| Quelques articles sur le Naufrage de l'Emerald à Marsoui, 1837. |
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| Cet article a paru dans le Journal de l'Association des Retraité(e)s en août, 1998. | ||
La Gazette de Québec, le 2 fevrier, 1837. | ||
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On lit dans le Canadien: "M. Sasseville, de Ste-Anne, Cap-Chat, nous a donné les détails suivants sur le naufrage de l'Emerald, capitaine Murray, que partit de Québec le 10 octobre pour Cork en Irlande. Le 25 du même mois, à Marsoin, à huit lieues de Ste-Anne, il s'éleva un gros vent, suivi de neige, qui fit naufrager le vaisseau. Le capitaine, sa femme, son enfant et un matelot périrent. Le reste de l'équipage se sauva sur les débris du vaisseau avec beaucoup de peine, et ils ont été trois jours sans provisions et sans feu, marchant le jour dans la neige, qui était alors à la hauteur de deux pieds, pour se réchauffer. Ils auraient tous péri de froid si la providence ne leur eût fait rencontrer un cochon qui s'était sauvé du naufrage. Ayant réussi à se faire une tente de toile qu'ils avaient sauvée, la nuit ils plaçaient le cochon au milieu d'eux et se réchauffaient les pieds et les mains sous l'animal. Malgré ce moyen quatre de ces malheureux se gelèrent. Les cinq autres prirent la chaloupe dans l'intention de se rendre à Gaspé. Ils auraient tous péri s'ils n'eussent pas fait rencontre de M. Forbes, pilote, qui leur donna le moyen de faire du feu et de se rendre à Mont-Louis, où ils trouvèrent une goêlette pour Gaspé. Le second avisa immédiatement M. Forbes de se rendre où étaient les quatre malheureux. En arrivant il les trouva dans leur tente avec l'animal dans les plus grandes souffrances. Il leur fit du feu et les réchauffa tous, tua leur animal and en fit cuire une partie et leur en fait manger, ensuite il fit toute diligence pour se rendre chez M. J. B. Sasseville, la personne la plus près du naufrage, priant ce monsieur de se rendre au plus vite au secors de ces malheureux. Celui-ci acquiesça à sa demande et se rendit sur les lieux immédiatement. A son arrivée il apperçut une chaloupe qui venait de partir de l'endroit, emmenant celle des quatre personnes qui étaient le moins affligées, pour la transporter avec ses compagnons à Mont-Louis. Ensuite il prit les trois dernières personnes et les emmena chez lui. Après avoir débarqué, le charpentier expira presqu'aussitôt, l'un des deux autres est maintenant assez bien, et le dernier a perdu les orteils. Il est probable que le charpentier ne serait pas mort sans une band de brigands qui écument ordinairement en ces endroits (leur demeure est au Mont-Louis) qui empêchèrent M. Sasseville d'enlever la tente des naufragés, qui aurait servi à les couvrir. Ces brigands furent jusqu'à le menacer de tirer sur lui s'il persistait à emporter la tente. Il fut dans la nécessité de donner son monteau pour les couvrir du mieux qu'il fut possible. Le capitaine, sa dame, son enfant et le matelot ont été inhumés par M. Sasseville à l'endroit du naufrage." Le Canadien fait précéder ce récit des observations suivantes: " Nous appelons l'attention des autorités à la partie des détails du naufrage de l'Emerald, où M. Sasseville parle de l'existence d'une bande d'écumeurs de mer, qui seraient établis à Mont-Louis, et qui ont poussé la cruauté dans le dernier cas jusqu'à enlever leur seul abri qui restait aux malheureux naufragés. Nous apprenons que leurs brigandages ne se bornent pas aux naufrages qui se font sur cette côte, les habitants des environs sont eux-mêmes mis à contribution, et on les menace de les tuer, de mettre le feu à leurs propriétés lorsqu'ils résistent. Le gouvernement ne doit regarder à aucun sacrifice pour protêger les habitants de la côte du golfe, et pour épargner aux malheueux naufragés d'autres malheurs plus grands que celui du naufrage." |
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| Quebec Gazette, February 3rd, 1837. | ||
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There have been complaints in the newspapers of depredations on the wreck of the Emerald, Captain Murray, which sailed from Quebec for Cork on the 10th October, and was lost on the 25th near Matane. All these complaints require to be well investigated; but we hope the time is not far distant when the British Government will take upon itself to do something for the security of British ships, British seamen, and British property on the lower parts of the St. Lawrence and the Gulf. Where 1,200 British vessels and 15,000 British seamen pass and repass in the course of six months' navigation, is surely a part of the world worthy of the attention of the British Government, and the exercise of British authority, something commensurate, at least, to the authority of the United States' Government throughout the American confederation. There can hardly be said to be any settlements below Malbaie and Metis, presenting a desert coast to seamen almost as extensive as the coasts of England and Ireland. Yet agriculture settlements and fishing stations might be established throughout. And then, how is the coast lighted? Some improvement are indeed talked of; but when will they be executed? Settlements under the direction of naval officers and the Imperial Government might be effected all along the lower part of the river and on the Gulf; and the coast population of Great Britain and Ireland would readily become proprietors of land in these settlements, and make a good living by farming and fishing. We trust that Captain Bayfield's survey will not end in merely furnishing improved charts to mariners; but to improve confidence and assistance in cases of accident; which will occur with the best charts and the best management; and that a hardy population will soon be settled along the lower shores of the river and gulf. |
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| G.R. Bossé©1999-2007. | Confectionné le 20 Mars, 1999. | Mise-à-jour: le 18 fév. 2007. |
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