IMPROBABILITES II (1e partie)
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Disclaimers : Les personnages de Saint Seiya ainsi que la trame scenaristique appartiennent a Masami Kurumada ainsi qu'aux differentes compagnies chargees de la production et de la distribution du manga, de l'anime, et autres produits derives. L'auteur de la presente histoire, n'en tire aucun benefice materiel ou autre et celle-ci n'a ete ecrite que pour le plaisir des fans de la serie.
Genre : Romance, aventure, challenge de coupling improbable.
Couples : Siegfried x Kanon
Rating : NC-17
Auteur : Esthezyl
Notes : ATTENTION!! Cette fic n'est pas NC-17 pour rien!! (lol) Lemon!! Passages penibles pour les ames sensibles qui voudraient voir nos deux zebres trouver dare-dare le bonheur ensemble!!
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Kanon se reveilla en sentant un doux contact sur ses levres.
Il se sentait las, comme vide de toute substance, et n'avait pas envie de rouvrir les yeux... il avait l'impression de l'avoir enfin trouvee, cette quietude qu'il avait si longtemps recherchee... il avait tellement peur de la perdre a nouveau...
Cependant, un leger parfum de foret flottait autour de lui, un parfum qu'il lui semblait bien connaitre, senteurs de seve et de neige fraiche; Il s'accompagnait de ce leger contact sur ses levres, tiede, agreable, et il finit par souhaiter que tous deux le suivent indefiniment dans sa quete de reves clairs, sereins, si possible vides.
Brusquement, ses levres furent de nouveau abandonnees, le tiede effleurement disparu comme s'il n'avait lui meme jamais ete qu'un reve.
Mais non.
Il ne s'etait pas laisse seduire par une chimere, il en avait l'intime certitude.
Et il ouvrit les yeux, esperant arriver a decouvrir la source de l'inconnu et ephemere delice.
Le beau visage grave de Siegfried lui apparut, avec cette chevelure pale aux reflets chatains qui coulait en calmes vagues sur ses epaules et sa poitrine, avec ce regard clair de glaciers refletant l'azur de quelque ciel lointain.
Kanon, bien qu'ayant completement repris contact avec la realite, se vit incapable de prononcer un mot, ni de faire un geste. Il ne savait absolument pas comment reagir, et se contenta de repondre au regard du Guerrier Divin, par le sien, un peu perdu, un peu interrogateur.
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Ooh, il avait bien eu l'intention de dire quelque chose, mais... il ne savait plus.
Ces grands yeux d'un turquoise pur et profond qui le fixaient sans honte ni detour, lui avaient ote jusqu'a la faculte de penser. Sa main passee sous la nuque de Kanon la soutenait avec delicatesse, doigts passes dans un torrent de longues meches bleues douces et lustrees, boucles souples semblant s'etre enroulees autour de son bras comme pour mieux le retenir. Il aimait le contact de cette nuque alors affaiblie; il aimait son poids et sa chaleur, la facon dont elle reposait en tout abandon dans sa main... Il savait qu'il y trouverait le parfum d'embruns de ces cheveux repandus sur les draps tout autour d'eux.
Il forca quelques mots a franchir ses levres, murmura:
- Comment te sens tu?
Il ne lui parlerait pas de l'- Autre- si Kanon lui-meme ne s'en souvenait pas. Il n'en voyait pas l'utilite.
Kanon ouvrit legerement les levres, souffla:
- ... fatigue...
Puis, dans un rire:
- Et affame.
Siegfried ouvrit de grands yeux, puis eut un sourire.
Une idee *diabolique* lui vint a l'esprit, mais sans ne rien montrer qu'une bonne volonte attentive, il reposa doucement la tete de Kanon sur les draps pour se lever du lit, et se diriger vers une petite table, pres de la cheminee ou mourrait lentement un feu bleute.
- Attends une seconde, dit-il, en leur versant deux coupes du vin qu'il avait quelques temps plus tot apporte, mais cru ne jamais pouvoir gouter.
Siegfried ne pouvait pas savoir que son Dragon, etant ne dans une communaute interdisant strictement l'import d'alcool, de tabac ou de toute autre espece de drogue, s'il pouvait declarer avec aplomb et fierement avoir quelque connaissances en matiere de boisson forte, n'avait jamais de fait absorbe que d'infames piquettes a 3%, se vendant sous le manteau, et a prix d'or, dans l'enceinte du Sanctuaire.
