IMPROBABILITES I (2e partie)
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Disclaimers : Les personnages de Saint Seiya ainsi que la trame scenaristique appartiennent a Masami Kurumada ainsi qu'aux differentes compagnies chargees de la production et de la distribution du manga, de l'anime, et autres produits derives. L'auteur de la presente histoire, n'en tire aucun benefice materiel ou autre et celle-ci n'a ete ecrite que pour le plaisir des fans de la serie.
Genre : Romance, aventure, challenge de coupling improbable.
Couples :
Siegfried x Kanon
Rating :
NC-17
Auteur :
Esthezyl
Notes : ATTENTION!!
Dressage de Dragon des Mers! ^^;
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Quand Siegfried la lacha, sa proie tremblait comme une feuille, et son regard s'etait fait flou et egare.

Il lui murmura:
- Enleve cette armure.

Un regard menacant lui repondit.

Alors il commenta sur un ton leger:
- Ah, tu le prends comme ca? Je savais bien que j'avais tort d'user de douceur avec toi...

Il saisit Kanon a la gorge, d'une main, et tout en le maintenant allonge sur le sol, cria:
- Odin Sword!!

Une seconde plus tard, une onde de choc monumentale frappait de plein fouet son prisonnier dans le dos, faisant du meme coup voler son armure en eclats.


Siegfried contempla un instant cet homme etendu sous lui, couvert de debris dores etincelant comme autant de bijoux dans sa chevelure eparse, et essayant desesperement de reprendre son souffle coupe par l'impact. Sans rien laisser paraitre de son trouble, il lacha:

- Ca, c'etait pour l'armure. Pour l'uniforme, tu preferes que je te laisse te deshabiller tout seul, ou...est-ce-que je recommence?

Le Dragon des Mers tourna son regard pali de douleur vers lui, et Siegfried n'y lut tout d'abord rien. Mais quand il parvint a y lire quelque chose, c'etait deja trop tard: il se retrouva brusquement noye dans une aura doree qui n'etait pas la sienne, et litteralement balaye loin au dessus de Kanon.

Cependant, ce dernier n'etait plus en etat de lui decocher la moindre attaque. Il avait tout juste ete capable de l'eloigner.

Aussi quand Siegfried retomba sur le sol, absolument intact, il savait avoir gagne... ce qui ne voulait pas dire qu'il soit de bonne humeur pour autant.

Il s'approcha de son Dragon etendu sans forces sur le sol, et dechaina sur lui, les unes apres les autres, autant d Odin Sword qu'il le fallait, jusqu'a ce que Kanon perde connaissance.

...ce qui les ramena directement dans la grotte aux Amethystes.
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Quand Kanon reprit conscience, il se vit allonge sur un sol de roche glacee, dans un decor on-ne-peut-plus infernal. Les Amethystes qui brillaient de tous leurs feux autour de lui en repandant une lumiere rougeoyante, lui donnerent l'impression d'etre couvert de sang. Certes, le traitement qu'il avait subi avait litteralement lacere ses vetements et couvert son corps meurtri d'innombrables entailles, mais cela...c'etait ce dont il se souvenait, et il pouvait a present constater que si l'uniforme lui-meme etait tache de sang, son corps , lui, etait parfaitement indemne.

C'est alors qu'une voix s'eleva derriere lui.

- J'ai gueri tes blessures...

Tandis qu'il se relevait d'un bond et se retournait, la voix reprit, avec une pointe de sarcasme:

- J'espere que tu sauras t'en montrer reconnaissant...

Kanon sentit une vague de colere menacer d'a nouveau submerger sa raison.

Siegfried. Bien evidemment.

Il repliqua violemment:
- Tu peux toujours rever!

Mais brusquement, le regard sombre, Siegfried fut devant lui, et Kanon recula precipitament, en balbutiant, d'une voix etranglee qui n'avait plus rien d'agressif:
- Ne m'approche pas!

Le Guerrier Divin, tout en le poussant d'une main jusque contre une paroi de la grotte, murmura doucement a son oreille:
- Mais tu trembles? Le fier Dragon des Mers commencerait-il a avoir peur? Et de moi?

Pique au vif, l'homme a la longue chevelure bleue repoussa sechement la main posee contre sa poitrine.
- Ne me touche pas! Tu me degoutes!!

Une gifle magistrale recompensa son geste comme ses paroles.

Puis, profitant de sa stupeur, Siegfried se colla tout a coup contre lui, lui arrachant son premier veritable cri de terreur.

Tout en se demandant tout de meme pourquoi un simple contact suffisait a le mettre dans un etat pareil, Siegfried enfouit son visage dans le cou de Kanon, savourant le parfum sale de sa chevelure soyeuse, et constatant que, comme il s'y attendait, il ne rencontrait aucune resistance...bientot, n'y tenant plus, il saisissait entre ses deux mains les hanches fines, glissant ses doigts dans les dechirures du tissu pour aller eprouver la douceur de la peau nue...ce qui le plongea dans un etat a peine descriptible.

Kanon bondit litteralement au contact aisement reconnaissable du desir de Siegfried, et se debattit si violemment, qu'il reussi a se degager de contre le mur, pour aussitot chercher a s'echapper. Le rattrappant sans difficultes par quelques unes de ses longues meches de cheveux, Siegfried tenta de le ramener contre le mur jusqu'a ce que, excede par une resistance qui tournait a l'hysterie, il ne commence a l'entrainer vers le lac sous-terrain. Kanon, qui n'avait decidement jamais eu que des rapports difficiles avec l'eau (en particulier si l'on considere ses longues annees de noyades quotidiennes dans la grotte du Cap Sunion), sentit obscurement que cette fois encore, il allait avoir toutes les raisons de maudire la toute proche presence d'une vaste etendue d'eau.

Loin de se laisser faire, il se debattit du mieux qu'il le put, et finit par bruler son Cosmos, en guise d'avertissement. Siegfried le jaugea un instant, puis soupira, et fit, en leva tranquillement une main:

- Odin Sword.

Kanon sursauta, palit.

Non, pas encore une fois?!

Il se figea, certain de voir la colonne de lumiere une nouvelle fois invoquee, apparaitre sous ses pieds pour le propulser dans les airs, a la verticale et dans une grande explosion d'energie.

L'onde de choc... vint effectivement, mais de Siegfried, qui se tenait devant lui.

Elle n'avait * rien a voir * avec l'attaque pre-citee, et le frappa de plein fouet, le soufflant litteralement en arriere.

Satisfait de l'effet de sa diversion, le Guerrier Divin vit sa proie, propulsee droit vers le lac, s'abattre au beau milieu de celui-ci, avec un grand Splash! et une gerbe de cristal liquide du plus bel effet...

Mais il n'avait pas de temps a perdre.

Il se transposa directement sur le guerrier trempe et etourdi qu'il se hata d'immobiliser et commenca a le debarrasser des...vestiges de ses vetements.

La chevelure de Kanon avait ete imbibee d'eau au point de se plaquer en longs rubans d'un bleu luisant sur son visage et sa poitrine, et il s'etonna de voir que les boucles d'aspect pourtant rebelle pouvaient etre lissees a ce point.

Kanon, a demi etendu dans l'eau glacee, n'eut pas le temps de se redresser: Siegfried etait deja sur lui, un genou pesant sur son abdomen...et en train de finir de dechirer la veste d'uniforme et la chemise blanche deja en piteux etat.

