jour du dit événement à l'avance. J'ai dû effectuer de nombreux appels téléphoniques pour avoir des informations minimales et ceci au compte goutte. Le 6 juillet, je me suis rendu à l'heure convenue et même un peu en avance. En arrivant sur les lieux, j'ai dû faire la quête des personnes ressources, à la guérite personne ne semblait être informé; à l'intérieur, on a dû, mon épouse et moi, s'adresser à plusieurs personnes avant d'avoir les renseignements nécessaires. Rendu sur place on a constaté qu'il y avait deux programmes, celui de "Parc Métis" et celui du "Thé Littéraire". Par hasard, l'heure de ma conférence ne correspondait pas avec ces programmes. Plusieurs de nos amis et connaissances auraient voulu assister à ma conférence mais ils ont arrivés un heure en retard parce qu'eux avait le programme du "Thé Littéraire" oû était indiqué que je donnais ma conférence après 16 heure. Au début de ma prestation, tout ce déroula bien, mais au fur et à mesure, il y a eu un va-et-vient incessants la part du public venant de l'extérieur de la salle. En terminant, j'ai entrepris de démontrer au public intéressé, mon cédérom, sur l'ordinateur que vous avez mis généreusement à ma disposition. Durant ce temps, on vidait la salle de toutes les chaises de façon très pressante pour une présentation dans un autre endroit. Il m'a fallu donc coupé-court à ma démonstration. J'ai assisté à la conférence donnée par les autres invités dans le plus grand respect de ceux ci. Ils ont été plus chanceux que moi, car il n' y avait plus aucun va-et-vient incessant. Ils ont eu la possibilité d'offrir leurs produits mis en évidence sans contrainte. Ils ont eu même le privilège d'être remerciés publiquement par la maître de cérémonie tandis que pour nous, cela c'est fait en catimini et j'ai même ressenti qu'on voulait que je quitte les lieux avant la présentation des autres invités. C'était comme si on voulait me jeter par dessus bord. J'ai été déçu qu'on ai changé l'horaire, et qu'on ai traité mes efforts avec mépris, sans possibilité de faire connaître mon travail a un auditoire élargi et diversifié. J'ai été extrêmement contrarié qu'on laisse le monopole culturel à quelqu'un de l'extérieur en faisant fi de notre héritage maritime local. Je devais dérangé un pouvoir quelconque, ou je dois être une victime malgré moi d'ignorance ou d'incompétence de la part des décideurs de l'événement, ou peut-être une justification à une subvention de Québec Maritime. Prendre la mer à nouveau avec le même équipage, composé de vos différents organismes, me rendrait sceptique tant qu'à la réussite de la traversée. J'aurais peur de rencontrer des écueils et de me retrouver comme étant un autre naufragé de plus. Comme tout bon marin qui connaît l'habileté du rat de cale à pressentir le naufrage d'un navire, je quitte le bâtiment avant qu'il coule. |
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Bien à vous! Gilbert R. Bossé |
| G. R. Bossé©2002 | Page 1 | Histoire Maritime |
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