French Connection Aussie Tours

Le racontage du Troisième trip : La finale de la Coupe Davis 2001 Australie-France



Vendredi 30/11/01, 7h40, Melbourne Monash University, Farrer Hall 151

Sschvx : Reveillage difficile apres a peine 4-5 heures de sommeil du a une veillee tardive post-desertique. Neanmoins, il faut se mettre en forme, au programme du jour, la premiere journee de Coupe Davis et la finale Australie-France. Decrassage rapide, notamment des neurones et direction la Rod Laver Arena, Court Central local des internationaux d'Australie. Je rappelle que j'avais achete mes places directement au box office de ce stade il y a quelques semaines, on s'attendait donc bien entendu a etre place au milieu d'une foule hostile d'australiens fous furieux. En route, croisage d'un IFMAlien a la gare, ca s'invente pas ! Il s'agissait en fait de Nico Ranou en stage egalement sur Melbourne (actuellement en entreprise). Sur place, penetrage dans l'enceinte du truc, armes de notre panoplie du parfait supporter francais : maillot de l'equipe de france de foot, perruque et drapeau tricolore pour ma part, juste le drapeau pour Caskdor, avec le T-shirt qui va bien pour s'allier avec mon bleu. Deja, perf moyenne : queue (file d'attente) monstrueuse devant les guichets de dispatchage des programmes officiels et T-shirts (avec les billets, on avait droit a ces deux attributs chacun (gratuits ou plutot compris dans le prix). Bon, pas de surprise, la fille me l'avait dit, on se retrouve assez haut. En fait, pour etre plus precis, on se retrouve tout en haut, tu peux pas plus haut a part en loge. Deja, pour trouver la porte par laquelle on devait rentrer, c'etait sport, c'etait pas marque sur le billet. Pour etre plus precis, on etait tout en haut dans l'axe des marches, donc un peu personne pour nous gener. Autour de nous, un gros type avec des palmes a la place des mains a la gauche de Caskdor, une triplette d'australiens femme-homme-femme a ma droite. Devant, une floppee de petites vieilles. Le premier match au programme etait Lleyton Hewitt (recemment n°1 mondial) - Nicolas Escude (23e mondial). Au debut, bien entendu, les hymnes nationaux. Bonne surprise, les australiens ont appris les paroles depuis le match de foot contre les Bleus. Par contre, il parait que je chante comme une vache....
Il me parait bien inutile de preciser que l'ambiance etait relativement hostile aux francais, 15000 personnes, à plus de 95% hostiles aux petits francais. Le gros de la troupe francophone etait bien sur dans le "cop" venu expres de France pour l'evenement, en package FFT (Federation Francaise (mais non, pas de Tarot) de Tennis). On denombrait seulement quelques officiels supplementaire et une toute petite poignee de supporters francais dissimules un peu partout dans le stade, dont nous. Mais cela ne nous a pas empeche d'etre de bons supporters, comme la suite de cet expose le montrera (tres dissertation scolaire (comme le praduit) tout ca).
En quelques mots, voici la tactique du cop australien, qui comme toujours sont plus des gratteurs de nombril que des veritables supporters. Des que les joueurs australiens sont a moins de 2 points de marquer un jeu, ils font du bruit, sinon ben ils restent sages. Donc, quand tout va bien pour eux, pas de probleme, mais des que les australiens sont en difficultes ben y'a plus personne. Desole mais moi j'appelle pas ca des supporters, il y a meme des fois ou on a gueule parce qu'ils n'encourageaient pas leur(s) protege(s).
Debut de ce premier match a 11h10. Tout frais numero un mondial qu'il est, Hewitt ne joue pas trop mal, Escude a du mal en face sans etre trop ridicule tout de meme. 6-4 pour Hewitt au premier set.