Ca n'est pas possible...il continue?!

Saisissant une main occupee a le debarrasser des dernieres bribes du tissu lacere, l'ex-General de Poseidon protesta, tout en essayant d'empecher l'autre main de caresser sa poitrine pratiquement nue:

- Mais ca suffit, maintenant?!
- Ah, ca, certainement pas Je dirais meme que ca ne fait que commencer. Ah non, tiens toi un peu tranquille, tu veux?! Tu le regretteras plus que moi si je me vois oblige d'utiliser la force.
- C'est * deja * ce que tu es en train de faire!!...!!??...AH!! Mais qu'est ce que...!!...

Siegfried, sans facons, etait en train de s'attaquer a la boucle de sa ceinture.

Pour le coup, Kanon paniqua completement. Il hurla, en frappant Siegfried du revers d'un avant-bras:
Ca suffit comme ca, la plaisanterie a assez dure!!

Puis il chercha a se redresser en ecartant Siegfried qui s'etait immobilise, le visage detourne, comme si le coup qu'il venait de recevoir l'avait sonne.

Comme le Guerrier Divin ne faisait pas mine se s'oter de sur lui, Kanon le saisit au collet et cracha:
- Tu vas t'ecarter, oui?!!

Il ne vit pas partir le coup. Ni les suivants.

Il se retrouva etendu dans l'eau, cherchant desesperement a proteger son visage du poing de Siegfried qui venait d'exploser de colere et se dechainait litteralement sur lui. Alors qu'il tentait instinctivement de se tourner sur le flanc, les tempes battantes, aveugle par la panique et les eclaboussures d'eau glacee, il se sentit saisi a la nuque, puis brusquement, se retrouva la tete sous l'eau. Sa panique redoubla a tel point, que sans meme songer a menager son souffle, il commenca a se debattre de toutes ses forces. Entrevoyant le visage durci de colere de Siegfried au dessus de lui, il lui attrapa les avant-bras et tenta de lui faire lacher prise.

Au moment ou il se rendit compte que rien n'y faisait, l'une des mains du Guerrier Divin le saisit a la gorge, et le tira une premiere fois de l'eau...pour l'y replonger aussitot.

D'anciennes immages de noyade dans la grotte de Cap Sunion commencerent a defiler devant les yeux de Kanon, dont le traumatisme se reveilla instantanement. Il avait commence a avaler de l'eau, et sa panique se fondit en veritable terreur.

I
l ne voulait pas revivre ca.

Il ne voulait pas...!!!

Ses ongles s'enfoncerent profondement dans la peau du Guerrier Divin, qui resserra violemment son emprise sur son cou comme si c'etait sa facon de l'avertir qu'il avait interet a se calmer. Mais Kanon, sous l'effet de la douleur, negligea completement l'avertissement, et perdit la tete. Il fit appel a son Cosmos et concentra ses dernieres forces.

Siegfried, le visage ferme, lui opposa une barriere d'energie qui lui renvoya de plein fouet son attaque.

Il y eut une explosion assourdissante, l'eau s'ouvrit un instant dans un grand cercle de roche dechiquetee autour des deux guerriers, puis se referma, engloutissant a nouveau le corps meurtri du Dragon des Mers inconscient.

Alors Siegfried lui passa doucement une main sous la nuque, et lui sortit la tete de l'eau.

Il contempla un instant le beau visage renverse, ecarta du bout des doigts les meches de cheveux eparses qui y collaient. Un filet de sang clair s'ecoula du front de Kanon, disparut dans sa chevelure, un peu au dessus de son oreille. Siegfried recueillit un morceau de tissu dechire qui flottait dans l'eau, effaca la trace sanglante en murmurant:

- Apres tout, pourquoi tuer un Dragon, quand on peut le dresser?....

Un sourire d'une douceur extreme, et de fait absolument glacant, apparut sur ses levres tandis que, gisant sur le sol a quelque distance de la, l'epee qu'il avait pris le soin d'amener mais n'avait sommes toutes pas utilisee, ponctuait ses paroles d'un bref eclat reflecteur.

Il se releva, soulevant Kanon dans ses bras.

Puis il sortit de la grotte, apres avoir desactive le champ d'energie dont il l'avait enveloppee.

Son cheval, qui l'avait docilement attendu a l'exterieur, devait cette nuit-la ramener jusque chez lui son maitre, ainsi que la proie evanouie de ce dernier.

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Les craquements d'un feu de bois, une semi-penombre bleutee eclairee par quelques bougies... diverses profondes fourrures odorantes eparpillees sur le sol et des meubles reduits au strict minimum. Des armes antiques exposees sur les murs, lames et pointes de fleches luisant doucement... chaleur, parfums, silence...

Kanon se reveilla enchaine les bras au dessus de la tete, sur des draps de soie blanche dont il reconnut immediatement l'odeur.

Certes, ca n'etait pas une odeur desagreable...Siegfried devait apprecier les longues promenades en foret, car de tout son corps emanait un parfum de seve et sapins nordiques a la fois frais et piquant. Cependant, loin de s'extasier, Kanon deduisait surtout que si cette couche inconnue etait impregne de ce parfum, c'etait qu'il etait dans le lit de Siegfried lui-meme.

Et cela suffit largement a l'affoler.

Pour couronner le tout...

Il n'avait pas besoin de regarder sous le drap jete comme par inadvertance sur son corps, pour se savoir entierement nu.

Il laissa echapper un leger gemissement.

Oh, non, qu'on ne vienne pas lui dire que, pendant son inconscience...

Il secouait avec rage ses chaines sans trouver la force de les briser, quand la porte de la chambre s'ouvrit.

En robe de chambre d'interieur blanche, une bouteille de vin a la main et deux coupes dans l'autre, Siegfried apparut sur le seuil.

Il lui sourit, referma silencieusement la porte derriere lui.

- Tu es reveille? Comment te sens tu?
Lui dit-il, en s'approchant tranquillement du lit.

- Je peux savoir ce que je fais la?!

Siegfried rit, franchement amuse.
- A ton avis?

Kanon se mordit les levres, et les larmes lui monterent aux yeux. Il balbutia, sans arriver a maitriser le tremblement de sa voix ni la crispation nerveuse de tout son corps tandis que le pire de ses soupcons lui semblait confirme:

- Comment as-tu pu...!!... Comment as-tu...ose!!

Le Guerrier Divin haussa un sourcil, reflechit quelques instants, ouvrit de grands yeux, et brusquement, eclata de rire face a un Kanon abasourdi. Il deposa le vin et les coupes sur une petite table basse, vint avec nonchalance s'asseoir sur le lit a cote de l'ex-General, et lui dit, avec un grand sourire narquois:

- Mais c'est qu'il est en train de me faire de grands yeux remplis de larmes, le redoutable Dragon des Mers?!...qu'est ce que tu t'imagines? Que j'ai abuse de toi pendant ton inconscience? Rassure toi. Je ne t'ai * encore * rien fait.