Meme une fois en train de - parasiter- le richissime Julian Solo alias Poseidon en personne, il ne lui etait jamais venu a l'idee de tremper ses levres dans un seul verre de ces grands crus que son - Maitre- collectionnait, comme un enfant, des cailloux brillants.
C'est qu'il avait eu autre chose a faire, deja.
En resume, si personne n'avait jamais decrit a Kanon les effets d'un alcool un peu fort, sur un estomac totalement vide... il n'avait donc pas non plus eu l'occasion de faire ce genre d'experience lui-meme.
Il aurait le lendemain tout le loisir de - prendre des notes- , quand un a un, lui reviendraient les fort colores souvenirs des evenements de la nuit, et qu'il se debattrait entre honte cramoisie, abominable migraine, et envie de massacrer a coups de poing, de pied, voire de coussin, le Guerrier Divin dormant comme un loir a ses cotes, tout a fait repu.
Mais pour le moment, il etait fort occupe a calmer sa faim avec l'excellent vin des caves du Chateau... ce qui n'est pas tout a fait la meilleure facon d'apprecier un elixir de grande qualite, precisons-le.
Siegfried, sirotant tranquillement de son cote, le laissait faire bien sur, mais guettait surtout la desinhibition totale de son - invite.
Il ne se doutait bien evidemment pas du parfait manque d'experience de ce dernier, en matiere de ... appelons les choses par leur nom: cuite totale.
Non pas qu'il aurait a se plaindre de la facon dont ses plans allaient marcher, mais disons qu'il ne s'attendait pas a voir son Dragon completement rond apres deux verres de vin, meme a 48%.
Aussi, ses yeux s'arrondirent de stupeur quand il vit Kanon, qui avait fait l'effort de se redresser, tourner un regard humide vers lui pour lui dire, sur un ton pas tres assure:
- Je sais pas, mais j'ai tres chaud, tout a coup...
Puis, jetant un coup d'oeil vers la cheminee:
- Pourtant, le feu est en train de s'eteindre?...
Et de dodeliner de la tete en promenant lentement son regard d'un coin a l'autre de la salle.
Avalant tant bien que mal sa surprise, Siegfried decida d'ouvrir les hostilites.
Dfun air soucieux, il tendit une main qu'il posa sur le front de Kanon, apres avoir ecarte quelques meches azurees. Effectivement, il detecta une legere fievre, mais avec tout ce qui s'etait passe jusque la, il n'y avait pas de quoi s'etonner.
- Tu te sens mal?
Demanda-t-il, sur un ton concerne.
Il voyait Kanon secouer pensivement la tete, quand le regard turquoise revint brusquement se planter dans le sien. Fixe droit dans les yeux, il se demanda a quoi cela pouvait bien rimer, jusqu'a ce que l'ex-General fasse brusquement:
- qu'est ce que tu as mis dans le vin?!
- ??!!
- Aah, ne me prends pas pour un idiot, en plus?! Je ne me mets pas si facilement dans ce genre d'etat, MOI ?!
- Ce... genre d'etat??...!(tilt)!...
Faisant rapidement la relation entre les paroles de Kanon, la colere qui y vibrait sourdement, et son regard a la fois accusateur et vexe, Siegfried baissa machinalement le regard vers l'aine de son interlocuteur.
Avant meme qu'il n'ait eu le temps de *verifier * quoi que ce soit, Kanon, qui avait lui aussi suivi la direction de son regard, se remonta farouchement les draps jusqu'au cou, en s'ecriant:
- Ca n'est pas... ce que tu crois!! j'ai juste... un peu chaud!!... heu, non, tres chaud... (gloups)... maisjevaisysurvivrecanestpaslapeinede... de, AAAHH!!... PASLAPEINEDEt'APPROCHERCOMMECAAaaaa?!!... NON, n, NE, TU!!!GHYAAa... SIEGFRIED!!!!!HALTE LA!!!!!
Siegfried, avec le regard du loup qui a repere quelque petit lapin appetissant (NDLR: point de vue comparaisons, je m'arrange pas... ), avait commence a sans facon grimper sur le lit, pour coincer un Kanon reculant toujours plus loin, dans le coin entre la tete du lit et le mur. Une fois de plus.
Quand Kanon affole, enroule dans tous les draps du lit dont il avait pu se saisir, se vit incapable de plus s'eloigner, Siegfried lui dit, avec un grand sourire carnassier:
- Tu es en train de me mentir.
- Mais non?!!
- Vraiment? Donc, tu ne vois aucun inconvenient a ce que je verifie?
- V, verifie??... verifie quoi??
- Allons, tu tiens a ce que je te fasse un dessin? Dans quel cas, pas de probleme mais seulement d'apres nature...
