IMPROBABILITES III (2e partie)
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Disclaimers : Les personnages de Saint Seiya ainsi que la trame scenaristique appartiennent a Masami Kurumada ainsi qu'aux differentes compagnies chargees de la production et de la distribution du manga, de l'anime, et autres produits derives. L'auteur de la presente histoire, n'en tire aucun benefice materiel ou autre et celle-ci n'a ete ecrite que pour le plaisir des fans de la serie.
Genre : Romance, aventure, challenge de coupling improbable.
Couples :
Siegfried x Kanon
Rating :
NC-17
Auteur :
Esthezyl
Notes : ATTENTION!!
Cette fic n'est pas NC-17 pour rien!! (lol) Lemon!! Passages penibles pour les ames sensibles qui voudraient voir nos deux zebres trouver dare-dare le bonheur ensemble!!
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Il etait fou?!
Qu'est ce qui lui prenait?!!
C'etait SIEGFRIED ?!!

Pourquoi ses doigts, cripes sur les vetements de cet homme renverse sous lui, refusaient-ils de lui obeir?

Il voulait LE lacher, mais il ne le pouvait pas.
Il savait qu'il ne devait pas l'aggripper comme ca, qu'il...
Qu'il ne devait pas l'* embrasser *comme ca?!

Mais il ne pouvait plus s'arreter, il ne pouvait plus... !!...

Il en voulait PLUS!
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Siegfried se retrouva par terre.

Il se souvenait avoir ete assis dans le fauteuil, au coin de la cheminee.

Kanon, de son cote, avait du se tenir assis en tailleur sur les fourrures, devant lui?

Et tout a coup, le Dragon des Mers, dans un grand envol de longues meches bleues, s'etait dresse. Il l'avait saisi au collet, l'avait releve et jete a terre avec une force inouie, avant de le maintenir solidement sous lui pour l'embrasser.

Pas de fioritures; Sa langue avait immediatement plonge a la rencontre de la sienne, et ca n'etait pas que cette sauvagerie lui deplaise, mais il ne s'etait tout de meme pas attendu a cela.

Brusquement, Kanon libera ses levres, s'assit sur son ventre, et se mit a defaire les boutons de sa chemise.

Son regard etait sombre, fixe, concentre, ses gestes brusques mais precis.

Il ne le regardait pas.
Le voyait-il seulement?
Etait-il seulement conscient?

A bout de nerfs, son Dragon lui arracha ce morceau d'etoffe qui s'obstinait a rester accroche autour de son torse par deux boutons recalcitrants, puis, se reculant, s'attaqua a la boucle de sa ceinture.

Alors Siegfried, qui l'avait regarde faire sans un mot, laissa tomber froidement:
- Tu te rends compte de ce que tu es en train de faire?

Une bonne seconde passa.

Puis le regard de Kanon reprit une lueur de lucidite, et ses doigts de figerent sur la boucle a demi ouverte de la ceinture, qu'il avait ete sur le point d'elle aussi arracher d'impatience.

Tres lentement, il leva ses mains tremblantes devant ses yeux.

Une terreur sans nom se peignit sur son visage, et avec un cri etrangle, il se releva d'un bond. Reculant precipitamment, il heurta violemment le fauteuil, partit en arriere, se rattrappa de justesse, puis se refugia derriere le large meuble de velours rouge, dans son ombre.

Siegfried se releva tranquillement, resserra sa ceinture, ramassa sa chemise dechiree.

Il s'immobilisa quelques instants en entendant une voix tremblante et chargee de sanglots s'elever de derriere le fauteuil.
- Ca n'est pas.... ce que tu crois... ne m'approche... pas... ne m'approche... pas!!...

Puis il sortit de la chambre en silence.
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Il devait etre aux alentours de minuit.

Il avait quitte Kanon pres de deux heures plus tot, et a ses yeux, il ne faisait nul doute qu'au matin, les servantes le trouveraient toujours roule en boule derriere son fauteuil.

Il ne s'attendait donc pas a entendre la porte de sa chambre s'ouvrir, ni a voir une silhouette se profiler au bout de son lit, baignee des pales rayons bleutes de la pleine Lune.

Il se redressa un peu, interpela l'ombre silencieuse:

- Si tu a quelque chose a me dire, ca peut peut-etre attendre demain? A moins que ta promesse d'un jour me 'poignarder dans le dos', se soit transformee en 'poignarder dans le sommeil, et si possible cette nuit? Ah mais attends: c'est que je ne dors plus, moi?!

Il fit mine de reflechir a la meilleure facon de servir les plans hypothetiquement criminels de cet intrus qui n'etait autre que son Dragon.

Mais ce dernier ne reagit pas a cette pointe d'ironie. Il se contentait de le fixer dans la penombre, parfaitement immobile.

Alors Siegfried redevint serieux.
- Kanon, on ne va tout de meme pas passer toute la nuit a se regarder en chiens de faience? Qu'est ce que tu me veux, a la fin?

Une voix tres calme, et meme posee, lui repondit enfin:
- Rends-moi ce que tu m'as vole.
-...??
- Rends moi cet equilibre qui etait le mien avant que je ne te rencontre.
- Equilibre? Tu appelles equilibre cette espece de masque de froideur inhumaine derriere lequel tu te cachais?
- Masque ou pas, ca ne te regarde pas. Je me protegeais comme je le pouvais, et je veux retrouver cette quietude. Cette insensibilite.
- Retrouve-la, et je t'abats tout de suite.
- Qu'est ce qui te donne le droit de jouer les juges et bourreaux? Pourtant, tu devrais me comprendre mieux que quiconque, toi qui vis dans la hantise d'une guerre qui a detruit ton univers.
- Sauf que moi, je ne fuis pas.
- Grand bien te fasse. Moi, je ne me vois pas du tout prendre Shaka en otage pour me defouler sur lui en esperant guerir mes blessures.
- Kanon, si je m'etais vraiment 'defoule' sur toi, tu ne serais plus qu'un petit tas d'os sanglants.
- Mais je me porterais quand meme beaucoup mieux que maintenant. Psychologiquement parlant.
- Ooh, parceque tu souffres tant que ca? Et qu'est ce que je t'ai fait de si horrible, a part te secouer un peu et te forcer a sortir de ta coquille? Je ne me souviens pas de t'avoir torture ou viole?(NDLR: Ah bon?)
- Je te l'ai dit: tu m'as vole ma serenite.
- Je vois que tu continues a jouer avec les mots. Mais dis-moi cette 'perte de serenite' doit avoir des effets bien terribles, pour que tu me la reproches a ce point?!