En tant que supporters francais, nous nous sommes focalises sur le "gueulage juste avant le service". Vu que tout le monde se taisait un peu tot avant le debut de l'echange, cela nous laissait le temps de brailler comme des veaux des "Allez machin" (machin etant soit Nico, Scud', Seb, Fabrice, Cedric, etc). Ce premier jour, c'est surtout moi qui m'y suis attele puis j'ai ete supplee de plus en plus par mon collegue de gueulage sur les 2 autres jours. Autant dire qu'on s'est pas mal fait connaitre dans notre bout de tribune ; les vieilles de devant n'appreciant pas trop qu'on leur pete les tympans a brailler comme des sourz. Au bout d'un moment, de retour d'une pause clope, notre ami Caskdor revient bariole d'un drapeau francais peint sur la joue. Le match est assez serre, Hewitt joue bien mais sans plus, Escude (dit le Scud) fait un match pour le moins serieux, il remporte le deuxieme set 6-3, perd le troisieme sur le meme score et remporte le quatrieme 6-3. Match plaisant, bonne ambiance francaise et parfois australienne sur les points ou il y a quelque chose a gagner (le francais est fourbe et crie meme sur les "balles de points"). Finalement, tres belle prestation du francais qui l'emporte finalement 6-4 dans la cinquieme et derniere manche. La France remporte le premier point et les australiens sont cueillis a froid, ils nous avoueront qu'ils ne pensaient jamais perdre ce match. Le petit francais (photo FFT) bat donc d'entree le numero 1 mondial, Escudé du peu... (desole, mais ce jeu de mot n'est pas de mois, je l'ai trouve sur le net !).
A la pause avant le second match du jour, apercevage au loin de Nelson Montfort (ou Melson Moinfort pour les intimes). Descendage rapide des marches et interceptage facon "Bonjour", reponse par un "Hello" (Nelson tout crache...) puis "Bonjour, vous etes francais ?" Non non connard, j'ai le T-shirt de l'equipe de France de foot, je parle francais et j'ai la perruque et le drapeau tricolore, mais je suis Namibien. Discutage court sur le premier resultat, il tutoie vite le gaillard, mais n'est finalement pas trop bavard (peut etre qu'il a ete decu que je ne parle pas anglais a l'africaine et qu'il puisse deblaterer ce qu'il veut).
Passage acheter une barquette de frite, un T-shirt officiel, et faisage reperer par un groupe d'australiens qui ont pas mal apprecier mon "Henry" dans le dos de mon maillot. Au troisieme passage, je m'arrete, discute un peu et leur dis que c'est mon vrai nom. Au quatrieme passage (oui j'ai pas mal tourne dans le coin pour trouve de la bouffe avec pas trop de queue, enfin de file d'attente), interpelage des memes gaziers pour debloquer le telephone portable de leur copine, qui apprends le francais et qui a du mal a se depetrer de son mobile ecrit en francais.
Le second match du jour oppose Patrick Rafter (le chouchou des australiennes) a Sebastien Grosjean, respectivement 7e et 6e mondiaux. Grosjean avait pu donne une lecon a Rafter lors des masters de Sydney peu de temps avant, le clan francais s'attend donc a une victoire franche et rapide du francais. Fatal error, Grosjean a ete completement efface par un Rafter splendide, avec un pourcentage de reussite en premiere balle de 72% sur l'ensemble du match. Rafter a ete tres bon en service, a la volee et en retour, appliquant un service-volee tres australien. Victoire nette 6-3, 7-6 (8-6), 7-5. Peut-etre que le francais a accuse une fin de saison dense avec l'open de Paris a Bercy et les Masters de Sydney. Toujours est-il que les australiens retrouvent des couleurs et que l'on en est a 1-1 a l'issue de la premiere journee, la journee de dimanche aura donc un interet sur, contrairement a ce qu'envisageaient les australiens avec un 3-0 secs de leurs proteges a l'issu du double. Pour notre part, gros coup de chapeau a l'ami Escude mais decevage de Grosjean qui n'a jamais su retrouver sont tennis et jouer comme il avait pu le faire quelques semaines auparavant. Il faut dire que l'ami Rafter etait surmotive puisqu'il s'agissait de sa derniere rencontre de Coupe Davis.