Kanon vira au rouge pivoine.
Et Siegfried adorait cela. Surtout le moment ou les larmes montaient embuer ce beau regard saphir tandis qu'un petit morceau de dent blanche venait se planter cruellement dans le delicat feston de ces levres si divinement colorees. C'etait un spectacle dont il ne pouvait plus se passer. Alors il accumulait les chefs-d'oeuvre de vulgarite raffinee (?) et autres sous-entendus.
Cependant, Kanon balbutiait precipitament:
- Si je te dis qu'il n'y a rien a verifier, c'est qu'il n'y a rien a verifier!!!
- Hmm? Je n'oublie pas que j'ai affaire au Dragon des Mers, la creature la plus fourbe et menteuse de la planete... Donc, je verifie par moi-meme.
C'est pas vrai, pensa Kanon avec atterement, je ne pensais pas qu'il oserait me faire ce coup-la?!
En desespoir de cause, Il s'ecria:
- Ne m'approche pas!!Je ne plaisante pas?!
Sans du tout preter la moindre attention a l'attitude nettement menacante de * son * Dragon, Siegfried tendit une main vers lui, glissa ses doigts dans l'ombre du cou enfoui sous les longues boucles bleues. Kanon eut un frisson, pendant une fraction de seconde, son regard se fit plus flou... et brusquement, il bondit hors du lit.
Sans faire un geste, Siegfried le regarda sortir de la chambre, grande forme blanche enveloppee de draps, disparaissant dans l'obscurite de la porte ouverte.
Sans du tout perdre son calme, il posa une barriere d'energie sur l'etage tout entier.
Puis il descendit a son tour du lit, et sortit pour aller recuperer sa prise.
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Kanon ne tarda pas a se heurter a la barriere.
Le mur d'energie invisible arreta tout net sa course, et dans un gresillement furieux, brula son bras droit avant de l'envoyer rouler sur le sol, etourdi par une inattendue electrocution.
Abasourdi, tenant contre lui son bras brulant et couvert de sang, Kanon fixa l'espace menacant face a lui, jusqu'a ce qu'il ne note la presence de Siegfried a ses cotes.
Il ne tourna meme pas la tete.
Peu importe ce qui pourrait bien lui arriver. Il etait fatigue.
Siegfried mit un genou a terre a cote de lui, prit doucement son poignet, lui dit:
- Je ne pensais pas que tu te blesserais...
Comme Kanon ne le regardait pas, ni meme ne lui repondait, il poursuivit:
- Tu veux bien me laisser soigner ca?
Alors Kanon tourna enfin la tete vers lui.
- Ca va me faire une dette de plus?
Murmura-t-il.
- Ca va te faire une dette de plus...
Lui repondit Siegfried, en souriant.
Kanon fixa un instant le sol, puis ses levres tremblerent et il dit, tres bas, si bas que Siegfried douta meme avoir entendu:
- Mais... Je ne veux pas... pas * comme ca *...
Comme Siegfried, ne comprenant pas vraiment ou il voulait en venir, haussait les sourcils, Kanon lui cria brusquement a la figure:
- j'ai 28 ans et passe l'age d'etre EN DESSOUS, figure-toi!!
Siegfried se figea, bouche bee. Puis il explosa de rire.
Dfun air outre, Kanon le regarda pendant deux bonnes secondes vainement tenter d'etouffer son hilarite derriere une main tremblante absolument inutile. Puis, excede, il se releva d'un bond, et reprit, comme pour essayer de recuperer un petit peu d'une fierte que le fou-rire de Siegfried etait en train de reduire en poussieres:
- Je ne vois pas ce qu'il y a de risible?! Tu te vois ouvrir les j... ! ... heu... enfin, avec un homme plus jeune que toi entre... heu... enfin... SUR toi , quoi?!
- HAHAHAHAHAHAHA!!!Tu peux repeter, j'ai rien compris?!
- Je repeterai rien du tout, et puis pousse-toi de la, je m'en vais!
Siegfried reprit instantanement son serieux, et, saisissant Kanon par un bras:
- Ca, n'y compte pas.
l'instant d'apres, il entrainait Kanon derriere lui, leur faisant rebrousser chemin vers sa chambre.
- Ou est-ce-que...
Balbutia Kanon, qui connaissait pourtant parfaitement la reponse.
Sans meme se donner la peine de lui repondre, Siegfried ressera son emprise sur le poignet de son captif, tout en le forcant a presser le pas.