L'ironie mordante de Siegfried mit le feu aux poudres.

Brusquement, Kanon hurla, en montant carrement sur le lit:
- Mais tu ne vas pas jouer les innocents, en plus?! Et QUI a failli se faire violer, tout a l'heure, HEIN?!! Tu me transformes en BOULE DE NERFS a demi NYMPHOMANE, et...
- KANON!!
Coupa le Guerrier Divin, sur un ton qui fit sursauter l'interpele.

- Kanon... 'nyphomane', je ne crois pas que ca soit utilisable dans le cas d'un homme.
Reprit-il calmement, sur un ton professoral qui eut le don de mettre Kanon dans une colere noire.
- MAIS TU M'EMMER... TU M'ENERVES, A LA FIN!! C'est si marrant que ca, de systematiquement ridiculiser autrui?!
- Oh, si tu savais comme je me marre Je ne m'en lasse pas, surtout avec toi en face. (NDLR: pareil pour moa.HyarkHyarkHyarkHyark! *^w^*)
Reconnut placidement Siegfried, qui vit dans le quart de seconde suivante, sa - boule de nerfs- preferee lui foncer droit dessus.

Alors, ne faisant ni une ni deux, il se leva lui aussi sur le lit, d'un bond. Puis il vocifera, d'une facon si inattendue, que Kanon faillit s'en etaler en arriere de surprise.
- ALORS COMME CA, JE T'EMMER ...JE T'ENERVE?! ET BIEN FIGURE-TOI QUE C'EST RECIPROQUE!!-
???!!!!

Kanon resta betement bouche bee alors que Siegfried reprenait, d'une voix de stentor assortie de grands gestes dans tous les sens, et avec une vehemence toute mediterraneene qui devait etre particulierement rare a Asgard. (NDLR: Tu m'etonnes. Hmm, comment ca, - est-ce qu'il a l'accent, en plus?- . Vous vous fichez de moi, la?! ^.^;;)

- A QUOI CA SERT, hein, de se debattre de toutes ses forces en hurlant pendant trente minutes, si c'est pour brusquement passer au grand jeu, a jouer les Salomes en se schotchant a moi comme un poulpe en cha... un poulpe enamoure?!! Si JE ne t'ai pas lache pendant trois heures devant la cheminee, c'est parceque TU n'as bien voulu te decoller de moi, qu'apres avoir eu la garantie que je me reveillerais avec un mal de reins de tous les Diables le lendemain?!!
- Un poulpe en chaleur? Original, ca. D'habitude, on donne des noms d'oiseaux, mais toi, ca m'aurait etonne que tu fasses comme tout le monde
Se contenta de commenter Kanon, en croisant les bras d'un air goguenard.

Siegfried, qui appreciait peu d'etre pris a son propre jeu, repliqua acidement:
- Ah, parceque tu prefererais que je t'appelle 'mon petit poulet en sucre', peut-etre? Ca peut s'arranger...
- Poulet? J'ai parle d'oiseau, pas de viande a la broche. Et puis d'abord...
Se penchant en avant pour regarder Siegfried par en desssous, tout en lui tapant la poitrine du bout de l'index:
- Je te previens: encore un petit nom doux comme ca, et je te rends le contenu de mon estomac a la figure. Passe encore de se faire grimper dessus, je ne vais pas en plus me laisser couvrir de miel. -
- Miel? Voila une idee interessante.
Fit Siegfried, soudainement de bonne humeur, et les yeux un peu trop brillants au gout de Kanon, qui lacha, d'un air a la fois degoute et menacant:
- Qu'est ce que tu es en train d'imaginer, la?! ARRETE tout de sui...

A ce moment la, on frappa a la porte.

Sans meme prendre le temps de reflechir, Siegfried poussa violemment Kanon de sur le lit, puisque cela faisait 10 bonnes minutes qu'ils s'y tenaient debout, a s'invectiver.

Seulement, le malheureux Dragon ne lui fit pas cette fois la grace de tomber avec une relative discretion. Il se cassa - proprement- la figure, avec un bruit effroyable et un hurlement de rage du genre - GHYAAA!!- .

Puis il disparut derriere le lit, et un lourd silence tomba sur la chambre.

Cette fois, c'est sur, il s'est fait mal...

Tout pale, Siegfried se dirigea vers la porte, ouvrit juste l'espace de quelques centimetres.

Le petit visage au nattes ebouriffees de la deuxieme servante, celle nommee Lorelein, apparut dans l'entrebaillement.

Derriere elle, les deux fantomes en chemises et bonnets de nuit blancs, de ses deux compagnes dont le regard ensommeille et lointain contaient la facon dont elles avaient ete de force tirees du lit par leur zelee amie.

- M... Monseigneur? Qu'est ce qui se passe? Nous avons entendu des eclats de voix, puis un grand cri, et enfin, un bruit comme si votre chambre etait sur le point de se detacher de l'etage??

Meuuh non, c'est l'autre, sans fenetre, qui etait vouee a ce funeste destin jusqu'a ce qu'on ne la bouche avec des nappes en plastique (NDLR: Le magnifique domaine seigneurial est en train d'en prendre un sacre coup. Mais quand vous savez que de nos jours, ils servent surtout a tourner des films porn... polissons... ).
Pensa Siegfried, avant de repondre sans conviction:
- Rien de grave. J'ai fait un cauchemar, me suis reveille en sursaut en t'entendant frapper a la porte, et suis tombe du lit. C'est tout. Desole et bonne nuit.

Et BAM!!, il lui referma la porte au nez.

Il se pressait vers le lit, inquiet de l'etat dans lequel il allait retrouver Kanon, quand il entendit Greta lancer:
- Monseigneur! N'oubliez pas que si vous ne LE menagez pas, c'est encore vous qui allez devoir LE soigner! Et pensez a vos reins! Nous vous avons deja remis quelques vertebres en place il n'y a pas si longtemps!
Siegfried vira instantanement au vert pomme, et se dirigeait de nouveau vers la porte pour peut-etre aller se saisir de l'insolente et la defenestrer, quand un Kanon rouge de colere le devanca.

Ouvrant a la volee les lourds battants, il alla se planter au beau milieu du couloir pour vociferer:
- Toi, tu peux toujours attendre avant que je te laisse me faire reenfiler une robe!! Et les prochains rubans qui auront le malheur de froler mes cheveux finiront en feu de joie, tiens le toi pour dit!