Le soir venu, prenage de photos debiles et matages du Diner de cons pour nous remettre en forme ("Ca depasse l'imagination"). Couchage a 22h pour une nuit qui s'annoncait longue et on en avait besoin apres les journees de dingues qu'on venait de vivre.

Samedi 01/12/01, 13h17, Melbourne Park, Sur les marches du Rod Laver Arena

Sschvx : Enfin une nuit raisonnable, 10h30-11h... Lever peinard, le double de cet aprem est programme a 14h. Prenage de temps et direction le centre ville histoire de faire 2-3 boutiques, principalement patisserie et souvenirs, et baladage dans le centre ville de la cite Melbournienne. Une fois penetres dans l'enceinte du royaume tennistique australien, accostage par un journaliste de la federation francaise de tennis, pour avoir nos impressions etc. [Preuve sur le net : http://www.fft.fr/web2001/cd_australie_2001/supporters.htm]. Puis c'est au tour de la tele australienne de nous interviewer, nos impressions, notre sentiment au milieu de la meute australienne, etc.
Finalement, dirigeage vers les belettes qui te peignent la tronche. Optage pour ma part pour un drapeau sur chaque joue plus un sur le front (elle m'a propose la totale, mais j'ai refuse...). Mon collegue a pour sa part fait l'impasse sur le front (mais il se sera rattrape le lendemain). A noter que ce jour j'avais laisse tombe la perruque, ca gratte trop, surtout quand t'as pas de cheveux. En passant, le meme cameraman a passe des plombes a me filmer le crane en train de se faire peindre son petit drapeau.
Retrouvage de nos voisins dans la tribune, le voisin aux palmes a cote de Caskdor s'etant decale d'une place pour la laisser a un de ses potes. Au programme du jour le double mais avant ca une remise de prix (ITF Davis Cup Award of Excellence) avec discours a n'en plus finir. Comme a chaque fois, improvisation a la trompette du cop jaune et vert de l'hymne australien, suivi d'une Marseillaise a capella, reprise comme des ours par vos serviteurs, a tel point que notre photo (Photo The Age) fait partie des 5 seules images a retenir de la derniere journee de la finale de la Coupe Davis 2001 :o) [http://www.theage.com.au/flash/photographer/week7_12_01.html pour la photo en question au milieu des "highlights" de la semaine, The Age etant le journal "serieux" de Melbourne, un peu comme Le Monde].
Quand vint alors l'heure du match, surprise pour la composition de la paire australienne, Hewitt et Rafter on ete retenus face a Pioline-Santoro. Des lors, grosse peur de Caskdor que l'on se fasse laminer, mais le grand sage que je suis ( ;o) ) a de suite remarque qu'il etait important en double de connaitre son partenaire plus que d'avoir de bonnes individualites. Avant le debut de la rencontre, sur une idee de Caskdor (rendons a Cesar ce qu'il ne lui appartient pas), dirigeage personnel vers le cop australien pour me faire prendre en photo au milieu de la faune australienne feminine...