A ce moment-la, Kanon se prit les pieds dans les draps, et, desequilibre, partit en avant.
Siegfried fit in extremis volte-face, tendit un bras pour le retenir.
Deux secondes plus tard, il se retrouvait seul, plante au beau milieu du couloir.
Profitant du fait que le Guerrier Divin avait legerement dessere sa prise de sur son poignet, Kanon, en le repoussant violemment, s'etait tout a fait degage et avait l'instant d'apres disparu derriere les portes d'une chambre toute proche.
Cet homme a du etre anguille dans une vie anterieure.
Siegfried, a bout, ferma les yeux et laissa quelques secondes de silence total le calmer... plus ou moins. Puis, avec un soupir, il fit, sans elever la voix, car sachant que derriere la porte fermee, Kanon guettait anxieusement le moindre son:
- Mais enfin, tu as QUEL AGE ?! Meme un gamin sait quand il a interet a se tenir tranquille?!
- Ah, parceque tu traites AUSSI les gamins comme ca?
Lui repondit une voix etouffee.
C'en etait trop.
Siegfried fit litteralement voler les portes de la chambre hors de leurs gonds, d'une seule et violente onde d'energie.
Puis il fit irruption dans ce qui etait en fait la salle ou Kanon, alors qu'il n'etait encore qu'un Inconnu ramasse en pleine tempete de neige, avait pris un bain.
Le Dragon des Mers ne chercha meme pas a se defendre ou a lui faire face. Il se jeta a travers la large fenetre donnant sur le balcon enneige, et se recut contre sa balustrade, dans un grand fracas de verre brise. Le souffle court, il tentait de passer par dessus, quand Siegfried le saisit a bras le corps, et le souleva pour le jeter sur la neige semee d'eclats de verre. Les effets de l'alcool et le givre qui l'empechait de prendre appui sur le sol, se rajouterent a la crainte de vraiment se blesser au contact du verre brise, et quand Siegfried, qui ne se possedait plus, dechira une longue bande de tissu trempee de neige pour lui lier les mains derriere le dos, il ne put lui opposer aucune resistance.
Par contre, il ne se priva pas pour se debattre comme un beau diable quand, apres l'avoir force a se relever, Siegfried le renversa en travers de son epaule pour le transporter jusqu'a l'interieur de la chambre.
Entreprise peu aisee, compte tenu de la taille et du poids de l'interesse.
Siegfried le - dechargea- droit dans le grand bac encore plein d'une eau tiedasse.
Ce qui eut le don de calmer Kanon tout net.
Stupefait, completement trempe et de fait immerge jusqu'aux epaules, il leva un regard a la fois incredule et furieux sur le Guerrier Divin, qui posa chacune de ses deux mains sur le rebord du bac, autour des epaules de Kanon, pour se pencher lentement sur lui et lui souffler, sur un ton parfaitement cynique:
- Maintenant, tu as le choix: sois tu te calmes, soit je te noie.
Siegfried avait eu tout le loisir d' - etudier- les reactions de * son * Dragon au contact de l'eau, et ne fut nullement surpris de le voir palir brusquement.
C'est a ce moment-la qu'il realisa quel avantage il pouvait tirer de la situation.
Alors, il se redressa et reprit, en defaisant sans facons la ceinture de sa robe d'interieur:
- Mais en y reflechissant bien, puisque tu sembles incapable de te tenir sur un lit, autant changer de scenario. Je ne vais pas perdre plus longtemps mon temps a essayer de te trainer sur des draps qui te font de toute evidence horreur, alors que tu es actuellement * dans ton element*, n'est ce pas?... Cher Dragon des Mers...
Kanon ne devrait jamais savoir ce qui acheva de le precipiter en plein cauchemar: Les paroles acides de Siegfried, ou le spectacle de la robe de chambre glissant de sur les epaules de ce dernier. Toujours est-il qu'il regretta amerement a ce moment-la d'avoir des yeux et des oreilles en parfait etat de fonctionnement, et souhaita presque ne jamais etre sorti du Cap Sunion.
Siegfried vit * son * Dragon se petrifier a ses paroles, et son beau visage prendre une couleur de cendres. Mais il commencait a serieusement perdre patience, et ne comptait pas plus longtemps le menager.
Quand la robe de chambre tomba avec un bruit de tissu froisse sur le sol, Kanon detourna precipitamment la tete.
Ses mains toujours liees dans le dos, il s'etait tant bien que mal groupe contre le rebord du bac, jambes repliees contre la poitrine, quand Siegfried, completement nu, entra dans le bain face a lui.