Et il se re-claquemura dans la chambre de Siegfried, celui-ci fige et le regardant fixement, les yeux ronds comme deux plats a tarte.
- Elles t'on fait porter une ROBE?!
Souffla le Guerrier Divin, fascine.
- Ca alors... mais pourquoi est-ce qu'elles ne m'en ont rien dit?
- L'aurait plus manque que ca, tiens?! Et puis laisse moi te dire que c'etait ca ou m'en retourner tout nu dans ma chambre au sortir du bain!! M'avaient remplace mes vetements, ces #$%&!!! de &%$&!!
Gronda Kanon, avant de marcher droit sur Siegfried en lachant entre ses dents:

- Mais treve de bavardages.

Il se mit a pousser Siegfried ahuri vers le lit.

- Heu, attends, qu'est ce que tu fais, la?
- A ton avis?! !
- Mais, une seconde?! On etait en pleine conversation, je crois?! Tu n'etais pas en train de me reclamer ta 'serenite perdue' ?!
- Attends, tu ne vas pas te faire prier, en plus?! Toi qui semblait SI content de m'avoir fait 'sortir de ma coquille' ?! Hmm?!!

Brusquement, Siegfried buta contre le rebord du lit, sur lequel il tomba allonge.

Avec un grand sourire carnassier, Kanon monta lui aussi sur le lit, et alla posement s'asseoir sur le ventre du Guerrier Divin, qui s'entendit en prime declarer:
- Ne t'inquiete pas, je vais te les menager, tes pauvres reins fatigues (NDLR: Ah bon? Et si tu commencais par ne pas t'asseoir sur le ventre des gens?). Tout ce que tu as a faire, c'est te tenir tranquille.

Siegfried, incapable de croire a ce qui etait en train de lui arriver, ne pensa meme pas a faire un geste quand Kanon se mit en devoir de lui retirer sa chemise de nuit.

Mais quand il se retrouva entierement nu sous son Dragon, la bizarrete de la situation raviva ses - appetits- , et il murmura, en posant ses mains brulantes sur les hanches de Kanon:
- Souleve-toi un peu, tu veux?

L'ex-General sembla brievement reflechir, puis obtempera. Alors Siegfried commenca a lentement lui relever sa longue chemise de nuit le long des flancs, caressant au passage la soie bleutee et luisante, habillee de penombre, d'une peau souple qu'il devorait egalement du regard. Kanon leva les bras, se laissa totalement deshabiller.

Sans qu'aucun des deux hommes ne le remarque meme, le vetement de nuit tomba en petit tas de plis au pied du lit.

Kanon, a genoux sur le lit au dessus de Siegfried, vit les mains de ce dernier sortir de l'obscurite au fur et a mesure qu'elles glissaient, avec lenteur, de ses genoux jusque sur ses cuisses aux muscles lisses gantees d'ombres immobiles. Un long mouvement appuye, dont emanait un troublant bruit de soie caressee.

Les larges mains remonterent progressivement jusqu'aux hanches fines mais puissantes, sur lesquelles elles s'attarderent en cercles concentriques caressants, avant de poursuivre leur chemin sous les longues meches de soie bleue ruisselant dans le dos a la cambrure racee, et effleurant au passage des fesses fermes au dessin arrondi voluptueux.

Kanon eut un fremissement, se sentit rougir dans l'obscurite tandis que Siegfried, avec un grondement sourd, se redressait pour aller deposer un baiser sur son ventre. Puis, les deux mains audacieuses qui avaient epouse et comme verifie le galbe parfait de chacune de ses fesses, se lancerent a l'assaut de son torse apres etre remonte, avec une lenteur torturante, le long du profond sillon de son dos. Il se mordit les levres et se forca a ne pas bouger tandis que les paumes de Siegfried resculptaient les reliefs de sa poitrine, prenant un malin plaisir a passer et repasser sur les deux petites pointes a present parfaitement distinctes a la surface de sa peau trop sensible.

Quand le Guerrier Divin sentit les genoux de Kanon commencer a trembler de part et d'autres de ses hanches, il murmura, avec un sourire amuse:
- Tu n'etais pas cense tout faire a ma place?

Et il se laissa retomber tout a fait allonge sur les draps, bras ecartes.

Kanon ne sembla d'abord pas enclin a lui repondre.

Puis il eut un petit rire sensuel et souffla:
- Tu as raison. Mais combien de temps vas-tu tenir, a te contenter de me regarder faire sans bouger?
- Tu veux en faire l'experience?
- Pourquoi pas? J'adorerais te voir capituler, et mendier le moindre baiser...
- Pari tenu. Voyons lequel de nous deux craquera en premier.

Kanon eut un sourire qui, s'il n'avait ete cache dans la semi-penombre, aurait certainement incite Siegfried a plus de prudence.

Le Dragon commenca par demander, sur un ton caressant:
- Est ce que tu ne voudrais pas poser une barriere d'energie autour de la chambre, comme tu sais si bien le faire?
- Si ca peut te faire plaisir... Mais tu ne vas pas en profiter pour te debarrasser de moi, n'est-ce-pas?

Lui repondit Siegfried sur le meme ton.
- Hmm? Ca, c'est la surprise...
- Ooh? bien, soyons un peu temeraire...

Et Siegfried fit ce que Kanon lui demandait.

Un petit rire ravi recompensa sa docilite ce qui n'etait rien, au vu de ce qui lui etait ensuite reserve.

Kanon stimula tres legerement sonCosmos.

Et sous les yeux de Siegfried, le magnifique corps nu du Dragon des Mers se nimba d'une bruine d'energie azuree qui le lui revela dans son integralite.

Kanon ferma les yeux. Du bout des doigts, il se mit a redessiner les contours de ses hanches, de son torse, flatta ses propres epaules et ses bras en touches legeres qui faisaient sur leur passage se mouvoir et s'envoler en spirales epheres, tout autour de lui, de pales volutes de cristaux bleutes.

Siegfried le vit se cambrer petit a petit sous le delice de ses propres caresses, jouer avec le torrent de sa longue chevelure, dont il avait rassemble la masse bouclee sur l'une de ses epaules.

Soudain, Kanon rouvrit les yeux, fixa avec defi ses yeux aux siens, et lui adressa un sourire qui etait la plus sauvage des invites, en laissant ses deux mains glisser progressivement de son ventre, jusque plus bas...

Siegfried, la gorge seche, vit les doigts nimbes de lumiere sur le point d'atteindre le tendre tresor niche entre les cuisses d'albatre.

SA main droite vola, alla se saisir de l'un des poignets insolents. Puis, sans qu'il puisse s'en empecher, sa main gauche aussi, alla aussitot emprisonner l'autre poignet de Kanon.