Kanon faillit s'etrangler de honte, repliqua vertement:
- A qui tu vas faire croire ca?! Je me reveille nu et enchaine dans un lit qui n'est pas le mien, et tu voudrais que je te croie sur parole?
-Je me suis contente de t'enlever tes vetements trempes, ou du moins ce qui en restait, je ne vois pas ou est le mal. Maintenant, j'ai toute la nuit devant moi pour te prouver que je ne suis pas du style a me contenter d'un partenaire inconscient...

A ces paroles, Kanon blemit et s'ecria, en reculant du plus qu'il le pouvait dans le lit, jusqu'a se retrouver contre la tete de ce dernier:
- Ne m'approche pas!!!Ne me touche pas!!!

Tranquillement, Siegfried monta sur le lit, et s'approcha lentement de Kanon comme pour mieux le coincer dans sa retraite.
- Surveille tes paroles, tu veux? Je deteste les ordres.

Tendant une main vers une longue boucle de cheveux lovee sur les draps, il la souleva entre ses doigts et y deposa ses levres, regard etincelant plonge dans celui de son Dragon.

Malgre ce geste presque tendre, Kanon percut parfaitement l'avertissement derriere les paroles de cet homme qu'il commencait, sans s'en douter vraiment, a craindre.

Il laissa tomber, dans un murmure:
- Est-ce-que tu traites toutes les personnes que tu detestes comme ca?
- ...

Sans repondre, Siegfried posa une main contre la joue de Kanon, douce et chaude. Il laissa ses doigts glisser dans la somptueuse chevelure azuree, remarqua que son prisonnier, crispe de haut en bas, commencait a trembler.

Il a peur, il n'y a pas de doute. Mais est-ce que c'est moi, qu'il craint, ou ce simple contact?

Comme pour verifier sa pensee, il se pencha sur Kanon, approcha ses levres des siennes.

Pendant une fraction de seconde, il vit la peur emplir le magnifique regard turquoise, puis l'instant d'apres, Kanon le frappait au visage, de ses deux mains reunies dans de lourds fers d'acier.

Siegfried fut sur le point d'exploser de colere une fois encore, mais ce qu'il vit brusquement face a lui, arreta sa main levee.

Kanon s'etait...roule en boule contre la tete du lit, dos courbe instinctivement presente aux coups. Et ca, ca n'etait pas le reflexe d'un guerrier, mais celui de quelqu'un qui a l'habitude de prendre des coups.

Siegfried laissa sa main retomber. Il soupira, se demandant ou est-ce qu'il allait bien trouver la force de detester cette splendide mais etonnament fragile Incarnation du Mal.

C'est alors que lui revinrent en memoire toutes ces scenes de la Bataille d'Asgard qui avaient hante ses nuits, et empoisonnaient la vie de la malheureuse Princesse Hida.

Il revit la mort de chacun de ses compagnons, la sienne, inutile et desesperee, et la Statue D'Odin renversee.

Cet homme avait bafoue le Dieu d'Asgard, manipule Poseidon en personne, defie par trois fois Athena en toute impunite.


OOOoohh non, il n'allait pas faiblir. Il ne massacrerait pas son prisonnier, comme beaucoup l'auraient fait. Non.

Il allait le dresser.

En faire une creature enfin controlable, que la seule existence d'un certain Guerrier Divin d'Alpha aurait le don de calmer.
En faire un etre deja plus humain, d'une certaine facon.

Il saisit Kanon par la nuque, le detacha de contre la tete du lit.

Seigneur, il tremble comme une feuille?!

Les yeux fermes, le Dragon etait redevenu l'adolescent enferme dans l'obscurite et guettant les pas de Saga aux cheveux blancs, l'ombre de Saga aux yeux rouges, ses mains volant vers sa chevelure pour le saisir et le jeter sur le sol, puis lacerer sa peau et ses vetements...

Des mains sur sa gorge, serrant, serrant, serrant...

Serrant jusqu'a ce qu'il se rende compte que ces mains autour de son cou n'etait plus celles de Saga, mais celles de Shaka, plus fines, plus blanches, mais tout aussi puissantes...

Et cette longue chevelure d'or qui tombait en ruissellements etincelants jusque sur son visage...

Kanon HURLA.

De toutes ses forces, jusqu'a ce que Siegfried, d'abord fige de stupeur, ne lui plaque precipitament une main sur la bouche pour etouffer ce cri dement qui menacait de reveiller tout le chateau.

Il tendit l'oreille quelques temps, tandis que contre sa paume vibrait une suite de longs gemissements terrorises.

Aucun bruit ne vint confirmer son inquietude, et il reporta son attention sur Kanon, agite de petits spasmes nerveux sous lui, ses grands yeux noyes de larmes, de toute evidence fixes sur quelque chose qui n'existait que dans son esprit. Ses mains, crispees sur les draps, se leverent bruquement, comme pour repousser quelque chose ou quelqu'un de place au dessus de lui; Puis une plainte aigue lui echappa, et il se mit a essayer de secouer la tete malgre la main de Siegfried toujours plaquee sur sa bouche.

Non non NON!!!

Siegfried realisa qu'il fallait rapidement le ramener a la realite, avant que sa raison ne s'enfuie vraiment tres loin, vers d'autres obscurs horizons.

Il ota doucement sa main de sur les levres blemes, et avant que son captif n'ait eu le temps de laisser echapper un autre cri, redressa son corps inerte agite de petits soubresauts nerveux, pour le serrer contre lui. Un brusque frisson parcourut les larges epaules blanches, le regard aveugle sembla chercher quelque chose avec affolement, puis peu a peu, la terrible tension des membres de Kanon commenca a se relacher.

Finalement, il vit la tete couronnee de boucles bleues tomber contre sa poitrine, et les yeux grand ouverts commencer a reprendre une lueur de conscience

Un point lumineux brillait faiblement au milieu du front pale de Kanon

Siegfried comprit brusquement pourquoi Kanon venait, sous ses yeux, de vraisemblablement sombrer en plein cauchemar eveille.

Voici donc les sequelles de la fameuse Illusion du Phenix

Il faut croire que si Ikki n'acheve pas ses victimes, celles-ci sont condamnees a vivre dans un perpetuel cauchemar jusqu'a la fin de leurs jours...

Mais Kanon etait-il seulement conscient d'avoir ete frappe par une telle malediction?

Siegfried s'en voulut d'eprouver de la pitie pour ce...Monstre qui avait mis Asgard a feu et a sang...Mais il etait trop tard pour revenir en arriere, il ne parviendrait plus a s'armer de cette indifference glaciale qui lui etait pourtant coutumiere.

Il deposa Kanon sur les draps froisses, et lui dit:
- Est-ce que tu sais d'ou vient de te venir cette...vision?

Kanon tourna son regard encore flou vers lui; il semblait avoir quelque difficultes a rassembler ses esprits.
Siegfried doutait qu'il ait meme bien compris le sens de ses paroles, quand il le vit secouer lentement la tete.

Bon. Il allait peut-etre pouvoir lui poser quelques questions un peu plus delicates.

- Elle m'a eu l'air plutot realiste... un souvenir? Encore un de ceux qu'Ikki t'a force a devoiler avec l'Illusion du Phenix?

Au nom d'Ikki, l'eclat d'une haine violente etait apparu dans le regard de Kanon, qui se contenta de serrer les levres sans repondre. S'etant plutot attendu a ce genre de reaction, Siegfried continua tranquillement:
- Pourtant, je doute qu'une illusion deja une fois provoquee, et quelle qu'elle soit, produise sur toi autant... d'effet. C'est donc autre chose. Ou une sorte de cauchemar particulierement horrible?...Qu'est ce qui peut bien t'atteindre a ce point?...