Une minute de lourd silence.
Kanon, absolument bleme et immobile, fixait la surface de l'eau dans laquelle il avait fini par s'immerger jusqu'au nez. Il semblait qu'il cherchat a se faire tout petit et invisible, lui, avec ses 1m88.
Autour de lui, sous l'eau, une masse impressionnante d'algues bleues ondulant lentement, et cachant presque entierement sa nudite encore a demie enveloppee de draps.
Siegfried ouvrit la bouche, et commencait a essayer de dire quelque chose, quand tout a coup, Kanon plongea totalement la tete dans l'eau!
Un instant surpris, Siegfried murmura, avec une certaine philosophie qui cachait une perte de patience certaine :
- Je reve, ou il est * encore * en train de me faire le coup du suicide?
Et il attrappa sans facons Kanon par les cheveux, pour lui sortir la tete de l'eau.
Sans meme lui accorder le temps d'essayer de se degager, il lui renversa la tete en arriere, contre le rebord du bac. Puis il lui dit:
- Juste un conseil: la prochaine fois que tu tenteras de te noyer, c'est en * inspirant * dans l'eau qu'on y arrive, et pas en retenant sa respiration...
Pour toute reponse, Kanon lui decocha un coup de pied aquatique. Donc, sans aucun effet.
Siegfried recommencait a le trouver franchement adorable.
C'est pas possible, allez me trouver une fille de 28 ans et 1m88 qui me fasse cet effet?!
Il faudra que je lui fasse passer une robe, un de ces jours, juste pour voir.
??!! Mais je debloque??!! (NDLR: Rassure-toi, t'es pas le seul.)
Reaggrippant tant bien que mal son imagination joyeusement en train de gambader dans la nature, Siegfried se reprit juste a temps pour saisir la cheville encore tendue vers lui, et en profiter pour se glisser a genoux entre les jambes malencontreusement ouvertes de Kanon, obligeant ce dernier a brusquement changer de position.
Le captif, completement panique, tenta de se debattre, et dans ses efforts, perdit le peu d'equilibre qu'il avait reussi a conserver malgre la position que Siegfried venait de lui imposer. Il glissa sur le cote, ses mains toujours liees l'empechant de se rattrapper. Au moment ou sa tete menaca de plonger droit dans l'eau, il se sentit rattrappe, redresse...
Et se vit en fin de compte assis sur les cuisses de Siegfried, les siennes ouvertes autour des hanches du Guerrier Divin qui en avait profite pour l'enlacer.
Apres un court instant de stupeur, une vague de colere le submergea, et il s'ecria:
- qu'est-ce-que... Lache-moi tout de suite!!... mais enfin!... tu peux me dire ce que tu trouve d'agreable a ce genre de situation?!Je te signale que tu tiens un ... homme!!... de 28 ans et 1m88 sur tes genoux?!! Est ce que je ressemble a une frele jeune fille, franchement??!! Hein?!!
- Tu tiens absolument a ce que je te reponde?
- Dequ ...?! Ah, non, alors la?!!EST-CE QUE TU m'AS BIEN REGARDE?!!
- Je ne fais que ca?
- Mais ca va p... WHOUAAAAaaa?!! qu'est ce que tu fabriques?!...
- Je te deshabille.
Kanon vira instantanement au rouge pivoine.
Ce voyant, Siegfried commenta tranquillement:
- Moi, je suis poli: On me pose une question, je reponds.
Et de continuer a - eplucher- consciencieusement sa - prise- epouvantee.
Kanon allait une nouvelle fois protester, quand, d'un air severe, Siegfried gronda:
- Ah, non! Tais-toi un peu, tu veux?
Et il l'embrassa.
Tout en luttant de son mieux pour empecher Siegfried de lui imposer cet enieme baiser, le Dragon des Mers se debattit desesperement afin d'au moins delier ses mains.
Puis, les traitres effets de l'alcool se faisant sentir, il se retrouva incapable de resister a ce baiser auquel il ne * pouvait plus * ne plus repondre, tant tous les precedents s'etaient graves jusque dans sa chair.
Un premier etourdissement le saisit.
Il se vit habilement et lentement debarrasse de ces draps pourtant emmeles et alourdis d'eau, qui feignaient de s'ecarter pour un temps et comme a regrets de sa peau pour revenir presque aussitot et inlassablement caresser son dos, ses hanches, et ses jambes nerveusement serrees autour de Siegfried... les mains de ce dernier, comme pour aggraver les choses, semblaient etre partout a la fois, epousant chaque contour de ce corps qu'elles exploraient, les redessinant presque, glissant etroitement sur chaque surface decouverte.