Ce dernier le considera un instant, puis laissa tomber avec volupte:
- Tu as perdu. Pourtant, on ne peut pas dire que j'aie fait grand-chose...
- Egoiste...
Murmura Siegfried rageusement.

- Hmm? attends, tu t'attendais a ce que je te touche, peut-etre?! Et c'est MOI, que tu traites d'egoiste?

Voyant Siegfried sur le point de repliquer avec colere, il se pencha brusquement sur lui, et alla voler ses levres.

Un simple effleurement qui calma en bonne partie l'irritation du Guerrier Divin.

Deux secondes passerent.

Kanon, en se redressant, lui dit, avec un sourire parfaitement desarmant qui acheva de le calmer:
- Allons, tu ne peux pas m'en vouloir pour t'avoir exhibe ce que tu es le seul a etre autorise a toucher?
- ...Est-ce que ca veut dire que tu n'appartiens qu'a moi, ca?

Murmura Siegfried, plus serieusement qu'il n'avait desire le laisser transparaitre.

Kanon resta un moment interdit.
Enfin, il souffla timidement:
- Si tu as envie de l'exprimer ainsi...

Et soudain, comme gene de se voir aussi touche par les paroles d'un Guerrier Divin dont le sourire fendu d'une oreille a l'autre, contait sa pleine satisfaction:
- Mais ne te fais pas d'illusion?! Ce ne sera pas la premiere fois qu'un Dragon affame aura devore jusqu'a la chaine qui l'entrave.

En riant, Siegfried repliqua:
- Dis donc, faut avoir de bonnes dents, quand meme?! Mais ne t'inquiete pas...
et, en renversant Kanon sur le lit:
- Je ne te laisserai plus jamais avoir faim...

Et, en allant clore les levres de Kanon d'un baiser, il mit fin a une conversation devant faire place a d'autres rejouissances, deja moins spirituelles, celles-ci.

Tout en se laissant renverser sur le lit, et juste avant de commencer a se sentir glisser a nouveau, Kanon eut une derniere pensee coherente:

Mais Siegfried, sais-tu seulement de quelle faim je parle?
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Les faims de Kanon etaient multiples, mais il y en eut quand meme une d'apaisee cette nuit-la.

Pourtant, on ne peut pas dire que tout se passa dans la plus grande simplicite, loin de la.

Tenant a respecter sa promesse de ne rien laisser faire a Siegfried, Kanon se decouvrit des appetits d'aventurier, pour ne pas dire qu'il s'autorisa a traiter Siegfried comme un veritable cobaye (NDLR: mais oui, je sais, je sais: encore un rongeur; Bientot, je vais reussir a vous placer un castor, je le vois d'ici ).

Aaah, le Guerrier Divin s'en etait donne a coeur joie en jouant avec ses sens?! Et bien c'etait a son tour!

Et maintenant, rappelons-nous que Kanon n'est PAS doue en matiere d'improvisation.
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- K... Kanon, qu'est-ce-que tu fais?
- Rien, t'occupe.
- Comment ca, 'rien'?! Une position pareille, ca n'existe pas?! Ca ne peut pas exister ?!
- Arrete un peu de te plaindre, et passe ta jambe la... mais non, plus bas, voyons?! MAIS tu as entendu ce que je viens de te dire?? On va tomber, la?!!

Cinq secondes de silence

Bruits de draps maltraites, petit dechirement de tissu.

Puis grand dechirement de tissu.

- Voila, tu vois?! On y est presque...
Fit de nouveau la voix triomphante de Kanon.

- Ah oui?! Et comment je vais expliquer le drap dechire a Greta, moi?!
- Ah, parceque c'est tout ce que mes efforts t'inspirent, ca?! Une lamentable histoire de draps dechires?!
- Mais dis donc?! Et tes fameux efforts, est-ce-que tu peux seulement me dire a quoi ils sont censes nous mener?! Hein?!
- Rhoo, mais c'est pas encore assez evident?! Tu trouves pas ca excitant, toi, cette position et ces draps qui nous entourent?
- Non. Je trouve juste ca etouffant, et je sens la crampe pas loin.
- Ah, ouiiiii j'allais oublier que mooossieur prefere la formule 'Marie, couche-toi la et ne bouge pas'?!
?!! Mais elle ne te deplaisait pas tant que ca, ma 'formule'?! 'Marie'.
- Oh ben, c'est bien parcequ'y avait pas le choix?! 'Gerard' .
- !! Je reve, ou c'est un homme qui etait encore PUCEAU il y a une semaine, qui me dit ca?!
- Attends. Tu viens de m'appeler comment, la?? N'oublie pas que j'ai acces a toute ta petite artillerie, Don Juan?!
- ' PETITE '?!!Dis donc, l'hypocampe, n'oublie pas OU tu as ete blesse pendant notre seance de 'barbotage' dans l'eau, tu veux?!
- Aah, mais ca, c'est TA version de l'histoire. Pour moi, j'ai seulement eu le malheur de tomber sur un NUL, c'est tout?! (NDLR: Ca vole tres haut, tout a coup )

- ...

- ...

Silence glacial.

Et tout a coup, Siegfried hurla, en essayant de degager l'un de ses bras de sous le fouilli de draps dans lequel ils etaient enfouis, comme deux enormes oisillons dans un nid:
- MAIS JE VAIS LUI EN METTRE UNE?!MAIS JE VAIS LUI EN METTRE UNE?!!
- NON, NE TE DEBATS PAS, NE TE !!!
- !!??

ZZUuuuuifff

- Mais on tombe?
Fit Siegfried, soudain plus calme, et constatant presque froidement que le decor, en face de lui, s'eloignait petit a petit.

- OUI, ON TOMBE!! OU PLUTOT, ** JE ** GLISSE!! RATTRAPPE-TOI AU MONTANT DU LIT, JE SUIS EN TRAIN DE T'ENTRAINER!!
- T'AS DE L'HUMOUR, TOI?! ET AVEC ** KWA **JE ME RATTRAPPE, MOI?! JE PEUX MEME PAS BOUGER LES BRAS, JE TE SIGNALE?!!

O_O; (= Kanon)

O_O;; (= Siegfried)

Zzzzzuuuuuuuuuuiiiiiiiiiifffffffhhh

(WouAAAAAHHHH!!!) x 2

BOUBOUM!!

- ...aie ...
- Je ne te le fais pas dire...
- Et bien si, justement; Enleve ton mollet de la, tu m'etouffes.
- C'est pas mon mollet, c'est mon bras.