Ignorant la menace a present clairement visible dans le regard de Kanon, il ajouta, comme pour lui-meme:

- Je te vois mal redouter une quelconque Punition Divine, ni meme la colere des victimes de trois guerres consecutives. Et pourtant, a en juger par la facon dont tu te debattais... Un peu comme quand j'essaie de te toucher...!!...

Brusquement, ce qui etait pourtant le plus inconcevable se presenta, sous la forme du pire des soupcons, a l'idee du Guerrier Divin muet de saisissement.

Un petit rire nerveux lui echappa, et il articula, avec quelque peine:

- Ah, non, la, ca va trop loin. Si l'Illusion du Phenix se met a provoquer ce genre de... de cauchemar, maintenant...

Comme pour y chercher une reponse qui lui semblait pourtant evidente, Siegfried plongea une nouvelle fois son regard dans celui de Kanon.

Il n'y vit que terreur.

Kanon eut un fremissement, detourna brusquement les yeux, mais il etait deja trop tard.
Attere, Siegfried comprit qu'il avait touche juste.
Il leva une main a son front, en laissant tomber, sur un ton las:
- Je suppose que quelque chose, dans ta memoire, a demutiplie les effets du sortilege...

C'est comme dans un reve qu'il vit son Dragon, le regard fou, se redresser brusquement pour le saisir a la gorge de ses deux mains enchainees, le renverser sur le lit, et commencer a serrer en murmurant, d'une voix sourde:
- Je commence a en avoir assez de voir tout le monde et n'importe qui s'autoriser a s'infiltrer dans mon esprit, comme ca... il va falloir que toi et les tiens appreniez a vous meler de ce qui vous regarde.
- Et toi, il va falloir que tu perdes cette mauvaise habitude de sauter a la gorge des gens pour un rien.
Repliqua Siegfried, parfaitement conscient du fait que dans son etat, Kanon ne pouvait pas lui faire grand mal.

Puis, en lui saisissant les poignets pour progressivement l'obliger a lacher prise:
- Entre nous, peu m'importe ton passe ou tes soit-disant traumatismes. Quoi que je puisse concevoir qu'un viol aie pu faire de toi ce que tu es...
- JE N'AI PAS ETE VIOLE!!!
Coupa violemment Kanon, en se degageant avant de reprendre:
- Et je t'ai dit de te meler de tes affaires!!
- Mais c'est ce que je fais?
- ??
- Au cas ou tu l'aurais oublie, je ne t'ai pas ramene jusque dans mon lit pour bien innocemment t'en faire admirer l'architecture medievale...

Siegfried recommencait a s' amuser.
C'etait plus fort que lui, il adorait voir son captif rougir ou se mettre en colere a tout bout de champs.
D'une certaine facon, la suite n'en serait que plus rejouissante.

Cependant, Kanon, se souvenant des circonstances, a savoir qu'il etait nu et enchaine dans un lit, se sentit palir.

Ca n'etait pas possible, qu'est ce qu'il avait bien pu faire pour a ce point... motiver le Guerrier Divin d'Alpha?!
Habituellement, quand on arrive a mettre la main sur le responsable de tous vos malheurs, et que celui-ci se paie le luxe d'essayer de vous etrangler... on se defoule sur lui avant de l'envoyer directement en Enfer??!!

A moins que Siegfried n'ait une facon bien particuliere de se defouler...

Dans quel cas, sa poisse legendaire continuait de toute evidence a le poursuivre.
Il avait fallu qu'il tombe sur le SEUL Guerrier Divin d'Asgard capable d'instantanement virer sa cutie en posant les yeux sur lui.
Qu'est ce qu'il pouvait bien lui trouver??...un charme fou??

Premiere nouvelle.

Mais sinon, qu'est ce que ca pouvait bien etre??

En tous cas, ce regard-la n'etait pas celui de quelqu'un d'amoureux, au moins, ca, c'etait sur. Et d'une certaine facon, ca le rassurait. Il n'avait franchement aucune envie d'en plus s'entendre conter fleurette.

Ah, ca y est, il recommencait a delirer. Ca devait etre la panique.

C'etait comme ca que, pendant la bataille, il avait etourdimment devoile tous ses plans a Ikki, avant meme que l'illusion du Phenix ne commence a faire son effet.

Et quand il y reflechissait, c'etait aussi comme ca que, enferme dans la grotte du Cap Sunion et voyant l'eau monter peu a peu, il s'etait mis a abreuver son frere d'insultes avant de lui reveler l'existence de sa deuxieme personnalite, pour finalement le pousser a bout au point d'instantanement reveiller cette deuxieme personnalite.

Le resultat? Il avait failli se faire violer un nombre incalculable de fois, etant donne que meme s'il ne pouvait pas sortir de sa grotte, Saga, LUI, pouvait y rentrer sans probleme.

Son entourage l'avait estime irrecuperable? D'une certaine facon, il etait bien d'accord.
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- Je ne t'ai pas ramene jusque dans mon lit pour bien innocemment t'en faire admirer l'architecture medievale...

A ces paroles, son Dragon s'etait fige, puis avait semble se mettre a reflechir intensement. Les sourcils fronces, le regard lointain, il semblait avoir oublie jusqu'a son existence.

Il n'y avait donc plus qu'a la lui rappeler.

Siegfried s'approcha doucement, se pencha, et vola doucement ces levres qu'il savait desormais infiniment douces.
Au yeux de n'importe qui de peu au courant de la situation comme de la psychologie des deux personnes en presence, c'eut pu sembler etre un geste tout a fait attendrissant.
Aux yeux d'un Kanon qui avait eu le malheur de se laisser entrainer loin de certaines realites, ce fut... trouvons les mots justes -...le Debut de la Fin du Monde.
Il sursauta violemment, se rejeta tout aussi violemment en arriere, et heurta de la tete l'un des montants en bois de ce lit qu'il trouvait decidement detestable.
Cependant, loin de se laisser destabiliser par la douleur et trop affole pour noter que quelque chose de chaud etait en train de couler dans son dos, il se groupa contre la tete du lit, d'un air farouche.

Siegfried, qui le regardait avec de grands yeux, laissa echapper un sourire.

Pensait-il pouvoir lui echapper encore longtemps, comme ca?

Il saisit la chaine qui reliait Kanon a la tete du lit, et, d'un mouvement sec, precipita son captif a plat ventre sur les draps.
Avec un cri de surprise, Kanon s'y recut tant bien que mal, avant de precipitament rouler sur le cote, histoire de ne pas perdre son... adversaire de vue.
Mais Siegfried tenait toujours la solide chaine, et il ne put cette fois, ni plus s'eloigner, ni meme se redresser.

Il se retrouva donc reduit a seulement pouvoir fusiller Siegfried du regard.

Le Guerrier Divin, nullement impressionne, ecarta tranquillement quelques meches de cheveux azures d'une epaule sur la blancheur neigeuse de laquelle il deposa un leger baiser. Kanon fremit, eut le reflexe de s'ecarter, sentit qu'il allait cette fois tomber dos sur les draps, et se forca a garder sa position initiale. Crispe de haut en bas, regard menacant, il souffla:

- Je t'ai dit de ne pas me toucher.
- Je n'ai que faire de tes ordres.
Fut la simple et courte reponse.