Et bientot, Kanon ne sut plus si c'etait l'eau, les draps ou les doigts de Siegfried qui couraient sur sa peau. Il se retrouva a peine capable de gemir doucement sous l'insistant baiser, de frissonner de temps a autres sous une caresse plus appuyee, plus audacieuse que les autres.
Siegfried libera ses levres, mais ne lui donna pas le temps de reprendre ses esprits.
Il le renversa legerement en arriere, et apres avoir brievement savoure la delicieuse rougeur de ses joues enflammees, comme son regard flou et eperdu brillant entre les meches en desordre de sa longue chevelure trempee, il pencha la tete pour aller delicatement capturer entre ses levres l'une des deux petites gemmes pales de cette poitrine de velours blanc exposee sans defense sous son regard.
Kanon eut un sursaut, un petit cri qu'il lui sembla mourir de honte de n'avoir pu etouffer nulle part. Sa respiration commenca a se faire nettement desordonnee tandis que Siegfried se concentrait sur sa caresse, effleurant des levres comme du bout de la langue, toujours avec enormement de douceur.
Autour des hanches de Siegfried, les jambes de Kanon tremblaient, se resserraient par a coup, quelques fois avec une force effrayante, et il eut envie de...
Le rendre fou.
Lui faire perdre toute retenue, le faire supplier, s'il le pouvait...
Le faire s'accrocher a lui, l'enlacer de lui-meme, le pousser a essayer de le tenter de ses propres baisers...
Enfin: s'ouvrir a lui...
Et il commenca a insensiblement entrainer Kanon hors des sentiers de la raison, lui accordant toujours plus sans le satisfaire tout a fait, passant d'une caresse inachevee a une autre, embrasant sans enflammer chaque parcelle de cette peau trop sensible, ou l'enflammant pour la maintenir a un degre d'autant plus insupportable que constant.
Kanon se retrouva en equilibre sur le fragile fil de la raison, promis a tous les delices sans etre autorise a y toucher.
Et les larmes se mirent a deborder de ses yeux, des mots sans suite et sans sens jaillissants de temps a autres d'entre ses levres tremblantes, ponctues de cris et gemissements etouffes dont Siegfried sut bientot comment les faire naitre...
Ou appuyer un peu plus un baiser, ou prolonger un peu plus une caresse
Kanon etait un violon entre ses doigts, et il commencait a savoir en tirer les notes les plus profondes.
Tout a coup, Kanon, qui n'en pouvait plus d'essayer de cacher la rougeur de son visage enflamme, comme les eclats d'une voix qu'il ne pouvait pas plus retenir que maitriser, balbutia, d'un voix qui mourut dans un sanglot:
- Siegfried, detache-moi... de, tache-moi... Je n'en peux... plus... n'en... peux plus...
Siegfried fit l'effort d'interrompre une ligne de baisers qui avait commence au creu de l'epaule de son captif.
- Si je te detache, tu vas encore tenter de fuir ou de te debattre.
Commenta-t-il tranquillement, avant de revenir a son occupation precedente.
Kanon eut un frisson, haleta:
- Non, je... je... ne bougerai... pa... as... Je, je... Siegf... arrete, a, rrete...
- Arreter? Tu tiens vraiment a ce que je te laisse dans cet etat? Tu en as pour toute la nuit, a bruler vif...
Et comme pour appuyer ses paroles, Siegfried laissa cruellement le bout de ses doigts courir dans le sillon du dos joliment cambre de son prisonnier, de sa nuque jusque bien plus bas, a la naissance de ses reins.
Kanon eut un cri etrangle, tout le haut de son corps se tendit comme un arc, et Siegfried crut un instant qu'il allait perdre connaissance.
Mais au lieu de cela,* son *Dragon se relacha brusquement, sans forces, et il l'entendit murmurer faiblement:
- Arrete... de jouer avec moi, arrete... Detache-moi...
Siegfried eut un soupir. Puis, tout en flattant doucement, de ses deux mains, les hanches fines totalement a sa merci:
- Tu y tiens, on dirait. Et qu'est-ce-que tu en feras, de tes bras, une fois que je t'aurai detache?
Kanon se mordit les levres. Quelque chose, en lui, lui cria de hurler et de se debattre, de faire voler en eclats la tete de cet homme qui etait en train de jouer avec ses sens et sa raison.
Mais il n'etait plus en etat d'ecouter cette voix.
Alors il souffla, si bas que Siegfried ne saisit qu'un mot:
- ... cacher...