Premiere bonne surprise, Rafter joue nettement moins bien que la veille et Hewitt n'est pas plus en forme. Du cote francais, ENORME Fabrice Santoro (mais quand je dis enorme, c'est ENORME !) et pietre Cedric Pioline qui vendange tout et ne "produit que de la merde". De fait, Pioline perd ses deux services et le premier set est plie 6-2 par les australiens. Des lors, Santoro tient la baraque francaise a lui tout seul et est sur tous les points (enfin ceux que Pioline ne perd pas). Nos voisins tribuniers commencent a comprendre que l'on ne rouspete pas apres les australiens mais apres notre propre joueur Pioline. Neanmoins, break d'entree et les francais remportent le deuxieme set 6-3, calmant de fait les australiens qui pensaient avoir une victoire facile. Le troisieme set est a l'image du second, les australiens font ce qu'ils peuvent et Santoro tient la maison a lui tout seul, a tel point que l'on a suggere qu'il joue tout seul face aux deux australiens sans que Pioline ne bousille ses efforts. Tant bien que mal, la fin du set annonce un tie-break et Pioline semble enfin se reveiller supplentant une legere baisse de Super-Santoro. Victoire serree des francais dans le tie-break 7-5 dans la troisieme manche, autant dire que l'on pressent que le vaiqueur de ce tie-break l'emportera a la fin de la rencontre. Le quatrieme ne fut qu'une formalitite avec un Pioline enfin reveille et intraitable, et un Santoro toujours deifique, 6-1, mangez les australiens, on fait moins les malins. La petite vieille juste devant nous s'est d'ailleurs fait surprendre a ranger ses petites drapeaux merdiques et autres pancartes un peu avant la fin, ce qui nous a ma foi un peu amuses (hihi). A noter, dans le dernier set, qu'un gros type (mais gros de chez gros) assis juste devant nous nous a engueule parce qu'on gueulait trop, mais le mec sur ma droite lui a vite fait ferme son clapet a ce mauvais joueur, s'il est pas content, il a qu'a regarder le match a la tele plutot que d'aller au stade. D'ailleurs ce meme type sur ma droite nous a sorti un "Allez les Yellow" en reponse a nos "Allez les Bleus" qui nous a assez mortifies ! Enfin, dans notre coin, a part l'autre gros porc, c'etait plutot bien sympa et tres fair play, comme tout les autres supporters, qui nous ont felicites a la fin du match et meme en ville. Pourtant, on chambrait un peu en arborant leurs panneaux "Sorry Mate"... ("Desole les gars"). D'ailleurs, sur la route du retour, nouveau rencontrage du Nico Ranou, discutage, prenage de verre en ville et mangeage. En chemin, croisage d'une supportrice francaise arborant elle aussi un "Henry" sur son maillot de foot, s'agissant elle aussi de son nom ; Dominique de son prenom, rapide discutage, on la retrouve aussi en interview sur le site de la FFT. De retour a la residence, tentage d'avancer les racontages apres avoir croise un oppossum devant la residence.

Dimanche 02/12/01, 10h12, Melbourne Park, De nouveau sur les marches du Rod Laver Arena

Sschvx : Troisieme et derniere journee de la finale, la France mene 2-1, mais rien n'est joue, il reste deux simples et en face les joueurs sont relativement bons...
Avant de venir au stade, petit detour en ville. Passage dans une boutique ou la vendeuse nous demande si on est la pour le tennis, ben oui, plus ou moins ; et v'la-t-y pas qu'elle me sort qu'elle m'a vu a la tele la veille ! (information non verifiee). [Apres verification, il s'agirait plutot du journal, comme precise ci-dessus, avec le "petit lien qui va bien"].
Journee plutot pluvieuse, mais c'est pas grave, le stade dispose d'un toit amovible. On avait un peu la tete dans l'arriere train ce matin la. Ceci n'a pas empeche nos plus ou moins proches voisins de tribune de venir me prendre en photo alors que notre Caskdor national en profitait pour faire un tour de stade deguise en "SuperFrance". La panoplie du jour : toujours les maillots qui vont bien, les drapeaux peints en plus du vrai, et la casquette bleue renversee. Juste avant le match, afin de rafermir l'amitie australo-francaise sans doute, offrage d'une biere a vos aussie-frenchies preferes par un autochtone, seance photo obligee avec lui donc. Ils sont donc pas trop rancuniers de se faire brailler dans les oreilles et de perdre alors ! A noter que ce jour la, Caskedor n'avait plus le gros type aux palmes pour voisin, mais une charmante belette australienne ; heureusement que c'etait pas moi a cote, j'aurais pas trop regarder le match en bas ;op
Dehors, on s'etait fait accoster par deux francais a la recherche de billets au noir, qu'ils ont apparemment trouve puisque je les ai retrouves par la suite donnant une interview a la tele australienne, avant d'en donner une a mon tour, expliquant pourquoi je portait ma cravate doree (assortie a l'etoile brodee de "Champions du Monde") avec des kangourous dessus, "au cas ou la France perdrait".