Et Siegfried, se penchant une nouvelle fois sur lui, deposa deux autres baisers sur son epaule.

Kanon, qui avait naivement cru que ca allait s'arreter la, ouvrit de grands yeux stupefaits quand les levres de Siegfried coulerent dans son cou. Il essaya instinctivement de lever une main, oubliant qu'il etait enchaine. Quand il se rendit compte que d'une main, Siegfried maintenait la chaine plaquee contre le lit, il etait deja trop tard, et son mouvement l'entrainant en avant, il perdit un equilibre que sa position sur le flanc rendait deja precaire, pour se retrouver brusquement a plat ventre sur les draps.

Absolument ravi, Siegfried lui posa sans facons un genou sur les reins, histoire de tout a fait l'immobiliser sous lui.


A present, il allait prendre son temps.


Il saisit a pleine mains la somptueuse chevelure bleue, l'ecarta du dos de Kanon.
Dos a la fois large, muscle tout en finesse et s'elancant en lignes souples vers ces hanches etonnament etroites...
Et il vit ce long filet de sang encore frais qui suivait le sillon central du dos magnifique, vers des reins auxquels il n'osait pas penser.

Pas encore, du moins.

Du bout d'un doigt et d'un air reveur, il suivit la longue trace luisante, jusqu'a ce que son genou -quelle ironie- ne l'empeche de descendre plus bas.
Ne comprenant pas ou l'homme aux yeux pales voulait en venir, Kanon essaya de tourner la tete pour voir ce qui se passait dans son dos. A la seconde ou il entrevit le visage de Siegfried, un effroi insense le saisit.

Cet homme est un predateur.

D'un violent mouvement de la tete, il ramena la lourde masse de sa chevelure sur son dos, en sifflant:
- Ecarte toi de moi, espece de malade!!

Apres trois secondes de lourd silence, Siegfried tourna la tete vers lui, et Kanon se petrifia, le souffle coupe net en decouvrant un terrible masque de colere froide.

C'etait l'insulte de trop; Il va me massacrer...

Lentement, Siegfried tendit une main vers lui.

Kanon suivit un instant cette main des yeux comme la souris (NDLR: Kanon= souris?? mais bien sur... )ne peut detacher ses yeux du regard hypnotique du serpent, puis, cedant a l'affolement, plongea son visage dans les draps en passant ses avant-bras derriere sa tete. Il ferma les yeux, attendant les coups.

Quelques temps passerent.

Comme rien ne se produisait, il releva avec precautions la tete, vit Siegfried descendre calmement du lit.

Non, ce * calme * n'etait pas naturel.

Quand il le vit aller decrocher une cravache du mur, Kanon crut etre en train de rever.

Il n'allait tout de meme pas...non, c'etait impensable...

En voyant Siegfried revenir vers le lit, l'arme a la main, Kanon se redressa progressivement, ses doigts crochetant nerveusement dans les draps.

C'etait, c'etait un autre de ces cauchemars... il allait se reveiller...

Une fois de plus, Kanon se retrancha contre la tete du lit. De la, il fit, sur un ton mal assure:

- Si tu leves cette... chose sur moi, tu vas le regretter.
- Moins que toi.
-Si... Si tu m'approches, je...je... concentre mon Cosmos pour alerter tout Asgard de ma presence?!
- Fais donc? Le temps que * tout Asgard * debarque ici, j'aurais largement eu le temps de t'apprendre a surveiller tes paroles. Sans compter qu'a Asgard, figure-toi que le chatiment des traitres etant le fouet, j'aurais l'immense plaisir de voir un veritable bourreau prendre ma releve. Et si tu as assez de malchance, c'est Thor lui-meme qui se chargera de ton cas...
- ... Si je fais appel a mon Cosmos, tu ne vas pas t'en tirer indemne...

Pour le coup, Siegfried eclata de rire:
- Oohh??Parceque tu te penses capable de quoi, dans ton etat?! Et sans armure?!J'ai beau avoir soigne tes blessures, tu as quand meme subi 6 Odin Sword?!

Comme Kanon, palissant, commencait a jeter de petits coups d'oeil affoles autour de lui, Siegfried acheva, durement:
- N'imagine surtout pas pouvoir m'echapper. Tu viens d'ajouter les menaces aux insultes, je ne vais pas te laisser t'en tirer comme ca.

Kanon sursauta, riposta violemment:
- Comment ca, des menaces ?! J'essaie de me defendre comme je peux, je te signale?!
- Hmm? Serais-tu en train de te chercher des excuses? Mais ca ne prend pas, avec moi.

Mortifie, Kanon cria, a deux doigts de la crise de nerfs:
- C'est toujours mieux que toi, qui essaies de te faire ta petite justice privee?!De toute facon, si tu crois m'avoir aveugle avec ton grand numero de justicier qui se devoue, tu te trompes!!Tout ce que j'ai devant les yeux, c'est une espece de malade qui...?!!!...

Brusquement, Siegfried fut devant lui, saisissant sa chaine pour le forcer a se rapprocher, et levant un bras. Entrevoyant la nuee bleutee qui habillait l'avant bras du Guerrier Divin, Kanon sentit que s'il ne reagissait pas rapidement, il n'allait pas s'en tirer avec un simple coup de cravache.

Il se jeta contre son opposant, avec une telle violence, qu'il parvint a le desequilibrer. Alors que Siegfried partait en arriere, Kanon, d'un mouvement, lui enroula sa chaine autour du cou, puis lanca sa jambe droite en avant pour precipiter le guerrier Divin au bas du lit; Il n'esperait pas arriver a lui briser les cervicales, mais un peu de chance, il parviendrait a le blesser au cou, ou a l'etrangler a moitie.

Ensuite, il aurait interet a l'achever rapidement.


Malheureusement pour lui, Siegfried etait bien plus robuste qu'il ne le pensait, et s'il recut effectivement le coup de pied de plein fouet, cela ne suffit pas a le renverser.


Il y eut un instant de silence et d'immobilite totales, pendant lequel ils se regarderent fixement, les yeux dans les yeux.

Puis, sans un mot, Siegfried deroula la chaine d'autour son cou.

Kanon comprit qu'il n'avait plus qu'a reconnaitre sa defaite.

Par contre, il ne serait jamais dit qu'il se serait laisse fouetter par qui que ce soit.

Il se mordit violemment la langue, avec la ferme intention de se la trancher.

Alors que le sang commencait a envahir sa bouche et que, sous l'effet de la douleur, ses epaules commencaient a trembler et les larmes a envahir ses yeux, Siegfried realisa ce qui etait en train de se produire sous ses yeux.

Il s'elanca, l'obligea a desserrer les machoires en grondant:
- Ooooh, toi ?!! TOI, je te jure!!... que je vais!!...

S'apercevant brusquement que Kanon avait eu le temps de mordre plus profondement qu'il ne le pensait, il posa en hate une barriere d'energie autour de la chambre, puis plaqua sa bouche contre celle qu'il maintenait grande ouverte.
Le sang de son Dragon inondant sa gorge, il concentra son energie vitale et se hata de la transmettre a l'organisme de Kanon, pour accelerer la cicatrisation de la blessure.