- Cacher? Cacher quoi?
Lui demanda le Guerrier Divin, en lui deposant un leger baiser sous l'oreille.
- ...
- Quoi donc? Je n'ai pas entendu...
Et Kanon repeta, dans un sanglot epuise.
Mais si Siegfried n'entendit pas plus que la premiere fois, cette fois, il eut pitie de lui.
Il le redressa, l'enlaca, approcha son oreille des levres de * son * Dragon.
Et il entendit enfin.
Seulement, il repondit:
- Non, Kanon, je ne veux pas te voir me cacher ton visage Je vais te detacher, mais t'apprendre ce que l'on fait de ses bras, en telle circonstance...
Et il le detacha.
Puis il embrassa les poignets rougis avant de guider les bras de Kanon autour de son cou.
Au regard du Dragon des Mers, il sut que ce dernier ne s'etait pas du tout attendu a cela. Il le vit un peu perdu, un peu gene, mais loin d'essayer de s'eloigner.
Enfin, cela, ce fut jusqu'a ce que l'interesse decouvre une nouvelle gene imprevue, au hasard de ce contact plus * intime *.
Aux yeux de Siegfried, rien de vraiment etonnant: Apres tout, il s'etait donne suffisament de mal, justement dans l'espoir de lui meme pouvoir noter ce - changement- chez Kanon.
Changement qui avait ete a l'origine de la toute derniere tentative d'evasion de ce dernier, il commettrait une grave erreur en l'oubliant.
Et Siegfried, devancant une reaction qui risquait de reduire a neant tout ses efforts pour - degeler- (nfayons pas peur des mots) ce glacon de Dragon des Mers, passa une main derriere la tete de ce dernier, pour la lui faire appuyer sur son epaule.
Tout en lui caressant les cheveux, il lui murmura:
- Calme-toi, tout va bien.
Les mains tremblantes de Kanon volerent jusqu'a ses epaules, qu'elles aggriperent desesperement... Siegfried commencait a sentir les ongles de l'ex-General s'enfoncer douloureusement dans sa chair, quand leur pression commenca a se relacher.
Peu a peu, Kanon se detendit, et si Siegfried avait pu voir son visage, il aurait eu toutes les raisons de se se feliciter de sa prevenance, car il aurait pu y lire un total abandon.
Kanon ferma les yeux, resserra un peu plus ses bras autour de Siegfried.
Quand il sentit une main se glisser entre leurs deux corps, il enfouit son visage dans le cou du Guerrier Divin, essayant de cacher son trouble et luttant contre une terreur toujours prete a ressurgir.
Un parfum... de seve...
La chevelure pale de Siegfried caressait doucement son front et ses joues, et quand toute la douceur du Monde effleura son ventre avant de se couler dans la chaleur de son aine, il eut un leger sursaut, mais ne tenta pas de s'y soustraire.
Siegfried lui murmura, craignant malgre tout les sautes d'humeur de ce qu'il savait etre un Dragon des plus turbulents:
- Ne te retiens pas. Tu peux mordre ou griffer si tu en as envie, mais surtout, ne me fuis pas.
Lentement, patiemment, et avec une delicatesse dont il ne se serait jamais soupconne capable, il amena progressivement Kanon aux frontieres du supportable, alternant caresses et baisers sur sa peau constellee de gouttes d'eau, tout en lui faisant subir la plus delicieuse et etourdissante des tortures.
Alors qu'il appuyait sa caresse, precipitant le crescendo de ce violon humain qui vibrait et s'enflammait sous chacune de ses touches, il sut devoir reprendre le controle de cette fugue sauvage, reimposer son rythme sans tarder.
Alors, il s'interrompit.
Kanon eut une plainte sourde, un fremissement, et dans un acces de rage, mordit violemment son epaule.
Un long filet de sang s'ecoula dans le dos de Siegfried qui commenta, avec un petit rire,:
- Oooh, tu montres enfin * ces crocs-la *?...
- Et toi, tu as envie de te faire a moitie devorer?
Souffla une voix a son oreille.
- Qui sait?
Repliqua-t-il, franchement emoustille par une menace lourde de sous-entendus.
Et il repoussa tout a coup Kanon contre le bord du bac.
Alors que son Dragon le regardait d'un air stupefait, il lui dit, avec un grand sourire:
- Mais quitte a me retrouver couvert de morsures, tu ne verras aucun inconvenient a ce que je prenne certaines libertes?
- Certaines libert ??!!... he, mais??!! AAH, NON!!
