Monolithe énigmatique, la montagne sacrée d'Ayers Rock, trône en plein milieu du continent australien, à 400 km au sud d'Alice Springs. Ce gros caillou rouge, qui vire au carmin et au violet dans le coucher de soleil, a 9 km de circonférence et 348 m de haut. Il est vieux d'environ 600 millions d'années. Comme pour un Iceberg, seul un dixième de sa masse émerge. Ayers Rock reste le plus grand site sacré pour les Aborigènes, mais c'est aussi le monument national des Australiens blancs. Plongeant ses racines dans l'histoire des Aborigènes, où il est connu sous le nom d'Uluru, il est repassé sous leur contrôle. |
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Le rocher a été vu pour la première fois par l'explorateur Ernest Giles, en 1872, à travers la brume de chaleur du lac de sel Amadeus. Même un Européen sera sensible à l'aspect sacré du lieu et au mystère complexe de ce monolithe puissant, aux crevasses lisses, quasi charnelles, et qui a inspiré la mythologie aborigène. Les Aborigènes n'escaladèrent jamais le Rock, ce n'était pas dans leur Dreamtime. |
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Le vieux rocher, s'il paraît uniformément lisse, est percé à sa base d'abris en surplomb servant depuis des millénaires à la pratique de rituels, cérémonies initiatiques ou cultes du Serpent Arc-en-Ciel. Ses parois ont servi aux peintures rupestres depuis des temps immémoriaux. Aujourd'hui encore, les mères aborigènes tracent des dessins dans le sable pour raconter aux enfants les légendes du Dreamtime, qui expliquent comment les échidnés eurent leurs épines et pourquoi l'émeu ne sait pas voler. A certains endroits il est interdit de prendre des photos. |
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Les couchers de soleil sur le rocher sont célèbres pour leur beauté. Le crépuscule descend d'abord sur le plateau désertique, et les rayons du soleil n'éclairent plus que le monolithe carmin, qui semble illuminé par quelque spot surnaturel avant de sombrer dans le velours mauve de la nuit. |
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En 1985, les autorités australiennes ont rendu le roc et le parc national d'Uluru qui l'entoure aux Aborigènes qui les ont loués au gouvernement pour 99 ans. |