Une bonne minute passa.

Puis il lacha l'ex-General, qui glissa sans forces contre lui, epuise et assomme, mais hors de danger.
Sans le moindre commentaire, Siegfried l'allongea sur le lit, s'assit sans facon a cheval sur son ventre, et se mit a le gifler a toute volee, sans interruptions.

Apres les deux premieres gifles, Kanon cligna des yeux, jeta un regard hagard autour de lui. Au moment ou il vit Siegfried au dessus de lui, la troisieme gifle partit, avec une force inouie, puis la quatrieme.
Incapable de comprendre ce qui lui arrivait, Kanon leva ses mains toujours enchainees pour essayer de proteger son visage.

Toujours sans un mot mais presque doucement, Siegfried les lui ecarta, et recommenca a le gifler methodiquement.

Les joues rougies par les coups qui semblaient ne pas vouloir s'arreter de pleuvoir sur lui, le souffle court et precipite, son prisonnier essayait de s'extraire de sous lui en le repoussant de ses deux mains tremblantes, quand Siegfried le saisit par une epaule pour le retourner ventre contre les draps taches de sang.

Saisissant la cravache qu'il avait posee a cote de lui, il commenca immediatement a l'en frapper.

Kanon resta tout d'abord muet de saisissement; puis il eut une plainte sourde, suivie d'un cri de douleur, puis d'un autre, de detresse. Il agrippa les draps, les larmes lui monterent aux yeux.

Une premiere vision vint se substituer au decor de la chambre.


Non, Saga !!...ne...!!
... !!...

Mais... qu'on me laisse en paix...qu'on me... laisse... en paix...

Un voile noir tomba devant ses yeux.

Une eternite de tenebres traversees de choses terribles et violentes sembla s'ecouler, puis il y eut un premier flash de lumiere, une vague de chaleur.

Kanon.... Kanon!

Il y a avait quelque chose en train de chasser les tenebres au dessus de lui.

Brusquement, il serrait un corps contre lui, et chose etrange, il y avait une main qui caressait ses cheveux, et une voix qui murmurait doucement a son oreille, comme une litanie apaisante. Il se sentait bien, il etait sorti du cauchemar...

Il ne risquait plus rien... Maintenant, il pouvait s'abandonner...
******************************* ********************************

Siegfried l'avait vu tomber inerte sur les draps, apres un dernier cri.
Ses yeux etaient grand ouverts, vides, et de nouveau fixes sur un cauchemar certainement aussi terrifiant que le precedent.

Il l'avait retourne avec precautions, avait vu ce point de lumiere qui flamboyait sur son front.

Il l'avait secoue legerement, avait appele son nom.

Il ne devait pas continuer a le laisser sombrer.

Apres cinq longues minutes a l'appeler sans relache pour etre sur de ne pas le perdre, Kanon avait eut un leger sursaut, comme reagissant enfin a son nom.
Siegfried avait redouble d'efforts, caressant ses joues meurtries et son front perle de sueur, massant ses mains glacees...

Tout a coup, sans meme reprendre conscience, Kanon avait fondu en larmes, de longs sanglots qui avaient du etre longtemps retenus, et entrecoupes de mots dont Siegfried n'avait tout d'abord pas saisi le sens. Puis, en tendant l'oreille:

- Mais qu'on me...laisse..........qu'on...me...laisse... en paix...

Murmurait faiblement une petite voix brisee.

Siegfried, tres pale, avait defait les fers emprisonnant les poignets de celui qu'il s'attendait presque a voir mourir sous ses yeux.

Il avait alors vu avec stupeur les bras de Kanon se lever vers lui.
Puis se nouer autour de son cou, l'attirer contre le corps epuise de... son Dragon.

Sans oser y croire, se demandant avec qui Kanon le confondait, il s'etait laisse faire.
Il s'etait surpris a lui caresser les cheveux, a lui murmurer sans fin des mots dont lui meme ne comprenait pas le sens.
Les yeux de Kanon avaient commence a reprendre un peu de vie, sa respiration a se reguler un peu, tout comme les battements trop rapides de son coeur.
Quand ses larmes avaient cesse de couler, Siegfried avait realise que Kanon savait parfaitement qui il etait en train de serrer dans ses bras.
C'est qu'il avait murmure a son oreille:

- Ne me frappe plus, tu n'en as plus besoin... ni moi non plus...

********************************** ***********************************


Siegfried leva le yeux vers le visage rosi de honte et de plaisir de celui qui, allonge dans de profonds coussins comme un bijou pale dans son ecrin, et presque noye sous les longs flots d'une chevelure azuree ruisselant entre les draps comme une mer de soie, devorait chacun de ses gestes du regard.

Il y a quelques minutes, Kanon essayait encore de se cacher derriere les coussins, les draps, tout ce qu'il pouvait trouver...

Siegfried, lui, apres l'avoir vu au tout debut et en rougissant repousser les fameux draps longtemps enroules autour de ses reins, n'avait plus reve que d'en voir plus. Mais chez son Dragon, il semblait que ca n'ait ete que les effets d'une breve temerite, et il s'etait retrouve a poursuivre de caresses et baisers, a travers tout le lit, une proie effarouchee regrettant de toute evidence de l'avoir encourage.

Seulement, nuance. Kanon n'en etait pas revenu au schema effarement-indignation-colere. Il etait consentant. Il lui opposait une resistance de vierge effarouchee et se sauvait aux quatre coins du lit en protestant... mais il n'en descendait pas.

En bref, il n'y avait plus eu qu'a l'etourdir de baisers pour lui faire abandonner la lutte.

Ce qui etait chose faite.


Siegfried n'avait pas tarde a comprendre que sa proie, si elle semblait avoir par le passe eu affaire a quelques brutes assez viles pour la maltraiter, n'avait jamais pour autant appartenu a personne, ni homme, ni femme.

La preuve etait simple et evidente, dans la mesure ou Kanon... ne savait rien!!... Ou si peu.

Il le regardait avec de grands yeux, comme cherchant la signification de chaque geste, et...

Seigneur!!... Ce qu'il etait adorable...

Alors Siegfried prenait son temps, tout en le guidant.

Il voyait sa peau rosir sous ses caresses, la sentait se rechauffer progressivement, et tout en se retenant pour ne pas bruler les etapes, en couvrait chaque centimetre de caresses attentives. Il eut presque souhaite que ses mains puissent s'ouvrir plus grand pour etre sur de rien perdre de ce delice.

Il avait commence par une main, puis un bras, reservant pour la fin l'interieur si sensible du coude. Quand il y avait enfin depose un leger baiser, il avait, comme il s'y attendait, senti Kanon fremir, puis instinctivement tenter de lui retirer son bras.

Evidemment loin de le lui permettre, il avait meme laisse le bout de sa langue effleurer la peau si fine et si sensible. Un petit cri de surprise avait fait echo a son geste, et il etait retourne capturer brievement les levres d'un Kanon incapable de cacher son trouble. Tout en plantant de petits baisers un peu partout sur le beau visage empourpre de son Dragon, il s'etait hasarde a lui poser une main sur la poitrine, pour lentement y laisser glisser ses doigts en savourant la souplesse des muscles fermes et lisses qui fremissaient legerement a son contact. En se mordant les levres, Kanon malmenait les draps de ses mains tremblantes, sans oser regarder ce qui se passait sur sa poitrine.