Kanon, consterne:
- De quoi?! Mais c'est pas normal, il ne devrait pas etre la?!
- Kanon, je te signale qu'on est tombes; On n'est PLUS dans la position loufoque de tout a l'heure?!
- Loufoque toi-meme. Et puis, selon mes calculs, meme apres etre tombes, ton bras ne devrait pas etre la. Ca, c'est de ta faute. Pas foutu de suivre de betes instructions.
- Mais tu me les broutes, tu sais?! Mon bras, il est peut-etre pas ou il faut, mais ma main, tu vas la prendre dans la figure, si ca continue?!
- Ah, oui, essaies pour voir?! Assis sur ta jambe comme je le suis actuellement, tu vas faire un punching-ball de reve?!
- Ca n'est pas ma jambe, Kanon, c'est mon autre bras.
- ton bras??! mais alors...
- Tu vois, que c'etait n'importe quoi, ton id...
- ENLEVE TA MAIN DE LA, ESPECE DE #$%&#$ !!!!

Abasourdi par l'explosion de colere d'un Kanon presque hysterique qui essayait de toutes ses forces de le repousser, Siegfried laissa tomber laconiquement:
- Mais si tu ne commences pas par TE lever, je ne vais pas pouvoir retirer mon bras, Kanon?

Kanon s'immobilisa, et seule la penombre empecha Siegfried de le voir rougir comme un coquelicot. Puis il se leva, en dechirant methodiquement les draps qui l'entravaient.

Enfin, il murmura:
- Bon. J'ai compris. Tout ca, finalement, c'etait trop raffine pour toi. On va faire ca de facon orthodoxe, histoire de ne pas effaroucher le grand Guerrier Divin d'Alpha.

Siegfried n'en etait plus a relever une insulte de plus. Par contre, il s'autorisa un soupir de soulagement.

Mais alors, Kanon, decidement vexe, rajouta sechement:
- MAIS interdiction de bouger. Ca, ca change pas.

Siegfried leva les yeux au ciel.

Mais Seigneur Odin, qu'est-ce-que je vous ai fait?!

Nous preferons censurer la reponse d'Odin.
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Siegfried s'allongea docilement sur le lit, attendit que Kanon, puisqu'il y tenait tant, prenne les initiatives.

Kanon vint s'allonger entre ses jambes, et le coeur de Siegfried manqua un battement quand il commenca a soupconner les intentions de son Dragon.

Ce dernier, qui avait presque vire au rouge fluo, reprima tant bien que mal le tremblement de ses mains quand il les posa sur l'abdomen ferme et muscle de Siegfried.

Il devait se souvenir... Comment Siegfried s'y prenait-il, deja?

Il caressait legerement la peau souple du bout des doigts, quand son contact etonnament doux raviva certains souvenirs en lui.

Il n'y avait pas que la peau de Siegfied, qui etait douce.
Ses gestes aussi, savaient l'etre.
Comme son regard.

Il leva le sien vers le visage de Siegfried, regretta pour la premiere fois que l'obscurite les separe.

Alors il pencha la tete, commenca a semer de petits baisers sur le ventre de l'homme qui respirait calmement sous lui, immobile et attentif.

Une main alla se poser sur ses cheveux, joua avec quelques longues meches soyeuses tandis que le Dragon remontait lentement jusqu'a ses levres, apres avoir eprouve des siennes la decoupe parfaite de chaque muscle endormi, qui se rechauffait et fremissait insensiblement a son contact. Il posa un instant son oreille sur la blanche cicatrice qui courait a l'endroit du coeur.

Sourds battements resonnant avec un calme et une regularite apaisantes dans la large poitrine de ce guerrier qui...

Qui etait * vivant * et * sans defense * sous lui.

- Ce coeur-la a deja une fois cesse de battre...
Murmura-t-il, sur un ton que lui-meme trouva etrange.

- Et tu en penses quoi?

Il y eut un court instant de silence.

Puis, avec ce qui eut pu sembler etre de la legerete, Kanon repondit, avant de laisser un petit bout de sa langue glisser sur ce vestige accusateur d'une guerre qu'il avait provoquee:

- Que le mien est mort depuis longtemps.
- Donc, la, j'ai un zombie dans mon lit?

Kanon, qui s'attendait a une reponse serieuse, ouvrit de grands yeux, releva la tete, et repliqua en riant:
- Dans ces conditions, ca fait 2 zombies dans le meme lit, cher ressuscite...

Et il l'embrassa voluptueusement, ouvrant grand sa bouche pour permettre libre acces a la langue de Siegfried, lequel ne se fit pas prier.

Ils prolongerent leur baiser jusqu'a ce que l'air ne vienne serieusement a leur manquer, et quand Kanon se libera enfin, essouffle, la temperature de la piece avait peut-etre augmente d'un bon degre.

Il faut dire que Siegfried ne s'etait pas contente de repondre a son baiser.

Il en avait aussi largement profite pour lui caresser le dos et les hanches, mais surtout pour promener comme par inadvertance le bout de ses doigts sur l'arrondi tentateur d'une fesse, ou reposaient quelques meches bleues luisant doucement sous les rayons de la Lune.

- Tu abuses, franchement Je t'ai pourtant dit de ne pas bouger?!
Haleta Kanon, en remuant les hanches pour essayer de chasser de sur ses reins une main qui s'obstinait a vouloir rejoindre l'une des appetissantes collines de satin blanc situees un peu plus bas.

Un grondement etouffe de Siegfried lui rappela brusquement que leur position avait certains inconvenients, comme le fait qu'au moindre mouvement, leurs virilites en contact disons 'intime' , avaient tendance a s' 'entre-stimuler' .(NDLR: Oh, je commence a avoir du mal a choisir mes mots, moi... )

Donc, prudence.

Siegfried commencait deja a sembler avoir du mal a se controler, ca n'etait pas le moment de le transformer en bete sauvage, a cause d' UN mouvement malheureux.

De toute facon, Kanon avait d'autres plans.

Il etait cense prendre les initiatives, mais s'il ne voulait pas - decevoir- en accumulant les fades preliminaires, il ne voyait plus qu'une chose a faire.

Ah mais...

En y reflechissant bien, il n'avait rien pu * voir *, quand Siegfried lui avait fait le coup, a lui...

Bah, un peu d' * improvisation * ne pouvait faire de mal a personne (NDLR: La, Kanon, tu te TROMPES!!).

Et puis, si Siegfried en etait capable, et ben, lui aussi! Voila. (NDLR: Vous avez remarque que * mon * Kanon raisonne completement de travers? Oh? Ah bon?Ca alors... OoO;)

Et Kanon commenca a se couler plus bas entre les jambes de Siegfried.