Siegfried avait plonge la tete sous l'eau!
Sachant parfaitement ce qui l'attendait, mais pris de vitesse par ce maudit Guerrier Divin qui accumulait les - prises de liberte- , Kanon essaya dans un premier temps de se reculer, puis de se relever.
Evidemment, rien n'y fit.
Lui saisissant fermement les hanches de ses deux mains, Siegfried les lui immobilisa, puis les lui fit lever un peu, a sa rencontre.
Ensuite...
Ensuite, Kanon dut se retenir pour ne pas hurler, de stupeur comme de colere. Oblige de se laisser faire, il se mordit les levres jusqu'au sang, secoua violemment la tete, se repeta inlassablement que l'autre, sous l'eau, n'allait pas tarder a manquer d'air et qu'une fois qu'il aurait refait surface, il pourrait le traiter de tous les noms avant de l'assommer de coups de pieds.
Cela, ce fut jusqu'a ce qu'une premiere onde de plaisir ne le prenne completement par surprise, et qu'il s'immobilise, attentif malgre lui a la suite des evenements.
Ca n'etait pas possible, qu'est ce qu'il etait en train de lui faire?! (NDLR: question stupide...)
Seconde vague de plaisir.
Kanon sentit ses forces commencer a l'abandonner. Ses idees perdant peu a peu de leur nettete, il ferma les yeux, fit un effort surhumain pour se reprendre.
Rien a faire. Le Monde n'etait plus qu'un ecrin de coton l'enveloppant, et Seigneur, il aurait pu jurer etre carrement en train d'ouvrir un peu plus les jambes...
Mais ca n'etait pas possible, il ne se voyait pas du tout faire une chose pareille.
Pas lui.
Pourtant, a la facon dont Siegfried lui caressait doucement les hanches sous l'eau, presque avec tendresse, il avait du * se passer quelque chose*.
Troisieme vague.
Brisant quelque fois le silence, quelques clappotements assourdis semblant provenir de quelque part, tres loin
Un soupir lui echappa, et il se demanda vaguement si Siegfried, qui etait toujours en apnee et fort* occupe * a il-ne-savait-plus-trop-quoi, avait pu l'entendre. Se persuadant que non, il en profita pour l'invectiver.
- Certains se contentent d'un chien avec... ah... nh... un beau collier, mais moi, avec ma chance habituelle, il a fallu que je t,tombe... sur le seul Guerrier Divin d'Asgard qui... nnh.. a,aah... ait envie de tenir un Dragon en, en ... laisse... Dfailleurs, point de vue dressage, laisse moi te dire que de la ou je viens, on... ?!... AAaahh!... aah,nh... on ta, tape, ou on caresse, mais on ne fait pas... les deux a la fois! Dfune certaine facon, mon frere et Shaka, ils s'y prenaient mieux... mieux que toi! Et c'est pas dur. Co... comment... nh... tu veux que le chien... enfin, le Dragon, il s'y retrouve, enfin? Et apres tu t'etonnes que... que, je me fasse les, les... crocs sur... toi?... a... aah.. Quoi que, vu la tete de bois que tu... te paies... non, c'est vrai: on lui dit enonf, et lui, il comprend eoui, encore!!f Tiens, je suis meme sur qu'il se croit... doue...
- MAIS TU VAS LA FERMER UNE SECONDE??!!
Excede, Siegfried avait releve la tete de sous l'eau.
Kanon, petrifie, fixa un moment son vis-a-vis avec de grands yeux.
l'instant de surprise passee, il realisa brusquement le sens de ses paroles.
Il palit et avala peniblement sa salive.
- Tu as entendu?
- j'ai TOUT entendu!
Gros silence.
Dfune petite voix, Kanon murmura:
- Tu etais pas cense entendre.
- Sans blagues?
Et, sans crier gare, il reinstalla brutalement Kanon a cheval sur lui, en lui maintenant cette fois les jambes grandes ouvertes, de ses deux mains passees sous ses genoux leves hors de l'eau.
Kanon, a la fois choque, blesse, et completement degrise, eut un cri de detresse, puis lui jeta un regard tel, que Siegfried eut un * tres * mauvais pressentiment.
Un quart de seconde plus tard, Kanon perdait connaissance, et Siegfried voyait avec la plus totale horreur ses cheveux virer au noir.
- Oooh, non, c'est pas vrai...
Articula-t-il, en lachant precipitamment les jambes de celui qui, bel et bien eveille, le regardait a present d'un air critique, un sourcil leve.
***** a suivre (2e partie)*****