Voyant ses yeux mi-clos et brillants, Siegfried songea avec amusement:

Serait-il un chat, qu'il ronronnerait certainement...

Tout a coup, il sentit un leger relief sous ses doigts. D'entre eux depassait une petite pointe d'un rose pale dont il etait sur qu'elle n'avait pas ete la quelques secondes plus tot. Et il en avait une autre plus loin.

Siegfried n'eut pas le temps de s'emerveiller de sa trouvaille: affole, Kanon lui saisit brusquement la tete entre ses deux mains pour le forcer a la tourner vers lui, et l'embrassa precipitamment. Ce qui eut loin d'avoir l'effet qu'il attendait, puisque Siegfried, pour le coup enflamme, se mit en devoir de lui faire prendre ses responsabilites, lui imposant un baiser absolument sulfureux tout en caressant du bout des doigts et a tour de role chacune des deux petites pointes tendres. Bientot, il etouffait entre ses levres un premier mais faible cri de protestation, suivi d'une serie de petits gemissements eperdus.

Desirant en entendre plus, il laissa son baiser glisser dans le cou de Kanon, haletant et abasourdi, mais incapable de se retenir de renverser la tete en arriere.

Kanon fit litteralement un bond dans ses coussins, quand les levres brulantes du Guerrier Divin se refermerent sur l'une de ces deux petites pointes apparues sur sa poitrine comme pour mieux l'embarrasser. Il essaya de se redresser, mais se vit fermement maintenu dans sa position initiale par un Siegfried qui ne comptait pas etre plus longtemps gene dans son exploration.

Alors, en desespoir de cause, il se couvrit la bouche d'une main, tentant d'au moins etouffer une voix qu'il commencait a ne plus du tout maitriser.

Impitoyable, Siegfried fit l'effort d'un instant se detourner de son activite pour lui faire oter cette main importune, et d'un regard, le defier d'une nouvelle fois oser la lever de sur les draps. Kanon, qui n'avait aucune envie d'a nouveau se retrouver enchaine et pour lequel la presence toute proche des fers, comme poses bien en evidence, etait une menace en elle, dut se resoudre a seulement pouvoir essayer de retenir sa voix entre ses dents serrees.

Il ne lui fallut que quelques minutes pour oublier sa resolution.

Pourquoi donc personne ne lui avait jamais dit que ces deux petites choses insignifiantes et sans utilite, sur sa poitrine, etaient aussi sensibles?!

Mais en y reflechissant bien, il voyait mal qui aurait bien pu, et sous quel pretexte, lui faire une telle revelation. L'idee meme en etait ridicule...

Et puis, comment ca s'appelait, deja? Des... des...


Il sentit son visage s'enflammer a nouveau.

Non non, finalement, il n'avait aucune envie de s'en souvenir.

Siegfried s'en souvint pour lui.

- C'est la premiere fois que je vois des tetons aussi rose...meme parmi les femmes, ca doit etre rare...
Murmura-t-il, contemplant avec curiosite son oeuvre, c'est a dire une petite pointe luisante qu'un long sucon avait fait virer dans les tons de framboise.

- Ne dis pas des choses pareilles et arrete de regarder ca... comme ca...
Gemit Kanon dans un coussin, catastrophe par ce qui semblait etre la soudaine humeur joueuse de son bourreau.

- Hmm? C'est encore un ordre, ca?
- Non! , sursauta Kanon, panique.
- Vraiment?
- ... Oui
- Tu n'es vraiment pas en train de me mentir pour essayer de t'en tirer?
- Siegfried!..., protesta Kanon.

Siegfried jaugea un instant son Dragon qui lui faisait sans complexe des yeux de chien battu, puis lacha, avec un grand sourire et avant de brusquement lui glisser une main dans l'interieur d'une cuisse pour les lui ouvrir:

- Je ne te crois pas.

Kanon lacha un cri de stupeur, essaya de se retrancher plus en arriere dans les coussins. Mais ce fut peine perdue, et il se retrouva en moins de temps qu'il ne faut pour le dire...avec Siegfried allonge entre ses cuisses ouvertes.

Trop choque pour oser faire un mouvement, il sentit son corps tout entier recommencer a trembler. Il venait de realiser qu'il allait se retrouver... en dessous!!

Le Guerrier Divin, qui le fixait alors calmement de ses yeux pales, etait toujours habille de sa longue robe de chambre blanche. Curieusement, il trouva ca a la fois vexant et rassurant.

Cependant, Siegfried s'etait place les avants bras poses sur les draps, de chaque cote de sa poitrine, et sa tete au niveau de son sternum. Comment lui echapper, dans une telle situation?

Il commenca, d'une petite voix qu'il ne se reconnut pas:
- Si, Siegfried je ne sais pas si...

Un doigt vint se poser sur ses levres, l'interrompant.

Puis Siegfried lui demanda doucement:
- Tu n'en a pas envie? Est ce que tu sais seulement ce dont tu as envie?

Comme, destabilise, Kanon ne savait pas quoi lui repondre, il lui dit:

- Je vais peut-etre te donner l'occasion d'oublier une partie de ton passe? Si je te dis que moi, j'ai envie de t'y aider, tu peux me croire sur parole...et si tu me faisais confiance?
- Confiance, a toi?

Kanon se mordit les levres, et souffla:
- Tu oublies qui je suis...
- Je n'oublie rien, Kanon...rien du tout...pour ca aussi, tu peux me croire.

Kanon sentit un frisson glace courir le long de sa colonne vertebrale en distinguant une ombre d'une noirceur terrifiante planant dans le regard de son vis-a-vis. Il murmura:
- Ce serait une facon de te venger?

Siegfried sembla reflechir un instant
- Peut-etre... quoi que mes 6 Odin Sword d'il y a quelques heures, ressemblent deja plus a un * debut * de vengeance.

Enfin, Kanon sut brusquement que l'homme qu'il avait en face de lui, avait surtout envie d'exorciser le fantome de souffrances dont il n'avait pu proteger Asgard. Maintenant qu'il tenait le responsable, plus que de le massacrer, c'etait de le dominer, de l'asservir, qui lui apporterait le plus de reconfort.

D'une certaine facon, Kanon pouvait comprendre. C'etait une facon deja plus raffinee de se venger, ca depassait meme le stade de la simple vengeance...et ca n'etait pas donne a tout le monde.

Quand a lui, compte tenu de son passe, il devait s'estimer heureux que, ne s'arretant pas a mi-chemin de son schema de pensee, Siegfried n'aie pas opte pour le viol pur et simple.

C'etait une ironie du sort, mais... il devait s'en estimer heureux...


A ce moment precis, un voile noir s'abattit de nouveau devant ses yeux, et il se sentit tomber.
***************************** ******************************

Siegfried avait entendu parler de ce phenomene, mais n'avait jamais imagine une seule seconde qu'il pourrait en etre le temoin un jour.

Pourtant, le simple fait que Kanon soit le frere jumeau d'un certain Saga aurait du lui mettre la puce a l'oreille.

Et il considera avec un melange de stupeur et d'incredulite celui qui, bien tranquillement, lui rendit son regard, de ses prunelles bleues assombries et cernees de rouge sang.