Ce dernier, qui se contentait d'attendre la suite des evenements avec un melange de curiosite et d'inquietude, eut bien un petit soupcon, mais......

Noooon, quand meme...
HAHAHAHAHAHA! Je me fais des idees, la.
Pensa-t-il.

Kanon se retrouva avec l' - objet du delit- en face des yeux, et souhaita brusquement que l'obscurite soit plus profonde. Il ne voyait qu'une ombre bleutee, certes, mais c'etait deja trop a son gout.

Il avanca une main, la retira.

Approcha un peu la tete, se recula tout de suite.

Et il murmura avec desespoir:
- Mais qu'est ce que vous voulez que je fasse d'un truc pareil...

Alors Siegfried realisa que ses soupcons etaient fondes.

Il balbutia:
- Heu, attends, je vais allumer la lumiere, parceque la, je risque gros, moi.-(NDLR: Je pourrais faire un commentaire particulierement vil, mais je m'abstiendrai.)

Kanon prit aussitot la mouche.
- Allumer?! Et puis quoi, encore?! Pas question!! Ah mais, attends, ca veut dire quoi, ca, 'je risque gros'?! Dis le moi franchement, que je ne suis pas capable de t'imiter, si tu oses?!

Siegfried se rattrappa tant bien que mal aux branches(NDLR: Apres - 30 Millions d'Amis- , - La Planete des Singes- Hein? Nonon, rien ).
- Je veux dire: l'un des plaisir de la, heu... 'chose' est de pouvoir * voir *, tu vois? (NDLR: Vous voyez?)

Kanon resta un moment bouche bee, puis, pensant que Siegfried le prenait vraiment pour un idiot:
- Ah, parceque toi, tu avais ouvert les yeux sous l'eau, peut-etre?!
- Ah, mais oui?! Bien sur, attends, quand meme?! C'est qu'a...
- Hein? Mais c'est...
- ...l'aveuglette, c'est carrement...
- ... DEGOUTANT?!
- ...dangereux?! heu, tu viens de dire QUOI, la?

Kanon, profondement choque, repeta:
- Mais c'est degoutant?! Encore, si on ne voit pas cette horreur, je ne dis pas, mais en la regardant, alors la y'a de quoi en perdre l'appetit pour une semaine?!
- Non mais dis donc, tu pourrais eviter de parler des horreurs des autres comme ca?!Tu en as une aussi, d'horreur, si je ne m'abuse?!
- Et alors?! Ca n'est pas pour autant que je joue les Narcisses?! Tu es du style a te pavaner tout nu devant un miroir, toi?!Avec cette horr... cette chose qui, qui pendouille?!Y'a de quoi reclamer la mosaique, franchement?!
- La mosaique? Kanon...

Et la, tres serieusement:
- Tu te colles des pierres dessus?!Mais ca devient psychiatrique, tu sais.

Kanon ouvrit des yeux ronds dans l'obscurite(Ce qui ne l'aida pas pour autant a mieux y voir).
- Des pierres? Qu'est ce que tu me racontes? Tu ne sais pas ce que c'est, de la mosaique? Enfin, celle dans les livres?
- Les livres?
- Ben voui: les livres erotiques.

Petite pause. Un ange passa.

- Ah, la, je comprends mieux. Non, Kanon: ce genre de livres est interdit d'import a Asgard, et les lois de notre pays sont tres strictes la-dessus. Mais ca n'etait pas non plus le cas, au Sanctuaire?
- Ben si. Mais c'est comme l'alcool: avec une bonne filiere...

Consterne, Siegfried en perdit un instant la voix. Il avait comme l'impression de s'etre fait avoir, quelque part.

Il reprit, tres bas, tout a coup passionne par la conversation:
- Et c'est comment, dedans, ce genre de livres?

Flatte et certain de pouvoir jouer les erudits, Kanon declara avec emphase:
- Ah, ben chez nous, avec la mosaique, on voit plus que les yeux, mais en reflechissant bien, on arrive a deviner le decor.
Gabriel et une troupe de petits cupidons passerent.

Ce fut probablement la premiere fois que Kanon et Siegfried se retrouverent tout a fait a l'unisson, entente parfaite quasi-telepathique (NDLR: Le couple parfait, quoi.):

Ils deciderent tous les deux de changer de sujet.

Kanon baissa de nouveau les yeux sur leur 'precedent sujet de conversation' .

Mais il eut une exclamation, tendit le cou, sembla chercher quelque chose.

Puis il fit, l'air etonne:
- Mais qu'est ce que tu en as fait?
- De quoi?
- Ben, de... Enfin, ca n'est pas la peine de te cacher?! Je t'ai dit que tu allais y avoir droit, et tu vas y avoir droit!
- Non, Kanon, la, y faut que je t'explique. Je n'ai RIEN cache du tout.
- Mais y'a pu rien?
- Ca, je suis encore mieux place que toi pour le savoir.
??... ca, ca veut dire que...heu ...
- Exactement.

La, Kanon se redressa brusquement, en s'ecriant:
- Ah, parceque c'est tout l'effet que je te fais?! Quand je pense a tout le mal que je me suis donne?! Et c'est toi, qui me traite de glacon?!
- Kanon... TU TE SOUVIENS DE LA CONVERSATION QU'ON VIENT D'AVOIR?! ET TU T'ATTENDS A CE QUE JE SOIS RESTE EN - PLEINE FORME- APRES CA?!

Hurla soudain Siegfried, excede.

Kanon sursauta, se mordit les levres et balbutia:
- Ca y est, maintenant, tu vas me dire que c'est de ma faute...

Et de continuer en se maudissant a mi-voix d'avoir 'fait confiance a ce Guerrier Divin, qui de toute facon, n'est qu'un ennemi, et finira par l'executer' ... etc, etc...

Siegfried se passa une main sur les yeux, fit un effort surhumain pour ne pas se saisir de cet adorable cretin qui etait en train de se faire tout son film, et le secouer comme un prunier jusqu'a ce que le puzzle d'un raisonnement logique ne se reforme dans cette tete si joliment couronne de boucles bleues.

Si ca donnait ce genre de resultat, l'education du Sanctuaire, il commencait a regretter d'avoir perdu la guerre.

Finalement, il vint l'enlacer par derriere, lui enroulant ses bras autour des epaules, et lui souffla a l'oreille:
- Allons, Kanon, mais tu sais tres bien l'effet que tu me fais Et QUI est alle te courir apres en pleine tempete de neige? Hmm? QUI t'a repete sur tous les tons de te deshabiller, avant de te train... heu, ramener jusque dans son lit? Hmmm? QUI ne t'a pas lache, jusqu'a ce que tu en perdes connaissance? hmmm? Kanon...

