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| Je vis le sourire de Lily qui disparut, et son regard fuir pour se fixer sur le sol tout en hochant de la t�te. Lorsque le cur� repartit, je la rejoignis, et nous nous ass�mes sur le petit pont en laissant nos jambes pendre dans le vide. - Tu sais Elise...c'est ici que j'ai vraiment repris go�t � la vie...la Provence, �a me donne envie de vivre, tu comprends? Je lui souris pour toute r�ponse. - C'est pour cela que j'ai d�cid� de t'emmener ici...je ne voulais plus te laisser te morfondre � Bruxelles...ici tout est... - Ici tout est vie. Emme sourit, et coucha sa t�te sur mes jambes. - Comme j'aimerais que tout reste comme cela � jamais...soupira-t-elle - Pourquoi ne restes-tu pas ici? - Il y'a Antoine...et...enfin...Et il y'a toi! Je fus flatt�e par cette d�claration soudaine de son attachement � mon �gard. Elle caressait mon genoux, tout en r�vassant, puis ferma les yeux et laissa �chapper un long soupir. - Tu sais...je tiens � toi Lily...tu est mon petit rayon de soleil... Elle me sourit, puis me demanda avec d�tachement: - Et si je disais...si je te disais que je tenais plus � toi qu'� une simple amie... Je ne r�pondis pas, mais me mis � caresser ses cheveux. Elle continua: - Tu vois, il y' a Antoine...je l'aime beaucoup...je l'aime �norm�ment, mais il y'a aussi toi...Je veux dire...je veux dire... - Tu veix dire que tu nous aimes tous les deux de la m�mes fa�on?m'aventurais-je en me disant soudainement que m�me si cette situation avait vraiment une connotation ambigue, elle me plaisit. Elle se redressea et me dit: - Oui...�a doit �tre �a... Tout en regardant l'eau couler, je voyais l'ombre des arbres jouer de lumi�re sur son visage, que je me mis � caresser doucement. Elle joignit sa main sur la mienne, et puis me regarda avec un air d'interrogation. - Dis...�a ne t'ennuie pas Elise...? Je fis non de la t�te, et �a la fit rire l�g�rement. Cela ressemblait plus � un soupir de soulagement qu'� autre chose. - Quand je te vois malheureuse, me confia-t-elle, je me sens aussi tr�s malheureuse, et j'ai envie de t'apporter du bonheur...Antoine me rend heureuse, mais je voudrais...je voudrais te voir heureuse, je m'inqui�te pour toi...Et tu sais...tu sais... elle se recoucha sur mes jambes et continua: -...lorsqu'on s'est vus pour la premi�re fois � l'universit�, j'ai eue comme une intuition...je sais pas...tu m'as unpeu troubl�e... Peut-�tre est-ce le cadre r�confortant de l'eau qui ruisselait, de ces arbres qui chantaient au son du vent qui passaient entre les feuilles et le soleil qui r�chauffait doucement le bout de nos pieds, mais je ne fus aucunement troubl�e par ce qu'elle me confiait. Elle bougea l�g�rement sa t�te pour �tre plus � l'aise, quelques jolies m�ches blondes tomb�rent sur son visage et furent balay�s par une petite brise. Elle me demanda: - Tu crois que c'est de l'amour? Tout en continuant de caresser ses cheveux, je lui dis doucement: - Peut-�tre... - Je me penchais vers elle et touchais des l�vres son front, quand elle passa sa main autour de mon cou, et le baissa pour coller ses l�vres aux miennes. - Maintenant, je suis totalement heureuse...dit-elle en me souriant. |
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| Confusion: Jean | ||||||||||
| Une petite semaine de conf� ne me faisait pas peur, m�me si j'avais planifi� de la passer plong� dans mes bouquins, enferm� dans ma chambre. Dehors, il faisait chaud � crever, et moi qui n'aimais pas �norm�ment le soleil, je ne pouvais concevoir l'id�e de mettre le nez dehors. Monportable se mit � sonner, et je r�pondis. C'�tait Camille. Sa voix me fit du bien, ce qui m'�tonna un peu. Elle voulait qu'on sorte cet apr�s midi profiter du beau temps. Je m'excusais en lui disant qu'il fallait absolument �tudier, et pus deviner qu'elle faisait la moue � nouveau. - Tu dois comprendre, Camille...mes �tudes sont tr�s importantes! - Mais quand on se voit, j'ai l'impression que...que c'est juste pour baiser! - Ne me parle pas comme �a, j'ai l'impression d'�tre un connard, quand tu me dis �a, tu sais tr�s bien que je ne sors pas avec toi rien que pour �a. - D'accord s'excusa-t-elle. Je n'entendis soudain plus rien � l'autre bout du fil et me rendis compte qu'elle avait raccroch�. Je reposais mon t�l�phone sur le bord du bureau, prit ma t�te entre mesmains et soupirait. J'�tais coin��. D'une part, il y'avait Elise, � laquelle je ne pouvais m'emp�cher de penser, et puis cette foutue semaine de vacances o� il m'�tait impossible de la voir, et d'autre part, il y'avait Camille. Bien que nous n'�tions jamais sur la m�me longueur d'ondes, que j'avais du mal � r�pondre � ses attentes, ou m�me, je n'arrivais pas � la comprendre, je m'�ffor�ais de poursuivre cette relation qui me tenait � coeur. Je me rendis soudain compte qu'une visite � Camille me permettrait peut-�tre d'apercevoir Elise. Saisissant mon sac et y mettant toutes mes affaires, je me dep�chais de prendrele bus pour me rendre � l'appartement de Camille. j'arrivais trois quart d'heures plus tard et eut la chance de me faire ouvrir la porte avant m�me d'avoir d� sonner, par l'uns des locataires de l'immeuble. Je montais en triple vitesse les marches et me plantais devant la porte de Camille, tendant l'oreille. Je ne vis rien. Je n'entendis rien qui ressembl�t de pr�s ou de loin aux pas d'Elise. D�cid� � mettre un terme aux pens�es envahissantes qui inondaient ma t�te ces derniers jours, je montais encore un �tage et me d�cidais � sonner � la porte d'Elise. Rien. J'attendis dix minutes, et aucune r�ponse. Puis, j'entendis quelques cris venant de l'�tage en dessous. La voix de Camille apparemment. Je descendis un �tage et allais sonner � sa porte. Lorsqu'elle m'ouvrit, je fis presque un pas en arri�re. |
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