Ca n'etait pas Kanon.

De fait, ca n'etait* plus * lui.

La magnifique chevelure azuree avait vire au noir... Un profond jai lustre et chatoyant, somptueux.

Le corps etait toujours de ce blanc eblouissant, mais il s'en degageait comme une legere brume humide. Probablement les effets de la transformation.

Siegfried murmura, d'une voix alteree:
- Ne me dis pas que tu es... sa seconde ame?!

L'Autre ne sembla jamais vouloir lui repondre, tant il paraissait occupe a le detailler.

Enfin, il laissa tomber, avec un grand sourire carnassier:
- Pas tout a fait...
- Qu'est ce que ca veut dire, ca, pas tout a fait?!
Gronda Siegfried, auquel l' Intrus ne revenait absolument pas.

Sans se presser et meme avec une certaine lenteur, l'Autre reprit:
- Je suis sa deuxieme personnalite. Ou le veritable * lui *, je ne sais pas trop moi meme. Il faut dire que son dingue de frere m'a etouffe dans l'oeuf assez tot. D'ailleurs, quand j'y pense, il y en a meme eu un autre, un certain Shaka, pour... m'achever...

Comme Siegfried le regardait sans comprendre, il reprit, avec un certain humour:
- Non, parceque tu vois, quand j'ai commence a perdre le compte des coups et des tentatives de viol, je me suis dit qu'il ne faisait decidement pas bon vivre sur cette Terre, alors je n'ai pas demande mon reste, et je me suis rendormi... Oui, bon, c'est vrai, je l'ai du coup laisse aux prises avec ces deux malades, mais franchement, qu'est ce que j'aurais bien pu faire?

- Heu, tu auras beau me le demander, a moi... , balbutia Siegfried, completement depasse.

- Effectivement. Je vois mal comment tu pourrais me repondre.
Admit l'Autre, avant de reprendre, d'un air critique:
- Par contre, si tu pouvais t'oter de la?...Je ne peux pas bouger, et je t'avouerais que trouver un homme allonge entre mes jambes au reveil, c'est quelque chose que j'apprecierais d'autant plus que ca aura ete court... non, je veux dire,... je parle du temps pendant lequel il y aura eu un homme entre mes jambes... ne prends pas ca pour toi...

Incapable de cerner le personnage (NDLR: Il est pas le seul) mais decidant qu'il n'avait pas a obeir a ses ordres, Siegfried le saisit brusquement a la gorge, et gronda:
- Ou est Kanon?! Qu'est ce que tu as fait de lui?!
- Oulah, du calme?! il dort, et si tu le reveilles, ca va etre le bazar, alors sois gentil et lache moi. Au cas ou tu ne l'aurais pas remarque, je te signale que je n'ai aucun Cosmos, en passant. Alors pas de risque que je fasse sauter ton beau chateau...ou salisse de ton sang ces...beaux draps de soie.

Siegfried ne pouvait pas le sentir, mais se rendit compte qu'il disait la verite: Aucune trace de Cosmos dans cette...personnalite-la.

- Je vois d'ici que c'est toi qui a pousse Kanon a provoquer les trois dernieres Guerres Divines...
Grinca-t-il, sentant que si ca continuait, c'etait lui qui allait craquer et le faire sauter lui-meme, son beau chateau.

- Alors, ca?!Je viens de me reveiller, je te dis?! D'ailleurs, chapeau: style video X-SM, c'etait parti pour etre le hit de l'ete, la...

Siegfried ouvrit la bouche, la referma. Il ne comprenait rien a ce qui venait de lui etre dit, mais il sentait vaguement qu'il avait quelque raison de mal le prendre.
- Je te dispense de commentaires!!Et puis d'abord, je peux savoir pourquoi tu t'es reveille, pile maintenant?!
- Tu te fous de moi?! Tu me secoues comme un prunier, me tapes dessus, me viole a moitie, et tu t'etonnes que je me reveille?!...heu non, rectification: c'est quand des branches vivantes se sont mises a me tripoter, que j'ai commence a ouvrir un oeil...
- Pardon?
- Nonnon, fais pas gaffe. Mais franchement, tu as raison. Meme moi, je me demande ce que je fous la. Bon, je vous laisse, mais sois sympa, ne me l'amoche pas trop. N'oublie pas que je suis dedans.

Et Siegfried, abasourdi, le vit s'installer confortablement dans les coussins, et commencer a fermer les yeux. Alors il s'ecria, en l'attrappant par les epaules pour le secouer a lui en decrocher la tete:

- Hela, une seconde, ne t'endors pas!! T'ENDORS PAS, JE TE DIS!!...tu m'as parle d'un certain Shaka, tout a l'heure?! Tu parlais du Chevalier de la Vierge?!

L'Autre dodelina un instant de la tete, puis murmura d'une voix ensommeillee:
- Hnn? Shaka?Ouioui, le Chevalier de la Vierge, celui qui se prend pour Bouddha en version blond aux yeux bleus. Un vrai dingue, celui-la aussi; Un vrai de vrai. M'a enferme pendant je ne sais pas combien de temps dans une geole en s'imaginant etre entre en possession de mon intouchable de frere. Non pas qu'il n'ait pas su qui j'etais vraiment...Mais il m'appelait Saga, me tapait dessus de temps en temps, et ca semblait lui faire plaisir...non, franchement, qu'est ce qu'ils avaient tous, au Sanctuaire, a essayer de me grimper dessus? Apres mon propre frere, Shaka?? Franchement, y'a de quoi peter un plomb ou deux...

Et il s'endormit.

Siegfried, choque par ce qu'il venait d'apprendre, regarda avec hebetement la chevelure de Kanon reprendre peu a peu sa couleur d'origine.

Maintenant, il se rendait compte que les paroles de l'Autre, sous des apparences parfaitement futiles, avaient ete de l'amertume a l'etat pur. L'humour noir...c'etait sa seule facon de se proteger...avec le sommeil.

Kanon, lui, etait reste bien eveille et avait choisi de se battre... mais il fallait voir comment. Si seulement il avait eu quelqu'un pour le guider...

Il contempla un instant le beau visage endormi. Il n'y voyait aucune douleur, mais en touchant l'ex-General des Mers, il avait aussi pu toucher cette douleur qu'il avait senti bien presente, et devorante.

Seigneur, que devait-il faire? Il n'arrivait plus du tout a le detester?!

Il avait souhaite le tuer, puis le briser, puis l'asservir... a present, il brulait de se l'attacher a jamais.

Si ca pouvait le neutraliser, qui pourrait bien le lui reprocher?!, songea-t-il farouchement.

Aurait-il a ce moment la su qu'il se l'attacherait au point de lui faire prendre le parti d'Athena pendant la bataille d'Hades, uniquement afin de pouvoir venir le voir a Asgard sans risquer sa vie, et que lui, Siegfried, se retirerait definitivement du Monde en apprenant la perte de son corps puis celle de son ame dans le Royaume des Morts...

Aurait-il su tout cela, qu'il l'eut peut-etre immediatement et egoistement acheve pendant son sommeil...

Mais il ne savaitbien sur rien de tout cela, et ne pouvait predire l'avenir...

Alors il accueillit son reveil d'un baiser.

**** A suivre(Impro 2)...****

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