L'ambiance est bonne, ca chante et supporte de partout, forcement, Hewitt est en forme. Grosjean, qui a l'air toujours aussi fatigue de sa fin de saison, n'est pas en grande forme et le match se plie assez vite 6-3, 6-2, 6-3. Forcement, c'est du delire dans le stade, "Super-Layton" a remis sa patrie en course. Chambrage un peu a droite a gauche, c'est de bonne guerre. Caskdor voulait une finale avec decision au 5e match, on va etre servi, mais bonjour le stress ! Deja qu'on avait pas mal donne la veille lors du double...
A la pause entre les deux matches, differents supporters australiens sont venus me voir pour quelques photos. Nos voisins nous expliquant que pour signaler a leurs amis ou ils se trouvaient dans le stade decrivraient qu'ils etaient a cote des "loud frenchmen". Il est pourtant a deplorer qu'en ce dimanche j'ai eu du mal a maintenir une voix potable, m'aidant de l'ecriteau "Sorry Mate" pour faire porte voix, laissant champs libre a mon coequipier de gueulante.
Debut du 5e et dernier match, decisif donc, et la, surprise, ce n'est pas Patrick Rafter qui joue, mais Wayne Arthurs, pas moins jeune que le vieux Pat d'ailleurs, souffrant de l'epaule (pour un gars blesse, on avait pourtant trouve qu'il jouait sacrement bien vendredi !!). Bon, ca s'annonce pas torp mal, c'est moins pire dirons nous, les supporters australiens semblent d'ailleurs crispe suite a l'annonce de ce forfait.
Debut du match, serre, stressant, equilibre, ca ne veut pas se decider. Ca se joue au Tie-break, remporte par le Scud 7-3. Ouf, on respire deja un peu !
Deuxieme set, rebelote, mais cette fois ca tourne en l'avantage de l'australien, 7-5 au Tie-break. De nouveau du delire dans le stade pour decompresser un peu... Apres avoir sauvagement pendu Kermit la grenouille pour effrayer nos petits francais, voila que les fanatics australiens nous font un tour d'honneur avec leur kangourou gonflable habille du maillot australien. Mouais, faites les malins... C'est pas encore fini.
La tension monte, le match est jusqu'alors tres serre. On se ronge les ongles, les phalanges, le bras y passe completement meme ! Sur le terrain, Escude se defend bien mais la bronca est terrible a chaque point australien, le temps pour moi de glisser a mon collegue Caskdor un petit "la, c'est sur, on est a l'exterieur"...! Neanmoins, les francais ne se laissent pas abattre, tant sur le terrain, sur le banc, que dans les tribunes. Escude remporte le troisieme set 6-3. C'est de la folie dans le camp francais. La reponse du Gerber a la Gerbere ne se fait pas attendre, leger chambrage des francais qui entament a leur tour un tour d'honneur aux couleurs francaises cette fois-ci.
Ca devient de plus en plus electrique. Les visages se tendent, le volume sonore et de jeu monte encore un peu de part et d'autre. Gros soulagement de notre part, le Scud fait le break dans la quatrieme manche, mais il ne faut pas vendre la peau de l'ours, non non il ne faut pas. Bam, 5-3 pour le francais, 15-40 sur le service de l'australien, premiere balle de match. J'en profite pour lancer un "Aller Sschvx" avec mes dernieres forces vocales (au cas ou ca respeterait dans la posterite tennistique !), je me fais pas mal chambrer par le proche public australien. Bon, c'est rate, celle-la termine dans le filet. Pas grave, il y en a une seconde et meme un service a suivre pour conclure si besoin est. On avait deja mis nos sac a dos prets a bondir vers le cop francais pour feter une eventuelle victoire avec eux. Ca ne manque pas, 6-3 dans le 4e et donc dernier set. Victoire des francais, c'est du delire dans nos tetes. Je manque de me vautrer dans les marches pendant que Caskdor chambre le vieux et gros con qui etait devant nous. Direction le cop francais comme prevu (les stadiers nous auraient presque empecher de passer, mais ca a de l'inertie un IFMAlien qui court pour faire la fete !). C'est l'euphorie generale parmi les quelques dizaines de supporters francais et sur le terrain avec le staff de l'equipe de France. Ca se congratule de partout. J'ai tente de prendre des photos en meme temps que sauter, danser, etc, ben forcement, il y a pas mal de flou !
