- Sections -
Accueil
Commentaires
Bibliographie
Remerciements
-=Forteresses=-
Vauban
Citadelle de Québec
Forteresse de Louisbourg
Fort William-Henry


Ajouter ce site
à vos signets!

 

-=Le fort William-Henry=-

Page 2

C'est là qu'ils interceptèrent une lettre provenant de Webb, au fort Édouard, informant Monro qu'aucun secours ne pouvait lui être envoyé et de se rendre aux meilleures conditions possibles. Pendant ce temps, les Français avançaient de plus en plus près du fort William-Henry. La brigade de la Reine, celle de la Sarre, l'artillerie, les vivres, l'hôpital ambulant, un piquet de Royal-Rousillon. Le bateau de M. Jacquot était à la tête de la flotte composée de 250 voiles. À quatre lieux de Carillon, au-dessus de l'île à la Barque où les Sauvages partis la veille et qui nous attendaient, ont pris la tête dans 150 canots d'écorce. Ce coup d'œil était curieux même pour un militaire accoutumé à voir les armées européennes mais qui ne peut se représenter le spectacle de 1500 sauvages dans leurs canots. Comme ils étaient à la vue des découvreurs ennemis, on avait défendu de tirer, de faire du feu, de battre caisse, dans la crainte d'être découverts. Le Français qui ne doute de rien a tiré, fait feu et, qui plus est, sonné du cor comme pour une partie de chasse. Ce sont, je crois, les premiers cors ayant retentis dans les bois de l'Amérique. Les sauvages ont perdu deux hommes et fait trois prisonniers. Suivant leurs dépositions, les ennemis venaient de recevoir un renfort de 1200 hommes, ils savaient la veille que nous étions en marche pour les attaquer. Ces prisonniers ont été massacrés la nuit même par les Sauvages, parents des morts.



Copyright © 2000 Counter-Alliance. Tous droits réservés.                                 
Hosted by www.Geocities.ws

1