Et il lui avait repousse sa luxuriante masse de boucles bleues sur la poitrine, pour couvrir de baisers sa nuque penchee et son dos nu.

Kanon perdit vite toute envie de bouder, et renversa sa tete contre la joue du Guerrier Divin, lui offrant ses levres entr'ouvertes.
Tout en accedant a sa requete, Siegfried lui coula ses mains sur le ventre, qu'il lui caressa brievement, avant de les laisser remonter progressivement, en dessinant de grands cercles concentiques a travers son torse.

Il guetta chaque frisson, se rejouit de voir son captif sursauter en ouvrant de grands yeux humides, quand il cueillit delicatement entre ses doigts les deux petites pointes qu'il trouva sur sa poitrine. Tout en les chatouillant, puis agacant franchement, il se colla un peu plus contre son dos.

La gorge de Kanon trembla, et il lui but son petit cri de surprise entre les levres, alors qu'il abandonnait l'une des petites pointes, pour lui froler d'une main le ventre, avant de s'autoriser a la lui glisser entre les cuisses.

Kanon essaya de se degager, de refermer ses jambes entr'ouvertes, mais comme en punition, Siegfried lui mordillait le cou tout en l'obligant a venir s'asseoir sur ses genoux, il baissa les armes, se laissa attirer et enlacer d'un bras autour de la poitrine.

Par contre, il se hata de glisser ses mains tremblantes sous celle qui jouait les indiscretes, l'ecartant des secrets brulants de son aine, semblant presque chercher a les proteger.

Siegfried sourit. Il ne pouvait pas voir son visage, mais il devinait sans peine la rougeur delicieuse qui s'y etendait. Et puis ces petits haletements, cette respiration trop rapide, le ravissaient...

Il joua a couvrir la nuque et les epaules de Kanon de baisers, tout lui caressant les bras, mais surtout ces mains qui s'obstinaient a gener son exploration. Il profita du moindre interstice pour attiser la chaleur qui couvait au bas du ventre de son Dragon, le rendit tout doucement fou de plaisir, jusqu'a ce que les haletements se transforment en soupirs, puis en petits cris.

Et Kanon, incapable d'en supporter plus, souffla a son oreille:

- Si, Siegfried, arrete je, je vais devenir fou...

Siegfried ne lui avouerait jamais que lui non plus, n'allait pas pouvoir se controler encore tres longtemps.

Il etait de nouveau en pleine forme, et encore, ca n'etait pas un mot assez fort.

Il faut dire qu'assis contre lui comme Kanon se tenait, il avait eu en permanence contre sa peau celle de cet homme qui, par tous les Dieux, semblait des pieds a la tete impregne de ce parfum d'embruns auquel il etait si sensible!

Et si encore il se contentait de lui donner envie de tout de suite le renverser sur les draps a chaque gemissement? Mais non, il fallait qu'en plus, il tente de le persuader d' - arreter - , en tournant vers lui ce regard eperdu, ces yeux mi-clos luisants de larmes.

Kanon, tu ne l'as pas encore compris, que plus je surprends ce regard, moins j'ai envie de te lacher?

Cependant, apres en avoir entendu des vertes et des pas mures comme ca avait ete le cas quelques temps plus tot (MOI, nul?! MOI, glacon?! et il a ose m'appeler Gerard , le chameau!!), Siegfried estima avoir quelque droit de jouer un peu plus longtemps avec sa proie recalcitrante.

Et tiens, puisqu'elle tenait a faire du zele...

Siegfried lacha Kanon, qui s'effondra sans forces sur les draps, puis, en se redressant tant bien que mal, tourna un regard interrogateur et vaguement inquiet vers lui.

Siegfried contempla un instant les longues jambes frissonnantes, le torrent de cheveux ondoyants qui s'ajoutaient aux ombres de la nuit pour lui dissimuler une partie des reins, du dos, du torse aux lignes fines et elancees.

Il eut l'impression que ses mains avaient garde la memoire de chaque relief, de chaque contour elles lui brulaient, etaient comme chargees d'electricite...

Il s'approcha de Kanon, lui passa une main sous la nuque, le poussa vers son aine, entre ses cuisses ouvertes.

- Bien. Je n'ai pas oublie que je suis cense 'y passer', donc, a toi de jouer.

Et il ajouta, un rien cynique:
- Je t'ai promis de ne pas bouger, et comme toi, je vais tenir parole.

Kanon eut un violent mouvement de recul au souvenir de cette chose qu'il avait surprise au travers des rideaux sombres de la nuit.

Il savait pourtant par avance qu'il ne pouvait pas se defiler.
Qu'il ne pouvait plus se defiler.
Quoique...
S'il s'y prenait suffisament bien

Et il lacha, menacant (NDLR: 'bien s'y prendre'? Kanon?! mais bien sur ^_^;):
- Si tu veux te retrouver avec un joli soprano, effectivement, c'est une bonne idee...

Siegfried crut avoir mal entendu.

Une fois qu'il fut certain qu'il n'y avait aucune erreur, qu'il venait bien de se voir promettre une transformation en gardien de Serail(Ou en voix de doublure dans le film - Farinelli- ), il repliqua, avec un grand sourire mielleux que Kanon, cette fois, surprit au hasard d'une ombre un peu moins profonde que les autres.
- Tu as peur de te retrouver a porter mon heritier d'ici a demain, c'est ca? Allons, je suis doue, mais pas a ce point. Et puis imagine que je me retrouve avec des jumeaux?! Pas indique du tout, surtout a Asgard.

Estomaque, Kanon comprit que s'il avait essaye de gagner du temps en provoquant une nouvelle joute verbale , c'etait rate. Non seulement Siegfried en etait arrive a ne plus se mettre en colere face a ses provocations, mais en plus, il ne semblait meme plus y preter la moindre attention.

Catastrophe.

A present, il ne faisait aucun doute que meme s'il se jetait a la gorge du Guerrier Divin, celui-ci se contenterait de le maitriser bien tranquillement, pour tout de suite se mettre en oeuvre de le calmer d'une facon, heu... enfin, de la seule facon qui avait eu le - don- de le calmer, jusqu'a maintenant.

Que faire?

Il leva les yeux vers le Guerrier Divin qui le regardait toujours avec son grand sourire exasperant, decida de jeter sa derniere carte.
- En parlant de jumeaux... Tu ressembles de plus en plus a mon frere, tu sais. Lui aussi adorait se pavaner tout nu, d'ailleurs...