Aprecevant une ouverture (a la Jean-Claude Dusse ;o) ), on se retrouve sur le devant, au bord du terrain, en fait juste derriere Patrice Dominguez qui n'est pas moins con que sa femme. Douche a la biere (Heineken etant fournisseur officiel de la Davis Cup, tssss petits joueurs). Chants en tout genre, puis depart des deux equipes dans les vestiaires pour se preparer pour la remise des prix. En attendant, on fait les gugus devant la camera de France2, ils pretendaient qu'on etait en direct mais apparemment on nous a pas vus :o(
Dans la serie "je suis a l'autre bout du monde et je tombe sur des IFMAliens", voila qu'on tombe sur Lionel Dominjon au milieu de la meute tricolore !! Discutage, "vous etes venu pour la finale aussi ?", "non non on est venu faire un tennis ;op". Montage du podium, retour des equipes, remisages des prix (photo FFT) ("on est les champions, on est les champions", etc, elles y sont toutes passees de toute facon !). Et enfin une bonne vraie Marseillaise qui retentit. Petits discours de tout le monde qui s'eternisent un peu, facon cirage d'Hewitt pour sa premiere place au classement mondial qui aura quand meme perdu 2 matches sur 3 dans le week end. Et enfin remerciement aux supporters, les joueurs francais viennent enfin nous voir. J'en profite pour demander a notre Guy Forget national de me signer mon drapeau. Dans la foulee il fait passer sa replique de la coupe aux supporters francais, "pour que ca vous porte bonheur" nous dit-il. Ohoh, j'ai touche la coupe (j'ai meme une photo (floue) de ma main qui touche la coupe !). Puis signatures de Guillaume Raoux qui passait par la, et appel de Fabrice Santoro tres sympa qui signe egalement et qui discute un poil. Retour du Forget qui voudrait bien recuperer sa coupe sans etre tout de fois tres presse. On sent qu'il est monstrueusement content apres l'echec de Nice en 1999 face a ces memes australiens. Avant qu'il recupere son trophee, profitage avec Herve de prendre la photo du week-end en compagnie de la coupe (vous l'avez deja recue par mail, et non ce n'est pas un montage !! tssss). Y'a pas a dire, c'etait monstrueux !! Seances photo des joueurs, chansons en tout genre (notamment un "Capitaine Guy, tu n'es pas de notre galaxie...."), course de marchage sur les mains entre Forget et Clement, etc.
Avant de partir, subtilisage d'une balle du dernier jeu chacun, prenage en photo par un type de la securite ma fois fort sympathique, photo egalement en compagnie d'un policier local, lui aussi fort sympa comme tous les flics que j'ai pu voir durant mon sejour ici.
On savait qu'une foire etait prevue le soir (l'ami Fabrice Santoro nous l'avait dit, mais on ne savait pas ou), mais on avait un avion a prendre le lendemain pour la Tasmanie et un decollage a 8h05, d'ou levage vers 5h du mat'... Donc impasse sur la chouille.
A la place, on s'est rabattu sur la bouteille de vin rouge australien qu'on m'avait offert pour mon anniversaire, afin de se remettre de nos emotions et de remettre nos reves en place. On aura une nouvelle fois fait un truc de dingue ! Je me repete, mais journee de Foly, trip de Foly, vie de Foly... Vive la FCAT et vive la France

Caskdor: Pas grand chose a dire de plus mon collegue a tres bien resume ce WE de folie. Ah si, moi aussi je les ai les signatures de Forget, Raoux et Santoro.
Enfin bref je rajouterai simplement, fabuleux, magnifique, splendide, inoubliable et MONSTRUEUX WE ainsi que premiere semaine.


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