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Fiche 6: les parlements en politique étrangère
 
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    Bon travail de Walter Mathian, avec -et c'est utile- des éléments de comparaison internationale. Complétez avec une comparaison allemande et britannique: c'est toujours bien de parler  dans ce type de sujet du rôle du Bundestag, du Bundesrat, et de glisser un mot sur le "shadow cabinet" anglais.

    Le fait de mener une politique étrangère, de signer des traités, d’établir des relations diplomatiques, et même de s’intégrer dans des organisations internationales est  un des attributs essentiels de la souveraineté. Or le parlement incarne, en règle générale, la nation et c’est donc en son sein que doit s’exercer essentiellement la souveraineté nationale. Cependant, pour de simples raisons d’efficacité, l’exécutif a non seulement un réel pouvoir normatif, mais encore il détermine et conduit, pour l’essentiel, la politique étrangère. En contrepoint : l'histoire parlementaire des grandes démocraties est émaillée de débats marqués par la volonté dees assemblées d'élargir leur rôle dans la conduite des relations internationales et de venir partager le territoire de l'exécutif (accusé de pratiquer la diplomatie secrète au détriment des élus de la nation). Se superpose donc au jeu traditionnel entre les puissances des rivalités internes entre institutions qui incarnent, chacune à leur manière, la souveraineté nationale.

    I- LES PARLEMENTS ONT, EN POLITIQUE ETRANGERE, UNE PLACE REDUITE, MEME SI CELLE-CI VARIE EN FONCTION DES ORGANISATIONS INSTITUTIONNELLES PROPRES A CHAQUE PAYS.

    A- Certaines attributions propres au droit international sont en général confiées aux assemblées élues :

    a- Le contrôle parlementaire 
    - questions, interpellations, résolutions, commissions d'enquête (ex : sur le Rwanda en France) , vote de défiance ;
    - discussion des crédits des différents ministères qui mettent en œuvre la politique étrangère;
    - Autre manière de contrôler l’action diplomatique : en participant à la nomination des hauts fonctionnaires, y compris des ambassadeurs (c’est le cas aux Etats-Unis et en Russie)
    Certains actes particulièrement importants sont subordonnés à leur consentement :
    - Déclaration de guerre : art 35 C en France, jamais appliqué ; seulement 5 exemples dans l’histoire américaine, d’où le War Power Act (le Pdt ne peut engager des troupes, au-delà de 60 jours, sans son autorisation).
    b- La ratification ou autorisation de ratification des traités et des conventions 
    - Tous les traités : Belgique par exemple ;
    - Les traités considérés par l’exécutif comme les plus importants : France (traités), USA, Allemagne, Italie, Russie... Les exécutifs rusent parfois (ex : aux USA, les executive agreements : Yalta en est un exemple)

    B- Les autorités et organes de l'Assemblée exercent des activités de politique étrangère :

    - Les présidents des assemblées participent souvent aux relations diplomatiques (voyages officiels, entretiens avec les diplomates…)
    - Le parlement peut recevoir les chefs d’Etat étrangers (et les commissions des affaires étrangères reçoivent des personnalités étrangères)
    - Enfin , certaines OI comportent des organes formés de délégations parlementaires :L'Union interparlementaire (UIP) (= l'homologue parlementaire des Nations Unies), l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe, L'Assemblée de l'Union de l'Europe occidentale (UEO). L'Assemblée de l'Atlantique Nord (AAN) 

    II- LES PARLEMENTS REAFFIRMENT LEURS PREROGATIVES : 

    A- L’empiètement récent des normes internationales sur les normes nationales explique la réaction des organes législatifs:
    - Les normes nationales empiètent souvent sur le domaine de la loi ou contiennent certaines dispositions contraires à la Constitution.
    - En France, le Parlement soumet de plus en plus les engagements internationaux au contrôle constitutionnel : c’est la réaffirmation du Parlement en tant que constituant.
    - C’est un phénomène qui n’est pas proprement français puisque la même chose se produit dans de nombreux pays. Aux Etats-Unis, le Congrès se révolte contre les traités internationaux qui réduisent la souveraineté des Etats-Unis. (traité CTBT).

    B- Par conséquent, les assemblées se substituent de plus en plus aux exécutifs :
    Deux cas : les régimes parlementaires et les régimes présidentiels.
    a- régimes parlementaires : le principal outil est la responsabilité politique. Or elle est rarement mise en jeu sur des questions de politique étrangère.
    b- Régimes présidentiels : au contraire : on observe une montée en puissance des assemblées.
    Aux Etats-Unis, exemple typique, il accroît son contrôle :
    - soumet à son autorisation ou à celle du congrès certaines décisions importantes : War power act.
    - Contrôle l’aide à des pays qui selon le congrès ne respectent pas les droits des EU
    - Fixation de limites maxima en pourcentage aux dépenses des OI auxquelles les Etats-Unis participent.
    - Voir les lois d’Amato et Helms Burton.
    Dans les pays de l’Union Européenne, les Parlements suivent la négociation des traités européens et votent des résolutions sur le droit dérivé.
     
     
     
     

 

 
 
 
 
 
 
 
 

 

   
       
       

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