Siegfried devint bleme.

Il ne connaissait pas Saga, mais en etait arrive a le hair.

Se voir compare a lui lui causa un choc tel, qu'il en oublia de ne pas se mettre en colere.
- Et tu esperes quoi, la? Gagner du temps?!En me mettant en colere une fois de plus?! JE sais ce que je vaux, et je sais que je ne merite pas une insulte pareille!

Il saisit Kanon par les epaules, le redressa de force, et reprit, en l'obligeant a lui faire face:
- Tu t'es un peu trop avance, c'est un fait. Mais POURQUOI est-ce-que tu ne le reconnais pas franchement? Ca ne doit pourtant pas etre si dur, de me dire que tu ne te sens pas le courage de tenir ta satanee promesse?!

Comme Kanon, sans repondre, se tassait de plus en plus sur lui meme:
- Regarde-moi, et dis le-moi en face, que tu n'as pas envie de me toucher!! Je ne vais pas me mettre en colere pour ca?!

Silence.

- DIS-LE!!

Une petite voix tremblante souffla:
- Mais tu vas encore te moquer de moi...

Siegfried sentit quelque chose fondre en lui.

Mais qu'il etait donc adorable?!

- Je ne vais pas me moquer...
Laissa-t-il tomber, en caressant des levres le front de son Dragon qui essayait de se faire tout petit pour mieux cacher sa honte.

Alors Kanon leva la tete, lui presentant ses grands yeux limpides (NDLR: Personne ne commence a avoir un certain soupcon, la?).
- Je... Je n'ai pas envie... de ...

Le reste de la phrase se perdit dans un balbutiement.

Siegfried sourit, et le renversa tendrement sur les draps.
- Et bien voila, tu vois, quand tu veux...

Il lui ouvrit les jambes, se glissa entre elles...


Ouf, gagne.
Pensa Kanon, en cachant soigneusement son soulagement d'avoir vu cette sacree tete de mule (NDLR: j'en connais une autre, moi, de tete de mule, Kanon ) mordre si facilement a l'hamecon.

C'etait Siegfried lui-meme, qui en etait venu a l'obliger a declarer forfait, et il ne s'etait meme pas paye sa tete.

Parfait.
Mais qu'est ce qu'il ne fallait pas faire, franchement.

S'il avait su qu'il se verrait un jour force a jouer ce genre de comedie lamentable...

Mais comme il n'y avait sur Terre que Siegfried, pour trouver le Dragon des Mers attendrissant, il aurait tort de ne pas en profiter.

Et il passa ses bras autour du cou de l'homme qui, ne se doutant pas un seul instant avoir ete manipule en beaute, deployait des tresors de delicatesse afin de l'amener a plus franchement s'ouvrir a lui. Sans nul doute lui voyait-il a present de grands yeux kawaii remplis de larmes, a son nouveau jouet de Dragon.

Kanon, loin de le detromper et ravi de lui avoir decouvert au moins un point faible, se promit de ne tout de meme pas abuser du nom de Saga, ce cher frere qui, pour une fois, lui servait a quelque chose. Il n'avait aucune envie de gacher l'un de ses derniers atouts, voire la seule chance de garder un certain controle sur un avenir qu'il ne sentait pas particulierement favorable.

Mais l'heure n'etait plus a la reflexion; Siegfried se faisait de plus en plus exigeant, de plus en plus pressant, et tout son etre se fixa de nouveau sur l'echange charnel que lui-meme reclamait. Il en avait fini avec la peur, n'avait plus envie de fuir, et commencait a savourer cette autre forme de domination qui lui avait ete si savament inculquee.

Une seule caresse de Siegfried suffisait a le troubler, mais c'etait reciproque.

Siegfried ne pouvait plus le toucher sans eprouver de desir.

Il aurait a reflechir plus serieusement a la facon la plus appropriee de tirer parti de cette etrange etat de faits.

Pour l'instant, il avait une envie devorante de se laisser couler dans la chaleur d'une etreinte attendue, et noua ses jambes autour de la taille de Siegfried pour l'amener a se faire plus pressant encore.
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Le premiers rayons d'un pale Soleil glace avaient commence a habiller de lierre etincelant herses et facades patinees par le temps, quand Hilda de Polaris fit son arrivee dans la cour encore silencieuse de la gigantesque demeure qui avait vu des generations de Siegfried, parer de hauts faits et d'une gloire legendaire, l'histoire du territoire d'Asgard tout entier.

Elle leva les yeux vers les hautes fenetres endormies, se rememora le but de sa visite a son plus fidele et valeureux serviteur.

Six jours de suite, il etait venu la voir dans ses appartements, pour lui poser diverses questions toutes plus etranges les unes que les autres, et lui tenir des propos absolument incomprehensibles qui semblaient plutot viser a introduire une conversation epineuse. Incapable de deviner ou il pouvait bien en venir, elle en etait arrivee a franchement s'inquieter. Il lui cachait quelque chose dont il n'osait de toute evidence pas lui parler, et elle avait eu a plusieurs reprises l'impression qu'il allait se resoudre a lui faire une penible confession. Mais alors, il palissait, et se retirait en toute hate, balbutiant une suite d'excuses embrouillees loin de faire honneur a l'homme fier et droit qu'elle connaissait depuis de si longues annees.

Quoi qu'il lui soit arrive, quelque soit le poids pesant sur ses epaules, elle ne pouvait le laisser dans une tel etat de confusion; Ils avaient grandi ensemble, avaient partage confidences comme soucis sans jamais se sentir emprisonnes par leurs rangs respectifs, et elle ne se le pardonnerait jamais, si elle decouvrait un jour l'avoir laisse seul, en tete a tete avec sa souffrance.

Elle n' etait escortee que de Mime et Hagen en livree d'honneur blanche et or, et se preparait a devoir leur demander de l'attendre a l'exterieur, quand les lourdes portes de bois et d'acier ferronne de la porte principale s'ouvrirent toute grandes.

Devant le flot de serviteurs bafouillants et empresses(pour ne pas dire au bord de la crise cardiaque) qui vinrent se pendre a son cheval en se disputant pour avoir le privilege de l'aider a en descendre, Hilda leva les yeux au ciel.


Elle aurait du s'y attendre.

Il ne serait JAMAIS dit que la Grande Pretresse d'Asgard et Fille bien-aimee du Seigneur Odin aurait a quelque endroit que ce soit, reussi a faire son arrivee incognito.

***a suivre***

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